Catégorie : Recommandations
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MANIFESTATIONS – Marc Ravalomanana demande la libération des manifestants « pro-Miara-manonja » arrêtés et placés en détention préventive
Antananarivo, 26 Février, 5h10 – « Je vous le dis à vous, libérez ces innocents », a déclaré l’ancien président Marc Ravalomanana, jeudi, au cours d’une intervention télévisée. Il fait allusion aux douze manifestants qui avaient été arrêtés samedi dernier lors de la manifestation avortée des députés de l’opposition. « Considérez le cas de ces gens qui sont en prison parce qu’ils étaient vêtus de rouge et portaient un badge », poursuit-il dans son allocution.
Pour l’ancien chef de l’Etat qui se dit leader de l’opposition à Madagascar, ces gens n’ont fait que poser des questions sur certains sujets. « Ils voulaient avoir des réponses à toutes les questions que l’on se pose sur les 73,5 kilos d’or saisis en Afrique du Sud », entre autres, soulève Marc Ravalomanana. « Ils voulaient savoir tout cela et sont venus entendre les rapports des députés mais ils ont été emprisonnés sans le vouloir », regrette-t-il.
Mais au-delà de la libération des 12 manifestants « pro-Miara-manonja », l’ancien président de la République estime que les relâcher servirait aussi l’intérêt des dirigeants. « Ailleurs, dans d’autres pays, si des manifestants sont arrêtés, on les libère le soir-même. On ne les garde pas en prison pendant plusieurs mois », souligne-t-il. « Cela risque de faire gagner en intensité le mouvement, et les manifestants ne vont plus s’arrêter jusqu’à ce que leurs camarades soient libérés », ajoute-t-il, avant de conclure : « cela vous sera difficile de lutter contre le peuple ».
A en croire Marc Ravalomanana, le mouvement de l’opposition devrait se poursuivre et « ne devrait plus s’arrêter ». « Parce que vous avez sorti ces armes, ce qui devait n’être qu’un rapport des parlementaires va devenir une lutte contre la dictature », soutient-il, rappelant la déclaration faite mardi par des hommes politiques d’opposition.Photo : Capture d’écran de l’allocution de Marc Ravalomanana – Page Facebook de Marc Ravalomanana – Ofisialy -

MIARA¬-MANONJA – L’Emmo/Nat prévient qu’un avis de recherche pourrait être émis contre les opposants qui ne répondront pas aux convocations
Antananarivo, 25 Février, 7h30 – Deux leaders non élus du mouvement « Miara-manonja » bientôt « Wanted » ? Le Général Njatoarisoa Andrianjanaka, commandant de la gendarmerie nationale a indiqué mercredi que « si les hommes politiques convoqués ne se présentent pas après deux ou trois relances, ils feront l’objet d’un avis de recherche et seront arrêtés ».
Jusqu’ici, la gendarmerie a convoqué aux fins d’enquêtes pour des propos tenus sur les ondes des radios et télévisions du mouvement « Miara-manonja », deux dirigeants non élus du mouvement. Ceux-ci ne se sont pourtant pas présentés devant les enquêteurs même s’ils continuent de participer de temps à autre aux émissions à travers des appels téléphoniques.
Pour les autres dirigeants du mouvement, des députés principalement, le commandant de la gendarmerie nationale indique qu’aucune mesure n’est encore prévue. « Cela dépendra de ce que la préfecture décidera », poursuit le haut responsable au cours d’une conférence de presse de l’Etat-major mixte opérationnel national (Emmo/Nat).
Lundi, au cours d’une conférence de presse avec l’Emmo-Far, le général Angelo Ravelonarivo, préfet d’Antananarivo, a encore indiqué que de smesures devraient être prises contre les dirigeants du mouvement « Miara-manonja » qui sont dans « l’incitation à la haine, les insultes et la perturbation de l’ordre public ». Il n’a cependant pas donné de détails sur ces mesures. -

