Réaliser son rêve à 17 ans, alors qu’on n’a pas encore le baccalauréat, ce n’est pas si évident. Réaliser son rêve à 9 ans ou 10 ans, cela paraît encore plus compliqué. Pourtant, ces enfants qui sont intervenus à l’occasion du TEDX YOUTH Antananarivo 2020 ont montré que c’est possible. On les appelle d’ailleurs des Kidspreneurs et des jeunes entrepreneurs.
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INDUSTRIE – Madagascar prend son temps avant d’intégrer l’accord de libre-échange africain
Antananarivo, 20 Novembre, 14h42 – La Grande île se met en conditions afin de pouvoir tirer le maximum d’avantages de l’accord de libre-échange africain. La pleine participation à la zone de libre échange continentale africaine (Zlecaf) est encore au stade des préparations, indique Lantosoa Rakotomalala, ministre de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat. Celle-ci a présidé la célébration de « la journée de l’industrialisation en Afrique » à Anosy ce vendredi en présence des représentants de l’Union africaine (UA) et de l’Organisation des nations unies pour le développement industriel (Onudi). Madagascar a signé son adhésion au sein de la Zlecaf en 2018, mais le gouvernement se donne du temps avant de soumettre le traité à l’aval du Parlement pour la ratification.
« Afin de pouvoir nous lancer dans un marché de plus d’un milliard de personnes, nous devons encore renforcer toutes les chaînes de valeurs de notre industrie, allant de l’agriculture, la transformation et la commercialisation », explique Lantosoa Rakotomalala. « Madagascar doit aussi analyser ce que pourra apporter son inclusion dans cette zone afin que cela ne pénalise pas l’économie nationale », poursuit-elle. Elle estime que le danger réside surtout dans l’afflux incontrôlé des marchandises étrangères qui risque d’inonder un peu plus le marché local comme ce qui se passe actuellement.
Pour l’instant et en attendant l’effectivité de l’intégration de Madagascar au sein de la Zlecaf, la Grande île continuera à augmenter la production locale et la consommation des produits locaux avec l’instauration des usines au niveau des district dans le projet à travers le projet One District One Factory (Odof), ou encore la promotion de la consommation du Vita Malagasy avec le label Malagasy ny Antsika. En augmentant la production locale Madagascar, pourra espérer changer sa politique d’exportation et s’attaquer aux marchés extérieurs. Elle espère également qu’en ce moment-là, ses propres produits pourront également faire face à la concurrence des produits importés. -

ECONOMIE – Plus de 3000 sociétés exportatrices et importatrices sanctionnées pour retard de rapatriement de devises
Antananarivo, 20 Novembre, 11h15 – Fin de l’état de grâce. Le ministère de l’Economie et des finances commence à sévir contre ceux qui, depuis la levée de l’urgence sanitaire, n’ont toujours pas rapatrié leurs recettes en devises. Dans un communiqué publié ce vendredi, il fait état, à la date du 17 Décembre, de « 1594 sociétés exportatrices et 1660 sociétés importatrices en situation irrégulière » et qui sont ainsi sanctionnées.
Les comptes de ces entreprises sur le système intégré des opérations de change sont donc ainsi suspendus et le resteront « jusqu’au rapatriement de leurs devises à Madagascar », indique le ministère. Celui-ci leur donne jusqu’à la fin du mois de Novembre pour régulariser leur situation et avoir à nouveau accès à leur compte SIG-OC.
Durant la période d’urgence sanitaire, les autorités ont décidé de « lever les sanctions liées au retard ou au non rapatriement des devises au profit des sociétés exportatrices et importatrices ayant atteint un taux de rapatriement de plus de 80 ». A la levée de l’état d’urgence, le ministère a appelé les entreprises à effectuer la régularisation de la situation, mais si on en croit les chiffres qu’il diffuse, seules « 51 sociétés ont fait montre d’initiative pour régulariser leur situation, et 791 domiciliations d’exportation sont apurées jusqu’ici ».
