Catégorie : Monde

  • ETATS-UNIS – Trump signe un décret imposant des sanctions à l’encontre de la CPI

    ETATS-UNIS – Trump signe un décret imposant des sanctions à l’encontre de la CPI

    Washington, 7 Février (VOANews) – Le président américain Donald Trump a autorisé jeudi des sanctions économiques et de voyage ciblant les personnes qui travaillent sur des enquêtes de la Cour pénale internationale visant des citoyens américains ou des alliés des États-Unis tels qu’Israël, réitérant ainsi une mesure qu’il avait prise lors de son premier mandat.

    Cette mesure coïncide avec la visite à Washington du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, qui, avec son ancien ministre de la défense et un dirigeant du groupe militant palestinien Hamas, est recherché par la CPI dans le cadre de la guerre dans la bande de Gaza.

    Lors de la première administration Trump en 2020, Washington avait imposé des sanctions à la procureure Fatou Bensouda et à l’un de ses principaux collaborateurs dans le cadre de l’enquête de la CPI sur des crimes de guerre présumés commis par les troupes américaines en Afghanistan.

    La CPI n’a pas répondu immédiatement à une demande de commentaire. Les sanctions comprennent le gel des avoirs américains des personnes désignées et l’interdiction pour elles et leurs familles de se rendre aux États-Unis.

    La CPI, qui compte 125 membres, est une cour permanente qui peut poursuivre des individus pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité, génocide et crime d’agression contre le territoire d’États membres ou par leurs ressortissants. Les États-Unis, la Chine, la Russie et Israël n’en sont pas membres.

    Donald Trump a signé ce décret après que les démocrates du Sénat américain ont bloqué, la semaine dernière, un projet de loi visant à mettre en place un régime de sanctions à l’encontre de la Cour des crimes de guerre.

    Le tribunal a pris des mesures pour protéger le personnel d’éventuelles sanctions américaines, en payant les salaires trois mois à l’avance, alors qu’il se prépare à des restrictions financières qui pourraient paralyser le tribunal des crimes de guerre, ont déclaré des sources à Reuters le mois dernier.

    En décembre, la présidente de la Cour, la juge Tomoko Akane, a averti que les sanctions « saperaient rapidement les opérations de la Cour dans toutes les situations et toutes les affaires, et mettraient en péril son existence même ».

    La Russie s’est également attaquée à la Cour. En 2023, la CPI a délivré un mandat d’arrêt à l’encontre du président Vladimir Poutine, l’accusant du crime de guerre que constitue la déportation illégale de centaines d’enfants d’Ukraine. La Russie a interdit l’entrée au procureur général de la CPI, Karim Khan, et l’a placé, ainsi que deux juges de la CPI, sur sa liste de personnes recherchées.

  • PROCHE ORIENT – Israël se retire du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU

    PROCHE ORIENT – Israël se retire du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU

    Jérusalem, 6 février (Xinhua) — Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Sa’ar, a informé jeudi le Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies (CDHNU) qu’Israël ne participerait plus au Conseil. Cette décision israélienne survient deux jours après que le président américain Donald Trump a annoncé le retrait de son pays du principal organe onusien dédié aux droits humains.

    Gideon Sa’ar a écrit au président du CDHNU, Jürg Lauber, pour lui faire savoir que « cette décision a été prise à la lumière de l’incessante partialité institutionnelle contre Israël au Conseil des droits de l’Homme, qui dure depuis sa création en 2006 ». Selon le ministre, le CDHNU « est devenu un outil politique et une plateforme opportune, utilisé avec cynisme pour servir certaines fins politiques, pour critiquer et délégitimer Israël ».

    Le ministre israélien a affirmé qu’Israël avait été la cible de plus de 20% de toutes les résolutions condamnatoires adoptées au CDHNU, « plus que (celles) contre l’Iran, Cuba, la RPDC et le Venezuela combinés ». Il a ajouté que depuis le 7 octobre 2023, « le Conseil a utilisé toutes les plateformes pour diffuser de fausses informations et des calomnies contre Israël ». Le responsable israélien a écrit sur le réseau social X que « rejoignant la juste décision du président Trump, Israël ne tolérera plus l’antisémitisme flagrant du Conseil ».

