Catégorie : Recommandations
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ADMINISTRATION MUNICIPALE – Naina Andriantsitohaina annonce la création d’un conseil consultatif culturel au sein de la Commune urbaine d’Antananarivo
Antananarivo, 18 Novembre, 15h30 – Le conseil consultatif culturel pour Antananarivo est sur pied et pourra commencer sa mission, annonce Naina Andriantsitohaina, maire d’Antananarivo, ce mercredi à l’hôtel de ville. Ce conseil est censé, entre autres missions, recommander les orientations, les formations ou encore le développement des métiers et des potentiels en matière d’art et de culture au niveau de la Commune Urbaine d’Antananarivo.
La promotion de l’art ayant été un des engagements du maire lors de sa campagne, la mise en place de cette structure est une concrétisation de cette promesse, explique Elia Ravelomanantsoa directrice des arts et de la culture au sein de la CUA.
Outre l’annonce de la mise en place du CCCA la CUA a aussi signé une convention avec le Foko Mandravasarotra afin de concrétiser la réhabilitation du Tranompokonolona Isotry et une autre convention avec l’association de l’Atelier Art et son partenaire MARQ Madagascar pour la réalisation d’un projet portant sur la création de la Maison des Arts d’Antananarivo, un centre de formation, de création et de promotion artistique.
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INDUSTRE – Une nouvelle minoterie pour soutenir la production à Madagascar des produits de première nécessité et de consommation
Antananarivo, 18 Novembre, 12h17 – « Madagascar doit produire ce dont les Malgaches ont besoin et consomment au quotidien ». Pour le président de la République, Andry Rajoelina, c’est l’une des voies qui mènent vers le développement. « Comment accepter que nous soyons inondés par des pâtes importées alors que nous avons des investisseurs et des compétences » ? s’est-il demandé à l’occasion de l’inauguration de la nouvelle usine de La Minoterie de l’océan Indien (LMOI) à Toamasina ce mercredi.
L’industrialisation de Madagascar est l’un des engagements annoncés par Andry Rajoelina alors qu’il était encore cadidat à l’élection présidentielle. Avec l’inauguration de l’usine de LMOI, le chef de l’Etat annonce « l’entrée du pays dans l’ère de l’industrialisation ». « Rien que ces dernières semaines, nous avons inauguré quatre nouvelles usines », rappelle-t-il. Sans parler des autres qui sont en cours d’implantation. Lantosoa Rakotomalala, ministre de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat parle « d’une douzaine d’infrastructures indutrielles installées en très peu de temps ». Elle évoque également « la confiance des investisseurs ». « Nous sommes sortis du confinement, nous avançons », martèle-t-elle dans son allocution.
En encourageant l’investissement dans l’industrie, les autorités misent sur la baisse des prix des produits utiles aux consommateurs, en particulier les produits de première nécessité. L’idée étant d’améliorer le pouvoir d’achat des consommateurs. La ministre ne charge de l’Industrie annonce déjà une stabilité du prix du pain, tandis que le chef de l’Etat évoque une baisse du prix de la farine sur le marché.
La LMOI, annonce son président directeur général, mettra deux types de farine sur le marché local : la farine boulangère et la farine pâtissière. Elle se chargera également de fournir les industries de fabrication de biscuits et de pâtes alimentaires. Fabriquée localement, la farine de la LMOI devrait par ailleurs avoir une meilleure qualité que la farine importée, rappelle également Lantosoa Rakotomalala.
Mais en plus de fournir le marché local de marchandises de meilleure qualité et à un meilleur prix, les industries locales constituent également un levier de développement pour le secteur primaire. Dans son discours, le Président directeur général de la LMOI a fait part de la volonté de son entreprise d’acheter le blé à Madagascar et de soutenir les paysans dans la production de cette matière première.
A entendre son PDG, la LMOI a actuellement une capacité de production de 500 tonnes de farine par jour, mais l’objectif est d’arriver jusqu’à 1200 tonnes de produits par jour en 2021. « Notre entreprise est prête à soutenir l’engagement présidentiel d’atteindre l’autonomie alimentaire », soutient-il.
