Catégorie : Social

  • TRANSPORT AERIEN – Au moins 1500 à 2000 dollars pour revenir d’Afrique après six mois de « séjour forcé »

    TRANSPORT AERIEN – Au moins 1500 à 2000 dollars pour revenir d’Afrique après six mois de « séjour forcé »

    Antananarivo, 16 Août, 6h50 – Un retour qui coûte « cher ». De source auprès de quelques voyageurs, les Malgaches bloqués en Afrique depuis la suspension des liaisons aériennes internationales en Mars pour cause de Covid-19 ont payé 1500 à 2000 dollars Ethiopian Airlines pour pouvoir revenir au pays. Les frais de transport payés à la compagnie éthiopienne incluaient la récupération au pays de départ et le voyage jusqu’à Antananarivo, indiquent-ils.

    ⭕️Mais ce ne sont pas les seules dépenses que les passagers ont dû engager. Les frais de transit à Addis Abeba et les frais de confinement qui s’élèvent entre 40 000 et 70 000 ariary par jour selon le site d’hébergement sont encore à leur charge, soulignent-ils. L’Etat ne prend en charge que les frais de transport de l’aéroport au site d’hébergement en attendant les résultats des tests PCR effectués à l’arrivéee, ainsi que le signale le ministère des Affaires étrangères.

    ⭕️Pour ceux qui reviennent d’Europe, des passagers indiquent que les frais de transport sont de 860 euros, du moins pour ceux qui ont pris le vol d’Air Madagascar au départ de Marseille. Attendus ce dimanche matin à Ivato, ils devraient, après les formalités d’usage, rejoindre soit la Villa Verte à Ambatomirahavavy, soit l’hôtel Ibis à Ivandry. Le déplacement de l’aéroport au site d’hébergement est assuré par l’Etat, tandis que les frais d’hébergement sont toujours à la charge des passagers.

  • GESTION DES AEROPORTS – L’Adema cherche son directeur général

    GESTION DES AEROPORTS – L’Adema cherche son directeur général

    Antananarivo, 14 Août, 11h15 – Avis de recrutement. La société Adema (Aéroports de Madagascar) cherche son directeur général. L’annonce, signée du président de son Conseil d’administration (PCA) est publiée sur la page Facebook du ministère des Transports, du tourisme et de la météorologie (MTTM). Les candidats ont jusqu’au 20 Août pour déposer leur dossier de candidature auprès du ministère.

    ⭕️Outre l’administration générale de la société, le futur directeur général sera également chargé de « proposer des partenariats possibles pour le développement des aéroports » dont l’Adema a la charge. Il doit également « soumettre au Conseil d’administration le projet de fixation et de révision des redevances annuelles de concession ».

    ?L’ Adema est la société qui gère et exploite les aéroports de Madagascar, à l’exception de ceux de Nosy Be et d’Antananarivo depuis 2017. Elle est également la société « délégataire de pouvoir de l’Etat en matière de construction, de gestion et d’exploitation des aéroports et aérodromes secondaires ouverts à la circulation aérienne publique ».

  • DECONFINEMENT PROGRESSIF – JOUR 5

    DECONFINEMENT PROGRESSIF – JOUR 5

    Antananarivo 14 août 2020

    – Ambohidahy 8h
    – Andrainarivo 8h10
    – Andraisoro 8h15
    – Ampasapito 8h20
    – Ankorondrano 8h30

  • URGENCE SANITAIRE – La société civile s’interroge sur la base légale de certaines dispositions prises par l’Etat dans la gestion du Covid-19

    URGENCE SANITAIRE – La société civile s’interroge sur la base légale de certaines dispositions prises par l’Etat dans la gestion du Covid-19

    Antananarivo, 13 Août, 9h15 – La société civile se pose des questions. Dans un bulletin sur « le cadre juridique régissant la gestion de la lutte contre la pandémie », les organisations impliquées dans le projet Suivi et transparence de l’effectivité des fonds alloués aux réponses à la pandémie Covid-19 (Stef Covid-19), dénoncent l’inexistence pure et simple de cadre réglementaire de certaines actions et décisions de l’Etat dans sa gestion de l’épidémie.

    ⭕️Le document s’interroge, entre autres, sur la valeur légale des mesures édictées par le président de la République de Madagascar à travers ses discours. « Les discours ou déclarations publiques n’ont pas leurs places dans la hiérarchie des normes à Madagascar », peut-on lire dans le bulletin. « Toutes les mesures doivent être transcrites par acte réglementaire pour avoir force exécutoire et une véritable existence juridique », poursuit le texte. Or, « les recherches menées nous ont permis de constater que nombreuses sont les mesures édictées par le PRM qui n’ont pas été traduites par des actes réglementaires ».