     

    Textes et photo d’illustration : Xinhua

  • DIPLOMATIE – Les Etats-Unis se retirent du Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies

    DIPLOMATIE – Les Etats-Unis se retirent du Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies

    Washington, 5 février (Xinhua) — Le président américain Donald Trump a signé mardi un décret retirant les Etats-Unis du Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies (CDHNU). Le décret met également un terme au financement de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), et demande au département d’Etat américain de réévaluer l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO).

    Donald Trump a fait cette annonce le jour même de sa rencontre avec le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, dont le pays a constamment critiqué l’organisme de défense des droits de l’Homme et l’UNRWA pour leur prétendue partialité à l’encontre d’Israël.

    Au cours du premier mandat de Donald Trump, les Etats-Unis se sont retirés du CDHNU en juin 2018. En février 2021, le secrétaire d’Etat de l’époque, Antony Blinken, a déclaré que l’administration Biden se réengagerait auprès du conseil en tant qu’observateur. Depuis 1950, l’UNRWA aide les réfugiés palestiniens en Jordanie, au Liban, en Syrie, dans la bande de Gaza et en Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est.

    Textes et photo : Xinhua

  • SUEDE – Une fusillade de masse fait une dizaine de morts dans un établissement de formation suédois, selon la police

    SUEDE – Une fusillade de masse fait une dizaine de morts dans un établissement de formation suédois, selon la police

    Helsinki, 4 février (Xinhua) — La police suédoise a annoncé mardi soir qu’une dizaine de personnes avaient été tuées dans une fusillade de masse survenue dans une école d’Orebro, dans le centre de la Suède.

    « Une dizaine de personnes ont été tuées aujourd’hui », a déclaré la police locale lors d’une conférence de presse, précisant qu’elle ne connaissait pas encore le bilan exact de l’incident, l’enquête et les opérations de recherche étant toujours en cours.

    Le tireur présumé figure parmi les morts, il n’était « pas connu des services de police ». Les premiers éléments d’enquête ont confirmé que le suspect avait agi seul, selon la police.

    L’établissement visé, connu sous le nom de Risberska Skolan, est un centre éducatif qui accueille principalement des adultes de plus de 20 ans. Il propose également des cours de primaire et de secondaire ainsi que des cours de suédois à destination des immigrés. Il est situé à environ 200 km à l’ouest de Stockholm.

    Le Premier ministre suédois Ulf Kristersson a déclaré un peu plus tôt à la radio que l’incident était « très douloureux » pour le pays, et que ses pensées allaient à celles et ceux qui ont été touchés par cette « horreur ».

     

    Textes et photo : 

  • PROCHE-ORIENT – Donald Trump affirme que “les Etats-Unis vont prendre le contrôle de la bande de Gaza”

    PROCHE-ORIENT – Donald Trump affirme que “les Etats-Unis vont prendre le contrôle de la bande de Gaza”

    Washington, 5 Février (VOANews) – Le président américain Donald Trump a déclaré qu’il souhaitait que les États-Unis s’approprient la bande de Gaza, allant au-delà de ses précédentes déclarations visant à forcer les Palestiniens de l’enclave déchirée par la guerre à se réinstaller dans les pays voisins, la Jordanie et l’Égypte. “Les États-Unis prendront le contrôle de la bande de Gaza, et nous ferons du bon travail avec elle”, déclare-t-illors d’une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à la Maison-Blanche mardi soir.

    Ces derniers jours, des centaines de milliers de Palestiniens vivant dans le sud de la bande de Gaza ont marché vers le nord, en direction de leurs maisons, après qu’Israël a autorisé le retour des habitants dans le cadre du cessez-le-feu et de l’accord de libération des otages conclu avec le Hamas. Donald Trump a déclaré qu’il souhaitait développer la région pour en faire ce qu’il appelle « la Riviera du Moyen-Orient ».

    “Tous ceux à qui j’ai parlé adorent l’idée que les États-Unis possèdent ce terrain, le développent et créent des milliers d’emplois avec quelque chose qui sera magnifique, dans une région vraiment magnifique”, souligne-t-il.

