Catégorie : Recommandations
-

ZO TAHIANA HARIMINOSON/REALISATEUR DE JOE – « Le but est d’être un réalisateur reconnu dans le monde »
Zo Tahiana Hariminoson a frappé fort avec son premier long métrage « JOE ». Cette œuvre, qui a été à la fois un succès critique mais aussi populaire, a pourtant été longue à la gestation. La production n’a pas non plus été de tout repos car le milieu du cinéma reste toujours très peu structuré dans la grande île. Pour ce réalisateur, autodidacte, ce premier long métrage n’est que le début d’une longue quête pour la reconnaissance dans ce domaine qui a toujours été sa passion. Interview.
-

ACTIONNARIAT – Feu vert des députés pour la participation de l’Etat au capital de la société Neho, promotrice du projet Sahofika
Antananarivo, 9 Juin, 18h20 – Madagascar peut devenir actionnaire de la société Neho, promotrice du projet d’hydroélectricité Sahofika. Les députés ont adopté mercredi le projet de loi autorisant la ratification de l’accord de financement relatif à la participation de l’Etat malgache au capital de la société Neho. Il s’agit d’un accord conclu entre la République de Madagascar et le Fonds africain de développement en 2020, qui porte sur un financement s’élevant à 3,125 millions d’UC soit environ 4 millions d’euros, d’après ce qu’a indiqué le ministre de l’Energie Andry Ramaroson.
D’après le document de la Banque africaine de développement (BAD) sur cet accord, il était proposé de financer la participation de l’Etat au capital de Neho par cette allocation du FAD mais également par l’intermédiaire d’autres partenaires de développement comme la Banque européenne d’investissement (BEI) et la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA). L’Etat est censé apporter 30 millions d’euros qui équivalent entre 10 et 15% de participation au capital de cette société selon la BAD bien que la Présidence ait indiqué au mois de novembre 2021 que la prise de participation stratégique était consentie à 20%.
L’Etat va ainsi prendre une participation dans la société Nouvelle énergie hydroélectrique de l’Onive. Cette société est née du consortium rassemblant Themis Energy qui est l’actionnaire majoritaire, Eiffage, Hier, et Eranove. Dans le pacte d’actionnariat, État aura donc les mêmes engagements, les mêmes profits et les mêmes dividendes que ces actionnaires privés. L’investissement que va apporter l’Etat servira à financer une partie des coûts du projet de la centrale hydroélectrique de Sahofika. Cette enveloppe peut, par exemple, servir à la construction de la route d’accès vers le barrage hydroélectrique, avance une source proche du dossier.
Le projet est actuellement dans la phase de révision de prix et d’optimisation des coûts financiers, d’après cette source. « La signature des contrats de concession et d’achat d’énergie au mois de Novembre est la base de la finalisation du bouclage financier qui est la dernière ligne droite pour le déblocage des fonds et le démarrage des travaux », poursuit encore notre interlocuteur.
Dans les contrats signés l’année dernière, la durée de la concession qui était initialement de 35 ans a été revue à 25 ans. Pareil pour le prix, puisque les hypothèses du tarif moyen sur ces 25 ans initialement de 5,90 cents d’euro le kW a été ramené à 4,96 cents d’euro. Toutes les parties engagées procèderont à la signature de l’avenant du contrat une fois ce bouclage financier entrepris, après toujours notre source. Une mission environnementale de la BEI et de la BAD pour ce projet avait eu lieu vers la fin du mois de mai, confie notre interlocuteur. -

