Catégorie : Social

  • EXAMEN OFFICIEL – Début des épreuves ce lundi matin pour 222 330 candidats au baccalauréat 

    EXAMEN OFFICIEL – Début des épreuves ce lundi matin pour 222 330 candidats au baccalauréat 

    Antananarivo, 21 Juillet, 7h00 – Jour J pour les 222 330 candidats qui vont passer leur baccalauréat ce lundi dans tout Madagascar. Ils seront environ 4 000 de plus que l’année dernière où ils étaient 218 395 candidats à se présenter. Selon les chiffres du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, 207 090 d’entre eux sont des candidats issus d’établissements scolaires, tandis que 15 240 sont des candidats libres.

     

    Le plus grand nombre des candidats est signalé dans la province d’Antananarivo avec 81 315 candidats inscrits. Ils sont 35 941 dans celle de Fianarantsoa, 33 837 à Toamasina, 27 724 à Toliara, 24 774 à Mahajanga et 18 709 à Antsiranana. Comme chaque année, les épreuves commencent avec la philosophie.

  • AFFAIRE AMBOHIMALAZA – Le ministre de la Santé soulève des “symptômes non liés au botulisme” pour écarter la piste de l’intoxication à la toxine botulinique

    AFFAIRE AMBOHIMALAZA – Le ministre de la Santé soulève des “symptômes non liés au botulisme” pour écarter la piste de l’intoxication à la toxine botulinique

    Antananarivo, 20 Juillet, 22h10 – “Destruction du foie. Insuffisance rénale. Tension instable. Tachycardie”. Le ministre de la Santé publique, le Pr Zely Randriamanantany évoque des signes cliniques qui ne sont pas censés se manifester chez les patients atteints de botulisme pour réfuter le botulisme dans l’affaire Ambohimalaza. 

    “Le botulisme n’entraîne pas de problème hépatique, or ces gens, à leur admission, ont tous eu leur foie détruit”, rapporte le ministre en marge d’une visite qu’il a rendue aux patients encore hospitalisés à l’Hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona. “Le botulisme ne cause pas de problème rénal mais attaque tout de suite les nerfs. Or, ces gens ont tous eu des problèmes d’insuffisance rénale”, souligne-t-il encore. Il ajoute également que “le botulisme n’implique ni problème tensionnel ni problème cardiaque, or ces gens ont eu une tension instable et ont fait de la tachycardie, c’est à dire que leur coeur bat très vite”.

    A en croire le Pr Zely Randriamanantany, aucun des patients n’a non plus eu une “vision double”. “Lisez bien”, lance-t-il à ceux qui se basent sur leurs lectures pour avancer la thèse du botulisme. “Il y est écrit diplopie, donc une vision double. Mais demandez à tous ces gens, aucun d’entre eux n’a eu de vision double”, martèle-t-il. 

    Dans leurs premiers témoignages à la presse, des proches de défunts et des patients évoquent des symptômes comme “des vomissements, des problèmes de vision, de la faiblesse musculaire, de la fatigue, des problèmes respiratoires, ou encore des difficultés à parler”. Des professionnels de santé qui ont pris en charge les patients parlent, sous couvert d’anonymat, de symptômes s’apparentant à ceux du botulisme, mais indiquent que “seules les analyses permettent de confirmer cette thèse”. 

    Les analyses effectuées jusqu’ici n’infirment ni ne confirment le botulisme. Les autorités judiciaires indiquent que les analyses effectuées à l’étranger et les observations effectuées sur les souris de laboratoire ont révélé une substance “hautement toxique et dangereuse” mais aussi “inhabituelle que l’on ne trouve ni dans l’alimentation humaine ni dans l’estomac humain”. 

    Pour réfuter le botulisme, le ministère de la Santé publique a surtout insisté sur les connaissances scientifiques et les résultats des recherches qui indiquent que la toxine botulinique n’a jamais été retrouvée dans une pâtisserie. Le directeur général des fournitures des soins et le directeur du laboratoire des analyses médicales (LA2M) ont indiqué que la nature du donut, principal aliment soupçonné d’être à l’origine du décès, ne lui permettait pas de contenir la toxine botulinique. 

