Catégorie : Social

  • VIOLENCE EN LIGNE – Un portail mondial pour signaler les abus et les exploitations sexuelles en ligne à Madagascar

    VIOLENCE EN LIGNE – Un portail mondial pour signaler les abus et les exploitations sexuelles en ligne à Madagascar

    Antananarivo, 13 Août, 12h40 – Une nouvelle étape dans la lutte contre l’exploitation sexuelle des enfants à Madagascar. L’ Internet Watch Foundation en coopération avec Ministère de la Population, de la Protection Sociale et de la Promotion de la Femme et le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) lance ce jeudi une plateforme qui recevra les signalements provenant de Madagascar ou d’une autre partie du monde sur les abus et les exploitations en ligne. Et cela de façon totalement anonyme.

    ⭕️Videos, images, ou contenus mettant en scène des abus ou des exploitations sexuelles sur les enfants malgaches pourront être signalés sur ce portail. Ces signalements seront ensuite analysés par les experts de l’IWF pour être supprimés d’Internet. Les auteurs de ces contenus pourront être poursuivi en coopération avec les autorités malgaches.

    ✅Cette plateforme vient s’ajouter aux plateformes de signalement déjà opérationnels à Madagascar. Le ministère Ministère de la Population, de la Protection Sociale et de la Promotion de la Femme toujours en coopération avec l’Unicef a déjà mis en place le site arozaza.mg ainsi que la ligne verte 147 pour prendre les signalements de violence et des abus sur les mineurs.

    ?En 2015, selon une enquête de l’ECPAT France à Antananarivo et à Nosy Be sur la prostitution des mineurs a revelé que 87,7% des mineurs qui ont pris contact avec des étrangers ont « envoyé leurs photos à leurs correspondants, dont 29.2% en sous-vêtement ». Une tendance qui ne cessent de s’accroitre avec la facilitation et l’augmentation de l’accès à Internet.

    Photo : Unicef

  • URGENCE SANITAIRE – Réouverture des bars, des karaokés, des restaurants et des églises dans la région du Vakinankaratra.

    URGENCE SANITAIRE – Réouverture des bars, des karaokés, des restaurants et des églises dans la région du Vakinankaratra.

    Antananarivo, 13 Août, 11h30 – Les bars, les boîtes de karaoké, les restaurants mais aussi les églises situés dans la région du Vakinankaratra peuvent rouvrir leurs portes. La décision a été prise par le Centre régional de commandement opérationnel (CRCO) du Vakinankaratra le mercredi 12 aout. Ces réouvertures s’accompagnent néanmoins des mesures barrières d’usage. Toutes les activités doivent s’arrêter à 17h.

    ⭕️Les bars et les karaokés doivent respecter les mesures sanitaires. Les restaurants doivent disposer de gels désinfectants sur toutes les tables. Pour les églises, les responsables religieux doivent veiller au respect de la distanciation sociale de un mètre. Il est toujours interdit de rassembler plus de 50 personnes. Les spectacles ainsi que les événements sportifs restent suspendus.

    ?VyVato Rakotovao, gouverneur du Vakinankaratra, a indiqué, lors d’un entretien accordé à www.2424.mg mardi, que la région entre en déconfinement progressif, le pic épidémiologique ayant été atteint,. Il a néanmoins souligné l’importance des actions de sensibilisation sur le respect des différentes mesures barrières. Mercredi, préalablement à l’annonce des réouvertures, le groupement de la Gendarmerie du Vakinankaratra à déjà annoncé que les contrôles et les suivis du respect des gestes barrières et des mesures sanitaires allaient être renforcés.

