Antananarivo 19 août 2020
– 67ha 8h
– Ambodin’isotry 8h10
– Ankorondrano 8h15

Antananarivo, 19 Août , 7h20 – La crise monte d’un cran au Mali, en Afrique de l’Ouest. Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a annoncé sa démission, puis la dissolution du gouvernement et de l’Assemblée nationale, dans la nuit de mardi à mercredi au cours d’une allocution télévisée.
?Quelques heures plus tôt, Ibrahim Boubacar Keïta ainsi que le Premier ministre malien, avaient été arrêtés par des mutins. Ils ont été conduits au camp de l’armée de terre de Kita, au Nord de la capitale malienne, là où avait commencé la mutinerie dans la matinée.
?Les réactions internationales s’enchaînent après les événements dans ce pays membre de la Communauté économique de développement des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). Antonio Guterres, secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU) a demandé la « libération immédiate et sans conditions » du président malien.
⭕️Dans un communiqué, la Cedeao condamne le « coup de force ». Il suspend le Mali des organes de décision de l’organisation sous-régionale ainsi que les transactions financières et économiques des pays membres avec Bamako en parallèle avec la fermeture des frontières entre les deux parties.
?Des manifestations de rue se sont tenues au Mali ces derniers mois. Les législatives de mars-avril ont accentué le mouvement hétéroclite contre le pouvoir d’Ibrahim Boubacar Keïta, réélu en 2018 alors que le pays est en proie à des difficultés économiques et fait face à menace djihadiste dans la région du Sahel. Là où une opération militaire contre les salafistes, dénommée « Barkhane » est menée par la France avec les pays de la zone sahelo-saharienne.

Antananarivo, 18 Août, 6h35 – Contrôle strict sur la circulation entre Nosy-Be et la Grande-Terre à partir du 1er Octobre. Alors que l’île aux parfums va s’ouvrir aux touristes provenant de l’étranger, des éléments des forces de sécurité vont être déployés sur place pour veiller à ce « qu’il n’y ait pas de flux de passagers entre Nosy-Be et la Grande-Terre ». Ceux-ci devraient également s’assurer que « les habitants environnants n’accèdent pas aux sites touristiques avoisinants », indique un communiqué du ministère des Transports, du tourisme et de la météorologie (MTTM).
⭕️La réunion de coordination qui s’est tenue par visioconférence le vendredi 14 Août entre les différentes parties prenantes dans le cadre de la réouverture de Nosy-Be aux touristes a pris un certain nombre de résolutions en vue de l’accueil des touristes. La sécurisation de la ville de Nosy Be et de ses sites touristiques par les Forces de sécurité a été au cœur des discussions, au même titre que les dispositifs sanitaires à mettre en place dans les prochaines semaines.
?Ainsi, « un dispositif élargi et minutieux de suivi sanitaire », tel que « la présentation d’un test PCR négatif à l’arrivée, la mise en place de caméras thermiques à l’aéroport, l’installation d’une salle d’isolement » est prévu par le ministère de la Santé publique. Chaque touriste est également tenu d’avoir un numéro de téléphone local afin de faciliter son suivi tous les deux jours.
?Un protocole sanitaire unique et harmonisé sera préparé par les entités du secteur aérien avec l’appui du ministère de la Santé publique. Les compagnies aériennes autorisées à venir sur Nosy Be seront informées de ces protocoles par l’Aviation civile de Madagascar (ACM).
?Les opérateurs locaux, de leur côté, vont être formés aux différents protocoles d’hygiène qui ont été élaborés par l’ensemble des acteurs du tourisme. Selon le communiqué du MTTM ces formations seront assurées par l’Office national du tourisme de Madagascar (ONTM).
?La réouverture de l’île de Nosy Be aux touristes a été décidée par les autorités suite à une demande des opérateurs locaux lors d’une rencontre qu’ils ont eue avec le président de la République à la fin du mois de Juillet. Le secteur du tourisme a beaucoup souffert de la décision de suspension des liaisons aériennes internationales prise par le gouvernement malgaches depuis Mars.
Photo : Ministère des Transports, du tourisme et de la météorologie

Antananarivo, 17 Août, 12h13 – Un « gentil » rappel. Dans un avis publié vendredi, le directeur général de l’industrialisation rappelle la nécessité pour les unités de transformation de détenir une autorisation d’opération industrielle. Une invitation expresse à prendre les mesures de régularisation qui s’imposent est formulée par l’avis à l’endroit des industries qui ne sont pas en règle vis-à-vis des réglementations industrielles en vigueur.
⭕️Pour l’instant, aucun contrôle n’est officiellement annoncé par le ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat. Celui-ci indique juste que ses agents sont « à la disposition des industriels pour plus d’informations et éclaircissements ».
?Selon la loi sur la politique de gestion de contrôle et de contrôle des pollutions industrielles, l’autorisation d’opération est « un acte administratif délivré par voie d’arrêté du ministère chargé de l’Industrie. Elle intervient après une procédure préalable d’enquête, d’études et d’avis prévus par voie réglementaire ».
?Ce même texte indique que toute exploitation d’une installation sans avoir obtenu l’autorisation requise sera punie d’une peine d’emprisonnement de un mois à six mois et d’une amende de deux cent millions à cinq cent millions de francs malagasy, ou de l’une de ces deux peines seulement.
?La semaine dernière, le ministère a annoncé le renforcement de contrôle de la qualité des produits en rappelant aussi bien aux importateurs et aux producteurs locaux l’autorisation de mise en commercialisation émanant de ses services et « un certificat de consommabilité délivré par le ministère de la Santé publique ».