Catégorie : Social

  • NURI KAYA BAKKALBASI, AMBASSADEUR TURC – « Les relations commerciales actuelles ne reflètent pas encore les possibilités et les potentiels existants entre Madagascar et la Turquie »

    NURI KAYA BAKKALBASI, AMBASSADEUR TURC – « Les relations commerciales actuelles ne reflètent pas encore les possibilités et les potentiels existants entre Madagascar et la Turquie »

    Madagascar et la Turquie entretiennent des relations diplomatiques de longue date. Cependant au niveau des relations commerciales, beaucoup peuvent encore être faits, estime Nuri Kaya Bakkalbasi, ambassadeur de la Turquie à Madagascar. Il estime qu’il est temps de passer à un niveau supérieur d’autant plus que la Turquie est prête à soutenir la Grande île dans de nombreux secteurs, notamment le tourisme. Interview

  • HUMANITAIRE – L’ONG « Les orchidées blanches » célèbre 50 ans d’actions et d’engagements en faveur des personnes vivant avec un handicap

    HUMANITAIRE – L’ONG « Les orchidées blanches » célèbre 50 ans d’actions et d’engagements en faveur des personnes vivant avec un handicap

    Antananarivo, 18 Mai, 15h48 – La traditionnelle opération brioches et chocolats de l’ONG Orchidées blanches aura une saveur particulière cette année. Elle coïncide avec la célébration du cinquantième anniversaire de cette organisation qui œuvre pour les droits des personnes vivant avec un handicap à Madagascar. Les ventes de brioches et de chocolats se feront du 23 au 25 Mai auprès des points de vente mis en place par l’ONG au Centre à Androhibe, au lycée français d’Ambatobe et au centre commercial La City Ivandry.

    ⭕Comme chaque année, il s’agit pour l’organisation de lever des fonds pour compenser les charges de fonctionnement du centre et pour assurer la pérennité de l’ONG Les Orchidées blanches. Mais les journées du 23 au 25 Mai seront aussi l’occasion pour l’ONG de « sensibiliser l’opinion publique sur les droits des personnes vivant avec un handicap ».

    ⭕« Cette année, nous comptons sur votre coopération pour donner une touche particulière à l’événement », appelle l’ONG. Celle-ci se dit fière de ses 50 ans d’engagement et d’actions humanitaires auprès de « ceux qui ont été défavorisés et délaissés en tant que citoyens jouissant de leurs droits ».

    ⭕En 50 ans, le Centre a mis en place quatre services dans un objectif d’accompagnement des personnes vivant avec le handicap. Il s’agit d’un service d’accompagnement éducatif général pour les tous petits et les enfants d’âge scolaire, d’un service d’accompagnement éducatif spécialisé pour les adultes en grandes difficultés, d’un service d’accompagnement à la vie active pour les adolescents et les jeunes adultes ainsi que d’un service d’accompagnement par le travail destiné aux adultes.

  • CONCOURS – Antsaly Rajoelina, Miss Madagascar, représentera Madagascar à la 71ème finale de Miss Monde

    CONCOURS – Antsaly Rajoelina, Miss Madagascar, représentera Madagascar à la 71ème finale de Miss Monde

    Antananarivo, 18 Mai, 14h00 – Sauf changement, Madagascar sera bien représenté à la prochaine finale de Miss Monde. Et ce sera par Antsaly Rajoelina, Miss Madagascar 2022. L’annonce en est faite ce mercredi par la page Facebook de Miss Monde 2022 qui a commencé à présenter depuis quelques jours les Miss des différents pays appelés à participer à la finale du concours international. « Antsaly Rajoelina représentera Madagascar à la 71e finale de Miss Monde », indique la plateforme de Miss Monde.

    ⭕Élue Miss Madagascar 2022 face à 19 concurrentes, Antsaly Rajoelina succède donc à Nellie Anjaratiana Saya sur les podiums internationaux pour porter le drapeau malgache. Pour son projet Beauty with a Purpose, la diplômée en administration des affaires « vise à faire entendre la voix des victimes et des survivants d’abus sexuels », rapporte la publication de Miss Monde. « Le projet d’Antsaly contribue également à la lutte contre les violences sexuelles », poursuit le texte.

    ⭕Victime elle-même d’agressions sexuelles dans sa jeunesse, Antsaly Rajoelina fait de la lutte contre les violences sexuelles son cheval de bataille. En un mois de règne, elle a déjà plusieurs fois participé à des activités dans ce sens.

