Catégorie : Opinions

  • VANF ANTRANONKALA – Anglisy antsinjarany sy ambongadiny

    VANF ANTRANONKALA – Anglisy antsinjarany sy ambongadiny

    Teny iraisam-pirenena aby ny teny anglisy sy ny teny frantsay. Izy roa ireo ary no teny ofisialin’ny Lalao Olimpika. Any amin’ny Firenena Mikambana, noho ny zanatany britanika sy frantsay nisy tamin’ny kontinenta rehetra, mahavantana kokoa ny mampiasa ny teny anglisy na ny teny frantsay noho ny teny sinoa, rosiana na arabo.

    Fa anatin’ny fiaraha-monin’ny lalao sy fialamboly ankehitriny, votsa kokoa noho ny teny anglisy ny teny frantsay rehefa hiresaka dokambarotra. Ohatra ary, ahoana no handikana amin’ny teny frantsay ny hoe «One World, One Dream», teny filamatry ny Lalao Olimpika tany Beijing ? Ny teny gasintsika aza, «Tany iombonana, Nofy itambarana», toa malama vava kokoa noho ny hoe «Un seul monde, un seul rêve».

    Amin’ny tontolon’ny fiarakodia, teny frantsay inona no mailamailaka mitovy amin’ireto teny anglisy ireto : «Think Small» (VW Coccinelle naiditra tany Amerika firenen’ny fiara goavambe Cadillad, Lincoln, Ford F-150), mety hahatsikaiky raha hoe «Saino Kely»… «Above and Beyond» (mantsy ny Land Rover tsy mataho-dalana ara-bakiteny), «Confidence in Motion» (Subaru : Matoky Mandeha), «Today, Tomorrow, Toyota» (Anio, Ampitso, Mandra-Toyota), «Designed Around You» (Volvo : Ho Anao), «The Best or Nothing» (Mercedes : Aleo tsisy raha tsy lafatra)…

    Ny Alemana ihany no mahatoky tena amin’ny «Made in Germany» ka tsy matahotra mampiasa ny teniny amin’ny fiarany : «Das Auto» (Volkswagen), «Vorsprung durch Technik» (Audi), «Deutsche Qualität» (Opel) : tsy misy mahazo, tsy maninona, satria tsy rakibolana no vidiana fa fiara rainiboto-mafy toto…

    Vitsy isika no mahalala hoe saika ny teny alemana fa tsy ny teny anglisy anie no fiteny mahazatra any Amerika. Ankehitriny aza, 240 taona aty aorian’ilay soso-kevitra hanao ny teny anglisy ho teny ofisialy any Amerika, dia mbola firenena mizaka-tena 31 amin’ny 50 ihany no nanao izany. Fomba fiteny ny hoe «Alemana miteny anglisy anie ny Amerikana» satria, hatramin’ny taona 1683 nahatongavan’ny Alemana mpifindra monina voalohany tany Amerika dia ry zareo no maro an’isa indrindra : betsaka noho ny Anglisy, ny Irish, ny Scots, ny Afrikana, ny Meksikana. Teo anelanelan’ny taona 1881 sy 1890, iray tapitrisa sy sasany ny Alemana nivantana tany Amerika. Ny taona 1900, ilay faritra hoe Little Germany tao New York no tanana germanika fahatelo lehibe indrindra manerana izao tontolo izao, nanarakaraka an’i Berlin sy Vienne. Tamin’ny taona 2016, Amerikana 46 tapitrisa no nilaza fa taranak’olona avy any Alemaina, izany hoe ny Alemana no foko maro an’isa indrindra any Amerika.

    Tsiahivina ihany fa nandritra ny taonjato maro, ireo Mpanjaka sy Fianakavian’Andriana tany Eoropa dia niteny frantsay avokoa. Ny teny frantsay, tenin’ny diplômasia tamin’izany andro izany, no nanoratana ny fehin-kevitry ny «Congrès de Vienne» taona 1815. Lefy tanteraka izany taty aoriana rehefa voarara ny fampianarana ankoatry ny amin’ny teny anglisy tany Louisiane, ny taona 1921 ka hatramin’ny taona 1968. Foana tanteraka tany Amerika ary ny teny frantsay hatreo ka izany angamba no mampivadi-dela ny dokam-barotra hivolana anglisy : Keep Walking (Johnnie Walker), Just do it (Nike), Love Sex Durex (Durex), Connecting People (Nokia), What did you expect ? (Nespresso), Think Different (Apple), You Can (Canon)…

  • VANF ONLINE – La pub parle anglais

    VANF ONLINE – La pub parle anglais

    L’anglais et le français sont tous deux des langues internationales. Aux Jeux Olympiques, elles sont même les deux langues officielles. Aux Nations Unies, parce que les empires coloniaux britannique et français ont embrassé tous les continents, elles offrent plus d’ouverture que le russe, le chinois ou l’arabe.