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BUDGET – Vers une baisse des impôts sur les revenus salariaux et assimilés (Irsa)
Antananarivo, 18 Novembre, 10h00 – Les travailleurs devraient payer moins d’impôts en 2021. Selon le projet de loi de finances de 2021 publié depuis mardi sur le site Web du ministère de l’Economie et des finances, les modalités de calculs des impôts sur les revenus et assimilés (Irsa) seront modifiées de façon à baisser ce que les travailleurs versent mensuellement à l’Etat. Ainsi, au lieu de payer la somme forfaitaire de 2000 ariary sur les revenus de moins de 300 000 ariary et le taux forfaitaire de 20% sur les revenus de 300 001 ariary et plus, l’imposition se fera de façon progressive.
Le projet de loi de finances prévoit que :
les revenus jusqu’à 350 000 ariary sont exonérés d’impôts,
la tranche de revenus de 350 001 ariary jusqu’à 400 000 ariary est imposable à 5%,
la tranche de revenus de 400 001 ariary jusqu’à 500 000 ariary est imposable à 10%,
la tranche de revenus de 500 001 ariary jusqu’à 600 000 ariary est imposable à 20%,
la tranche de revenus supérieure à 600 000 ariary est imposable à 20%.
Ce projet de progressivité de l’imposition fera manquer à l’Etat un gain de 29,38 milliards d’ariary par an. Mais l’objectif, indique le projet de loi de finances est « d’augmenter le pouvoir d’achat des salariés et de relancer la consommation ».
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JUSTICE – Vers une réactivation des camps pénaux pour améliorer l’alimentation des détenus
Antananarivo, 18 Novembre, 8h45 – Comment améliorer la production dans les camps pénaux ? C’est l’une des questions sur lesquelles se penchent pendant quatre jours les participants à l’atelier relatif à la question de la propriété foncière et des camps pénaux. L’objectif est d’assurer l’autonomie alimentaire des prisons, et même de mettre sur le marché les produits obtenus afin d’améliorer le budget des prisons. Mais l’idée est aussi de mieux gérer et de mieux protéger les terrains appartenant au ministère de la Justice. A ces objectifs s’ajoutent évidemment les questions d’éducation et de réinsertion sociale des détenus.
Avec un budget annuel de 19 milliards d’ariary, l’administration pénitentiaire a du mal à satisfaire les besoins des prisonniers. « Le budget annuel de 19 milliards d’ariary ne couvre que l’alimentation des 28000 détenus que compte le pays à raison de 1800 ariary par détenu par jour, et je ne parle pas des soins et autres », indique Tovonjanahary Andriamaroahina Ranaivo, directeur général de l’administration pénitentiaire, pour expliquer l’urgence d’assurer l’autonomie alimentaire des prisons. « Il suffit pourtant que les prisonniers soient mal nourris et sous alimentés pour que la société civile et d’autres organisations non-gouvernementales nous critiquent de façon virulente », ajoute-t-il, cité par un communiqué du ministère de la Justice.
Pour Tovonjanahary Andriamaroahina Ranaivo, les réflexions sont d’autant plus urgentes que le ministère possède « de nombreux camps pénaux dont beaucoup sont inexploités ». « Il y a même des risques que ces terrains se fassent voler ou exploiter par des gens qui n’en sont pas propriétaires », indique le communiqué du ministère de la Justice.
« Si les camps pénaux ont toujours été perçus comme des endroits destinés à désengorger les prisons, l’idée est donc de professionnaliser leur exploitation de façon à en tirer le maximum de produits », souligne le ministère. Outre les différents responsables de l’administration pénitentiaire, des représentants du ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche (MAEP) ainsi que des acteurs et autres partenaires publics et non gouvernementaux participent aux réflexions en ce sens.Photo : Ministère de la Justice
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ADMINISTRATION – Quand la décentralisation rime avec nomination dans les régions
L’élection des chefs de région n’est pas une priorité pour les autorités actuelles. Le ministre de l’Intérieur et de la décentralisation Tianarivelo Razafimahefa soutient que les choses doivent se mettre en place de façon progressive. Pour lui, la nomination des gouverneurs à qui l’on octroie des subventions pour exécuter les consignes présidentielles constitue déjà une volonté de l’Etat de décentraliser.