    Photo : Miss Madagascar

  • COMMERCE – Les paysans acceptent le prix plancher proposé par l’État, trois opérateurs ont acheté la vanille verte à 75.000 ariary le kilo

    COMMERCE – Les paysans acceptent le prix plancher proposé par l’État, trois opérateurs ont acheté la vanille verte à 75.000 ariary le kilo

    Antananarivo, 18 Mai, 13h25 – Les planteurs de vanille de la communre rurale d’Ambalahonko, district d’Ambanja ont effectué leur première vente de vanille verte mardi. Ils ont décidé de vendre leur produit au prix plancher proposé par le gouvernement, à 75.000 ariary, lors de la deuxième journée de la campagne de commercialisation de vanille verte dans le district d’Ambanja. Ils avaient pourtant initialement proposé un prix allant jusqu’à 160.000 ariary le kilo.

    ⭕Daodo Arona Marisiky, gouverneur de Diana, a indiqué que trois opérateurs ont accepté d’acheter le kilo de gousse verte de cette épice à ce prix. Il s’agit, selon une source sur place, des opérateurs de la région.

    ⭕Les collecteurs sont venus nombreux à l’ouverture de la campagne de commercialisation de vanille verte à Ambalahonko. Beaucoup d’entre eux hésitent encore sur le prix proposé par le gouvernement. Joint au téléphone ce mercredi matin, un collecteur a indiqué qu’ »avec la crise actuelle, il est difficile d’acheter à un prix élevé pour ne pas aller sur des ventes à perte après ». A l’entendre, « beaucoup de collecteurs n’ont pas encore conclu leur contrat habituel des acheteurs étrangers ».

    ⭕Lundi, à la première journée de campagne, aucune vente n’a été effectuée. Les planteurs ont proposé leur produit à 160.000 ariary, alors que les acheteurs ont quitté le marche sans prononcer de prix. Après le disctrict d’Ambanja, celui d’Ambilobe ouvrira officiellement la campagne de commercialisation de la vanille verte à Ambodibonara.

    Photo : Gouvernorat de Diana

  • TRAVAIL – 1.800 enfants à sortir de l’enfer des mines de mica dans la région Anosy

    TRAVAIL – 1.800 enfants à sortir de l’enfer des mines de mica dans la région Anosy

    Antananarivo, 18 Mai, 11h00 – Environ 1.800 enfants dans la région Anosy bénéficieront de services éducatifs directs, par le biais du projet Madagascar Shines. Ce projet vise non seulement à les retirer des mines de mica mais également à appuyer 850 ménages à améliorer leur condition de vie, d’après ce qu’à indiqué la ministre du Travail, de l’emploi, de la fonction publique et des lois sociales, Gisèle Ranampy, à Tolagnaro mardi.

    ⭕Le gouverneur de la région Anosy, Jocelyn Raharimbola, félicite cette initiative salutaire. Elle permet, selon lui, de sauver des enfants qui s’exposent « aux pires formes de travail » dans la production de mica. C’est « un travail qui les prive de leur enfance, affecte leur potentiel et leur dignité, porte préjudice à leur santé, représente un danger pour leur développement et compromet leur éducation », explique-t-il.

    ⭕Le secteur minier, dont la production de mica, est d’ailleurs confronté à une mauvaise gouvernance et aux capacités limitées des autorités locales à faire respecter les lois et les règlements applicables, soutient ce gouverneur. Aussi, « exploitation informelle, non respect de cahiers de charges, emploi des enfants dans les mines, déviation des ristournes », sont autant de points qu’il n’a pas manqué de soulever. Cette filière occupe pourtant une place prépondérante dans la vie économique de cette région, avec pas moins de 260 collecteurs, 48 exportateurs, pour un volume de production de 21.000 tonnes en 2019, poursuit ce représentant de l’Etat.

    ⭕Le projet Madagascar Shines vise alors à pallier ces lacunes. Ce projet entre dans le cadre de la mise en œuvre du Plan de travail conjoint des ministères concernés pour répondre aux problèmes liés au travail des enfants et des familles dans l’exploitation de mica. La ministre Gisèle Ranampy rappelle que ce plan a bénéficié d’un appui à hauteur de 4,5 millions de dollars du Département américain du travail qui est géré par l’ONG PACT, pour une durée de 40 mois. A part la réduction du travail des enfants, ce projet vise l’accroissement de la résilience des ménages vulnérables ainsi que le renforcement de capacité des autorités locales.

    ⭕Conscient des enjeux liés au travail des enfants, le ministre des Mines et des ressources stratégiques Olivier Rakotomalala a profité de sa rencontre avec la présidente de l’ONG Pact, Caroline Anstey, pour partager son souhait d’élargir le projet dans l’élimination du travail des enfants dans l’exploitation artisanale de l’or à Madagascar. « L’ONG Pact Madagascar, en partenariat avec le Gouvernement malgache vont ainsi se pencher sur ce problématique et comptent concrétiser ensemble un projet dans cette optique avant la fin d’année », rapporte le ministère des Mines et des ressources stratégiques.

