Catégorie : Social

  • TRANSPORT PAR CABLE – Ouverture partielle de la ligne téléphérique Anosy – Ambatobe pendant le Sommet de la SADC

    TRANSPORT PAR CABLE – Ouverture partielle de la ligne téléphérique Anosy – Ambatobe pendant le Sommet de la SADC

    Antananarivo, 7 Août, 8h15 – Le grand public devrait encore attendre deux à quatre mois avant de pouvoir utiliser la ligne téléphérique Anosy – Ambatobe. Selon le Conseil des ministres, l’ouverture annoncée de la ligne pendant le Sommet de la Communauté de développement de l’Afrique australe n’est que partielle. La ligne ne devrait également être que partiellement fonctionnelle pendant les deux à quatre mois précédant son ouverture au grand public.

    Pendant cette période, sauf nouvelle décision, la ligne de transport par câble devrait fonctionner avec les groupes électrogènes thermiques installés au niveau de chaque gare et station. Cette mesure provisoire a été prise afin de réduire les impacts de l’utilisation du téléphérique sur le réseau officiel de l’électricité, mais aussi en attendant que la centrale solaire de Tsarasaotra qui en assurera l’alimentation électrique sera prête, avait déjà annoncé en juillet le secrétariat d’État en charge des Nouvelles villes et de l’habitat.

    Dans le même communiqué publié le 18 juillet, le SENVH avait aussi annoncé que les essais avec passagers humains seraient réalisés durant le Sommet de la SADC. Il s’agit alors de montrer aux membres de la Communauté régionale mais aussi aux Tananariviens ce qu’est un transport moderne et fiable, avait souligné le ministère.

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  • SOLIDARITÉ – L’Arabie Saoudite soutient l’alimentation scolaire à Madagascar via le PAM

    SOLIDARITÉ – L’Arabie Saoudite soutient l’alimentation scolaire à Madagascar via le PAM

    Antananarivo, 5 Août, 8h55 – Des dattes devraient bientôt intégrer le menu des cantines scolaires. Le Programme alimentaire mondial (PAM) à Madagascar a reçu lundi un don de 115 tonnes de cette baie sucrée du désert de la part du Royaume d’Arabie Saoudite, via le Centre d’aide humanitaire et de secours du Roi Salman. Cette contribution est destinée à appuyer les cantines scolaires ainsi que les opérations d’assistance alimentaire d’urgence dans plusieurs régions du pays.

     

    Sur l’ensemble du don, 69 tonnes seront distribuées dans le cadre du programme de repas scolaires, afin d’améliorer l’apport nutritionnel des enfants et d’encourager leur présence à l’école. Les 46 tonnes restantes serviront à soutenir les interventions d’urgence du PAM, principalement dans les zones affectées par les conséquences du changement climatique.

     

    La cérémonie de remise s’est tenue au bureau du PAM à Alarobia, en présence de représentants du centre saoudien, dont Faisal Alwadani, Abdulmalik Alomar et Abdulmalik Ali Alyosfi. Tania Goossens, Représentante et directrice pays du PAM à Madagascar, a salué ce geste qui, selon elle, “permettra de répondre aux besoins alimentaires immédiats des enfants et des familles vulnérables”.

     

    Les dattes, riches en énergie et en nutriments, sont considérées comme un complément utile dans le cadre des distributions alimentaires. Considérées comme étant un trésor énergétique naturel par les nutritionnistes, elles seront intégrées aux rations destinées aux élèves et aux communautés ciblées.

     

    Le Royaume d’Arabie Saoudite collabore régulièrement avec le PAM à l’échelle internationale. Ce don constitue cependant une première contribution directe à Madagascar. Pour le PAM, cette action vient renforcer les efforts actuels menés en matière de sécurité alimentaire dans un contexte où plusieurs régions du pays restent confrontées à une précarité nutritionnelle.

     

    À travers cette démarche, les deux partenaires entendent contribuer à la continuité des repas scolaires et à la réponse aux crises alimentaires liées à la sécheresse et aux aléas climatiques. Le PAM, présent dans plus de 120 pays, poursuit son objectif d’apporter une aide alimentaire tout en travaillant à des solutions durables pour les communautés touchées.