     

    Mise à jour et précisions : Le ministre a précisément parlé de vision double (mandroroa ny maso).

  • STATUTS – Des représentants du personnel de la Jirama à intégrer dans son Conseil d’administration et son Comité de redressement

    STATUTS – Des représentants du personnel de la Jirama à intégrer dans son Conseil d’administration et son Comité de redressement

    Antananarivo, 20 Juillet, 10h55 – Des concessions. Après les avoir initialement exclus du “Conseil d’administration” et du “Comité de redressement” dans les nouveaux statuts de la Jirama, l’Etat a “accepté” que des représentants du personnel de la compagnie siègent au sein de ces deux structures en tant que membres. Ce changement en matière de gouvernance de la société d’Etat a été convenu lors de la rencontre entre les représentants de la Jirama et le Président de la République au Palais d’Etat d’Iavoloha jeudi. C’est le ministère de l’Energie et des hydrocarbures qui en a fait le rapport samedi.

     

    Aucun représentant du personnel de la Jirama n’était prévu siéger dans son Conseil d’administration, fixé au départ à neuf membres. Dans ses nouveaux statuts, la compagnie était prévu être administrée par un CA composé d’un représentant de la Présidence, d’un représentant de la Primature, d’un représentant du ministère en charge des Finances, d’un représentant en charge de l’Énergie, d’un représentant du ministère en charge de l’Eau, de trois représentants du secteur privé et d’un représentant des consommateurs.

     

    Le personnel de la Jirama devrait de nouveau y être représenté, comme auparavant. Ils auront à proposer trois noms; et c’est la Présidence et le Gouvernement qui feront le choix d’un représentant. Les membres de ce CA devraient être choisis sur la base de leurs compétences et expériences par rapport à l’objet social et aux besoins de la Société.

     

    Les agents en activité au sein de la Jirama ne pouvaient pas non plus siéger en tant que membres du Comité de Redressement, d’après ses nouveaux statuts. Au départ, ce comité devait être composé d’experts et de consultants, qui sont nommés par le CA.

     

    Mais le personnel peut maintenant avoir leur représentant dans cette structure. Ce représentant devrait toutefois disposer d’une expertise avérée en matière financière, managériale et d’une maîtrise des enjeux techniques relatifs aux activités de la Jirama. Ce Comité de Redressement est mis en place à titre provisoire.

     

    L’Etat s’est dit ouvert au dialogue. Les discussions et échanges pour le redressement de la Jirama se poursuivent, indique le ministère de l’Energie et des hydrocarbures dans son rapport.

  • AFFAIRE AMBOHIMALAZA – Des interrogatoires à venir pour l’hôtesse de l’anniversaire meurtrier et ses proches après des plaintes, selon le ministre de la Justice

    AFFAIRE AMBOHIMALAZA – Des interrogatoires à venir pour l’hôtesse de l’anniversaire meurtrier et ses proches après des plaintes, selon le ministre de la Justice

    Antananarivo, 20 Juillet, 7h10 – La jeune femme qui a célébré l’anniversaire meurtrier à Ambohimalaza et ses proches devraient bientôt être entendus par la justice. C’est ce qu’a confirmé samedi soir dans une vidéo diffusée sur la chaîne de télévision publique le ministre de la Justice, Benjamin Rakotomandimby. Il souligne que cet interrogatoire devrait avoir lieu “parce que des plaintes ont été déposées contre celle dont on a fêté l’anniversaire et sa famille”.

    Jusqu’ici, l’hôtesse de la fête à l’origine de la mort d’au moins 30 morts n’a pas été entendue par la justice. La procureure de la République Narindra Rakotoniaina avait indiqué ne pas pouvoir le faire compte tenu de l’état de santé de la jeune femme. “Elle est encore sous traitement et se trouve dans le coma. Nous ne pouvons donc pas procéder à son interrogatoire”, avait soulevé la procureure le 22 juin. La semaine dernière, la magistrate s’est fait filmer au chevet de la jeune femme pour ensuite déclarer que “comme nous venons de le voir, Fenohasina et ses amis sont encore en pleins soins”. 