    Photo : Gouvernorat de la région Anosy

  • ENSEIGNEMENT SUPERIEUR – Les associations d’étudiants de l’Université d’Antananarivo réclament le retour des cours à la normale afin de préserver l’ordre au sein de l’Université.

    ENSEIGNEMENT SUPERIEUR – Les associations d’étudiants de l’Université d’Antananarivo réclament le retour des cours à la normale afin de préserver l’ordre au sein de l’Université.

    Antananarivo, 18 Mai, 6h07 – Les étudiants de l’Université d’Antananarivo tapent du poing sur la table. Ils préviennent les autorités des conséquences éventuelles de la non-résolution des problèmes au sein de leurs établissements. « Nous demandons la résolutions des problèmes qui provoquent l’arrêt des cours. Nous en avons besoin rapidement afin de préserver l’ordre au sein de l’Université », écrivent-ils dans une lettre adressée signée de plusieurs présidents d’associations d’étudiants de l’Université d’Antananarivo. La lettre en question est adressée au président de la République, au ministre de tutelle, au président de l’Université et au syndicat des enseignants-chercheurs et des chercheurs-enseignants. Joint au téléphone un des délégués des étudiants affirment la possibilité d’une manifestation importante des étudiants si la situation ne se décante pas.

    ⭕Pour ces étudiants, la crise qui touche l’Université d’Antananarivo actuellement les impacte directement. « Nous souffrons car cela fait plusieurs mois que les cours sont suspendus », peut on lire dans la missive.  » Les étudiants réclament la reprise des cours afin de conclure l’année universitaire en cours et ainsi pouvoir se projeter à la suivante », poursuivent les signataires. « Nous demandons aux responsables de penser à nous et de rétablir un calendrier qui suit les normes internationales », ajoutent-ils. Les étudiants demandent « l’amélioration de l’enseignement au niveau de l’Université ». Parmi les réclamations figure le paiement des arriérés des bourses d’études « de l’année universitaire en cours mais aussi de l’année dernière ».

    ⭕Ces dernières semaines, les cours ont été perturbés puis suspendus depuis la mi-avril suite à l’organisation par le Seces de son opération « Universités et Centres de recherche morts ». Les enseignants syndiqués réclament toujours la promulgation de la loi sur l’autonomie des universités déclarée non conforme à la Constitution par la Haute Cour constitutionnelle. La semaine dernière, la section Antananarivo du syndicat faisait même entendre la possibilité d’une grève illimitée. Plusieurs tractations avec le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique et avec d’autres institutions étatiques la semaine dernière n’ont pas résolu le problème.

    ⭕Les années universitaires sont habituellement entrecoupées de manifestations d’étudiants, d’enseignants ou du personnel administratif et technique, principalement pour revendiquer le paiement des bourses d’études et/ou des rémunérations. L’Etat a lancé le projet de digitalisation afin d’accélérer les procédures de paiement, entre autres, mais le processus de mise en place du nouveau système n’est pas encore tout à fait au point. Les perturbations habituelles au sein de l’Université n’ont donc pas encore cessé.

  • COMMERCE – L’ouverture de la campagne de commercialisation de la vanille verte fixée au 7 Juillet dans la Sava, selon le ministère de l’Industrialisation, du commerce et de la consommation

    COMMERCE – L’ouverture de la campagne de commercialisation de la vanille verte fixée au 7 Juillet dans la Sava, selon le ministère de l’Industrialisation, du commerce et de la consommation

    Antananarivo, 17 Mai, 20h45 – Les dates d’ouverture des campagnes de commercialisation de la vanille verte sur tout le territoire national connu. Le ministère de l’Industrialisation, du commerce et de la consommation a communiqué ce mardi l’arrêté interministériel fixant les dates du début de commercialisation de gousse de vanille verte dans les dix régions productrices de cette épice.

    Pour la Sava et l’Analanjirofo, les deux régions les plus productrices de ce produit d’exportation, le « vaky vavasaha », le début de la campagne, est fixé au 7 Juillet pour les zones littorales. Dans les zones intermédiaires d’Analanjirofo, la commercialisation peut commencer à partir du 21 Juillet. Dans les zones montagneuses, ce sera le 7 Août. Pour la SAVA, les produits des zones montagneuses ne pourront être commercialisés qu’à partir du 14 Août. La date retenue est le 21 Août pour les zones intermédiaires.

    C’est la région Diana qui a inauguré cette campagne de commercialisation de vanille verte, le lundi 16 Mai dans le district d’Ambanja. Pour Nosy Be et Nosy Komba, cela va commencer le 19 Mai.

