



Au prix élevé de la provende d’ajoute celui des engrais nécessaire à la culture du fourrage. Sans parler du « coût de l’insémination qui s’élève aujourd’hui à 70.000 ariary », selon Tahiantsoa Zoarivelo, président de la coopérative Tsararonono. « Un tarif qui n’est pas à la portée des éleveurs, les amenant parfois à recourir à n’importe quel mâle pour féconder leurs vaches pour éviter les charges de l’insémination », poursuit-il.
Pour réduire les coûts pris en charge par les éleveurs, la coopérative Tsararonono propose entre autres que les éleveurs composent et fabriquent eux-mêmes la provende dont ils ont besoin. Mais il faudrait pour cela que les éleveurs aient des fonds à disposition, souligne le président de la coopérative en marge de l’événement organisé lors de la Journée mondiale du lait en début Juin à Antsirabe.
Dans le Vakinankaratra, 50 communes sur 90 ont un fort potentiel dans le développement de la filière lait. La célébration de la Journée mondiale du lait a été marquée cette année par la signature d’une Charte du lait dans laquelle sont inscrits les engagements des différents acteurs de la filière lait à tous les stades de la chaîne de production. Initiée par le projet Croissance agricole et sécurisation foncière (Casef), la Charte « garantit la continuité de la mise en œuvre des bonnes résolutions pour le développement de la filière », précise le gouverneur de la région du Vakinankaratra.

Antananarivo, 12 Juin, 13h45 – La Banque africaine de développement (BAD) va financer à hauteur de 16,9 millions de dollars la mise en œuvre de la première phase du programme de Pôle intégré de croissance agricole et agro-industrielle au Sud de Madagascar (Picas 1). Les accords de financement ce programme qui vise à réduire la pauvreté et à améliorer la sécurité alimentaire dans les régions Anosy et Androy ont été signés vendredi.
« Le programme est une opération d’investissement public qui vise non seulement à créer les conditions de relèvement de la population et de renforcement de la résilience, mais également à attirer les investissements publics et privés dans les filières porteuses agricoles à valeur ajoutée », indique le représentant pays de la BAD à Madagascar, Adam Amoumoun. Pour cette première phase, le PICAS 1 se fixe comme objectif d’améliorer la sécurité alimentaire dans ces deux régions d’une part. Il entend également stimuler le développement de l’emploi et de l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes, de l’autre.
Ces accords de financement tombent à point nommé, selon la ministre de l’Economie et des finances, Rindra Rabarinirinarison. Ils interviennent à « un moment où le gouvernement met un point d’ordre dans l’assistance de la population du Grand Sud, notamment dans l’Androy où sévissent la sécheresse et le Kere », explique-t-elle.

Antananarivo, 12 Juin, 9h30 – Match nul de un but partout entre les Barea U23 et le Club M U23 de Maurice samedi après midi lors du deuxième match amical entrant, dans le cadre de la préparation des éliminatoires à la Coupe d’Afrique des nations U23. Le héros du match se nomme Jean Elisco. Le joueur de l’Elgeco Plus a marqué le but égalisateur à la 96e minute. Jeudi, lors de la première confrontation ce jeune ailier malgache a déjà marqué le but de la victoire à la 91e minutes.
Ce sont les Mauriciens qui ont ouvert le score au stade Barea à la 53e minute sur une contre-attaque alors que les Malgaches dominaient le match. Les Barea continuent à mettre le pied sur la balle mais ont du mal à concrétiser. Les protégés de Boualem Mankour, sélectionneur des Barea U23, ont trébuché sur une défense mauricienne bien organisé. Ce n’est que vers la fin des temps additionnel que le but égalisateur est venu.
Avec une victoire et un nul, Madagascar remporte le « derby de l’Océan indien ». Le regroupement des Barea U23 touche à sa fin. Prochain rendez-vous en Septembre aux éliminatoires de la CAN U23, qualificatives pour les Jeux olympiques de 2024.
Photo : Uficasm Madas