    ⭕️Le document questionne aussi la création du Centre de commandement opérationnel (CCO) Covid-19 sis à Ivato. « Est-ce une structure officielle avec des fonctions d’autorité administrative différentes de celle des ministères ou est-ce un simple organe de ralliement stratégique pour mieux faire face à la pandémie ? », se demande-t-elle. A l’entendre, la création du CCO Covid-19 a été faite en « l’absence de texte et sans précision sur les rôles et missions, ainsi que les responsabilités administrative et financière ». Pourtant l’entité « gère les fonds alloués par l’Etat ou venant des partenaires techniques et financiers (PTF) dans le cadre de la lutte contre la Pandémie, il reçoit et recense aussi les dons financiers et matériels venant des contributeurs » poursuit le texte.

    ⭕️Le projet Stef Covid-19, en publiant ce document, interpelle surtout sur le contrôle et le suivi des actes gouvernementaux en période d’état d’urgence. « La situation d’urgence n’empêche pas le contrôle de légalité des actes administratifs et les recours en annulation » affirme-t- il, se demandant si ce contrôle est effectif. Dans leur analyse, les OSC impliquées dans le projet l’estiment « pratiquement impossible dans la mesure où la mise en place de l’état d’urgence a pour objectif de strictement limiter l’Etat de droit ».

  • TRANSPORT AERIEN – Deux autres vols pour La Réunion au départ d’Antananarivo prévus les 22 et 29 Août

    TRANSPORT AERIEN – Deux autres vols pour La Réunion au départ d’Antananarivo prévus les 22 et 29 Août

    Antananarivo, 14 Août, 8h15 – Les Français et les non-ressortissants français résidant à La Réunion ont la possibilité de « rentrer » les 22 et 29 Août prochains. L’ambassade de France fait savoir qu’en coopération avec Air Madagascar et BCD Travel, elle organise « des vols de retour les samedis 22 Août et 29 Août depuis Tananarive pour La Réunion ». Air Madagascar opère les vols tandis que BCD Travel « assure la commercialisation et appelle les personnes figurant sur le reliquat de la liste de l’ambassade ».

    ⭕️Comme entrer à La Réunion nécessite la présentation à l’embarquement du résultat négatif d’un test PCR effectué 72 heures avant le départ, l’ambassade informe de la « mise en place d’un comptoir dédié au groupe de rapatriés pour un prélèvement le mercredi précédant chaque vol de 8h à 12h » au Centre médical Covid-19 au Village Voara. Un service d’encadrement de l’agence sera sur place et sous réserve de procuration du voyageur au moment du prélèvement, récupérera les résultats sous pli fermé le vendredi.

    ✅Par ailleurs, les vols vers La Réunion peuvent comprendre des ressortissants des pays autres que la France. L’ambassade de France indique sur son site que « les ressortissants des pays tiers, titulaires d’un titre de séjour ou d’un visa de long séjour, y compris les étudiants, à La Réunion, sont éligibles aux vols. Les membres de famille de Français peuvent également prendre ces deux vols.

    ⭕️Outre le résultat du test PCR, les passagers doivent « justifier d’un motif impérieux de déplacement, et respecter une mesure de septaine stricte par arrêté préfectoral à leur arrivée à La Réunion ». Ils doivent également présenter à l’embarquement « un formulaire d’aide au contract tracing » et une déclaration sur l’honneur attestant qu’ils ne présentent « aucun symptôme et qu’ils n’ont pas connaissance d’avoir été en contact avec un cas confirmé de Covid-19 dans les 14 jours précédant le vol ».

    ?Dans son communiqué, l’ambassade rappelle par ailleurs que les vols doivent encore être autorisés par l’Aviation civile de Madagascar et les autorités malgaches. Un vol pour La Réunion doit quitter Antananarivo ce vendredi. Les passagers avaient pu effectuer leur test PCR dans le cadre d’un circuit organisé par l’ambassade mercredi.

  • LITTERATURE – « Amour, patrie et soupe de crabes » de Johary Ravaloson finaliste pour l’édition 2020 du prix les Afriques

    LITTERATURE – « Amour, patrie et soupe de crabes » de Johary Ravaloson finaliste pour l’édition 2020 du prix les Afriques

    Antananarivo, 14 Août, 7h30 – Ils sont cinq romans à concourir à la finale de l’édition 2020 du Prix les Afriques. « Amour, patrie et soupe de crabes » de l’écrivain malgache Joahry Ravaloson en fait partie. Il a été sélectionné parmi 27 autres œuvres d’écrivains africains ou afrodescendants. L’oeuvre ou son auteur a été jugé suffisamment engagée par le jury pour faire partie des cinq finalistes.