  • PLAN D’URGENCE – Les prêts aux employés seront octroyés par les banques partenaires de la Cnaps

    PLAN D’URGENCE – Les prêts aux employés seront octroyés par les banques partenaires de la Cnaps

    Antananarivo, 13 Août, 10h17 – Les fonds à prêter aux salariés affectés par la Covid-19 ne sortiront pas des caisses de la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnaps) « Les prêts seront octroyés par les banques partenaires de la Cnaps », indique le communiqué du Conseil des ministres de mercredi. Le rôle de la Cnaps, selon le communiqué, sera de « transmettre auprès des banques les prêts émanant des entreprises et des employeurs en fonction des contrôles qu’elle aura préalablement effectués ».

    ⭕️Le contrôle de la Cnaps est nécessaire dans la mesure où l’inscription de l’entreprise depuis au moins un an auprès de cette entité et le paiement régulier des cotisations sociales constituent les critères d’octroi des prêts, rappelle le gouvernement. C’est ensuite la banque qui virera les prêts sur les comptes des entreprises et qui se chargeront du recouvrement de ses créances. Les détails sur le partenariat de la Cnaps et des banques partenaires ne sont pas précisés dans le communiqué du Conseil des ministres.

    ?Le communiqué du Conseil des ministres rappelle que le montant d’un prêt sera de 200 000 à 500 000 ariary et que le salarié ne paiera aucun taux d’intérêt sur son prêt. Le remboursement ne se fera par ailleurs qu’à partir de Janvier 2021 et les mensualités à payer par le salarié ne doivent pas dépasser 10% du montant qu’il a emprunté.

    ?Dans le cadre de l’appui au secteur privé, le gouvernement avait proposé d’octroyer des prêts de survie aux travailleurs affiliés à la Cnaps, notamment ceux qui ont été le plus durement affectés par les impacts de la Covid-19. Réclamant des subventions non remboursables, les syndicats contestent le projet de prêt, arguant, entre autres que, « l’argent de la Cnaps appartient aux travailleurs et non à l’Etat ».

    ?« Nous refusons d’emprunter notre propre argent », ne cessent de clamer les syndicats. Une pétition en ce sens a été lancée et aurait recueilli plus de 10 000 signatures selon ses initiateurs, le mouvement Randrana sendikaly. Celui-ci invite d’ailleurs les travailleurs à venir, une nouvelle fois, se rendre auprès de la Cnaps vendredi, pour remettre aux responsables leur pétition.

    Précisions : Mamy Rakotondraibe, directeur général de la Cnaps a indiqué au cours d’une intervention sur les chaînes audiovisuelles publiques ce jeudi que les fonds prêtés aux travailleurs seront puisés sur les réserves de la Cnaps, mais « ces fonds doivent être remboursés », insiste-t-il. « Ce sont les réserves qui permettent de payer les diverses allocations dues aux pensionnés, notamment les pensions de retraite », indique-t-il. A l’entendre, s’agissant de réserves, ces fonds ne doivent pas être utilisés, mais gardés par mesure de prudence. La crise sanitaire a néanmoins décidé les autorités à recourir à ces réserves qui doivent revenir dans les caisses de la Cnaps.

  • Deconfinement progressif – jour 4

    Deconfinement progressif – jour 4

    Antananarivo 13 août 2020

    – Mahamasina 8h
    – Analakely 8h10
    – Behoririka 8h15

  • LITIGE – La résiliation du contrat de bail de la MBS devant le tribunal administratif

    LITIGE – La résiliation du contrat de bail de la MBS devant le tribunal administratif

    Antananarivo, 13 Août, 9h20 – La société Malagasy broadcasting system (MBS) demande l’annulation de la décision de la commune de résilier le contrat de bail emphytéotique qui lie les deux parties. « La Commune urbaine d’Antananarivo (CUA) n’a respecté ni les clauses du contrat ni le parallélisme des formes », explique Maître Eloi Ratefimahefamijoro, avocat de la MBS. A l’entendre, la décision dé résiliation a été prise par le seul maire et n’a pas impliqué le Conseil municipal comme cela a été le cas lors de la conclusion du contrat.