  • ENVIRONNEMENT – Les rangers malgaches de Mahajeby engagés dans le Wildlife Ranger Challenge 2025

    ENVIRONNEMENT – Les rangers malgaches de Mahajeby engagés dans le Wildlife Ranger Challenge 2025

    Antananarivo, 3 Août, 17h35 – Les rangers du site de conservation de Mahajeby, soutenus par l’ONG Impact Madagascar, participent cette année encore au Wildlife Ranger Challenge, une initiative panafricaine qui met en lumière le rôle essentiel des rangers dans la préservation de la biodiversité et des écosystèmes du continent. L’événement, qui en est à sa sixième édition, rassemble plus de 170 équipes issues de 24 pays africains.

     

    Répartis en deux équipes, Fosa et Sifaka, les rangers d’Impact Madagascar, une organisation dédiée à la gestion durable des ressources naturelles et la biodiversité, prennent part à l’ensemble des épreuves du Challenge. Ces épreuves vont des tests de connaissances sur la faune à une course de 2 km en équipement complet sur le site d’intervention, en passant par des épreuves de pompes et d’abdominaux ainsi qu’une course chronométrée. Ces épreuves visent à reproduire les efforts quotidiens fournis sur le terrain pour la protection des forêts, zones humides, cours d’eau et espèces endémiques.

     

    Plus qu’une compétition sportive, le Wildlife Ranger Challenge ne se limite pas à une compétition sportive. Il entend aussi rappeler le rôle central des rangers dans la protection des paysages riches en carbone, la lutte contre le braconnage et la sensibilisation des communautés locales. Véritables piliers de la conservation, les rangers sont aussi éducateurs, médiateurs et acteurs du développement durable dans leurs régions respectives.

     

    À Mahajeby, dans la région de Bongolava, 24 rangers assurent quotidiennement la surveillance et la protection d’un écosystème aussi riche que fragile, abritant notamment le Propithèque couronné, une espèce classée en danger critique d’extinction. Dans cette zone forestière reculée et difficile d’accès, les conditions de travail sont exigeantes. La participation des rangers malgaches à cette compétition souligne ainsi non seulement leur engagement, mais aussi leur résilience physique et mentale face aux défis du terrain.

     

    Portée par l’organisation britannique Tusk et la Game Rangers Association of Africa, l’initiative a été officiellement lancée le 22 juillet et culminera le 20 septembre avec une course synchronisée à l’échelle du continent. En parallèle, le Congrès africain des rangers, organisé du 17 au 21 septembre au Kenya, abordera les enjeux de reconnaissance, de formation et de professionnalisation de ces acteurs de terrain.

     

    En participant au Wildlife Ranger Challenge, les rangers de Mahajeby réaffirment l’importance de leur mission qui est celle de défendre l’environnement, de protéger les espèces en danger et d’assurer un avenir durable aux communautés locales qui dépendent de ces écosystèmes.

     

    En tout, Impact Madagascar déploie 209 rangers sur neuf sites d’intervention et à travers 14 programmes. Formés pour protéger les réserves naturelles, les zones protégées et les parcs nationaux, ces agents patrouilleurs “sont en première ligne dans la lutte contre le braconnage, la déforestation et la perte de biodiversité”, souligne l’organisation. Celle-ci parle aussi d “éducateurs de terrain, sensibilisant les communautés locales à l’importance de la conservation”. “Leur travail est un maillon indispensable pour créer un équilibre entre les besoins humains et la protection de la faune et de la flore”, conclut-elle.