    Dans notre société d’entertainment, cependant, la langue anglaise semble mieux se prêter que la langue française au message publicitaire. Comment, par exemple, rendriez-vous en français «One World, One Dream», le slogan des Jeux Olympiques de Pékin ? «Un seul monde, un seul rêve» ? Un peu lourd, trop long d’un mot supplémentaire. Quand on veut garder le rythme avec le mot «One» qui «scande» l’expression, le français apparaît maladroit.

    Dans le langage automobile, quels équivalents français seraient aussi dynamiques que ces slogans anglais : «Think Small» (Volkswagen avec la Coccinelle à la conquête des États-Unis, pays des Cadillac, Lincoln et autres Ford F-150) : si «Voyez Grand» a du sens, «Pensez Petit» ferait sourire de commisération ; «Above and Beyond» (à propos des capacités de franchissement des Land Rover) : «Vers l’infini et au-delà» me viendrait aussitôt à l’esprit, mais c’est déjà sous copyright ; «Confidence in Motion» (Subaru et ses quatre roues motrices) : «La confiance en action/dans le mouvement» ?

    Et «Today, Tomorrow, Toyota», «Designed Around You» (Volvo et sa réputation légendaire de sécurité passive), «The Best or Nothing» (le premium selon Mercedes) ? Seuls les Allemands, confiants dans leur «Made in Germany», ont osé accompagner de slogans bien de chez eux leurs voitures : «Das Auto» (Volkswagen), «Vorsprung durch Technik» (Audi), «Deutsche Qualität» (Opel)… Tout le monde n’a pas compris ? Ce n’est pas grave, le client n’achète pas un dictionnaire, mais une réputation, un prestige.

    Peu savent que la langue des États-Unis aurait pu ne pas être l’anglais, mais l’allemand. Aujourd’hui encore, 240 ans après la proposition d’officialiser l’anglais comme langue des États-Unis, seulement 31 des 50 états américains en ont fait leur langue officielle. «Un Américain est un Allemand qui parle anglais», plaisante-t-on pour rappeler que, arrivé dès 1683, le contingent allemand est plus nombreux que les Anglais, les Irlandais, les Écossais, les Africains ou les Latinos. Rien qu’entre les années 1881 et 1890, ils étaient 1,5 million d’Allemands à débarquer en Amérique. Vers 1900, le quartier Little Germany de New York était la troisième ville germanique au monde, après Berlin et Vienne. En 2016, près de 46 millions d’Américains s’étaient déclarés d’origine allemande, en faisant le plus grand groupe ethnique aux USA (Irlandais 30 millions, Africains 25, Anglais 24, Mexicains 18, Italiens 15, etc.).

    Pour en revenir au «couple» anglais-français, pendant longtemps, les monarchies européennes, dont les rois sont tous cousins les uns des autres, affectionnaient de tous parler le français. Le Congrès de Vienne, en 1815, parlait français, idiome des diplomates de l’époque. Ce sont les Américains anglophones qui ont porté un coup fatal au français en réussissant, de 1921 à 1968, à faire interdire l’enseignement public dans toute autre langue que l’anglais dans la Louisiane «française». Lointaine cause qui fait que la publicité parle aujourd’hui plus couramment l’anglais : Keep Walking (Johnnie Walker), Just do it (Nike), Love Sex Durex (Durex), Connecting People (Nokia), What did you expect ? (Nespresso), Think Different (Apple), You Can (Canon)…

  • CO-GESTION ÉPARSE

    CO-GESTION ÉPARSE

    Force est de constater que le président de la République, Andry Rajoelina, a définitivement franchi un pas historique dans l’approche du dossier « sensible » des îles éparses. « Sensible », il s’agit bien du terme exact, car selon les textes français, ces îles représente le 5ème district des Terres Australes et Antarctiques françaises (TAAF) depuis 2007.