    Benjamin Netanyahou indique, de son côté, que l’un de ses objectifs de guerre était de faire en sorte que le Hamas ne représente plus jamais une menace pour Israël. Mais Donald Trump, ajoute-t-il, “porte cela à un niveau beaucoup plus élevé”. “Je pense que c’est quelque chose qui pourrait changer l’histoire, et cela vaut la peine de poursuivre dans cette voie”, poursuit-il.

    Donald Trump n’a pas donné de détails sur la manière dont il envisageait d’exercer un contrôle sur la région ravagée par 15 mois de guerre, mais il n’a pas exclu l’envoi de troupes américaines. “Si c’est nécessaire, nous le ferons. Nous prendrons le contrôle de cette partie et nous la développerons”, glisse-t-il.

    Les déclarations de Donald Trump marquent un changement remarquable par rapport à ses critiques sur l’implication des États-Unis dans les conflits au Moyen-Orient. Il voit une “position de propriétaire à long terme” pour les États-Unis qui apporterait “une grande stabilité à cette partie du Moyen-Orient, et peut-être à l’ensemble du Moyen-Orient”, selon ses termes, assurant que “cette décision n’a pas été prise à la légère”.

    L’Autorité palestinienne et les pays de la Ligue arabe, dont l’Égypte, la Jordanie et l’Arabie saoudite, ont rejeté au début du mois le projet de Trump de relocaliser les Palestiniens. Ils ont averti que de tels plans “menacent la stabilité de la région, risquent d’étendre le conflit et compromettent les perspectives de paix et de coexistence entre ses peuples”.

    La déclaration de Donald Trump sur Gaza est le dernier signe en date de ses ambitions expansionnistes, après ses déclarations visant à racheter le Groenland au Danemark, à s’emparer du canal de Panama et à absorber le Canada.

  • AMERIQUE DU NORD – Le Canada et les Etats-Unis conviennent de suspendre les droits de douane proposés pendant au moins 30 jours

    AMERIQUE DU NORD – Le Canada et les Etats-Unis conviennent de suspendre les droits de douane proposés pendant au moins 30 jours

    Ottawa, 3 février (Xinhua) — Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a déclaré lundi que les tarifs douaniers proposés entre les Etats-Unis et le Canada seraient suspendus pendant au moins 30 jours. Justin Trudeau a fait cette annonce sur son compte de réseau social après s’être entretenu avec le président américain Donald Trump.

    Le Canada renforce la frontière avec de nouveaux hélicoptères, technologies et personnel, améliore la coordination avec les partenaires américains et augmente les ressources pour stopper le flux de fentanyl, souligne le Premier ministre, ajoutant que près de 10.000 membres du personnel de première ligne travaillent et travailleront à la protection de la frontière. Le Canada nommera également un « Tsar du fentanyl » dans le cadre de son accord avec les Etats-Unis, ajoute-t-il.

    « Nous ajouterons des cartels à la liste de terroristes, veillerons à ce que la frontière soit surveillée 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, et lancerons une force de frappe conjointe canado-américaine pour lutter contre le crime organisé, le fentanyl et le blanchiment d’argent », poursuit Justin Trudeau. Le Canada et les Etats-Unis semblent avoir évité pour l’instant une guerre tarifaire coûteuse.

    Samedi, l’administration Trump a annoncé l’imposition de droits de douane sur les importations en provenance du Canada, du Mexique et de la Chine. Les tarifs douaniers sur le Canada étaient ainsi prévus s’établir à 25% sur toutes les importations et de 10% sur les produits de l’énergie. Le Canada a riposté avec des droits de douane de 25% sur 155 milliards de dollars canadiens (107 milliards de dollars américains) de produits américains.

    Textes et photo : Xinhua

  • AFRIQUE – Les rebelles du M23 déclarent un cessez-le-feu unilatéral dans l’Est de la RD Congo

    AFRIQUE – Les rebelles du M23 déclarent un cessez-le-feu unilatéral dans l’Est de la RD Congo

    Goma, 4 Février, (VOANews) – Les rebelles qui se sont emparés de Goma, ville clé de l’Est de la République Démocratique du Congo, ont annoncé lundi un cessez-le-feu unilatéral dans la région pour des raisons humanitaires, à la suite d’appels en faveur d’un corridor sûr pour l’aide et les centaines de milliers de personnes déplacées.