    Photo : Impact Madagascar

  • ENVIRONNEMENT – Le CNRO appelle à une enquête approfondie pour découvrir les causes de l’échouage des dauphins à Nosy Hara

    ENVIRONNEMENT – Le CNRO appelle à une enquête approfondie pour découvrir les causes de l’échouage des dauphins à Nosy Hara

    Antananarivo, 2 Août, 8h25 – Des enquêtes supplémentaires à mener. Revenus d’une première enquête menée au lendemain du signalement de l’échouage d’une vingtaine de dauphins au sein du parc national marin de Nosy Hara, les scientifiques du Centre national de recherches océanographiques (CNRO) et de Madagascar National Parks (MNP) ne sont pas encore parvenus à une conclusion claire quant à la cause du drame.

     

    Dans un communiqué publié vendredi soir, le CNRO souligne que “le rapport préliminaire présenté par les scientifiques ne permet pas encore d’identifier avec certitude les causes de l’échouage”. Le centre estime qu’une enquête scientifique plus poussée devrait être faite pour faire toute la lumière sur ce qui s’est passé. “Les chercheurs appellent à une enquête approfondie”, précise le Centre, sollicitant une implication des autorités compétentes en matière de pêche et de protection des zones marines dans ces recherches supplémentaires.

     

    Dans leur rapport préliminaire, les scientifiques qui sont allés sur les lieu du drame et qui ont examiné les dauphins morts excluent toutefois déjà l’hypothèse d’une attaque par des prédateurs. “Aucune lésion externe n’a été observée”, expliquent-ils. Les lésions internes, elles, auraient pu être causées par les racines de palétuviers recouvertes d’huîtres, analysent-ils encore. Ils estiment aussi que les cadavres auraient été entrainés depuis la dune initiale jusqu’au mangrove par les courants de marée associés à une grande marée.

     

    Pour ce qui est la cause de l’échouage, des enquêtes devraient ainsi encore être menées. Lors du signalement du drame, Madagascar national parks avait soulevé quelques pistes. Il a notamment évoqué l’utilisation possible de sonars par des navires de passage, susceptible de perturber l’écholocation des dauphins, ou encore la fuite de cétacés plus imposants, comme les baleines, qui aurait pu entraîner les dauphins vers la côte, où ils auraient été piégés. Les éléments topographiques de la zone d’échouage “rendent techniquement possible le passage des dauphins jusqu’à la baie, mais aussi leur désorientation ou leur piégeage en cas de conditions inhabituelles”, précise le CNRO.

     

    Dans son communiqué, le CNRO laisse entendre le long délai passé entre la survenue du drame et son signalement pour expliquer les difficultés de l’enquête. Il insiste notamment sur “l’importance de sensibiliser les communautés locales à signaler rapidement ce type d’évènement, afin de préserver les preuves et d’améliorer la réponse scientifique”.

     

    Le CNRO rappelle que c’est un pêcheur du hameau d’Antsako qui a découvert les corps sans vie de 22 de dauphins échoués sur une dune de sédiments à marée basse. L’alerte n’a cependant été donnée que quatre jours plus tard, regrette le Centre. “L’information n’a été partagée au Président des pêcheurs que quatre jours plus tard, déclenchant ainsi la mobilisation des équipes scientifiques”, écrit-il.

  • COOPÉRATION MÉDICALE – Cinq millions de patients pris en charge en 50 ans de présence de la mission médicale chinoise à Madagascar

    COOPÉRATION MÉDICALE – Cinq millions de patients pris en charge en 50 ans de présence de la mission médicale chinoise à Madagascar

    Antananarivo, 30 Juillet, 7h55 – 5 millions de patients pris en charge. 130 000 interventions chirurgicales. 700 médecins déployés en 24 promotions. Madagascar et la Chine mettent en avant des décennies de coopération médicale, marquée notamment par les 50 ans de la mission médicale chinoise sur le sol malgache, cette année.

    Depuis 1975, ce sont plus de 700 médecins chinois qui ont apporté leur expertise dans les hôpitaux malgaches, rapporte Wan Peng, ministre-conseiller et chef de service à l’ambassade de Chine à Madagascar. “Ils ont offert des soins médicaux dans quatre hôpitaux malgaches, où ils ont introduit des techniques médicales emblématiques de Chine, comme l’acupuncture et la chirurgie mini-invasive, mais aussi renforcé durablement les capacités médicales malgaches”, souligne le diplomate.