    Diplomate, car laissant une alternative, mais jouant la fibre sentimentale et se voulant porte-parole d’une nation à l’approche du 60ème anniversaire de l’indépendance de la Grande île, « je demande solennellement et officiellement de trouver une solution pour la gestion ou la restitution des îles éparses à Madagascar », pouvait-on entendre dans son discours, le président Andry Rajoelina aura osé bien plus dans ce dossier que son prédécesseur.

    « Les voies du Seigneur sont impénétrables » et le parallèle serait à faire avec la finesse des arcanes du pouvoir. Si l’on s’en tient à l’article 5 de la Constitution française, le président de la République est « le garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire et du respect des traités ». Point juridique d’importance, probablement non sans conséquence politique à venir pour Emmanuel Macron, surtout après la performance du Rassemblement national aux élections européennes.

    « Accord imminent France-Madagascar : éparpillement de la souveraineté française dans l’Océan Indien » titre Marianne ce 31 mai dans la soirée. Il semblerait déjà que 48 heures après cette rencontre au sommet, cette co-gestion éparse ne soit pas au goût de tous. Tous les observateurs auront cependant remarqué, que tout aussi diplomate, le président de la République française, ne semble pas prêt de céder à une demande de restitution pure et simple…

  • VANF ANTRANONKALA – Lalana tsy maintsy nolalovana, vavahady tsy maintsy nidirana, fomba tsy maintsy narahina

    VANF ANTRANONKALA – Lalana tsy maintsy nolalovana, vavahady tsy maintsy nidirana, fomba tsy maintsy narahina

    «Amin’ny anaran’ny tenako manokana, ary amin’ny anaran’ny vahoaka Malagasy 25 tapitrisa, ampahibemaso ary am-pomba ofisialy, no angatahako vahaolana hitantanana na hamerenana aminy ny Nosy manodidina an’i Madagasikara (…) Ho an’ny vahoaka Malagasy dia raharaham-piandrianam-pirenena ireo Nosy manodidina ireo».

    Tsy afaka tsy niteny an’io Andry Rajoelina satria efa niandry loatra ny olona indrindra fa toa nomoramorain’i Hery Rajaonarimampianina ny resaka tamin’ny François Hollande na dia votsotra aza ny hoe «co-gestion», tamin’ny 2016.

    Aleo tsy hila voatsiary. Nampanantena izy fa hiteny, ka nambarany imasom-bahoaka tokoa. Tsy misy ren-tany ren-danitra mihoatra noho ireny filazana imaso-imaso ireny, indrindra an-tranon’ny olona hanateram-pondro.

    Aoka anefa isika tsy handihy tsy afa-tavony, satria mbola ho sarotra ny raharaha. Izany teny hoe «co-gestion» izany mantsy dia efa navoakan’ny COI (Commission de l’Océan Indien) tamin’ny taona 1999, nentina nanamorana ny ady varotra teo amin’ny Frantsa sy Nosy Maorisy mikasika ny Tromelin : vita sonia ny 7 jiona 2010 ny fifanarahana-rafitra mikasika io «co-gestion» ekonomika, siantifika ary ara-tontolo iainana io saingy tsy nandrimbinana ny fiandrianan’ny Frantsa amin’ny Tromelin izay nafoin’i Madagasikara ho an’ny Nosy Maorisy hatramin’ny 1978.

    Jereo koa ohatra ny adin’ny Nosy Maorisy sy Britaina mikasika ny Chagos. Mainka manano-sarotra ny nanomezana ny nosikely Diego Garcia hofain’i Amerika, tamin’ny 8 novambra 1965. Dimampolo taona ngarangidina izao no mifandrirotra ny roa tonta. Vao haingana teo, ny 22 mey 2019, no nomen’ny firenena 116 rariny tao amin’ny Fivoriamben’ny Firenena mikambana ny Nosy Maorisy : 94 ireo nanohana roa taona lasa izay. Asa, na ny «Hevitra» navoakan’ny CIJ (Fitsarana iraisam-pirenena), na ny fandresen-dahatra nentin’i Maorisy, sa ny vondrona afrikana, sa ny vondrona «Non-Alignés», fa nihena ho 6 no sisa manohitra raha mbola 15 izy ireo tamin’ny 22 jiona 2017.