    Si l’on en croit la déclaration vidéo du ministre de la Justice, les proches de la jeune femme, n’auraient donc pas non plus été interrogés jusqu’ici. Mais ils devraient bientôt aussi faire l’objet d’enquête après que des plaintes ont été déposées contre eux, précise encore le ministre. Jeudi, les proches de quelques victimes ont déclaré à la presse avoir porté plainte contre l’hôtesse de l’anniversaire et sa mère. 

    Le garde des sceaux rapporte également avoir donné “des instructions à la procureure de la République de convoquer tous ceux qu’il faut entendre dans ce dossier”. Il dit également avoir insisté sur la “nécessité d’accélérer les enquêtes pour avancer vers le procès devant la Cour criminelle”. Il évoque dans la foulée la neutralité des autorités dans cette affaire. “L’État dirigé par le Président respecté Andry Rajoelina n’a personne à protéger dans cette affaire”, martèle-t-il. Il 

    Trois personnes ont déjà été placées en détention provisoire dans le cadre de ce dossier que les autorités qualifient d’empoisonnement et qui a tué au moins 30 personnes. Samedi soir, le ministre de la Santé qui s’est rendu au chevet de la dizaine de patients encore hospitalisés à l’hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona a encore rejeté la thèse du botulisme. Par ailleurs, les autorités judiciaires et sanitaires refusent de révéler la nature de la substance hautement toxique, dangereuse et inhabituelle, invoquant “le secret de l’instruction et les inquiétudes d’utilisation du produit par des personnes malveillantes”. 

  • MOBILITÉ URBAINE – La deuxième vague de nouveaux bus thermiques débarque à Madagascar

    MOBILITÉ URBAINE – La deuxième vague de nouveaux bus thermiques débarque à Madagascar

    Antananarivo, 19 Juillet, 21h15 – Une centaine de nouveaux bus arrivent. Fonctionnant au gasoil, ces véhicules appartenant à l’Etat viennent compléter la flotte de 30 bus officiellement réceptionnés le 24 juin dernier. Cette deuxième vague de bus entre dans le cadre du projet étatique d’importation de 300 bus thermiques pour “moderniser” le transport urbain sur la Grande île. Les 170 bus restants sont attendus d’ici le début du mois d’août.

    Comme déjà annoncé par les autorités, ces bus devraient être déployés dans les principales grandes villes du pays. “Ils ne seront pas limités à la Capitale”, assure le ministère des Transports et de la météorologie dans le communiqué annonçant leur arrivée. “Ils seront envoyés progressivement dans les autres grandes villes en fonction des priorités et des besoins que l’on aura identifiés”, poursuit le ministère.

    En attendant, les bus disposent déjà d’un code couleur en fonction des lignes qu’ils vont desservir. L’objectif est de faciliter leur identification mais aussi le contrôle quand ils seront fonctionnels, souligne le ministère. Il s’agira également de permettre une bonne organisation et une bonne coordination des opérateurs qui vont les exploiter. C’est ainsi qu’après les 30 bus peints en noir et orange, les 100 autres bus sont en beige, rouge, vert et bleu.

    Selon les autorités, l’exploitation de ces bus, qui sont des propriétés de l’Etat, sera confiée à des opérateurs privés, individus, coopératives ou entreprises dans le cadre de contrat de concession. La mise en service des 300 bus thermiques annoncés devrait créer 1 500 emplois directs.

    Outre les 130 bus thermiques déjà arrivés au pays, 12 bus électriques sont déjà aussi disponibles. Ils ont déjà servi durant le réveillon de la fête de l’indépendance pour transporter gratuitement le public au spectacle de feux d’artifice du côté du site Lac Iarivo. Ils devraient également servir durant le Sommet de la Communauté de développement d’Afrique australe prévu en août. La voie qu’ils vont emprunter sur la route de Tsarasaotra pour rejoindre Ivato est déjà en cours de finition, si l’on en croit le secrétariat d’État en charge des Nouvelles villes et de l’habitat.