    ⭕️Dans une lettre en date du 30 Juillet, Naina Andriantsitohaina, maire d’Antananarivo, a évoqué un « motif d’usage personnel » pour expliquer la résiliation du contrat de bail emphytéotique signé en 2000 entre la CUA et la société MBS pour la location du terrain d’Anosipatrana. Dans une déclaration à la presse mercredi, il a ajouté que « la MBS ne paie pas non plus le loyer ». A l’entendre, au lieu de payer 40 millions d’ariary en 20 ans, la société audiovisuelle appartenant à l’ancien président Marc Ravalomanana ne se serait acquitté que de 8 millions d’ariary.

    ⭕️Accusé par l’ancien président de vouloir fermer un média de l’opposition, le maire de la capitale répond que la MBS peut continuer à tourner mais que celle-ci a « six mois pour déplacer ses affaires de l’enceinte du terrain municipal à Anosipatrana ».

  • RELIGION – Déclaration obligatoire pour les temples ouverts et inscription des fidèles présents aux cultes

    RELIGION – Déclaration obligatoire pour les temples ouverts et inscription des fidèles présents aux cultes

    Antananarivo, 13 Août, 7h30 – Fiche de présence obligatoire pour l’église. Une liste des personnes qui souhaitent participer à un culte doit être remise à la préfecture et accompagner la déclaration d’ouverture de l’église ou du temple. L’objectif est de permettre à la préfecture de « disposer de l’identité et des coordonnées des personnes qui assistent à un office », indique le Général Angelo Ravelonarivo, préfet d’Antananarivo.

    ⭕️Le préfet indique les églises et les temples n’ont pas besoin d’autorisation pour rouvrir leurs portes. Ils doivent néanmoins respecter les mesures sanitaires préconisées, tel que le respect d’un nombre maximal de 50 personnes réunies en un seul endroit, la distanciation sociale d’un mètre ou encore la mise en place d’un dispositif de lavage des mains.

    ?Depuis l’annonce de la réouverture des temples par les deux Eglises protestantes, réformée (FJKM) et luthérienne (FLM), des déclarations d’ouverture se trouvent déjà sur les bureaux de la préfecture. « Généralement, les paroisses nous les font parvenir les jeudi et vendredi », confie le Général Angelo Ravelonarivo.

  • RETOUR AU PAYS – Les voyageurs à rapatrier à Madagascar invités à racheter de nouveaux billets

    RETOUR AU PAYS – Les voyageurs à rapatrier à Madagascar invités à racheter de nouveaux billets

    Antananarivo, 12 Août, 17h57 – Un billet retour sur Antananarivo n’est pas valable pour les prochains vols de rapatriement vers Madagascar. Les passagers qui s’apprêtent à prendre les vols spéciaux d’Air Madagascar sont invités à payer les frais du vol aller simple qu’ils vont prendre dans les prochains jours. Même ceux qui avaient prévu de revenir au pays avec Air Madagascar doivent se soumettre à cette règle.

    ⭕️« Le rachat de nouveaux billets est nécessaire et il revient à chacun de demander ultérieurement les remboursements de leurs anciens billets quelles qu’en soient leurs anciennes compagnies », indique l’ambassade de Madagascar en France dans un communiqué publié mercredi. Une source au courant du dossier explique que « s’agissant d’un vol spécial opéré à la demande et non d’un vol commercial, les passagers sont invités à acheter un billet spécial au tarif unique établi pour le vol ».

    ?Pour le sort de leur billet, les voyageurs sont invités à contacter leur compagnie aérienne. Les clients d’Air Madagascar, eux, sont renvoyés vers le site Web d’Air Madagascar où sont inscrites les dispositions commerciales exceptionnelles pour cause de crise sanitaire. Sur son site, la compagnie aérienne malgache propose trois options : le report du voyage, le changement de destination ou le remboursement.