    Selon les rebelles du M23, le cessez-le-feu devrait commencer mardi. L’annonce est intervenue peu après que l’agence sanitaire des Nations unies a déclaré qu’au moins 900 personnes avaient été tuées dans les combats de la semaine dernière à Goma entre les rebelles et les forces congolaises.

    Cette ville de 2 millions d’habitants, capitale de la province du Nord Kivu, se trouve au cœur d’une région dont les richesses minières se chiffrent en milliards de dollars et qui reste sous le contrôle des rebelles. Le M23 aurait gagné du terrain dans d’autres régions de l’Est du Congo et progressé vers Bukavu, capitale de la province du Sud Kivu.

    Mais les rebelles ont déclaré lundi qu’ils n’avaient pas l’intention de s’emparer de Bukavu, bien qu’ils aient précédemment exprimé leur ambition de marcher sur la capitale du Congo, Kinshasa, à plus de mille kilomètres de là. “Il doit être clair que nous n’avons pas l’intention de nous emparer de Bukavu ou d’autres régions. Cependant, nous réitérons notre engagement à protéger et à défendre la population civile et nos positions”, déclare le porte-parole des rebelles du M23, Lawrence Kanyuka, dans un communiqué.

    Le gouvernement congolais n’a fait aucun commentaire dans l’immédiat. L’annonce des rebelles est intervenue à la veille d’un sommet conjoint organisé cette semaine par les blocs régionaux d’Afrique australe et d’Afrique de l’Est, qui ont appelé à un cessez-le-feu. Le président du Kenya, William Ruto, a déclaré que les présidents du Congo et du Rwanda y participeraient. Le Rwanda est notamment accusé par les Nations unies de soutenir les rebelles.

    Les ministres des affaires étrangères du groupe des sept économies avancées, ou G7, ont exhorté les parties au conflit à reprendre les négociations. Dans une déclaration faite lundi, ils ont appelé à un “acheminement rapide, sûr et sans entrave de l’aide humanitaire destinée aux civils”. Les autorités congolaises ont déclaré qu’elles étaient ouvertes à des pourparlers pour résoudre le conflit, mais qu’un tel dialogue devait s’inscrire dans le cadre des accords de paix précédents. Le Rwanda et les rebelles ont accusé le gouvernement congolais de ne pas avoir respecté les accords précédents.

    Selon les experts de l’ONU, les rebelles du M23 sont soutenus par quelque 4 000 soldats du Rwanda voisin, soit bien plus qu’en 2012, lorsqu’ils s’étaient brièvement emparés de Goma avant de se retirer sous la pression internationale. Il s’agit du groupe le plus puissant parmi la centaine de groupes armés qui se disputent le contrôle de l’Est du Congo, où se trouvent de vastes gisements essentiels à une grande partie de la technologie mondiale.

    Les derniers combats ont forcé des centaines de milliers de personnes déplacées par des années de conflit à emporter ce qui restait de leurs biens et à fuir à nouveau. Des milliers de personnes ont afflué vers le Rwanda voisin.

    Les combats au Congo sont liés à un conflit ethnique qui dure depuis des décennies. Le M23 affirme défendre l’ethnie tutsie au Congo. Le Rwanda affirme que les Tutsis sont persécutés par les Hutus et d’anciennes milices responsables du génocide de 800 000 Tutsis et autres au Rwanda en 1994.

    De nombreux Hutus se sont réfugiés au Congo après le génocide et ont fondé la milice des Forces démocratiques de libération du Rwanda. Le Rwanda a déclaré que le groupe était “pleinement intégré” dans l’armée congolaise, qui nie les accusations.