    Ces médecins, spécialisés en diverses disciplines comme la chirurgie, l’anesthésie, la gynécologie, la stomatologie et autres, effectuent une rotation biennale et travaillent en étroite collaboration avec leurs homologues malgaches. “Au fil de ce demi-siècle, ils ont pu soulager les souffrances de près de 5 millions de patients et réaliser plus de 130 000 interventions chirurgicales”, indique encore Wan Peng.

    Au-delà des soins, la mission médicale chinoise a aussi permis la formation de plus de 160 professionnels de santé locaux. Ces renforcements de capacité, réalisés dans les hôpitaux où les missionnaires effectuent leur mission, ont permis aux membres du personnel médical malgache de participer “pour la première fois plusieurs opérations complexes, comblant ainsi les lacunes techniques à Madagascar”, rappelle le ministre-conseiller.

    En plus de la mission médicale, la coopération sino-malgache dans le domaine de la santé s’est aussi illustrée à travers plusieurs projets structurants, comme la construction du Centre hospitalier universitaire d’Anosiala, le centre de lutte contre le paludisme ou encore les programmes humanitaires tels que “Opération Sourire” ou “Opération Vers la Lumière”. A cela s’ajoute le don de matériel médical pour renforcer les capacités locales de diagnostic et de traitement et l’escale du navire-hôpital chinois Arche de la Paix en 2024.

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  • Madagascar ambitionne de produire des antipaludiques à coût abordable pour l’Afrique

    Madagascar ambitionne de produire des antipaludiques à coût abordable pour l’Afrique

    Antananarivo, 30 Juillet, 6h30 – Madagascar propose une nouvelle fois ses solutions pour l’Afrique. Après le Covid Organics, le ministre de la Santé publique, le Pr Zely Arivelo Randriamanantany, annonce la production par la Grande île de médicaments antipaludiques, d’ici quelques temps. Des produits qui devraient être vendus à un prix abordable pour tous les Africains, avance-t-il. Un projet qu’il a partagé lors d’un panel dans le cadre de la Semaine de l’industrialisation de la SADC ce mardi.

    “Nous sommes à pied d’œuvre là-dessus”, lance le ministre Zely Arivelo Randriamanantany. Il fait part des difficultés pour plusieurs pays africains à se procurer des ACT, ces médicaments à base d’artémisinine pour la lutte contre le paludisme, avec notamment l’arrêt des activités de l’Agence des États Unis pour le développement international (Usaid).

    Ce membre du gouvernement parle de “régionalisation” avec cette démarche de produire pour satisfaire son propre besoin et ceux des autres pays. “Pourquoi acheter ailleurs quelque chose que nous pouvons produire à Madagascar. Nous devons tous avoir cet esprit-là pour faire en sorte que nous ne serions plus à la traîne”, souligne-t-il alors.

    En 2020, alors que le monde était en pleine pandémie de Covid-19, le président de la République Andry Rajoelina avait déjà annoncé la volonté de Madagascar de lancer une production à grande échelle d’Artemesia mais aussi une usine de transformation de cette plante médicinale. A l’époque, il avait indiqué que ce produit pourrait accélérer le développement de la Grande île qui dispose du plus grand stock dans le monde. Il avait notamment évoqué une production pouvant aller jusqu’à 3 000 tonnes par an. “Nous allons encourager les Malgaches à planter de l’Artemesia”, avait-il notamment déclaré à l’époque.

  • ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR – Les résultats du baccalauréat à publier avant le 21 août, selon le directeur des examens nationaux

    ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR – Les résultats du baccalauréat à publier avant le 21 août, selon le directeur des examens nationaux

    Antananarivo, 29 Juillet, 17h05 – Le compte à rebours est lancé. Après les épreuves de la semaine dernière, les candidats au baccalauréat général attendent avec impatience les résultats de leur examen. Ceux-ci devraient être publiés au plus tard un mois après le début des épreuves. Selon Harinaivo Hajasoa Ralaivao, directeur des examens nationaux, “ce qui est sûr, c’est que la publication des résultats ne devrait pas dépasser le 21 août”.

