Catégorie : Social

  • ANTANANARIVO – Des perturbations de la circulation annoncées jusqu’en juin à Antanimena en raison des travaux du PIAA II

    ANTANANARIVO – Des perturbations de la circulation annoncées jusqu’en juin à Antanimena en raison des travaux du PIAA II

    L’axe Antanimena à éviter autant que possible durant les deux prochains mois. Un avis publié mercredi par la Commune urbaine d’Antananarivo annonce des perturbations de la circulation devant le stade Malacam et sur les rues environnantes jusqu’au 10 juin. Et pour cause : les travaux prévus dans le cadre de la phase 2 du programme intégré d’assainissement d’Antananarivo y sont prévus. Cela inclut la construction ou l’élargissement des canaux d’évacuation d’eau sous les chaussées, et impliquera le creusement de larges tranchées pouvant aller jusqu’à 2m de largeur et 1m de profondeur, comme le confie la coordinatrice du programme, Oyo Razakamahefa.

    Pour permettre l’avancement du chantier, plusieurs tronçons seront partiellement ou totalement interdits à la circulation. Au niveau de la route longeant le stade Malacam, la circulation est totalement fermée à partir de ce jeudi jusqu’au 10 juin. Toujours à Antanimena, la voie entre le collège Saint François Xavier et Victoria Plaza est coupée jusqu’au 16 avril, tandis que le tronçon en direction de la Surveillance douanière, au niveau de l’ancien restaurant Villa Vanille reste fermé jusqu’au 10 avril. L’allée reliant Madagascar Express à la Villa Pradon est également interdite d’accès jusqu’au 10 avril.

    Face à cette situation, la Commune urbaine d’Antananarivo a dû revoir le plan de circulation. L’arrêt de bus FVKFM est déplacé devant le magasin « Coulisse ». Pour fluidifier le trafic, certaines voies passent exceptionnellement en double sens, notamment aux abords de l’immeuble Santa et entre l’hôtel Centell et la station service Jovena. Les lignes de transport en commun, quant à elles, sont déviées vers Behoririka et Soarano.

    La phase 2 du Programme intégré d’assainissement d’Antananarivo (PIAA2). Ce projet d’envergure vise à résoudre durablement les problèmes d’inondations chroniques et de salubrité de la capitale. Il prévoit la réhabilitation des réseaux d’eaux usées et d’eaux pluviales, souvent vétustes ou sous-dimensionnés, ainsi que le curage des canaux principaux et la modernisation des stations de pompage. Les travaux qu’elle prévoit cause déjà d’importantes perturbations de la circulation du côté d’Anosy et de Mahamasina.

  • ENERGIE – Un excédent de production d’électricité de 20 MW paralysé par la vétusté du réseau de distribution, selon la Jirama

    ENERGIE – Un excédent de production d’électricité de 20 MW paralysé par la vétusté du réseau de distribution, selon la Jirama

    Une production électrique excédentaire paralysée par la saturation des infrastructures. Les coupures fréquentes ces derniers temps ne sont en aucun cas causées par un gap de production, assure la Jirama. La compagnie nationale d’eau et d’électricité indique au contraire disposer d’un excédent d’environ 20 MW même en période de pointe. C’est dans la distribution de cette production que réside les difficultés actuelles, rendue complexe par plusieurs facteurs critiques, explique le directeur général par intérim de la compagnie, le général Hajatiana Rasolomanana, mardi.

     

     

     

     

    Le problème n’est donc plus la capacité de production, mais l’obsolescence de la chaîne de distribution, selon ses explications. Le directeur général par intérim de la Jirama évoque alors à nouveau la vétusté des infrastructures. Il parle notamment de nombreux appareils qui fonctionnent en surcharge, atteignant jusqu’à 150% de leur capacité. Pour ce qui est des lignes de transport, les réseaux de distribution sont saturés. Certaines lignes sont d’ailleurs extrêmement longues au point de fragiliser le transport de l’énergie. Et s’ajoute encore à cela le fait que 70% des poteaux à Antananarivo sont endommagés et nécessitent un remplacement, détaille-t-il.