INDUSTRIE – Des entreprises malgaches se positionnent pour reprendre la production et la distribution des boissons de la Coca Cola Company à Madagascar après la fin du partenariat entre la firme américaine et la société Star
Antananarivo, 9 Juin, 15h00 – Que les buveurs de Coca-Cola se rassurent. Même si Star vient d’annoncer la fin de son partenariat de production, de distribution et de commercialisation des produits Coca Cola, d’autres entreprises se positionnent déjà pour la reprise de l’affaire sur la Grande île. La firme américaine aurait procédé depuis un certain temps à des consultations en vue de trouver un autre partenaire, indique une source auprès de l’une des sociétés consultées et intéressées. « Une officialisation du repreneur ne devrait pas tarder », explique-t-elle.
La reprise de l’affaire consiste en la production et la mise en bouteille des produits phares de la marque américaine, Coca Cola, Fanta et Sprite. Comme pour ce qui a été fait par la Star, la société aura une licence afin d’importer le concentré puis pour le transformer, assurer la mise en bouteille et procéder à la distribution. « Il ne sera pas question d’importer des produits finis mais bien de mettre en bouteille à Madagascar », précise notre interlocuteur.
Pour Star, filiale du groupe français Castel, c’est une page qui se tourne. Près de 70 ans après l’acquisition de la franchise Coca Cola par la société La Rochefortaise, créatrice de ce qui était alors la Société tananarivienne d’articles réfrigérés (Star), celle-ci, devenue filiale du groupe français Castel, perd la licence. Selon le communiqué officiel publié par Star ce lundi, « l’arrêt de cette collaboration fait suite à la volonté du Groupe Castel de mettre en application sa vision du marché des boissons gazeuses, sans contrainte ni dogme, dans le seul et unique but de poursuivre son développement et de répondre aux attentes des consommateurs Malagasy ».
La fin de la collaboration entre Coca Cola et Star entre plus globalement dans le cadre du divorce entre la compagnie américaine et la société mère de Star. Les partenariats entre Coca Cola et les filiales du groupe français Castel ont déjà pris fin dans de nombreux pays d’Afrique, comme cela a été le cas au Cameroun, en Côte d’Ivoire, au Burkina Faso, au Sénégal, en Angola ou au Malawi.
En attendant l’arrivée du prochain producteur et embouteilleur des produits Coca Cola et jusqu’à fin Juin, ce sont encore les Coca Cola, Fanta et Sprite embouteillés par Star qui seront sur le marché. « Les stocks ont été calculés afin d’être épuisés à la date de la fin du partenariat », explique la compagnie. Celle-ci continuera également à produire les autres boissons des marques Caprice, Djino, et la toute récente Youzou. -

MEDECINE – Une quinzaine de dermatologues pour tout Madagascar
Antananarivo, 9 Juin, 11h05 – La Grande île manque de dermatologues. A en croire le Pr Fahafahantsoa Rapelanoro Rabenja, président de la Société malgache de dermatologie (Somader), le pays compte actuellement 15 dermatologues reconnus par l’Etat. « Ce nombre peut sembler peu, mais nous remercions le ciel d’avoir cet effectif », témoigne ce spécialiste en dermatologie, en marge de la clôture du XVIIème congrès international de dermatologie de Madagascar, mercredi. A l’entendre, il y a 25 ans, en 1997, Madagascar ne comptait que trois dermatologues.
Les exigences de la formation sont présentées par le professeur Fahafahantsoa Rapelanoro Rabenja comme étant les causes de ce faible effectif. Il évoque notamment la nécessité de renforcer la spécialisation a l’étranger. Car « ce qui compte, ce sont les connaissances, pas le diplôme », ajoute-t-il.
Faute de dermatologues ou en raison de leur faible nombre, les patients ont tendance à consulter des non-spécialistes pour leurs problèmes de dermatologie. « Ils ne viennent consulter les spécialistes que lorsque la maladie s’aggrave », regrette le président de la Somader. Afin d’assurer le traitement des patients nécessiteux dans les zones reculées, celui-ci parle de partenariat avec des partenaires internationaux.
Du lundi 6 au mercredi 8 Juin, la Somader a organisé le XVIIème congrès international de dermatologie de Madagascar. Les maladies cutanées tropicales négligées étaient au cœur des trois jours d’échanges et de discussions. Le but est de « faire connaitre ces maladies cutanées peu connues et peu acceptées dans la Grande île, comme en Afrique, mais aussi pour présenter les différents traitements déjà effectués sur les patients », explique le Pr Fahafahantsoa Rapelanoro Rabenja.
Les scientifiques participant au congrès en ont également profité de la réunion pour présenter les résultats de certains projets menés dans les régions les plus touchées par ces maladies à Madagascar. L’événement a réuni plusieurs scientifiques œuvrant dans le cadre de la dermatologie en Afrique et en Europe. Selon le président de la Somader, neuf pays ont été représentés durant le XVIIème congrès, dont certains se sont déplacés à Madagascar pour l’occasion, d’autres ont participé en ligne.