    La décision finale appartient au ministère de tutelle, et il est possible que celui-ci donne moins d’un mois pour la correction. Si le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique annonce un délai pour la publication des résultats, toutes les universités doivent suivre cette instruction. “Ceux qui sont en retard devraient alors accélérer le traitement des résultats”, poursuit notre source.

    Pour la province d’Antananarivo, la correction des copies a déjà commencé, et le jury de correction est déjà réunion à l’Université d’Antananarivo. Les correcteurs disposent encore de quelques semaines. Les candidats au baccalauréat technique et technologique, par contre, continuent encore de composer cette semaine en passant la deuxième partie des épreuves.

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  • PARTICIPATION CIVIQUE – Plus d’une trentaine de jeunes leaders formés sur le plaidoyer digital

    PARTICIPATION CIVIQUE – Plus d’une trentaine de jeunes leaders formés sur le plaidoyer digital

    Antananarivo, 27 Juillet, 19h15 – Ils sont 31 jeunes leaders, sélectionnés dans tout Madagascar, à bénéficier d’une formation intensive sur la participation civique. Ce programme est mené dans le cadre de l’initiative iParticipate qui avait été lancée officiellement mardi, avec pour objectif de renforcer la participation inclusive et citoyenne des jeunes et des femmes dans le processus démocratique et électoral, ainsi que leur participation accrue au développement du pays.

     

    Ce programme de formation intensif porte sur la création de contenus numériques au service de l’intérêt général, les techniques avancées de communication et le plaidoyer digital, comme précisé par le Conseiller en gouvernance du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), Kanil Lopes. “Ces jeunes, sélectionnés pour leur potentiel d’influence et leur ancrage communautaire, deviendront les porte-voix d’une nouvelle génération civique, capables de décentraliser le débat démocratique, d’impulser la participation inclusive, et de réconcilier institutions et citoyenneté”, lance-t-il.

     

    Kanil Lopes soutient que “la voix de la jeunesse malgache peine encore à se faire entendre dans les sphères décisionnelles”. Il estime alors que “l’absence d’opportunités concrètes d’engagement, l’exclusion numérique, la centralisation des dispositifs publics dessinent un paysage peu favorable à l’épanouissement d’une démocratie participative et vivante ”.

     

    La participation citoyenne des jeunes demeure par ailleurs limitée par des barrières socio-culturelles et structurelles. Il a été indiqué durant le lancement de l’initiative iParticipate que seulement 48% des jeunes enregistrés comme électeurs, 3,5% comme candidats aux législatives et moins de 2% aux municipales, lors du cycle électoral 2023-2025.

     

    Le Pnud avait alors lancé l’initiative iParticipate, en partenariat avec le ministère de la Jeunesse et des sports, pour renforcer la participation inclusive et citoyenne des jeunes et des femmes. “iParticipate va au-delà d’une simple activité. Il s’agit d’un engagement profond pour une citoyenneté active, repensée à l’aune des réalités numériques, sociales et territoriales de Madagascar”, soutient son Conseiller en gouvernance, Kanil Lopes.

     

    Photo : PNUD Madagascar

  • PROJET PRÉSIDENTIEL – La cité ministérielle à construire en priorité dans la nouvelle ville de Tana-Masoandro, selon Gérard Andriamanohisoa

    PROJET PRÉSIDENTIEL – La cité ministérielle à construire en priorité dans la nouvelle ville de Tana-Masoandro, selon Gérard Andriamanohisoa

    Antananarivo, 26 Juillet, 16h00 – Des constructions prioritaires. Gérard Andriamanohisoa, secrétaire d’Etat chargé des Nouvelles villes et de l’habitat classe parmi les priorités dans la réalisation du projet TanaMasoandro le chantier de la cité ministérielle. Il s’agit des bâtiments administratifs destinés à accueillir les différents ministères.

