

Antananarivo, 8 Juin, 7h32 – Comment accélérer le traitement des dossiers relatifs aux litiges fonciers au niveau des tribunaux ? Comment alléger les procédures et formalités en matière foncière ? Comment améliorer les services auprès de l’administration foncière ? Qu’elle stratégie adopter pour augmenter le nombre des guichets fonciers délivrant les certificats fonciers? Autant de questions qui seront examinés pendant trois jours à partir de ce mercredi au Centre de conférences internationales à Ivato au cours d’une conférence nationale sur le foncier convoquée par le président de la République.
Dans une lettre adressée au Conseil des ministres le 25 Mai dernier, Andry Rajoelina avait mis en avant la nécessité de cette conférence nationale afin de « trouver des solutions durables et adaptées aux obstacles liés à la propriété foncière ». La mise en place d’une juridiction foncière, « intègre, transparente et de proximité » est l’une des solutions attendues de cette réunion. Dans une interview vidéo réalisée par un quotidien local, le chef d’Etat avait déjà évoqué la possibilité de créer un tribunal spécial sur le foncier.
Le syndicat des magistrats de Madagascar (SMM), lui, s’est insurgé contre cette proposition de créer une nouvelle juridiction spéciale. « L’unicité des juridictions est source de plus grande efficacité et de confiance du public », avait-il annoncé en fin de semaine dernière. Les juridictions d’exception existantes, estime-t-il, sont, certes, efficaces mais doivent en grande partie leur succès aux moyens qui leur sont accordés.
Pour le président de la République, la concertation nationale sur le foncier est d’autant plus nécessaire que « les litiges fonciers sont sources de conflits et d’insécurité au niveau des communautés ». Ces litiges sont dus aux difficultés des procédures et à la lenteur administrative au niveau de l’administration foncière mais aussi aux abus de pouvoir et aux différentes formes de corruption qui existent dans le secteur.

Antananarivo, 7 Juin, 19h30 – La Banque africaine de développement (BAD) recommande des politiques d’incitation mieux ciblées dans sa note de diagnostic pays (NDP) pour Madagascar. Pour cette institution financière, ces politiques doivent être orientées vers le soutien au développement d’industries de substitution aux produits alimentaires importés.
Dans cette NDP, la BAD fait remarquer que les lois, comme celle sur le régime des zones franches industrielles ou celle sur les investissements à Madagascar prévoient des incitations de portées générales. « Cet environnement a fait émerger un modèle de développement industriel tourné vers les industries exportatrices de textiles et de produits miniers » , explique la BAD. D’autres lois existent, comme la loi sur l’industrie, la loi sur le partenariat public-privé ou la loi sur les zones économiques spéciales. « Mais leur application fait encore défaut, en l’absence de cadres institutionnels appropriés ou de textes d’application clairs », ajoute ce partenaire de la Grande île.
Le ministre de l’Industrie, du commerce et de la consommation Edgard Razafindravahy a déjà annoncé la révision de la Loi sur les investissements pour mieux soutenir la branche de la production locale, lors de la Foire internationale de Madagascar (FIM) 2022. Les opérateurs locaux pour leur part attendent toujours des solutions aux problèmes d’accès au financement, de l’énergie, d’incitation fiscale ou encore à l’indisponibilité de certains matériels de production.
Selon la BAD, « la disponibilité en quantité et en qualité de l’énergie conditionne le dynamisme du secteur de la fabrication, particulièrement dans la zone rurale, et pourrait attirer les investissements dans les secteurs productifs tels que la pêche, le tourisme et l’agroalimentaire ». Cette banque se désole que « le secteur privé malgache peine à se développer et à gagner en puissance malgré les réformes entreprises ».
La BAD compte néanmoins s’y impliquer. Dans le nouveau Document stratégie pays (DSP), son cadre d’intervention pour la période 2022-2026 pour Madagascar, le soutien à la transformation de l’agriculture et au développement de l’industrie manufacturière, ainsi que le développement des infrastructures d’énergie et de transport ont été validés comme domaines de coopération prioritaires entre les deux parties.
Photo d’illustration : Ministère de l’Industrialisation, du commerce et de la consommation

S’il y a une chose que les quelque 80 équipages de la première édition du Rallye historique de la régularité ont en commun, c’est bien la passion des voitures anciennes. Parmi eux, Beby Seheno Andriamanalina et sa sœur, classées troisième équipage 100% féminin, et leur voiture, Frieda, une Coccinelle 1200 année 1963. Celle-ci a été entièrement restaurée à l’identique. Mais chez la pilote, la passion va bien au-delà des véhicules anciens. Tout ce qui est antique et vintage lui parle, et cet amour se transmet de génération en génération. Rencontre.