    Ny 25 febroary 2019 lasa teo mantsy, dia nanolo-kevitra ny CIJ mba hamafan’i Britaina ny vary mangatsiakan’ny Fanjanahantany. Azo heverina fa menatra sy afa-baraka ihany Britaina tondroina molotra ho mbola mpanjana-tany firimpolo taona aty aoriana, indrindra izao vanin’andro ankehitriny izao. Izany firenena britanika izany no nahitan’izao tontolo izao ny demokrasian’Antenimiera, ary zanany ilay poety malaza Rudyard Kipling saingy sady nanoratra ilay «Ho lahy ialahy», anatra misy ventiny tokoa, no nametsovetso ihany koa anefa ny «Sitrapon’Ikamisy Fotsy hoditra», toa mamporisika ny Fanjanahantany…

    Tsy fombantsika Malagasy ny ndeha hanala-baraka ankitsirano an’i Frantsa tahaka izay nanaovan’ny Maorisy an’i Britaina tany amin’ny Firenena mikambana. Marina tokoa, angamba, ny nifanarahan’izy roalahy Filohan’ny Repoblika mialoha hoe «tsy mifampitory, tsy mifampila kisa, tsy mifanasa vangy».
    Azontsika tsara ny mba fangatahan’i Emmanuel Macron : «mpiray donak’afo, mifanatona, mifampiresaka, mitady marimaritra iraisana (…) asa hifandrimbonana, hifampizarana fandrosoana (…) hevitra mifanatavy hahasonenika ny roa tonta».

    Izay ilay Fihavanana : «fisakaizana hafakely, nomasahan’ny Tantara niaraha-nodiavina sy ny fifandraisam-po tsy manam-paharoa» (hoy Emmanuel Macron), na dia «eo aza ny zana-parasisan’ny lasa» (hoy Andry Rajoelina).

  • VANF ONLINE – Le Fihavanana mieux que la CIJ

    VANF ONLINE – Le Fihavanana mieux que la CIJ

    «En mon nom personnel et au nom des 25 millions de Malagasy, je demande solennellement et officiellement de trouver une solution pour la gestion ou la restitution des îles éparses à Madagascar (…) Pour le peuple malagasy, l’appartenance des îles éparses est une question d’identité nationale». Andry Rajoelina ne pouvait pas ne pas le faire. Son prédécesseur avait donné l’impression de «renoncer». Mais, tout le monde a déjà oublié le petit mot de «co-gestion» glissé presque subrepticement par l’autre ancien président François Hollande.

    Ratiociner serait de mauvaise grâce. Il est venu, il l’a vu et il le lui a dit. Comme résumait un ami qui s’est récemment souvenu de ses cours de communication, en la matière : «fais ce que tu as à faire, fais-le bien, et surtout fais-le savoir». Et quelle meilleure tribune urbi et orbi qu’une conférence de presse depuis le palais de l’Élysée.

    L’euphorie collective ne doit pas laisser croire que ce sera facile. La co-gestion est un vieux concept avancé par la Commission de l’Océan Indien en 1999, permettant des négociations bilatérales entre la France et l’île Maurice qui ont conclu, le 7 juin 2010, un accord-cadre de «co-gestion économique, scientifique et environnementale» sur Tromelin, sans qu’il soit question d’abandon de souveraineté par la France. Madagascar avait renoncé à Tromelin en faveur de Maurice, dès 1978.

    La dispute des Chagos entre Maurice et le Royaume-Uni, compliquée par le bail accordé aux États-unis sur Diego Garcia en novembre 1965, dure depuis cinquante ans. Tout récemment, le 22 mai 2019, 116 pays de l’Assemblée générale des Nations unies ont donné raison à l’île Maurice. L’avis rendu par la Cour internationale de justice, le 25 février 2019, à moins que ce ne soit la diplomatie de Maurice, du groupe africain ou du Mouvement des Non-Alignés, a fait bouger les lignes : ils n’étaient plus que 6 pays à voter contre (Royaume-Uni, États-Unis, Israël, Hongrie, Australie, Maldives), quand on en comptait 15 (dont le Japon, la Corée du Sud, l’Australie, Israël, et Maldives), le 22 juin 2017. À cette époque, lorsque Maurice avait présenté la résolution pour porter l’affaire de Chagos devant la CIJ, 94 pays avaient appuyé sa démarche.