    ?Dans ce roman, son quatrième, toujours édité aux éditions Dodo Vole, Johary Ravaloson « invite à plonger dans l’Antananarivo d’aujourd’hui, depuis les eaux boueuses des rizières remblayées jusqu’aux fontaines multicolores des résidences protégées », écrit son éditeur. Il y parle notamment « d’une place sans laquelle ma ville n’aurait été qu’une agglomération irriguée de commerces sans réel échange, habitée par des femmes et des hommes qui ne cohabitent pas. La Place du 13 Mai… ».

    ✅Le Prix les Afriques est décerné depuis 2016 par le Cercle des amis des écrivains noirs engagés (Cene Littéraire). Il s’agit d’une association qui œuvre pour « la promotion et la défense des littératures produites par les écrivains africains et afrodescendants et mettant en exergue une cause humaine, sociétale, idéologique, politique, culturelle, économique de l’Afrique ou de sa diaspora ».

    ✅Le prix, en plus de distinguer l’engagement de son auteur est aussi censé « donner un supplément de visibilité à des auteurs noirs vivant en Afrique ou dans sa diaspora ». Avec ce prix, l’idée est aussi de « participer à décomplexer les littératures d’auteurs noirs qui sont dans le contexte francophone en particulier, des littératures périphériques que l’on voit peu, que l’on entend peu et qu’en conséquence, l’on ne lit que très peu », explique l’association sur son site.

    ?« Amour, patrie et soupe de crabes » est déjà en lice pour la finale du Prix Ethiophile 2020. Il s’agit d’un prix décerné chaque année depuis 2015 qui consacre « le meilleur écrivain, dramaturge ou poète africain francophone selon le genre élu chaque année ». Cette année, le genre à concourir est le roman, et celui de Johary Ravaloson a été retenu pour le carré final.

    ?Le lauréat du Prix les Afriques sera annoncé le 30 octobre 2020. Le jury du Prix Ethiophile 2020, lui, choisira son lauréat le 4 Septembre.

    Photo : Couverture du roman « Amour, patrie et soupe de crabes » – Editions Dodo Vole

  • CIRCULATION – Le goût amer du confinement pour les restaurateurs routiers

    CIRCULATION – Le goût amer du confinement pour les restaurateurs routiers

    La restauration de route est l’un des secteurs les plus touchés par la crise sanitaire que le pays traverse. Avec la réglementation de la circulation sur les routes nationales, les clients sont aux abonnés absents. Chez Léonce Florida Randrianasolo, restauratrice sur la Route Nationale 7, à Behenjy notamment, le moindre voyageur est accueilli avec soulagement, mais avec amertume aussi : le prix de revient d’un plat, quand on n’en sert qu’en petite quantité, lui revient cher. Très cher.

  • RAPATRIEMENT – Des Malgaches bloqués au Sénégal quittent Dakar pour rentrer au pays

    RAPATRIEMENT – Des Malgaches bloqués au Sénégal quittent Dakar pour rentrer au pays

    Antananarivo, 14 Août, 6h30 – Sourires aux lèvres, des ressortissants malgaches qui avaient été bloqués au Sénégal en raison de la suspension des liaisons aériennes internationales prennent la pose à l’aéroport international Blaise Diagne de Dakar. Ils font partie de la première vague de rapatriés sur les vols de Air Madagascar spécialement affrétés par l’Etat malgache.

    ?« Des Malgaches bloqués au Sénégal pour cause de Covid 19 ont quitté Dakar ce 13 Août 2020 pour revenir au pays », écrit l’ambassade de Madagascar au Sénégal sur sa page Facebook. De Dakar, ces passagers doivent transiter par la France où ils sont censés rentrer avec d’autres compatriotes sur le vol du 15 Août.

    ?Le premier vol de rapatriement opéré par Air Madagascar effectue la ligne Antananarivo – Marseille – Paris – Antananarivo. D’autres vols de rapatriement sont prévus, du moins sur l’Inde et un autre sur l’Europe, mais « les dates et les destinations exactes seront communiquées au fur et à mesure de leur mise en place », confie une source au courant du dossier.

    ✅Il n’est pas exclu que l’avion qui est prévu rapatrier les ressortissants malgaches bloqués en Inde fasse escale dans d’autres pays environnants pour récupérer les autres Malgaches bloqués dans ces pays. Par ailleurs, la mise en place de vols vers d’autres pays qui ne font pas partie des destinations habituelles d’Air Madagascar est également envisageable.