  • PARC URBAIN – Des infrastructures à livrer du côté du Lac Iarivo avant le 45e sommet de la Sadc à Antananarivo 

    PARC URBAIN – Des infrastructures à livrer du côté du Lac Iarivo avant le 45e sommet de la Sadc à Antananarivo 

    Antananarivo, 19 Juillet, 12h45 – Le Lac Iarivo ne sera pas le site principal du 45e Sommet des Chefs d’État et de Gouvernement de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC). Plusieurs activités satellites et événements annexes se tiendront néanmoins sur les lieux. Gérard Andriamanohisoa, secrétaire d’Etat en charge des Nouvelles villes et de l’habitat (SENVH), assure qu’ “une partie des infrastructures prévues sur le Lac Iarivo sera prête avant l’arrivée des premiers invités”.

     

    Il s’agira, entre autres, du village artisanal, du Palais des expositions, des fontaines à jets d’eau sur le lac Ivato, la promenade urbaine. L’extension de la route de Tsarasaotra qui accueillera les bus électriques destinés à desservir Ivato durant le Sommet devrait également déjà être opérationnelle lorsque les visiteurs seront au pays.

     

    Pour ce qui est du reste des travaux sur le Lac Iarivo, le ministre indique que cela se poursuivra après le Sommet de la SADC. Parmi les infrastructures attendues figure le Palais du futur et de l’innovation qui fonctionnera au tout solaire et qui sera un pôle technologique pour les jeunes. Mais il est également prévu un grand giratoire et une porte pour relier le site au point kilométrique zéro de l’autoroute Antananarivo-Toamasina.

     

    Un hôtel et un restaurant flottants avaient également été annoncés sur le site, ainsi que divers boxes pour accueillir des restaurants et des fast-food. Il avait également été évoqué la construction d’un Centre de conférences internationales pour accueillir le Sommet de la SADC. Mais “le Conseil des ministres avait décidé depuis un certain temps d’accueillir le Sommet proprement dit au Centre de conférences internationales d’Ivato”, souligne Gérard Andriamanohisoa.

     

    Photo : SENVH

  • ECLAIRAGE – Des kits solaires “sociaux” gratuits pour les familles vulnérables, des kits solaires à prix subventionnés pour les ménages de la classe moyenne

    ECLAIRAGE – Des kits solaires “sociaux” gratuits pour les familles vulnérables, des kits solaires à prix subventionnés pour les ménages de la classe moyenne

    Antananarivo, 18 Juillet, 10h30 – Améliorer l’accès à un éclairage durable. C’est la contribution attendue du programme social de fourniture gratuite des kits solaires sociaux aux populations vulnérables. Son lancement a été approuvé en Conseil des ministres mercredi.

    Ce programme social d’acquisition et de distribution de kits solaires sociaux entre dans le cadre des projets Lead (Least Cost Electricity Access Development Project) et Decim (Digital and Energy Connectivity for Inclusion in Madagascar Project) avec la Banque mondiale. L’acquisition des kits sociaux est confiée au Bureau des Nations unies pour les services d’appui aux projets (Unops).

    Il avait été annoncé à l’issue d’une rencontre, au mois de mai, entre une délégation de l’Unops et le Président de la République que c’est cet organe opérationnel des Nations unies qui facilitera l’achat et la distribution de plus de 1,2 million de kits solaires dans le cadre de ces projets financés par la Banque mondiale. L’initiative devrait permettre d’étendre l’accès à l’électricité à 6 millions de citoyens.

    C’est l’Unops qui réalisera donc l’acquisition des kits sociaux, mais c’est “selon une procédure compétitive” pour “garantir la qualité et l’efficacité”, souligne le compte rendu du dernier Conseil des ministres. Ce rapport indique que des recommandations techniques ont été formulées pour garantir la durabilité, la performance et la qualité des kits solaires sociaux. Ces recommandations incluent la certification Verasol, la portabilité, la durée de vie, et des normes non restrictives à finaliser par les équipes du ministère, la Banque mondiale et l’Unops avant l’appel d’offres.