    Dans cet avis, la CIJ conseillait à Londres de «compléter le processus de décolonisation de l’île Maurice». Ce mot de «décolonisation» doit être anachroniquement infamant pour un pays comme la Grande-Bretagne : berceau de la démocratie parlementaire, pays du poète Rudyard Kipling dont on se demande cependant lequel : celui du «fardeau de l’homme blanc» ou du «Tu seras un homme, mon fils»…

    Bien entendu, il n’était pas malgache d’infliger à la France le camouflet que Maurice n’a pas eu la mansuétude d’épargner à la Grande-Bretagne, par deux fois devant l’assemblée générale des Nations unies : sans doute, «ce sujet méritait mieux que les recours juridictionnels, les contentieux et les mauvais débats».

    Nous pouvons très bien comprendre Emmanuel Macron quand il passe en revue la gamme du consensus : «de manière partenariale, un vrai dialogue et un travail politique pour aboutir à une solution commune (…) un travail conjoint, des perspectives communes de développement (…) un débat constructif qui puisse être positif pour nos deux pays».

    C’est ça le «Fihavanana» : une «amitié singulière cimentée par une histoire commune et des liens humains exceptionnels» (Emmanuel Macron), malgré «quelques séquelles de l’histoire» (Andry Rajoelina).

  • LE JEU DE MILLE ERREURS

    LE JEU DE MILLE ERREURS

    70% d’abstention ou 30% de participation, finalement quelque soit le point de vue, les chiffres interpellent pour ces législatives. La première erreur serait donc de sous-estimer ce « silence » dans les urnes. La légitimité imaginaire et la popularité théorique des candidats, durant la propagande, pouvaient laisser croire à certains une journée faste pour le 27 mai. Pourtant « vox populi vox dei », des urnes vides.

    Autant le culte de la personnalité, le marketing, le show musical, et les promesses avaient poussé les électeurs aux urnes pour la présidentielle, là c’est la douche froide. Chers députés, le moment est probablement venu de ne plus commettre les 1000 erreurs du passé, comme par exemple abuser de l’impunité ou des indemnités parlementaires, car être assis à l’Assemblée représente bien plus que ça. « Écouter la voix de son (ses) maître(s) » serait aussi certainement la phrase à suivre, sous peine de sanctions, mais ça c’est une autre histoire, mais gageons que l’appât du gain pourrait encourager à changer de couleur (vote à vendre), après tout cela serait juste la 1001ème erreur…

  • VANF ANTRANONKALA – Ary raha foanana ny Antenimiera ?

    VANF ANTRANONKALA – Ary raha foanana ny Antenimiera ?

    Fito ampaha folon’ny mpifidy malagasy no nidongy tsy nifidy ireo depiote. Tsy natao hahagaga izany satria ilay hoe fampielezan-kevitra dia fampielezana hira nankarenin-tsofina no betsaka fa tsy nahitana tamingan-kevitra na iray aza. Inona intsony sahady no ho antenaina amin’io Antenimiera valalan’amboa io.

    Mampalahelo sady mahamenatra fa lasa za-dratsy ny vahoaka sy ny kandidà ka mihevitra fa izao demokrasia kakakaka izao no demokrasia tena izy. Io Antenimiera manapitra ny fe-potoany io no malaza ho nanala-baraka indrindra tao anatin’izay enimpolo taona izay. Antenimiera nivaro-tena, voavidy tamin’ny kely foana.

    Telo no asa mba andrasana amin’izany Antenimiera izany : mitondra ny feom-bahoaka, mamolavola lalàna, manara-maso ny Governemanta. Ny Ben’ny Tanàna no akaiky indrindra ny Vahoaka indrindra any ambanivohitra sy amin’ny tanàna kely. Ny didim-panjakana sy didy-hitsivolana ataon’ny Governemanta dia efa mibahana tanteraka ny fanaovan-dalàna amin’ny Fanjakana maro sampan-draharaha teknika ankehitriny. Raha ny fanaraha-maso indray : ampahany, raisin’ny Mpiasam-panjakana ambony niofana teny amin’ny ENAM (école nationale d’administration) ary tafakatra amin’ny «Inspection Générale de l’État» (IGE) ; ampahany hafa, andraikitry ny Cour des Comptes ahitana ny Mpitsara matihanina niofana tao amin’ny École Nationale de la Magistrature.