     

     

     

     

    La continuité de service de la Jirama est par ailleurs entravée par des facteurs que la compagnie ne maîtrise pas directement. Les épisodes de pluies intenses, la foudre comme les vents violents fragilisent les lignes de transport de haute et moyenne tension, comme l’a témoigné l’incident au niveau du poste d’Ambohimanambola qui avait paralysé des quartiers entiers. Mais le général Hajatiana Rasolomanana parle également d’incivisme et de sabotage. Il révèle plusieurs actes de malveillance, dont des vols de câbles ou de fils de cuivre ou encore les collisions de véhicules contre les poteaux électriques.

     

     

     

     

    Pour remédier à la situation, la Jirama annonce l’arrivée d’une cinquantaine de transformateurs pour soulager les réseaux. La compagnie avait également repris la fabrication locale de poteaux en béton et projette de créer de nouvelles lignes pour désengorger le réseau existant.

  • ÉLECTRICITÉ – Le ministre de l’Energie invite la Jirama à anticiper la saison d’étiage pour garantir la continuité du service

    ÉLECTRICITÉ – Le ministre de l’Energie invite la Jirama à anticiper la saison d’étiage pour garantir la continuité du service

    Alors que la saison des pluies touchera bientôt à sa fin, l’heure est à la mobilisation stratégique. Lors de sa première rencontre avec les employés de la Jirama à Soanierana ce lundi, le nouveau ministre de l’Énergie et des hydrocarbures, Radonirina Lucas Rabearimanga, lance un appel à la proactivité. Il insiste sur l’impératif d’une prise de responsabilité anticipée pour sécuriser, sans interruption, la production et l’approvisionnement en électricité durant la période sèche.

    Le ministre, nommé mercredi dernier, a profité de cette visite à la section de distribution de Soanierana pour fixer le cap et délivrer des consignes strictes aux équipes techniques. L’objectif est de prévenir plutôt que de subir. Au cœur des discussions, les mesures d’urgence pour la période d’étiage ont été érigées en priorité absolue.

    Outre ce plan d’anticipation pour l’étiage, le nouveau membre du gouvernement ordonne l’accélération de la réhabilitation des infrastructures sévèrement endommagées par les récents cyclones, notamment à Toamasina et la définition de nouvelles stratégies opérationnelles, qui seront affinées après une descente sur le terrain prochainement.

    Durant la saison d’étiage, la capacité de production des centrales hydroélectriques peut chuter de 70 %. Cette baisse drastique impacte directement l’équilibre du réseau, particulièrement pour le Réseau interconnecté d’Antananarivo (RIA), dont l’approvisionnement dépend majoritairement des barrages.

    Si la Jirama indique qu’actuellement le délestage est entièrement effacé sur le RIA, la menace d’un retour des coupures plane. Sans une stratégie d’anticipation rigoureuse et des solutions concrètes pour combler le gap énergétique causé par l’étiage, la stabilité actuelle du réseau reste fragile. Les directives ministérielles visent donc à transformer la gestion de crise en une planification rigoureuse pour éviter toute rupture de service aux usagers.

  • SANTÉ PUBLIQUE – Un hôpital spécialisé dans le traitement du cancer à construire à Antananarivo d’ici mi-2027

    SANTÉ PUBLIQUE – Un hôpital spécialisé dans le traitement du cancer à construire à Antananarivo d’ici mi-2027

    Et si le cancer pouvait être dépisté, traité et suivi dans un seul centre basé à Madagascar à un coût moins élevé? C’est l’objectif de l’hôpital spécialisé dans le traitement du cancer qui devrait être construit à Antananarivo et qui devrait être opérationnel d’ici la mi-2027. Le protocole d’accord relatif à ce projet a été signé lundi au palais d’État d’Ambohitsorohitra entre l’État malgache, via le ministère de la Santé publique, et le groupe sud-africain d’oncologie Mpithi Holdings.

     

    “Le cancer constitue un problème majeur de santé publique à Madagascar”, rappelle le président de la Refondation de la République, le Colonel Michaël Randrianirina, qui a été présent lors de la cérémonie. Inscrit dans une coopération entre pays membres de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), le projet vise à doter la capitale d’un centre complet de prise en charge.

     

    L’établissement sera équipé de technologies conformes aux standards internationaux, notamment l’IRM (Imagerie par résonance magnétique) et la radiothérapie. “Il ne s’agit pas seulement de bâtir une infrastructure, mais de mettre en place tout un système, du dépistage aux soins jusqu’au suivi à long terme”, précise le chef de l’État.

