Catégorie : Recommandations
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MANIFESTATIONS – La société civile appelle les acteurs politiques au dialogue avec toutes les forces vives du pays
Antananarivo, 24 Février, 8h40 – La société civile en appelle à la prise de conscience des acteurs politiques. Alors que les foyers de tension tendent à se multiplier dans le pays, la société civile interpelle les hommes politiques. Dans une déclaration à la presse mardi, la plateforme d’organisations de la société civile Rohy invite l’opposition et les autorités à dialoguer et à discuter.
« Nous invitons les partis d’opposition à prendre davantage de responsabilité à travers la proposition d’idées concrètes et l’acceptation du dialogue avec les autorités », indique la plateforme dans un communiqué publié mardi. Elle convie également les autorités « à dialogue avec l’opposition » mais aussi « à avancer vers le redressement effectif du pays en collaborant avec les autres acteurs nationaux, tels que le secteur privé et la société civile ».
« Le pays se trouve en difficulté », constate Rohy, et semble ne plus savoir où aller. Elle dénonce « un pouvoir qui écoute à peine et qui semble verser vers la dictature », tandis que « l’opposition se contente de verbiage sans rien proposer de concret ».Photo : Rohy -

ETAT MATRIMONIAL – Des milliers d’hommes mariés à plus d’une femme à Madagascar
Madagascar compte plus de femmes que d’hommes. En raisonnant par l’absurde, pour que toutes les femmes puissent avoir un mari, il faudrait donc que certains hommes épousent deux femmes. En d’autres termes, qu’il y ait donc plus de femmes mariées que d’hommes mariés. Et c’est effectivement le cas à Madagascar où deux femmes se partagent le même mari. Parce que même si la loi l’interdit, la polygamie est une pratique à Madagascar indique le Recensement général de la population et de l’habitation. Sans parler de ces hommes qui ont une conjointe dans une ville, et une autre dans une autre localité. Les chiffres du RGPH 3.
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ENERGIE – Chronique de l’application reportée d’une optimisation tarifaire
Le ministre des finances et du budget, Richard Randriamandranto l’a confirmé. Le tarif Optima ce n’est pas pour tout de suite. Appliqué sur les factures de janvier des abonnés, Optima a pourtant dû faire machine arrière pour de nombreuses raisons. Retour sur le lancement tumultueux du tarif Optima.
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EDUCATION – Et vous, avec quelle langue avez-vous appris à lire et à écrire
Au lycée Saint Antoine, les enfants apprennent d’abord à lire et à écrire en Malgache. Certaines matières sont également enseignées en Malgaches dans les petites classes. Ce qui ne les empêche pas d’apprendre le Français en tant que langue vivante dès le préscolaire. Dans cet établissement catholique, les enseignants sont convaincus de l’importance de la langue maternelle dans la transmission des connaissances aux enfants. Mais au-delà de la langue, ils estiment aussi que le mode de pensée malgache et les objets malgaches doivent avoir une place importante dans le processus d’apprentissage.
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REVENDICATIONS ESTUDIANTINES – Le ministère de l’Enseignement supérieur tacle la présidence de l’Université de Toamasina
Antananarivo, 23 Février, 18h15 – Le ministère de l’Enseignement supérieur réplique à son tour, et tacle la présidence de l’Université. Dans la polémique autour du retard du paiement des bourses d’études, le ministère soulève que le non paiement d’un mois de bourses d’études et des allocations d’équipement a été fait exprès. « Le fonds a été transféré par le ministère depuis Juillet 2020 », rappelle le ministère qui indique également que le paiement a été fait en Janvier pour les Universités de Mahajanga et d’Antsiranana.
⭕️Selon le ministère de l’Enseignement supérieur, la clôture des inscription qui aurait dû permettre l’élaboration de la liste des boursiers aurait déjà dû intervenir plus tôt, comme cela a été le cas dans la plupart des établissements et des mentions. Mais à l’entendre, l’Université a prolongé la période des inscriptions, obligeant le ministère à publier une note sur la nécessité de clôturer les inscriptions à la date du 19 Février. Si l’on en croit le ministère, les commissions d’attribution des bourses d’études auraient déjà, par ailleurs, eu des réunions depuis le 5 Février.