    Ireny teknisiana ireny, manana tombony iray tsy manan-tsahala amin’ny depiote mahatsikaiky : ny fahaizana. Nandalo Oniversite ireo, afaka ny fanadinan’ny Sekoly ambony manokana, nianatra Lalàna, nandalina ny paikam-bolam-panjakana, nandinika ny fitantanam-panjakana. Laro iray sisa hanampy izany dia tsy inona kosa fa ny Fahamarinana. Tendrena fe-potoana lavalava izy, fe-potoana tsy azo faranana alohan’ny fetra, saingy fe-potoana tokana tsy azo avaozina. Omena ny karama ambony indrindra amin’ny Mpiasam-panjakana rehetra mba handavirany ny fakam-panahy ary tsy hiankinany loha amin’ny «mpamatsy vola».

    Ny Fivoriamben’ny Ben’ny Tanàna no hampahafantatra izay hetahetam-bahoaka any an-tany lavitra Andriana rehetra any. Gazety, haino aman-jery ary serasera malalaka tanteraka no hanao tsindri-paingotra manaitaitra sy manatsikafona izay tsy mangarahara. Avela ho an’ny Didy-hitsivolan’ny Governemanta ny asa fanaovana Lalàna manontolo : lalàna tsotra, lalàna fehizoro, lalàna drafitrasa. Ankinina amin’ny IGE sy ny Cour des Comptes ny fanaraha-maso. Tsy ilaina intsony hatreo ny Antenimieran’ny depiote. Isika zatra ny «Fahefana Telo-Misaraka-Mahaleotena», fa angamba tsara maminavina zavatra hafa, mamorona fombam-panjakana tsy maka tahaka be fahatany ny randrana manendrika ny hafa.

  • VANF ONLINE – Supprimer l’Assemblée nationale ?

    VANF ONLINE – Supprimer l’Assemblée nationale ?

    Forte abstention de 70% aux élections législatives malgaches. Sanction légitime d’une campagne électorale à l’image des agissements des députés depuis maintenant plusieurs législatures : au mieux, folkloriques ; au pire, minables.

    Les élections malgaches, comme la population et les candidats en ont pris la mauvaise habitude, tenaient plus de la kermesse en guise de campagne sans que personne ait idée d’un embryon d’idée. L’actuelle législature sortante est la pire depuis soixante ans, nous dit-on, mais comment espérer mieux d’une nouvelle assemblée élue dans ce contexte de claire désaffection, et comment attendre quoi que ce soit de candidats qui ont surtout fait le cirque pendant trois semaines, comment enfin escompter une quelconque remise en cause d’anciens députés surtout connus pour se vendre au plus offrant.

    Les trois fonctions qui justifieraient encore l’existence d’une assemblée nationale, la fonction de représentation, la fonction législative et la fonction de contrôle, peuvent clairement être assurées par d’autres relais avec la population : les Maires vivent auprès des administrés surtout dans les zones rurales et les petites localités ; le domaine réglementaire prend chaque jour davantage le pas sur le domaine de la loi dans un État moderne avec son administration complexe : en témoigne le nombre toujours plus grand de projets de lois issus des officines gouvernementales par rapport aux propositions de loi par le Parlement dont les équipes n’ont souvent aucune technicité ; et quant à la fonction de contrôle du Gouvernement, pourquoi ne pas faire confiance à l’ENAM (école nationale d’administration), qui forme les hauts fonctionnaires dont une élite rejoindra l’Inspection Générale de l’État (IGE) ; ou l’École Nationale de la Magistrature qui forme les magistrats qui se destinent à la Cour des Comptes.

    Ces techniciens du «Pouvoir de Contrôle» nous garantiraient au moins un acquis : leur technicité justement. Ils auront fait l’Université, passé le concours de deux écoles spécialisées, appris le Droit, les Finances, l’Administration. Reste à les équiper d’une denrée devenue rare : l’incorruptibilité. Un mandat à la durée confortable, irrévocable mais non renouvelable, assorti d’une rémunération «hors échelle», devraient les mettre à l’abri et du besoin et de la tentation, sinon des lobbys.

    Assurer le lien avec l’opinion via une assemblée générale des Maires et la liberté totale de la presse et des pamphlets, légiférer par décrets-lois, contrôler par l’IGE ou la Cour des Comptes : supprimer donc l’Assemblée nationale budgétivore et ses députés cupides. Un nouveau système à imaginer, à inventer, à inculturer, au-delà de nos petites habitudes constitutionnelles.