     

    Ce centre doit permettre aux patients d’accéder à des traitements sur place. Actuellement, une prise en charge à l’étranger, incluant l’évacuation sanitaire, coûte en moyenne 70 000 euros, un montant inaccessible pour la majorité. Le projet devrait également offrir de nouvelles perspectives aux médecins malgaches, souvent contraints de partir à l’étranger pour se spécialiser.

     

    Au-delà des soins, l’hôpital intégrera des volets formation et recherche. Un laboratoire est notamment prévu pour former les étudiants en médecine et développer des travaux adaptés au contexte local. Le Pr Rapelanoro Rabenja souligne que la plupart des tests sont aujourd’hui réalisés à l’étranger, sur la base de profils génétiques non représentatifs, ce qui limite la pertinence des traitements pour les patients malgaches.

  • ASSAINISSEMENT – La Première Dame Elisa Randrianirina lance des travaux de haute intensité de main d’oeuvre (Himo) dans la capitale

    ASSAINISSEMENT – La Première Dame Elisa Randrianirina lance des travaux de haute intensité de main d’oeuvre (Himo) dans la capitale

    Offrir des revenus à de nombreuses personnes tout en contribuant à l’assainissement de la ville d’Antananarivo. La Première Dame, Elisa Randrianirina, a donné, ce 30 mars à Andohatapenaka, le coup d’envoi des travaux d’assainissement à réaliser dans les six arrondissements de la capitale. À travers le système de haute intensité de main-d’œuvre (HIMO), des centaines d’ouvriers seront mobilisés dans les prochains jours.
     
    À Andohatapenaka II, les travaux consistent à curer et assainir un canal d’évacuation de 1 000 mètres. Au total, 150 ouvriers sont mobilisés quotidiennement pendant deux jours, dans le cadre du programme “argent et vivres contre travail”.
     
    “En tant que mère, je suis prête à m’engager pour vous. Même si des attentats visent la vie de mon mari et la mienne, cela ne nous éloignera pas du peuple », déclare l’épouse du président de la Refondation de la République lors du lancement des travaux ce lundi matin. Elle encourage également chacun à travailler avec cœur et à s’impliquer dans l’assainissement au profit de la communauté.
     
    La ministre de la Population et des solidarités, Cathia Voahanginirina Rakotoniaina, souligne, pour sa part l’importance de l’unité et de l’entraide. Elisa Randrianirina était accompagnée de la ministre de la Population, de l’association Fanilon’ny Fanavaozana an’i Madagasikara (FFM), des équipes des fokontany ainsi que de diverses organisations et groupes. Ces actions sociales se poursuivront tout au long de la semaine dans les cinq autres arrondissements.
  • INCENDIE – L’État au chevet de 35 étudiants sinistrés après l’incendie du bloc 51 de la cité universitaire d’Ankatso II

    INCENDIE – L’État au chevet de 35 étudiants sinistrés après l’incendie du bloc 51 de la cité universitaire d’Ankatso II

    Court-circuit au bloc 51 de la cité universitaire d’Ankatso. Le bâtiment a pris feu dans la matinée du 29 mars et 35 étudiants locataires ont été sinistrés, selon le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Parmi eux, 17 femmes seront relogées dans le bâtiment R+3 Rose, tandis que 18 hommes seront transférés dans le bâtiment R+3 Vert.
     
    Les autorités se sont mobilisés pour venir en aide aux sinistrés. Une délégation gouvernementale, conduite par le ministre de tutelle, le Pr Manda-Vy Ndaohialy Ravonimanantsoa, s’est rendue sur place pour constater de visu l’ampleur des dégâts, mais aussi pour apporter aide et soutien aux victimes.
     