Antananarivo, 7 Juin, 16h02 – La Banque centrale de Madagascar (BCM) n’a toujours pas reçu de réponse de la part de la raffinerie sud-africaine Rand Refinery pour la conversion en or monétaire de l’or qu’elle a stocké. Ce sont les raffineries suisses qui ont répondu à l’appel à collaboration qui avait été lancé, confie le ministre des Mines et des ressources stratégiques (MMRS), Herindrainy Rakotomalala, lors d’une émission spéciale sur la chaîne de télévision publique la semaine dernière. Ce responsable de l’administration minière s’est déjà rendu en Suisse pour avancer dans les préparatifs des procédures afférentes à cette opération de conversion d’or.
Sans délivrer l’identité de la raffinerie suisse en question, le ministre Herindrainy Rakotomalala rassure que le choix qui avait été fait répond à l’attente du Fonds monétaire international (FMI) en termes de politique monétaire. Le FMI exige en effet que seules les raffineries accréditées par l’autorité du marché de l’or, le London bulllion market association (LBMA), effectuent la conversion de l’or de la BFM en or monétaire. Le ministre rappelle que la Banque centrale dispose actuellement de 1,003 tonnes d’or.
Par ailleurs, il ne reste plus que 11 fournisseurs d’or pour la Banque centrale s’ils étaient 16 opérateurs à être sélectionnés au début du processus et qu’au moins trois appels à manifestation d’intérêt pour cet approvisionnement avaient été lancés. Le ministre Herindrainy Rakotomalala souligne alors qu’en plus de remplir les obligations administratives, fiscales et parafiscales et de s’engager à rapatrier les recettes en devises puis les céder sur le MID, l’or livré par les opérateurs à la BCM ne doit pas seulement être d’une pureté supérieure mais doit surtout être de l’or éthique. C’est-à-dire que l’or livré à la Banque centrale devra se distinguer par son respect des conditions de travail, des droits de l’homme et de l’environnement.
Les autorités malgaches veulent ainsi faire bonne image. Elles se disent en effet conscientes des « inquiétudes exprimées par le FMI relatives à l’achat d’or non raffiné auprès d’opérateurs locaux, au raffinage et à la certification de l’or qui sont considérés comme étant des opérations hors du mandat principal d’une banque centrale », dans le cadre de la première revue du FEC. Le FMI avait ajouté à l’époque que « ces activités créent des risques potentiels de gouvernance, de réputation, de liquidité quasi-budgetaire et financière pour la BCM ».

Antananarivo, 7 Juin, 15h12 – Le coup d’envoi des championnats nationaux de basketball U18 filles et garçons sera donné le 11 Juin à Maevatanana, dans le Betsiboka. Neuf équipes féminines issues de six ligues membres de la Fédération malgache de basketball et 17 équipes masculines venant de 12 ligues participeront à au tournoi qui s’achèvera le 19 Juin.
Dans la catégorie féminine, TBGC Betsiboka, le MB2All, Lucadro, ACA de la ligue Analamanga, JEA, Phoenix Bira du Vakinankaratra, l’EBF de la Haute-Matsiatra, Sepa Boeny et Pintade d’Amoron’i Mania seront en lice. Chez les garçons, il y a deux équipes du Betsiboka, Ambhoop’s et Epab, deux d’Analamanga, le MB2All et Cosfa, et deux de l’Alaotra, l’ABBCM et le SBBF. La ligue Boeny propose trois équipes, le Sepa, l’ASEIM et le BCO. L’Amoron’i Mania est présent avec le BCF, la Haute-Matsiatra avec EBF, l’Analanjirofo avec 2BC, l’Atsimo-Andrefana avec BCEST, l’Atsinanana avec l’ASCUT, la Diana avec DCA, l’Atsimo-Atsinanana avec l’AS Fananolahy et le Sava avec JAP Mada Vohémar, soit un représentant pour chacune de ces neuf ligues régionales.
Le calendrier a été avancé en vue de la préparation aux échéances africaines, l’Afrobasket U18 qui se tient à Madagascar en Juillet.