  • VANF ANTRANONKALA – Demokrasia sy demokrasia

    VANF ANTRANONKALA – Demokrasia sy demokrasia

    Misy fifidianana sy fifidianana. Tsy voatery hitovy. Tany Eoropa, fara faharatsiny ny vahoakan’ny firenena sasany mba efa voataiza namaky ny gazety mihaja tahaka ny Times (efa nitsangana tamin’ny 1875), ny Guardian (1821) na ny Daily Telegrah (1855). Tany amin’ny olona, fara faharatsiny mba hita soritra mazava ny hevitra : hanao ISIKA sa hijanona IZAHAY. Any Andafy, fara faharatsiny ny lisi-pifidianana tsy ahitana matoatoan’ireo efa dadaben’i dadabe ary tsy iandrasana iray volana aty aoriana vao fantatra ny voka-pifidianana.

    Ny Praiministra any Hongrie Viktor Orban dia isan’ireo manahy ny maha metisy kokoa hatrany an’i Eoropa. Aleo, hoy izy, avotana ilay Eoropa kristiana tandindon’ireto mpitsoa-ponenana afrikana sy arabo tonga marobe miloloha kolontsaina hafa ary mibaby fivavahan-drafy. Nihoatra ny antsasa-manila no nankatoa izany tany Hongria. Saika ny antsasa-manilan’ny mpifidy tany Polona dia nankasitraka izany tsangan-kevitra izany ihany koa. Tahaka ny ampaha-efatry ny mpifidy frantsay.

    Tany Englanda (tokony heverina izay handikana ho teny malagasy mivantana avy amin’ny anarana fiantson’ny mponina ny fireneny avy fa tsy mbola tetezintsika avy amin’ny dika-teny frantsay indray), nandresy mazava ny antoko mandala ny Brexit, ilay fialana amin’ny Vondrona eoropeana. Mahatsikaiky ihany ny demokrasia manery ny olona, efa nifidy hiala an’i Eoropa telo taona lasa izay, anefa mbola taomina hifidy depiote hikabary any amin’ny Parlemanta eoropeana. Dia mbola demokrasia ihany koa raha ny antoko mangarika izany Eoropa izany no mbola hanolotra depiote betsaka indrindra hivory any Eoropa. Misy demokrasia sy demokrasia.

  • VANF ONLINE – Les contradictions internes de la démocratie

    VANF ONLINE – Les contradictions internes de la démocratie

    Des élections, mais lesquelles ? Au moins, les élections européennes concernaient les populations de vieux pays démocratiques dont certains lisent des journaux aussi anciens que respectables comme The Times (fondé en 1785), Guardian (1821) ou Daily Telegraph (1855). Au moins, les grandes lignes de fracture étaient connues : souverainistes contre bruxellistes, exceptions nationales contre multiculturalisme sans frontières. Au moins, les listes électorales ne comportaient pas le fantôme d’un grand-père défunt et le verdict de la deuxième plus grande élection au monde connu seulement quelques heures après la fin du scrutin.

    Le Hongrois Viktor Orban, chantre d’une «nouvelle Europe» contre l’immigration et les quotas de refugiés imposés à de vieux villages traditionnels, affirmait vouloir sauver l’Europe chrétienne contre la contamination multiculturelle voulue par l’Union Européenne. Ce programme, clair et net au point d’en apparaître basique aux yeux du politiquement correct, a reçu l’assentiment de 52% des électeurs qui ont voté pour son parti «Fidesz». Sur les mêmes thèmes, son homologue polonais, Jaroslaw Kaczynski, engrange 46%. En France, le «Rassemblement National» de Marine Le Pen a capitalisé sur un désir similaire de quant-à-soi pour devenir la première force du pays, avec près d’un Français sur quatre.

    En Grande-Bretagne, le parti pro-Brexit a remporté les élections avec un tiers des suffrages. Ce n’est pas la moindre contradiction interne de l’UE que de voir des Britanniques en mode Brexit participer encore à des élections de l’Europe et voter justement pour le parti qui compte acter définitivement le référendum d’il y a déjà trois ans. Et de voir siéger aussi massivement au Parlement européen ses adversaires qui ne sont pas encore en mesure de le saborder.