  • MARCHE – Un complexe commercial d’un millier de boxes à construire sur l’esplanade d’Analakely

    MARCHE – Un complexe commercial d’un millier de boxes à construire sur l’esplanade d’Analakely

    Antananarivo, 12 Août, 18h30 – Un nouveau projet pour l’esplanade d’Analakely. Naina Andriantsitohaina, maire d’Antananarivo, confirme la démolition des pavillons construits sur cet espace pour implanter à leur place un complexe commercial. Il parle d’un centre qui pourrait accueillir jusqu’à 1000 commerçants. La présentation officielle du projet devrait avoir lieu la semaine prochaine, indique-t-il dans une déclaration à la presse.

    ?Au-delà du nouveau projet, le maire évoque également un non-respect de la délibération du conseil municipal d’ANtananarivo pour justifier la démolition des pavillons. A l’entendre, 80 pavillons auraient été construits sur les lieux alors que le Conseil municipal n’en aurait autorisé que 16.

    ⭕️Il y a une semaine, une quarantaine de commerçants occupant les pavillons bâtis sur l’esplanade d’Analakely avaient dénoncé la démarche de la commune, la qualifiant « d’illégale et d’abusive ». Ils disent avoir « construit les pavillons suite à une décision du conseil municipal de la CUA prise en Décembre 2016 et les autorisant à s’y implanter pendant 10 ans ». Ils affirment « avoir investi beaucoup d’argent dans ces constructions » et indiquent que la commune ne peut les en expulser tant que les décisions du conseil municipal de l’époque sont encore en vigueur ».

  • URGENCE SANITAIRE – La région du Vakinakaratra se met en déconfinement progressif, indique son gouverneur

    URGENCE SANITAIRE – La région du Vakinakaratra se met en déconfinement progressif, indique son gouverneur

    VyVato Rakotovao, gouverneur du Vakinankaratra annonce que le pic a été atteint dans sa région, et que le pire est passé. La région se met donc en déconfinement et la vie y reprend son cours normal. Mais les citoyens doivent encore être sensibilisés au port de masque et à tous les autres gestes barrière. Un défi qui semble plus difficile que cela n’en a l’air. Par contre, pour ce qui est des infrastructures d’accueil des patients, les autorités de la région se disent prêtes à toute éventualité.

  • URGENCE SANITAIRE – L’Unicef débloque 2 millions de dollars

    URGENCE SANITAIRE – L’Unicef débloque 2 millions de dollars

    Antananarivo, 12 août, 11h50 – Paludisme, diarrhée, infection respiratoire. Ces maladies habituelles, presque classiques, qui touchent souvent les enfants ont tendance à être mises de côté dans le contexte de la Covid-19. Pour remédier à ce problème, le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) débloque la somme de 2 millions de dollars afin d’aider à la mise en œuvre de la continuité des services de soin de base, notamment pour les mères, les enfants et les adolescents.

    ⭕️Cette aide comprend des équipements médicaux et des médicaments destinées à des formations sanitairesde 49 districts prioritaires. Elle devrait permettre de prendre en charge les soins ombilicaux de 675 000 nouveaux-nés, les consultations pré- et post-natales ainsi que l’accouchement de 30 000 femmes enceintes, la santé de 15 000 adolescents, le traitement de 28 000 cas d’infection respiratoire aiguë, de 40 000 cas de diarrhée et de 50 000 cas de paludisme sur des enfants de moins de cinq ans.

    ?Parallèlement, l’Unicef a facilité l’acheminement de 7 746 820 doses de vaccins dans tout le pays pour couvrir les besoins en vaccination de routine dans les prochains mois. Selon cette agence des Nations Unies, « le coronavirus a secoué les services de santé et a réduit l’attention et le soutien aux services de santé de base ». Madagascar faisant partie des pays dont les systèmes de santé sont fragiles, « la Covid-19 perturbe les chaînes d’approvisionnement de fournitures médicales et exerce une pression sur les ressources financières et humaines ».