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ATSIMO ATSINANANA- Vingt évadés de la prison de Farafangana tués, 37 autres capturés dont huit grièvement blessés
Antananarivo, 23 Août, 18h15 il- La capitale de la région Atsimo Atsinanana en ébullition. Une tentative d’évasion à la prison de Farafangana tourne en un bain de sang. Pour l’instant, les autorités dénombrent 20 détenus « décédés pendant des fusillades avec les (…) forces de l’ordre », selon le rapport du ministère de la Justice établi à 16h ce dimanche.
Selon les autorités, 37 autres évadés ont été capturés dont huit blessés graves. 31 prisonniers sont encore recherchés sur les 88 évadés. « Toutes les forces de l’ordre (Gendarme- Police) sont déjà mobilisées avec nos agents pour la continuité de capture », relate le ministère de la Justice.
Le rapport du ministère de la Justice fait état d’une mutinerie à la Maison centrale de Farafangana. Une source auprès de la gendarmerie raconte que « vers 12h15, des prisonniers ont forcé la sortie de la prison, attaqué trois agents pénitentiaires et ont pris l’arme de l’un d’entre eux ». Cette source fait également état de jets de pierre et de coups et blessures sur les gardes pénitentiaires, causant la blessure de l’un d’entre eux.
« Aussitôt, l’organe mixte de conception (OMC) régional a été informé de la situation et les captures ont commencé ». La source auprès de la gendarmerie parle d’une « résistance farouche des évadés avec l’arme de guerre qu’ils ont dérobée et avec des jets de pierre ». « Les forces de sécurité ont dû ouvrir les feux », poursuit notre source, causant ainsi le décès de 20 évadés, ajoute-t-elle.
Le ministre de la Justice, de son côté, « a donné ordre (…) de prendre toutes les mesures nécessaires pour maîtriser ce mouvement », relate le communiqué du ministère de la Justice. » Il a également averti toutes les instances de l’administration pénitentiaire afin de renforcer les dispositifs sécuritaires dans tous les établissements pénitentiaires de Madagascar ».
La gendarmerie indique par ailleurs que le calme est revenu mais que les recherches se poursuivent. « La population locale est sensibiliser pour aider les forces de sécurité à arrêter les évadés », confie notre source. -

PASSATION – Les nouveaux ministres mettent le cap vers l’après-coronavirus et affirment leurs engagements.
Il y a eu un avant, et il y aura un après-coronavirus.Fraîchement nommé à la tête du ministère de la Santé publique, le Professeur Jean Louis Rakotovao a le regard rivé vers l’avenir. Vers l’après-coronavirus.Faisant sien le programme du président de la République, il mise sur les infrastructures et les équipements. -

LEGISLATIF – Le Parlement convoqué en session extraordinaire pour adopter le projet de loi de ratification des ordonnances sur le Sénat et sur les élections
Antananarivo, 21 Août, 6h45 – Une deuxième session extraordinaire pour poursuivre la procédure de ratification des ordonnances prises en 2019 par le président de la République. Rejeté par le Sénat lors d’une première session extraordinaire en Mars après la navette entre les deux chambres, le projet de loi portant ratification des ordonnances relatives au régime général des élections et des référendums et au fonctionnement du Sénat, aux modalités d’élection et de désignation de ses membres revient à l’ordre du jour.
Le Conseil des ministres tenus jeudi convoque les deux chambres en session extraordinaire à partir du 26 Août pour une durée n’excédant pas 12 jours. « L’ordre du jour portera sur la commission mixte paritaire en vue d’adopter le projet de loi 001/2020 du 26 Février 2020 ainsi que le prévoit l’article 96 de la Constitution », indique le communiqué du Conseil des ministres.
Selon la Constitution, « lorsque par suite d’un désaccord entre les deux assemblées, un projet de loi n’a pu être adopté après deux lectures par chaque assemblée, le Premier ministre a la faculté de provoquer la réunion d’une commission mixte paritaire chargée de proposer un texte sur les dispositions restant en discussion ». La composition du Sénat, notamment le nombre des Sénateurs, est l’une des questions prévues par ces ordonnances dont le Sénat a rejeté la ratification en Mars.
En Janvier, Rivo Rakotovao, président du Sénat avait saisi la Haute cour constitutionnelle (HCC) pour demander la caducité des ordonnances prises par le président de la République en 2019 au motif que celles-ci n’ont pas fait l’objet de ratification par ordonnance. Dans sa décision sur le sujet rendue en Février, la HCC a invité le gouvernement à « régulariser le dépôt des projets de loi de ratification au cours de la prochaine session du Parlement, sous peine de caducité des ordonnances prises par le président de la République en 2019 ».
Le gouvernement n’a pas attendu la première session ordinaire de Mai 2020 pour déposer les projets de loi mais a convoqué une session extraordinaire. Les deux chambres du Parlement ne se sont pourtant pas mis d’accord sur l’un des trois textes qui avaient été déposés à l’époque.
Saisie par le Premier ministre, la HCC avait indiqué le 19 Mars que « la convocation d’une commission mixte paritaire est incontournable ». L’Assemblée nationale statue définitivement à la majorité absolue des membres la composant uniquement en cas d’échec de la commission mixte paritaire, avait alors rappelé la juridiction constitutionnelle.