     

    A l’entendre, le lancement de la cité ministérielle est une “le plus urgent pour nous”. Ces bâtiments se trouvent parmi les infrastructures de base de la nouvelle ville dont la construction devrait se faire sur fonds de l’Etat.

     

    Le SENVH n’a pas encore évoqué de date pour les débuts de travaux concernant cette cité ministérielle. Il indique par contre que le processus d’appel d’offres est déjà en cours. Pour lui, c’est déjà une avancée majeure pour ce projet. L’objectif est de montrer que les travaux avancent pour attirer les investissements privés, souligne Gérard Andriamanohisoa.

  • ENSEIGNEMENT – Un nouvel appui de 185 millions de dollars de la Banque mondiale et du Partenariat mondial pour l’éducation pour améliorer l’accès et les apprentissages à Madagascar

    ENSEIGNEMENT – Un nouvel appui de 185 millions de dollars de la Banque mondiale et du Partenariat mondial pour l’éducation pour améliorer l’accès et les apprentissages à Madagascar

    Antananarivo, 24 Juillet, 11h30 – La Banque mondiale continue de soutenir l’éducation à Madagascar. Avec le programme de Transformation de l’accès et de l’apprentissage à Madagascar (Talim), cette institution de Bretton Woods entend toucher plus de 4,7 millions d’élèves, 135 000 enseignants et 27 000 écoles primaires publiques à travers Madagascar. Récemment approuvé par la Banque mondiale et le Partenariat mondial pour l’éducation et doté d’un financement global de 185 millions de dollars, ce projet vise à améliorer l’accès, la qualité de l’enseignement et la gouvernance du système éducatif malgache.

    Financé à hauteur de 150 millions de dollars par l’Association internationale de développement (IDA) et de 35 millions par le Partenariat mondial pour l’éducation, Talim s’inscrit dans le cadre du programme régional AIM4Learning, qui appuie l’innovation éducative en Afrique orientale et australe. À Madagascar, le projet vise principalement à rehausser le taux d’achèvement du primaire et à améliorer les résultats d’apprentissage, dans un contexte marqué par une crise éducative persistante.

    Selon les données officielles rapportées par la Banque mondiale, moins de deux élèves sur trois terminent le cycle primaire à Madagascar et près de 95 % ne savent pas lire correctement en fin de scolarité. Le taux de redoublement atteint 25,3 %, soit le double de la moyenne régionale en Afrique subsaharienne. Par ailleurs, le système repose encore largement sur les enseignants communautaires (Fram), qui représentent 63 % du personnel enseignant, souvent sans formation et rémunérés directement par les parents d’élèves.

    Le projet Talim, qui prend le relais du Programme d’appui à l’éducation de base (PAEB), entend répondre à ces défis par des actions ciblées dans trois domaines prioritaires. Il s’agira d’améliorer la qualité de l’enseignement à travers des actions de réforme du métier d’enseignant et d’encadrement des enseignants. Ce volet inclut, entre autres, l’intégration de 26 000 enseignants qualifiés sous contrat.

    Le programme Talim comprend également un important volet d’amélioration des infrastructures scolaires et de l’environnement d’apprentissage. Plus de 1 000 écoles dans les zones à risques cycloniques devraient ainsi être réhabilités. Des manuels scolaires en malgache et français ainsi que des livres de mathématiques devraient également être distribués dans le cadre du programme.

    Enfin, un appui financier sera affecté à la gouvernance et au pilotage du secteur. Les capacités du ministère de l’Education nationale seront renforcées, les outils de gestion numérisés, et les mécanimses de suivi améliorés. Le projet prévoit aussi l’élargissement du programme national de cantines scolaires, notamment dans les régions les plus touchées par l’insécurité alimentaire, afin d’améliorer la rétention des élèves et leur bien-être en milieu scolaire.

    Pour le représentant de la Banque mondiale à Madagascar, Atou Seck, “ce projet est une réponse ambitieuse à la crise de l’apprentissage à Madagascar”. Il ajoute que “chaque enfant mérite un bon départ dans la vie, et cela commence par une éducation de qualité”.