    Le Centre régional des œuvres universitaires d’Antananarivo (Crou-A) estime les dégâts à 75 %, la partie ouest du bloc étant la plus touchée par l’incendie. “Une enquête sera menée pour déterminer l’origine du sinistre, qu’il s’agisse d’une imprudence ou d’un dysfonctionnement lié à une panne électrique”, confie le directeur adjoint du Centre. “Selon les premières informations recueillies, un locataire du bloc aurait installé une nouvelle douille, ce qui aurait mal tourné. Mais l’heure est actuellement à la récupération des biens restants des étudiants sinistrés”, confie-t-il.
  • MÉTÉO – Un parc solaire installé au centre opérationnel des prévisions météorologiques pour garantir la continuité des alertes précoces

    MÉTÉO – Un parc solaire installé au centre opérationnel des prévisions météorologiques pour garantir la continuité des alertes précoces

    Une avancée majeure pour la fiabilité des services météorologiques à Madagascar. Le centre opérationnel des prévisions météorologiques à Ampasampito dispose désormais d’un système photovoltaïque, d’une puissance de 61 kWc et avec une capacité de stockage de 16 kWh. Ce dispositif garantit une alimentation électrique continue, essentielle au bon fonctionnement des équipements techniques et à la production de données en temps réel.

     

    “Ce parc solaire permet de sécuriser l’approvisionnement en énergie du centre, en complément des ressources fournies par la Jirama. En cas de coupure ou de panne, le système permet d’assurer un fonctionnement ininterrompu, 24 heures sur 24 et sept jours sur sept”, assure la secrétaire générale du ministère des Transports et de la météorologie, Dina Hariniry Rakotomalala lors de l’inauguration du dispositif, vendredi. Elle indique que cette continuité des alertes précoces s’avère cruciale, notamment en période de catastrophes naturelles où les bulletins météorologiques sont actualisés toutes les deux heures afin d’informer rapidement la population.

     

    Outre la sécurité énergétique, ce système photovoltaïque renforce également les engagements internationaux de Madagascar, notamment auprès de l’Organisation météorologique mondiale, en assurant la transmission continue des données climatiques, terrestres et hydrologiques. Cette organisation estime, entre autres, que “garantir la disponibilité des informations, c’est aussi protéger des vies et soutenir les activités économiques”.

     

    Financé par le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), avec l’appui technique du ministère de l’Energie et des hydrocarbures via l’Agence de développement de l’électrification rurale (Ader), cet investissement illustre l’engagement collectif à renforcer la résilience de Madagascar face aux aléas climatiques, tout en promouvant des solutions énergétiques durables. Le directeur général de la météorologie, Luc Yannick Andréas Randriamarolaza, n’a pas manqué d’exprimer sa reconnaissance au Pnud pour son appui déterminant dans la mise en place de ce parc solaire.

     

    Photo : DGM

  • CONSERVATION MARINE – Le corridor marin de Tandavandriva reconnu Zone clé pour la diversité et mise sous protection temporaire

    CONSERVATION MARINE – Le corridor marin de Tandavandriva reconnu Zone clé pour la diversité et mise sous protection temporaire

    La mise sous protection légale du corridor marin de Tandavandriva a été actée jeudi par les autorités préfectorales de Nosy-Be et d’Antsiranana. Cette décision officialise la création d’une aire marine protégée (AMP) sous statut temporaire sur une superficie de 329 700 hectares. Le site est également classé Zone clé pour la biodiversité (KBA), et bénéficie d’une reconnaissance scientifique internationale qui souligne l’importance de préserver ses écosystèmes.

     

    Le corridor marin est constitué à 43 % de récifs coralliens, habitats essentiels pour de nombreuses espèces marines. Parmi elles figurent le requin-baleine, la baleine à bosse, le dauphin à long bec, le requin bleu, ainsi que plusieurs espèces de tortues marines et de raies. Ces données scientifiques ont permis de justifier la mise sous protection immédiate de la zone.

     

    Cette nouvelle aire marine protégée vise à concilier la conservation de la biodiversité et les activités des communautés locales. Elle concerne 16 fokontany répartis dans six communes des districts de Nosy Be, Ambanja et Ambilobe. Le modèle repose sur une gestion concertée, incluant la mise en place de zones tampons pour favoriser la régénération des ressources.

     

    La décision de protection s’appuie sur un arrêté préfectoral, dans le cadre du processus de décentralisation. “Cette réforme de décentralisation est une avancée décisive. En habilitant le préfet à émettre des arrêtés de protection marine, nous rapprochons la décision des citoyens et renforçons la surveillance des côtes”, indique Jafimanjo, chef de région par intérim de Diana.