SECURITE – Des « Fifohazana » de Soatanàna manifestent devant le palais de Justice de Fianarantsoa et réussissent à faire transférer une enquête
Antananarivo, 25 Février, 6h37 – Les enquêtes relatives à deux membres du mouvement du Réveil de Soatanàna sont transférées de la brigade de la gendarmerie d’Isorana vers la brigade de recherches de Tsaramandroso. « Les deux suspects ont également été relâchés et confiés à la garde d’un notable du mouvement qui s’assurera qu’ils soient présents lorsque les enquêteurs auront besoin d’eux », confie au téléphone une source auprès de la gendarmerie.
Ces décisions ont été prises après des pourparlers entre les « Fifohazana » de Soatanàna et Lova Narivelo Razafindrafito, gouverneur de la Haute Matsiatra, mercredi. « Le gouverneur nous a invités à discuter dans ses bureaux et les choses se sont arrangées », rapporte l’un des membres du mouvement dans une vidéo publiée sur la page Facebook du gouvernorat mercredi soir. «Comme ce sont des suspects, les enquêtes doivent se poursuivre », explique notre source auprès de la gendarmerie. « Celles-ci ont été transférées pour rétablir la confiance entre les suspects et les habitants de Soatanàna », poursuit-elle.
Dans la matinée, des « Fifohazana » sont venus manifester devant le palais de Justice de Fianarantsoa pour contester l’arrestation de deux frères qui font partie de leur mouvement. Selon une source locale, « les deux frères ont été soupçonnés de fournir des munitions aux dahalo et d’être complices des dahalo ». « Mais ce ne sont ni dahalo ni des fournisseurs de dahalo », poursuit-elle, excédée.Photo : Capture d’écran d’une vidéo du gouvernorat de la Haute Matsiatra -

TRANSPORT PAR CABLE – Le Conseil des ministres annonce la mise en place de 274 cabines téléphériques pour relier Anosy-Ambatobe et Anosy-Ambanidia d’ici à 2023
Antananarivo, 24 Février, 21h45 – Anosy – Ambatobe en 30 minutes. Anosy – Ambanidia en 10 minutes. Les autorités promettent cette possibilité dans deux ans. Le Conseil des ministres de ce mardi annonce qu’avant les Jeux des îles de 2023 qui se tiendront à Madagascar, deux lignes de transport par câble seront mises en place à Antananarivo. La première, la ligne rouge, reliera Anosy à Ambatobe sur un trajet de 9,21 km. La deuxième, la ligne jaune, partira d’Anosy et ira jusqu’à Ambanidia pour un trajet de 2,60km.
Si l’on en croit le communiqué du Conseil des ministres, 274 cabines téléphériques, d’une capacité de 10 à 12 personnes par cabine, circuleront sur ces lignes. 28.000 à 38.000 passagers par jour pourront utiliser les services de ce transport par câble.
Pour ce qui est de la réalisation, le communiqué indique que « les études d’impact environnemental du projet sont en cours ». Les travaux sont, par ailleurs, confiés aux entreprises Poma et Colas, poursuit-il. Le groupe Poma, entreprise française, s’identifie comme un leader mondial du transport par câble.
Les travaux seront supervisés par la présidence de la République, le ministère en charge des Transports, le ministère de l’Aménagement du territoire et des travaux publics, ainsi que la Commune urbaine d’Antananarivo, précise encore le compte-rendu du Conseil des ministres. Aucun montant n’est annoncé sur le coût des travaux. -