    Un autre programme plus “commercial” est également lancé. Il repose pour sa part sur la vente de kits solaires subventionnés aux ménages moins vulnérables. Et ce, à travers un mécanisme de Financement Basé sur les Résultats (FBR) qui est géré par un gestionnaire de fonds.

    Dans ce programme, l’acquisition et la vente des kits solaires seront confiées aux entreprises privées spécialisées dans les systèmes solaires. Il portera sur des kits plus puissants, capables d’alimenter des équipements ménagers et productifs, précise le rapport du Conseil des ministres.

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  • COMMÉMORATION – Il y a 30 ans, le crash d’un DC3 de l’Armée tue 36 personnes et endeuille le monde humanitaire de Madagascar et de La Réunion

    COMMÉMORATION – Il y a 30 ans, le crash d’un DC3 de l’Armée tue 36 personnes et endeuille le monde humanitaire de Madagascar et de La Réunion

    Antananarivo, 18 Juillet, 12h45 – “Je vais devoir survivre et vivre avec ce poids, ce sentiment de responsabilité, cette tristesse immense qui me submergera très vite ensuite. Et je reprendrai les missions humanitaires, en l’honneur de mes amis, de mon frère, morts tragiquement alors qu’ils secouraient leurs semblables”. C’est en poursuivant ses missions, celles du médecin humanitaire, que le Dr Firoze Koytcha, survivant du crash du DC3 de l’Armée malgache le 18 juillet 1995, rend hommage à ses compagnons de l’Association sanitaire karana, devenue aujourd’hui Médecins de l’océan Indien.

     

    Il y a 30 ans, le 18 juillet 1995, l’avion militaire revenait de Maintirano. Il transportait 40 personnes, dont 22 missionnaires bénévoles de l’ONG qui revenaient d’une mission humanitaire de dix jours, six membres de l’équipage, et d’autres passagers. Vers 13h30, alors qu’il s’approchait de l’aéroport et s’apprêtait à atterrir, l’appareil s’écrase, à environ 600m de la piste. 36 personnes perdent la vie dans l’accident.

     

    Les archives du bureau des accidents d’avion (B3A) parlent d’une double panne de moteur au cours de la phase d’approche. La surcharge de l’avion, conçu pour 26 passagers et six membres de l’équipage, avait également évoquée mais les enquêteurs ont indiqué que le poids de fret était minime. Le DC3, construit en 1944, avait pourtant effectué plusieurs rotations dans les jours précédents sans incident. “Nous avons voyagé à bord de cet avion par deux fois pour aller vers Maintirano sans problème”, témoigne le Dr Firoze Koytcha.

     

    Trente ans plus tard, le médecin, rescapé du drame, est toujours profondément marqué par cette tragédie. Mais à 86 ans, il continue les missions et prépare la 85ème mission de l’ONG qui devrait avoir lieu à Morondava dans les prochains mois. “Il n’était pas question d’abandonner”, confie-t-il, parlant d’un devoir de mémoire et d’un engagement humanitaire. “Etre humanitaire n’est pas sans risque”, souligne-t-il.

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  • AFFAIRE AMBOHIMALAZA – Le bilan de la suspicion d’empoisonnement s’alourdit à 26 décès à l’HJRA

    AFFAIRE AMBOHIMALAZA – Le bilan de la suspicion d’empoisonnement s’alourdit à 26 décès à l’HJRA

    Antananarivo, 18 Juillet, 11h30 – Plus d’un mois après les faits, les aliments servis à la fête d’anniversaire du 14 juin à Ambohimalaza continue de faire de nouvelles victimes. Un nouveau décès a été enregistré à l’Hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona (HJRA) dans la nuit de mercredi, confirme le ministère de la Santé publique. Ce qui porte à 26 le nombre total des patients décédés dans cet établissement suite à la suspicion d’empoisonnement.