Avec les devises qui seront rapatriées, le ministère espère que le cours de l’ariary peut s’améliorer. La faiblesse de l’offre en devises sur le marché interbancaire des devises, due à la baisse des recettes d’exportations et au manque de rapatriement des devises par les entreprises, est l’une des causes de la dépréciation de l’ariary. Jeudi, le taux de change de la Banque centrale indiquait un cours moyen de 4545 ariary pour un euro et de 3844 ariary pour un dollar. -

COMMERCE : Des litchis de bonne qualité pour une campagne encore incertaine
L’Europe a commandé moins de litchis cette année : 12 000 tonnes à peine, contre 15 000 tonnes habituellement. Et l’on n’est même pas sûr que les consommateurs européens, en confinement en majorité, répondent présents. Les exportateurs se trouvent devant le dilemme de la crise sanitaire. Pourtant le climat a été favorable cette année, offrant une bonne qualité de fruit selon George Geerearts, vice-président du Centre technique horticole de Tamatave.
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GOUVERNANCE – Le ministère de l’Economie et des finances publie les recettes et les dépenses liées à la gestion de la Covid-19
Antananarivo, 19 Novembre, 7h35 – Des efforts de transparence. Le ministère de l’Economie et des finances publie le récapitulatif des recettes et des dépenses liées à la gestion de la Covid-19. « Ce 18 Novembre 2020, le ministère de l’Economie et des finances met en place la présente plateforme numérique, intégrant à la fois recettes et dépenses », indique-t-il sur son site Web. Jusque-là, le département dirigé par Richard Randriamandrato a publié « la partie recettes et leurs affectations prévues », selon ses termes, « les financements négociés et à négocier en réponse à la pandémie du coronavirus », selon le titre des trois booklets publiés en Juin, Juillet et Novembre.
Après avoir attendu que chaque organisme public impliqué dans la lutte contre la Covid-19 publie lui-même l’état de ses dépenses, ainsi que l’a encore rappelé le ministre de l’Economie et des finances Richard Randriamandrato, en début Novembre, le ministère décide de prendre les choses en mains et effectue un récapitulatif des dépenses portées à sa connaissance à travers les différentes plateformes de gestion des finances publiques.
« Les informations publiées au niveau de cette plateforme couvrent les états d’exécutions des dépenses Covid-19 effectuées par l’ensemble des organismes publics durant la période de mars 2020 à Octobre 2020 », indique le communiqué du ministère. Les données exploitées ont ainsi été tirées « du logiciel SIGMP de l’ARMP, du logiciel d’engagement SIIGFP, du logiciel de paiement SALOHY du Trésor, du journal caisse du Centre de Commandement Opérationnel COVID-19, et de l’application AMP du Secrétariat Technique Permanent pour la Coordination de l’Aide auprès de la Primature », poursuit-il. Il précise par ailleurs, qu’il s’agit néanmoins d’un rapport provisoire dans la mesure où certaines rubriques n’ont pas été indiquées comme ayant été affectées à la lutte contre la Covid-19, souligne le ministère.
La transparence sur les recettes et les dépenses liées à la gestion de la Covid-19 fait partie des engagements pris par le gouvernement auprès des partenaires techniques et financiers auprès desquels les appuis financiers étaient sollicités. La Banque mondiale indique, par exemple, que les autorités se sont engagées à mettre en place un fonds de réponse Covid-19 pour gérer de manière transparente les dépenses d’urgence. Un décret en ce sens a été adopté en Juillet, mais les exigences de transparence ont mis du temps à être mises en œuvre, au grand dam des organisations de la société civile œuvrant pour la transparence.
Dans son communiqué relatif à la mise en place de la plateforme, le ministère de l’Economie et des finances souligne justement que « cette plateforme est mise en place conformément aux dispositifs de transparence recommandés par le décret 2020-725 du 1er Juillet 2020 ». Mais le retard du décaissement des aides budgétaires promises par la Banque mondiale, la Banque africaine du développement et l’Agence française pour le développement et s’élevant à 134 millions de dollars, ne doit pas être étranger à cette décision du ministère de créer la plateforme. Début Novembre, le grand argentier indiquait encore que la publication des rapports des dépenses relevait non de son département mais de chaque organisme bénéficiaires des appuis et des aides des partenaires.