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  • NORD-KIVU – Les dirigeants d’Afrique australe et orientale convoquent un sommet extraordinaire sur la crise en RDCongo

    NORD-KIVU – Les dirigeants d’Afrique australe et orientale convoquent un sommet extraordinaire sur la crise en RDCongo

    Nairobi, 3 février (Xinhua) — Les dirigeants des pays d’Afrique australe et orientale ont décidé de se réunir à partir de vendredi pour un sommet extraordinaire de deux jours visant à discuter de la situation dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), a déclaré lundi le président kényan William Ruto. Selon le chef d’Etat kenyan, un sommet conjoint réunissant les pays de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) et de la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC) se tiendrait vendredi et samedi à Dar es Salaam, en Tanzanie, afin de discuter du conflit en cours dans l’est de la RDC.

    « La présidente (tanzanienne) Samia Suluhu Hassan a gracieusement accepté d’accueillir ce sommet pour délibérer sur la situation dans l’est de la RDC », précise William Ruto dans un communiqué publié à Nairobi, la capitale du Kenya. Ce Sommet fait suite à un accord entre Emmerson Mnangagwa, président du Zimbabwe et président de la SADC, et William Ruto, qui est également président de l’EAC.

    Le président de RDC Félix Tshisekedi et le président rwandais Paul Kagame ont confirmé leur présence à ce sommet, qui comportera une réunion ministérielle vendredi et une réunion des chefs d’Etat samedi. Parmi les autres dirigeants ayant confirmé leur participation figurent le président sud-africain Cyril Ramaphosa, le président ougandais Yoweri Museveni et le président somalien Hassan Sheikh Mohamud.

    Le 29 janvier, les chefs d’Etat de l’EAC ont appelé toutes les parties au conflit dans l’Est de la RDC à cesser les hostilités et à observer un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel, notamment pour permettre aux populations déplacées d’accéder aux services humanitaires. L’EAC, une organisation intergouvernementale qui vise à promouvoir l’intégration économique, politique et sociale de la région, regroupe le Burundi, le Kenya, le Rwanda, la Somalie, le Soudan du Sud, la République démocratique du Congo, la Tanzanie et l’Ouganda.

    Le 31 janvier, les dirigeants de la SADC ont eux aussi appelé au dialogue entre toutes les parties pour rétablir la paix et la sécurité dans l’est de la RDC. Le bloc s’est déclaré préoccupé par les récentes attaques qui contribuent à aggraver la situation sécuritaire et humanitaire en RDC, a indiqué un communiqué publié à l’issue du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la SADC à Harare, la capitale du Zimbabwe.

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  • AFRIQUE – La Tanzanie attire un nombre record de 5,36 millions de touristes en 2024

    AFRIQUE – La Tanzanie attire un nombre record de 5,36 millions de touristes en 2024

    Dar Es Salam, 1er février (Xinhua) — La Tanzanie a accueilli 5,36 millions de touristes en 2024, un record qui dépasse son objectif d’attirer 5 millions de touristes d’ici à 2025, a déclaré vendredi Pindi Chana, ministre des Ressources naturelles et du tourisme. Lors d’une réunion des parties prenantes de l’industrie du tourisme, qui a rassemblé des investisseurs, des tour-opérateurs et des responsables du gouvernement dans la ville portuaire de Dar es Salaam, Pindi Chana a dit que sur le total des touristes qui ont visité les attractions du pays, 3,22 millions étaient des touristes nationaux et 2,14 millions des visiteurs internationaux.

    Le secteur du tourisme a généré environ 4 milliards de dollars américains de recettes l’année dernière, ce qui est inférieur à l’objectif ambitieux fixé par le gouvernement, qui est d’engranger 6 milliards de dollars américains d’ici à décembre 2025.

    La ministre a attribué le nombre impressionnant de touristes aux efforts stratégiques du gouvernement pour promouvoir l’industrie après les défis causés par la pandémie de COVID-19 au cours des dernières années. « Ces efforts ont permis de mettre en valeur les paysages à couper le souffle et le riche patrimoine culturel de la Tanzanie, faisant de ce pays une destination touristique de choix », a dit Pindi Chana.

    La réunion a également servi de plateforme pour discuter des stratégies futures, la ministre soulignant la nécessité d’une collaboration continue entre les parties prenantes afin d’améliorer l’offre touristique de la Tanzanie.