⭕️Dans un communiqué publié samedi, l’Université de Toamasina a soutenu que le retard du paiement des bourses d’études est dû à la clôture tardive des inscriptions. Il a également soutenu que les étudiants ont manifesté, non à cause du retard du paiement mais plutôt parce qu’ils ont réclamé le paiement de quatre mois de bourses d’études au lieu d’un seul mois. Le gouvernement avait considéré que le retard du paiement de ces bourses d’études était inadmissible et avait, en même temps, annoncé l’ouverture d’une enquête sur ce fait.
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ASSAINISSEMENT – Le Samva dissout, la commune prend en main la gestion de l’assainissement de la capitale
Antananarivo, 23 Février, 15h10 – Le Samva est mort. Vive la Société municipale d’assainissement. Un décret adopté par le Conseil de gouvernement ce mardi dissout le service autonome de la maintenance de la ville d’Antananarivo (Samva) et annonce la création d’une nouvelle structure rattachée à la commune urbaine d’Antananarivo.
Cette structure, dénommée Société municipale d’assainissement assure désormais toutes les tâches jusqu’ici confiées au Samva, explique une note du Conseil de gouvernement publiée ce mardi. Toutes les ressources du Samva et lui seront ainsi transférées, poursuit la note. Ces tâches consistent, entre autres, à l’assainissement et à la gestion des ordures de la capitale.
En 2019, Andry Rajoelina avait annoncé la restitution de la gestion du Samva à la CUA. Il y a quelques mois, au moment où les ordures s’amoncelaient en ville, Naina Andriantsitohaina, maire d’Antananarivo, a encore avoué « attendre avec impatience le transfert de la gestion du Samva à la commune ».
Depuis 2009, le Samva, censé se trouver sous l’autorité du maire de la CUA qui en préside le Conseil d’administration, est placé sous la tutelle technique du ministère en charge de l’Eau et de l’assainissement. Il est également placé sous la tutelle financière du ministère de l’Economie et des finances. -

MANIFESTATIONS – Les douze personnes interpellées samedi placées en détention préventive
Antananarivo, 23 Février, 12h05 – La prison pour les 12 individis arrêtés lundi lors de la « manifestation avortée » des députés de l’opposition. Déférés au parquet lundi, ils ont été immédiatement envoyés à Antanimora, indique une source auprès de la gendarmerie.
Ils sont, entre autres, inculpés de participation à une manifestation interdite, de provocation de trouble; d’atteinte à la sureté de l’Etat et d’usurpation de fonction pour l’officier de la gendarmerie à la retraite. La date de leur procès est prévu au 6 Avril, indique une autre source.
Lors d’une conférence de presse, lundi, les responsables des forces de l’ordre ont assuré que « ce n’est pas parce qu’ils portaient du rouge que ces individus ont été arrêtés ». -
REVENDICATIONS – Le syndicat des paramédicaux discret sur l’accord passé avec l’Etat
Antananarivo, 23 Février, 7h52 – De quoi était-il question lors de la rencontre entre les responsables de la présidence et le syndicat des infirmiers et des sages-femmes de Madagascar (SISFM) ? « Ce sont des discussions avec des dimensions techniques et politiques et qui ne peuvent donc être divulguées sur les réseaux sociaux », répond Jerisoa Ralibera, président du syndicat. Il indique juste qu’un « gentlemen’s agreement a été signé entre les deux parties et que la présidence a promis de répondre aux trois revendications formulées par les syndicalistes ».
Selon le président du syndicat des paramédicaux, les détails seront transmis par les responsables des bureaux et antennes régionaux du syndicat. C’est ainsi qu’il invite les paramédicaux à « adhérer au syndicat et à ne pas se contenter d’attendre ». « Le syndicat a tout à fait le droit de ne faire les rapports qu’à ses membres comme c’est prévu par les statuts », poursuit-il, répondant à ceux qui l’accusent de « discrimination ». Il indique néanmoins que le rapport sera adressé à tous mais au niveau de chaque bureau et antenne.
En attendant, les paramédicaux ont repris le travail depuis lundi, à l’exception de certains représentants syndicaux des régions venus dans la capitale. « Certains ne peuvent reprendre le travail que dans les deux jours compte tenu du trajet entre Antananarivo et leurs lieux de travail », souligne Jerisoa Ralibera.
Le syndicat prévoit également un conseil national vers la fin du mois de Mars, et décidera à ce moment-là de la suite à donner au mouvement. Le président du SISFM n’exclut pas « un retour à la grève si la présidence ne respecte pas les promesses annoncées durant les accords conclus la semaine dernière »