Antananarivo, 11 Juin, 20h05 – Une mission temporaire. A entendre Rolland Ranjatoelina, ministre des Transports et de la météorologie, Madagascar Airlines n’est pas une société vouée à perdurer. « Si Air Madagascar est dans une telle situation [redressement judiciaire] (…) c’est qu’elle a d’énormes dettes. Si celles-ci sont amenées à être réglées, Air Madagascar revient naturellement. Le syndic et Madagascar Airlines n’ont plus leur raison d’être », soutient le membre du gouvernement en marge de sa rencontre avec les salariés de la compagnie nationale, ce samedi à Anosy.
Le membre du gouvernement assure avoir identifié « trois noms » pour remplacer les membres du conseil d’administration qu’il a limogés récemment. « On attend le retour du président pour prendre la décision finale », affirme-t-il.
Le ministre des Transports et de la météorologie réaffirme son intention de mettre en place une organisation pour redresser Air Madagascar, qu’il considère comme « rentable, à condition d’être bien gérée ». Il réitère son plan pour négocier les dettes de la compagnie auprès de ses créanciers.
Rolland Ranjatoelina rapporte en même temps les « appréhensions » du syndic d’Air Madagascar. « Il appréhende le nombre pléthorique des salariés [de la compagnie nationale] comme il le dit, et il y a une part de vérité là-dedans, mais nous devons aborder cette question », souligne-t-il. Il en est de même de l’existence des dispositions juridiques régissant la compagnie « qui diffèrent des dispositions légaux malgaches ».
Le membre du gouvernement n’a pas évité la passe d’armes entre lui et Hajanirina « Rinah » Rakotomanga, qu’il a mis à l’écart, au même titre que Mamy Rakotondraibe, au sein du conseil d’administration d’Air Madagascar. Il ne cache pas sa « conviction » quant à l’existence d’une volonté de défendre des intérêts particuliers, au détriment des intérêts de la compagnie nationale, autour de Madagascar Airlines. Avec son équipe, le ministre avait soulevé des faits avancés comme étant des anomalies dans le processus de mise sur pied de la location-gérance d’Air Madagascar et de Tsaradia au profit de Madagascar Airlines dont Rinah Rakotomanga affirme être la présidente du conseil d’administration.
Criblée de dettes, à hauteur de 80 millions de dollars, Air Madagascar a été placée en redressement judiciaire le 18 Novembre 2021. La justice a donné son autorisation pour une location-gérance d’Air Madagascar et de Tsaradia, sa filiale, au profit de Madagascar Airlines le 10 Décembre de la même année, selon le ministère des Transports et de la météorologie. De son côté, Rinah Rakotomanga, indique qu’elle entre en fonction en tant que président du conseil d’administration de Madagascar Airlines le 31 Mai et que l’équipe de la compagnie est déjà constituée.


Antananarivo, 11 Juin, 13h15 – Les efforts de reboisement sont vains sans suivi. C’est pour cette raison que l’installation de pare-feu pour sécuriser les arbres des feux de brousse est essentielle pour la réussite du reverdissement de Madagascar, a insisté la ministre de l’Environnement et du développement durable (MEDD), Marie-Orléa Vina durant la célébration de la journée internationale de l’environnement à Ampangabe, vendredi.
La ministre rappelle que Madagascar projette de reboiser au moins 75.000 hectares par an. Pour elle, ce défi national doit déjà augmenter, mais en plus, les zones déjà reboisées doivent être protégées des feux. « C’est pourquoi, surveiller et installer un pare-feu est un devoir pour celui qui a reboisé », lance-t-elle en invitant les citoyens, le secteur privé, les ONG ou encore les partenaires techniques et financiers à s’y mettre.
Contribuer à la protection de l’environnement permettra de mieux lutter contre les impacts du changement climatique, souligne de son côté le Premier ministre Christian Ntsay. Aussi, ce n’est pas seulement l’affaire du MEDD mais de tout un chacun, soutient-il, en rappelant les programmes et les fonds affectés par l’Etat ainsi que les partenaires de la Grande île dans ce sens.
Les partenaires de développement se disent par ailleurs disposés à appuyer Madagascar pour cette cause, selon le coordonnateur résident du système des Nations-Unies, Natasha van Rijn. « Nous serons toujours présents par le biais des différents projets et programmes et interventions, alliant la volonté de croissance inclusive, de résilience et de construction conjointe d’une dynamique irréversible de développement durable », rassure-t-elle.
Photo : Ministère de l’Environnement et de développement durable