CULTURE – Traduire des livres en malgaches pour s’imprégner de la culture des autres
Mettre des mots malgaches sur des thèmes qui font mal, qui font peur ou qui dérangent. C’est l’un des objectifs de la traduction des ouvrages étrangers en langue malgache. Cette démarche permet d’évoquer ces sujets au sein de la société, et d’essayer de trouver des solutions, mais elle permet aussi d’élargir le regard vers d’autres horizons. Les confidences de Marie Michèle Rakotoanosy des Editions des jeunes malgaches.
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JOELLE RANDRIAMIANDRISOA – « Revenir au mode de vie d’avant pour réduire nos déchets »
https://youtu.be/HUu06LxzAz4
Il était une fois, les huiles en vrac, les sacs en natte tressée, les barres de savon sans emballage plastique. Mais le monde a évolué et les produits emballés et cachetés sont devenus la tendance. Puis le shampoing, il a toujours été liquide, non ? Et il était livré avec un joli flacon en plastique. Tout comme le dentifrice qui est dans un beau tube en plastique colorée, sauf auf pour ceux qui utilisaient le charbon mélangé avec du sel. Il est pourtant reconnu que ces objets, surtout leurs contenants polluent l’environnement et contribuent à le détruire. Et donc, la mode est aujourd’hui de revenir au mode de vie d’avant. Au mode de vie que certains Malgaches continuent encore d’adopter. Pour ceux qui veulent rester modernes tout en produisant le moins de déchets, Joëlle Randriamiandrisoa, co-fondatrice de Tsena0W, livre quelques astuces. Si vous en avez d’autres, n’hésitez pas à en proposer en commentaires de la vidéo.
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INITIATIVES – Lycée Andrianampoinimerina cherche déchets organiques à transformer en biogaz pour ses besoins en énergie
Pour alimenter en énergie deux salles de classe et la cuisine du réfcetoire des enseignants, le lycée Andrianampoinimerina aura besoin de 170 kilos de déchets organiques. Outre les déchets produits par le lycée, une collecte des ordures organiques auprès des fokontany environnants est prévue. Le biodigesteur de l’établissement, l’installation qui permet la production de biogaz, a été inauguré ce mercredi.
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TRANSPORT AERIEN – Les évacuations sanitaires vers La Réunion « temporairement » réduites
Antananarivo, 24 Février, 19h10 – Les autorités françaises réduisent la possibilité d’évacuations sanitaires à destination de La Réunion. Selon un communiqué publié ce mercredi par l’ambassade de France à Madagascar, « les Evasan doivent dans toute la mesure du possible être orientées vers d’autres destinations, telles que d’autres plateformes régionales ou la France métropolitaine ».
Seules quelques exceptions seront autorisées en matière d’Evasan vers La Réunion, indique l’ambassade dans son communiqué. Elle parle, notamment « des évacuations d’urgence vitale immédiate qui doivent faire l’objet de dérogations au cas par cas ».
Cette mesure a été prise en raison de la situation sanitaire qui prévaut à La Réunion et à Mayotte, souligne l’ambassade. A l’entendre, cette situation exerce une « pression importante sur le système hospitalier réunionnais », l’amenant ainsi à limiter les entrées provenant, entre autres, de Madagascar.Photo d’illustration : Ambassade de France à Madagascar -

MANIFESTATIONS – La gendarmerie évoque l’utilisation de lance-pierre par les manifestants pour expliquer le tir mortel de l’un des siens sur un étudiant à Toamasina
Antananarivo, 24 Février, 14h15 – La gendarmerie s’en tient à sa version relative à la légitime défense pour expliquer l’usage d’arme à feu par l’un des siens. Ce mercredi, le Général Njatoarisoa Andrianjanaka, commandant de la Gendarmerie nationale, indique que si le gendarme a dû tirer, c’est parce que des lance-pierres avaient été utilisés par les manifestants ce jour-là.
Dans son communiqué en date du 20 Février, le gouvernement a évoqué un tir de sommation effectué par un gendarme qui avait été « retenu » par les manifestants. Au cours de son émission « Tsy ho tompon-trano mihono », la ministre de la Communication et de la culture, Lalatiana Andriatongarivo a indiqué qu’un gendarme et un policier avaient été encerclés par les étudiants. Mais si le policier a pu être extirpé, le gendarme n’a pu l’être et a dû tirer.
La version des gendarmes et celle reste néanmoins une piste. Selon le commandant de la gendarmerie nationale, « les enquêtes sont encore en cours ». Il souligne que « c’est la Justice qui va dire ce qu’il s’est passé ce jour-là ». Cette semaine, le procureur de la République près le tribunal de première instance de Toamasina a annoncé l’ouverture d’une enquête à son niveau sur ce sujet.
Du côté du gouvernement, il est surtout question d’enquêter sur les causes du retard du paiement des bourses d’études qui avait conduit à la manifestation du 18 Février, et donc au décès de l’étudiant. La présidence de l’Université de Toamasina, pour se défendre, insiste plutôt sur le fait que si les étudiants ont manifesté, ce n’est pas tant à cause du retard, mais plutôt pour revendiquer le paiement de quatre mois et non d’un mois de bourses d’études.