    Dans la région Sofia, le début de la commercialisation est divisé en quatre étapes. Pour Ankarambe, Analalava et Antsohihy, le décret fixe le début de la vente au 21 Mai. Ce sera le 8 Juin pour Befandriana et le 15 Juin pour Mandritsara et Bealanana. Dans les zones montagneuses de Sofia, la campagne ne commencera que le 15 Septembre.

    Dans l’Anosy, les planteurs de vanille peuvent vendre leur produit à partir du 25 Mai. Pour les zones littorales de l’Atsinanana ce sera le 22 Juin, pour les zones montagneuses ce sera le 19 Juillet. Dans le Vatovavy et le Fitovinany, les ventes pourront démarrer le 2 Juillet à Nosy Varika, à Mananjary, à Manakara et à Vohipeno. Pour Ikongo et Ifanadiana, la date retenue est le 31 Juillet. Dans l’Atsimo Atsinanana, la campagne commencera le 20 Juillet, le 29 Juillet pour l’Alaotra Mangoro.

    Cette année encore, le gouvernement a fixé le prix minimum de la vanille verte à kilo de la vanille verte auprès des planteurs. Dans le district d’Ambanja, où la commercialiation est ouverte depuis ce lundi, aucun prix n’a été fixé durant le premier jour. Les collecteurs hésitent à donner des prix.

  • VAOVAO – MINUTE FLASH 17 MAY 2022

    VAOVAO – MINUTE FLASH 17 MAY 2022

    VAROTRA – 160.000 ariary no vidin’ny lavanila maitso iray kilao any Ambanja tamin’ny fanokafana ny taom-piotazana 2022 omaly alatsinainy.
    FANJIFANA – 1.150 ariary ny kilaon’ny vary akotry any Alaotra.
    FOTODRAFITRASA – Tombanana ho 7,6 tapitrisa ny isan’ny lavapiringa ilaina eto Madagasikara.

  • PETITS METIERS – La fabrique de chaussures qui faire vivre Benjamin Rabarijaona

    PETITS METIERS – La fabrique de chaussures qui faire vivre Benjamin Rabarijaona

    Après 36 ans à travailler comme cordonnier, Benjamin Rabarijaona ne compte pas encore prendre aussitôt sa retraite. Vendeur de glace à ses débuts, il a actuellement deux ateliers de confection de sandales, de bottes, d’escarpins et d’autres modèles de chaussures pour hommes et dames.

     

  • INFRASTRUCTURES – Un besoin de 7,6 millions de latrines sur le marché malgache de l’assainissement

    INFRASTRUCTURES – Un besoin de 7,6 millions de latrines sur le marché malgache de l’assainissement

    Antananarivo, 17 Mai, 16h02 – Des opportunités à saisir. Le marché de l’assainissement à Madagascar est vaste. Selon le ministère de l’Eau, de l’assainissement et de l’hygiène (MEAH) la construction de 7,6 millions de latrines est nécessaire et urgente dans la Grande île, actuellement. Soit plus de 21 millions de clients potentiels. Le phénomène a d’autant plus été amplifié par la destruction de nombreuses infrastructures d’assainissement et d’hygiène après le passage des cyclones en début d’année, constate Kleoni Mandimbisoa, directeur de l’assainissement et de l’hygiène auprès du MEAH.

    ⭕Malgré l’immensité du marché, ce secteur n’attire pas les entreprises, regrette Jean Benoit Manhès, représentant adjoint à Madagascar du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef). L’environnement des affaires, notamment le marché de l’assainissement, reste aussi rédhibitoire pour les industriels à cause de nombreux facteurs. D’un autre côté, l’accès aux équipements d’assainissement reste aussi limité pour la majorité des Malgaches, que ce soit au niveau de l’accessibilité ou celui des coûts.

    ⭕Afin de remédier à la situation, l’Unicef et l’Etat organisent durant deux jours à Ambodivona un atelier de consultations auquel sont conviés le secteur privé et toutes les parties impliquées dans l’assainissement afin de trouver des solutions. «L’objectif est de trouver des modèles afin que le secteur privé puisse s’en sortir et apporter sa contribution dans ce domaine qui n’est pas nécessairement porteur», explique toujours le représentant de l’Unicef. Au-delà des investissements, un appui et un feedback du secteur privé sont attendus afin de mettre à jour les lois, les décrets et les plans de développement, souligne-t-il.

    ⭕Selon une étude sur la situation de l’assainissement à Madagascar, le mauvais accès aux services d’eau, d’assainissement et d’hygiène coûte environ 567 millions de dollars par an, soit 25 dollars par personne par an. Sont compris dans ces chiffres, les coûts de soins liés aux maladies provoquées par la pollution de l’eau, précise Jean Benoit Manhès. A Madagascar 80 % de l’eau est polluée notamment à cause de la défécation à l’air libre, mettant les points d’eau en contact avec les matières fécales et causant des maladies diarrhéiques, et surtout la malnutrition.