    ✅« Dès qu’un pays est mentionné sur la liste du ministère des Affaires étrangères, Air Madagascar peut étudier comment mettre en place un vol sur ce pays », explique notre source. La condition est que l’Etat concerné autorise le vol, ajoute une autre source. « Il revient à l’Etat malgache et à sa représentation dans le pays concerné de négocier ces autorisations », précise-t-elle.

    ✅Cette autre source rappelle que « le vol du 15 Août n’est que le vol qui transportera la première vague des passagers ». « D’autres vols sont prévus et l’idée est que tous les Malgaches bloqués en terre étrangère puissent rentrer », ajoute-t-elle. « Une priorisation a été faite pour que les personnes se trouvant dans des situations très précaires puissent partir avant les autres », souligne-t-elle.

    Photo : Ambassade de Madagascar au Sénégal

  • URGENCE SANITAIRE – La région Atsinanana autorise le transport public et l’ouverture des restaurants et des bars jusqu’à 22 heures

    URGENCE SANITAIRE – La région Atsinanana autorise le transport public et l’ouverture des restaurants et des bars jusqu’à 22 heures

    Antananarivo, 13 Août 2020, 19h30 – Des mesures d’assouplissement ont été prises dans la région Atsinanana dans la gestion de la pandémie de coronavirus. La préfecture autorise l’ouverture des bars et des restaurants jusqu’à 22h, rapporte le Comité régional de commandement opération (CRCO), sur sa page Facebook, ce jeudi. La circulation sur l’ensemble de la région est également autorisée. Les transports suburbains et régionaux reliant les sept districts à l’intérieur d’Atsinanana sont désormais permis, à condition de respecter les gestes barrières. Le déplacement des dépouilles mortelles est aussi accepté, du moins sur l’étendue de la région. Les élèves des classes d’examen sont les seuls autorisés à revenir en classe. Chaque citoyen peut également vaquer à ses occupations sans restriction dans le temps et dans l’espace. Des mesures restrictives restent cependant en vigueur. C’est le cas du port de masque et du respect de la distanciation sociale, toujours obligatoires. Il est encore interdit dans la région d’Atsinanana de se rassembler pour plus de 50 personnes comme c’est le cas sur l’ensemble du territoire. La balade sur la plage et la baignade en mer sont toujours prohibées. Le président Andry Rajoelina avait annoncé le déconfinement total pour les districts de Toamasina I et II, l’épidémie étant en phase décroissante dans la région, le 9 Août. Malgré l’assouplissement des mesures, Atsinanana reste encore soumise aux autres dispositions générales liées à la situation d’urgence sanitaire sur l’ensemble du territoire.

  • EPIDEMIE- Les dépouilles mortelles peuvent sortir de la région Haute Matsiatra à condition que la région de destination accepte de les recevoir

    EPIDEMIE- Les dépouilles mortelles peuvent sortir de la région Haute Matsiatra à condition que la région de destination accepte de les recevoir

    Antananarivo, 13 août, 18h53 – Une mesure d’assouplissement a été adoptée par la région Haute Matsiatra, concernant le déplacement des dépouilles mortelles. Le Colonel Emile Bruno Andrianirina Razafiarison, vice-président du Centre régional de commandement opérationnel régional (CRCO) de la région Haute Matsiatra affirme que les corps peuvent être enterrés en dehors de la région, ce jeudi.
    L’accord de la région de destination conditionne néanmoins l’autorisation. « Il faut que le CRCO du lieu de destination du corps à inhumer soit d’accord. Ce n’est qu’après qu’une autorisation exceptionnelle sera fournie par le CRCO de la Haute Matsiatra pour permettre aux proches d’emmener la dépouille vers le lieu choisi », explique-t-il lors d’une conférence de presse.
    L’officier supérieur précise qu’il est impératif pour les proches du défunt de disposer des documents nécessaires, dont celui attestant la cause du décès, ou encore l’autorisation d’inhumer. Le CRCO précise toutefois l’existence des mesures afin de limiter les risques de transmission du virus pour les personnes décédées de la Covid-19. Il suggère la limitation de 10 à 15 personnes à l’enterrement, avec la présence des responsables au sein du CRCO pour veiller à l’application du protocole sanitaire. Les veillées mortuaires restent par ailleurs interdites.
    La région Haute Matsiatra compte officiellement jusqu’à aujourd’hui, sept décès contre 227 cas confirmés. « Deux des sept districts de la région seulement ont été épargnés par la Covid-19, dont Ikalamavony et Isandra », avance le Dr Jean Adrien Andriahavonjy, responsable de la surveillance épidémiologique dans le Haute Matsiatra.
    Photo : CRCO