    Textes et photo : Xinhua

  • ETATS-UNIS – Donald Trump annonce des entretiens avec les dirigeants du Canada et du Mexique

    ETATS-UNIS – Donald Trump annonce des entretiens avec les dirigeants du Canada et du Mexique

    Washington, 3 Février, (VOANews) – Le président américain Donald Trump a déclaré qu’il prévoyait de s’entretenir lundi avec les dirigeants du Canada et du Mexique, quelques jours après avoir annoncé des droits de douane sur les marchandises en provenance de ces pays et de la Chine. Ces annonces ont été accueillies par des promesses de droits de douane de rétorsion et d’autres actions.

    En dépit du pacte de libre-échange qu’il a négocié avec le Canada et le Mexique lors de son premier mandat, Donald Trump a imposé samedi des droits de douane de 25 % à ces deux pays, qui entreront en vigueur mardi, et a frappé la Chine d’un nouveau prélèvement de 10 %, qui s’ajoute aux droits de douane déjà appliqués. Selon le 47ème président des Etats-Unis, les trois pays ne faisaient pas assez pour empêcher l’immigration clandestine et le fentanyl, un opioïde mortel, d’entrer aux États-Unis.

    Dans des messages publiés sur Truth Social tôt dimanche, le locataire de la Maison Blanche a reconnu que les consommateurs américains pourraient être confrontés à des prix plus élevés en raison des droits de douane. Les entreprises américaines qui paient les droits de douane au gouvernement fédéral pour importer des marchandises d’autres pays répercutent souvent au moins une partie, voire la totalité, de leurs coûts plus élevés sur les consommateurs, au lieu d’absorber elles-mêmes ces dépenses supplémentaires.

    Avec les nouveaux tarifs douaniers, Donald Trump déclare que “Oui, peut-être (et peut-être pas !) il y aura de la douleur, mais nous allons rendre à l’Amérique sa grandeur, et le prix à payer en vaudra la peine”. Ses collaborateurs avaient initialement évité de reconnaître que les droits de douane pourraient faire augmenter les prix à la consommation aux États-Unis. Des sondages nationaux aux États-Unis ont montré que la frustration des consommateurs face à la hausse des prix au cours des quatre dernières années a été un facteur important dans la victoire de Donald Trump sur la démocrate Kamala Harris lors de l’élection de novembre.

    Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a déclaré samedi que son pays riposterait en imposant lui-même des droits de douane de 25 % sur certains produits américains d’une valeur de 106,6 milliards de dollars, avec une première série de mesures mardi, suivie d’une deuxième dans trois semaines. Les dirigeants de plusieurs provinces canadiennes ont déjà annoncé des mesures de rétorsion, telles que l’arrêt immédiat des achats d’alcools américains, et plus particulièrement de jus d’orange produit dans l’État américain de Floride, de whisky dans le Tennessee et de beurre de cacahuète dans le Kentucky, trois États remportés par M. Trump lors des élections de novembre dernier et tous représentés par des républicains, comme M. Trump, au Sénat des États-Unis.

    Dans le même temps, la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a déclaré qu’elle avait demandé à son ministre de l’économie de « mettre en œuvre le plan B », qui comprend des « mesures tarifaires et non tarifaires pour défendre les intérêts du Mexique », sans préciser quels produits américains son gouvernement allait cibler. Les exportations américaines vers le Mexique s’élevaient à plus de 322 milliards de dollars en 2023, selon les données du Bureau du recensement, tandis que les États-Unis importaient pour plus de 475 milliards de dollars de produits mexicains.

    La Chine a dénoncé les nouveaux droits de douane imposés à ses exportations, et Pékin a déclaré qu’elle les contesterait devant l’Organisation mondiale du commerce et qu’elle prendrait des « contre-mesures » non précisées. En 2023, le déficit commercial des États-Unis avec la Chine s’élèvera à 279 milliards de dollars, soit le chiffre le plus élevé de tous leurs partenaires commerciaux.

    Donald Trump a également souvent menacé l’Union européenne de nouveaux droits de douane. Un porte-parole de l’Union européenne a déclaré dimanche qu’elle « répondrait fermement à tout partenaire commercial qui imposerait des droits de douane de manière injuste ou arbitraire ».

    Certaines informations de cet article ont été fournies par l’Associated Press