    Avec les trois décès officiellement reconnus en dehors de l’HJRA par les autorités sanitaires, le drame d’Ambohimalaza aura donc fait au moins 29 morts. Ils sont 15 patients à avoir pu regagner leur domicile après prise en charge à l’HJRA. Cet établissement hospitalier public prend encore en charge 11 patients.

  • SUSPICION D’EMPOISONNEMENT – La directrice de la veille sanitaire du ministère de la Santé se demande “à quoi bon insister de chercher du botulisme là où on n’en a jamais trouvé”

    SUSPICION D’EMPOISONNEMENT – La directrice de la veille sanitaire du ministère de la Santé se demande “à quoi bon insister de chercher du botulisme là où on n’en a jamais trouvé”

    Antananarivo, 17 Juillet, 11h45 – “Je ne veux pas savoir”. Le Dr Manuella Vololoniaina, directrice de la veille sanitaire, de la surveillance épidémiologique et riposte (DVSSER) auprès du ministère de la Santé publique indique ne pas vouloir connaître quelle était la substance toxique et dangereuse qui a tué au moins 28 personnes à l’issue d’une fête d’anniversaire organisée à Ambohimalaza le 14 juin dernier. “Je n’ai pas le nom, mais on m’a dit que c’est de l’empoisonnement. Et je ne veux pas savoir”, répond-elle à TV5 Monde et Radio France internationale qui l’ont interrogée mercredi, après autorisation du ministère.

    S’en tenant à la version du ministère de la Santé publique qui soutient que “jamais on n’a trouvé de toxine de botulisme dans une pâtisserie”, elle n’estime pas nécessaire que des analyses pour rechercher la toxine botulinique soient menées. Les mêmes arguments ont été défendus par le directeur général des fournitures de soins (DGFS) auprès du ministère, le Dr Rija Niaina Andriantiaray Ramarolahy, et le directeur du Laboratoire des analyses médicales de Madagascar LA2M, le Dr Andry Andrianarivelo. “A quoi bon insister d’analyser, de chercher du botulisme dans quelque chose où on n’en a pas trouvé”, poursuit alors la DVSSER dans son interview.

    Dans son premier rapport toxicologique des échantillons de vomis et de restes des aliments servis à Ambohimalaza le 14 juin, l’Agence de contrôle de la sécurité sanitaire et de la qualité des denrées alimentaires (ACSSQDA) avait annoncé qu’il fallait encore “réaliser une analyse bactériologique des restes alimentaires et des vomissements des patients atteints de la maladie”. Les résultats de cette analyse bactériologique, si elle a été faite, n’ont pas été rendus publics.

    Les autorités sanitaires et le gouvernement ont conclu à un empoisonnement sur la base des expérimentations réalisées sur des souris de laboratoire. Selon le compte-rendu du ministre de la Santé publique, le Pr Zely Randriamanantany, “après ingestion des échantillons suspects et des vomissements, les souris sont mortes sur le coup”.

    Les résultats de l’investigation menée sur les échantillons prélevés et scellage effectué par l’équipe de la direction de la protection des consommateurs du ministère de l’Industrialisation et du commerce n’ont pas non plus été rendus publics. Si l’on en croit le directeur général des fournitures de soins (DGFS) auprès du ministère, le Dr Rija Niaina Andriantiaray Ramarolahy, les échantillons envoyés à l’étranger pour analyse sont plutôt des prélèvements sanguins et du contenu gastrique.

    Les résultats des analyses effectuées à l’étranger n’ont pas non plus été rendus publics. Les autorités sanitaires et judiciaires se sont contentés d’indiquer que les échantillons contenaient des substances inhabituelles que l’on ne retrouve ni dans l’alimentation humaine ni dans l’estomac humain. La procureure de la République, Narindra Rakotoniaina, affirme que le nom de la substance relève du secret de l’instruction. Mais elle explique également la confidentialité de cette information pour prévenir tout autre acte malveillant.

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