Antananarivo, 11 Juin, 10h40 – Sortie de promotion pour 13 étudiants licenciés ayant bénéficié d’un soutien de la part du consulat de Monaco. Ces jeunes viennent de terminer leur troisième année d’étude, mais le Consulat les a soutenus depuis le lycée (secondaire) et compte encore les soutenir jusqu’à l’obtention de leur master. La cérémonie de sortie de promotion, qui s’est tenue à Andavamamba vendredi, était l’occasion pour tous ceux qui ont participé à ce programme de bourse d’étude de récompenser et d’encourager ces jeunes à « inspirer une carrière porteuse et un meilleur avenir ».
Le programme de bourse d’études offert par le Consulat de Monaco a été lancé depuis 2014. Les jeunes boursiers sont scolarisés auprès de trois grandes écoles de la capitale. Il s’agit de l’Ecole sacré-cœur d’Antanimena (Esca), du collège Saint Antoine Ankadifotsy et du collège Saint Michel à Amparibe. « Ces écoles ont été sélectionnées parce que ce sont les meilleurs établissements et leur programme a choisi une approche plutôt élitiste », explique Niry Rabemanolontsoa, vice-consul honoraire de Monaco à Madagascar. « Dans ce programme, nous voulons pousser les élèves méritants, sérieux, motivés mais d’origine modeste, qui souhaitent poursuivre des études mais qui ont des difficultés à payer les frais de scolarité », explique encore le vice-consul de Monaco.
Si le programme a été initié par le Consulat de Monaco, les bourses d’études ont pu être octroyées grâce à la participation de nombreux donateurs dans le secteur privé, dont une industrie manufacturière et une banque. La valeur de la bourse est estimée à environ 50 000 euros annuellement, soit 230 millions d’ariary pour une centaine de boursiers. Depuis 2014, le programme a pu financer 135 jeunes issus de ces trois lycées. Pour cette quatrième promotion, les jeunes se sont tournés vers les filières de la science sociale, la communication de l’information, l’informatique, le tourisme et l’hôtellerie ou la technologie.

Antananarivo, 10 Juin, 2150 – Un appel à l’action. Le Système des Nations unies (SNU) exhorte les autorités malgaches à renforcer les mesures pour la concrétisation de la tolérance zéro par rapport aux crimes environnementaux. Son coordonnateur résident, Natasha van Rijn a fait appel à « l’impérieuse nécessité d’un cadre juridique pour la protection efficace des défenseurs de droits humains et lanceurs d’alerte », lors de la célébration de la journée internationale de l’environnement, à Ampangabe ce vendredi.
Le SNU réagit à l’assassinat du militant écologiste Henri Rakotoarisoa dans la région d’Alaotra Mangoro. « Nous dénonçons toute forme d’intimidation à l’encontre des personnes et groupements œuvrant pour la préservation des ressources naturelles », fait-elle alors savoir. Elle a toutefois salué les mesures prises par les autorités judiciaires pour établir la vérité sur les motifs et circonstances ayant conduit au décès de cet activiste environnemental et pour s’assurer que les personnes responsables de cet homicide soient jugées et punies, conformément aux normes de l’Etat de droit.
L’acte est condamné par le gouvernement, lance de son côté le Premier ministre Christian Ntsay. Celui-ci assure que les personnes impliquées dans cette affaire seront jugées et punies conformément à la loi. « Notre politique pénale pour la protection des lanceurs d’alerte est claire. Les responsables de la sécurité ont par ailleurs déjà reçu mes directives concernant les responsables de cet assassinat », poursuit-il. Christian Ntsay a encouragé les défenseurs de l’environnement à ne pas baisser les bras et de toujours militer pour cette cause, dans laquelle ils auront le soutien du gouvernement, insiste-t-il.
Henri Rakotoarisoa, 70 ans, a été un militant écologiste à la tête de l’association de défense de l’environnement, le VOI Mialo. Il a été réputé pour ses dénonciations des crimes environnementaux opérés dans la commune de Mangarivotra. Il a été assassiné le 1er juin 2022. Plus de personnes se sont rendues à la gendarmerie, revendiquant le crime.
Deux délégations du ministère de l’Environnement et du développement durable (MEDD) se sont rendues sur place il y a quelques jours. La première a veillé sur la suite de cette affaire et sur l’application de la loi à l’encontre des responsables de cet assassinat. La deuxième s’est surtout focalisée sur la lutte contre le défrichement. Ces démarches ont été entreprises pour assurer la sécurité des acteurs de la préservation environnementale et pour leur permettre de travailler librement et sereinement, a souligné la ministre Marie-Orléa Vina.
Photo : Bureau du Premier ministre