     

    Le statut temporaire ouvre la voie à la mise en place d’un comité de gestion et à l’élaboration de plans de gestion durable. Il permet également d’assurer la sécurisation de l’espace maritime, en attendant la demande de classement définitif auprès du Gouvernement.

     

    La création de cette AMP s’inscrit dans le cadre du projet Elargir et consolider le réseau des aires marines protégées de Madagascar” (GEF6-AMP). De la révision du Code des aires protégées à l’identification des zones KBA, jusqu’au financement, chaque étape a été structurée par ce programme. Sous la tutelle du ministère de l’Environnement et du développement durable (MEDD), ce projet vise à transformer les engagements internationaux de Madagascar en actions concrètes, à l’image des AMP de Sorkay Sainte-Marie, Atimo Vata’e et de la baie d’Antongil.

  • TRAVAIL – L’application du salaire minimum d’embauche de 300 000 ariary en attente du décret d’application

    TRAVAIL – L’application du salaire minimum d’embauche de 300 000 ariary en attente du décret d’application

    Ce sera l’une des tâches prioritaires qui attendent le nouveau ministre du Travail, de l’emploi et de la fonction publique, Mac Denis Franconio. L’application de la hausse du salaire minimum d’embauche (SME) à 300 000 ariary dans le secteur privé reste en attente de son décret d’application. Celui-ci devrait être adopté par le Conseil de gouvernement avant de pouvoir entrer formellement en vigueur. “Le salaire révisé n’a pas pu être appliqué depuis le 1er mars, comme annoncé, en raison d’une période transitoire de quelques jours liée au changement de gouvernement. Le nouveau ministre nommé devrait relancer le dossier”, confie un responsable au sein du ministère de tutelle.

    Les partenaires sociaux, représentés par le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM), le Groupement patronal malgache (Fivmpama) et la Conférence des travailleurs de Madagascar (CTM), se sont convenus de cette hausse de plus de 14 % du SME lors de leur réunion du 3 février, après deux négociations. Selon le communiqué conjoint du 10 février, l’aval du Conseil national du travail et de l’emploi ainsi que le décret d’application étaient encore attendus.

    La hausse du salaire devrait s’appliquer à la catégorie M1 ainsi qu’aux autres catégories, conformément à l’accord. “Lorsque les catégories inférieures évoluent, cela devrait également s’appliquer aux autres catégories. Il existe un tableau correspondant à cet effet”, précise notre source au sein du ministère de tutelle.

  • ENVIRONNEMENT – Deux aires protégées communautaires en création pour protéger les forêts Tapia de l’Itasy

    ENVIRONNEMENT – Deux aires protégées communautaires en création pour protéger les forêts Tapia de l’Itasy

    Deux aires protégées communautaires (APC) sont en cours de création dans la région Itasy afin de renforcer la protection des forêts Tapia, un écosystème endémique de plus en plus menacé. Un arrêté de mise en protection temporaire a été obtenu le 5 février 2026, et le décret de création définitive est désormais attendu pour officialiser ces nouvelles aires protégées.

    Porté par le projet Tapia mis en œuvre par Planète Urgence et ses partenaires, ce processus s’inscrit dans une dynamique de gestion durable engagée depuis 2022. La première phase du projet (2022-2025) a permis de poser les bases de cette gouvernance, en impliquant directement les communautés locales dans la prise de décision et la gestion des ressources.

    Rôle central

    Ces futures APC visent à faire face aux pressions croissantes sur les forêts Tapia, notamment l’exploitation pour le charbon et le bois de chauffe, l’expansion agricole, les feux de brousse et l’orpaillage. Elles reposent sur un modèle de gestion communautaire, où les VOI (Vondron’Olona Ifotony) jouent un rôle central, aussi bien dans les patrouilles que dans l’administration et les activités techniques.

    Les communautés locales attendent en parallèle le développement d’activités génératrices de revenus pour réduire leur dépendance à l’exploitation forestière. Le projet cherche ainsi à concilier préservation des ressources naturelles et développement local.

    Soutenue par l’Agence française de développement (AFD), qui mobilise 650 000 euros pour la phase 2, cette initiative entend consolider la protection des dernières forêts naturelles de la région.