Catégorie : Reportages
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AMON MURWIRA, MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DU COMMERCE INTERNATIONAL DU ZIMBABWE – “La SADC n’est pas un club mais une unité forgée par le sang et la sueur”
Au moment où il passe la main, le président sortant du Conseil des ministres de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), Amon Murwira, ministre zimbabwéen des Affaires étrangères et du commerce international, rappelle l’esprit et l’essence de l’organisation. Pour lui, “la SADC a été créée précisément pour préserver la paix au service de l’intégration”. Il exhorte alors les États membres à lever les barrières qui freinent l’intégration régionale et à accroître le commerce intra-sadc, aujourd’hui trop faible, selon ses termes. Appelant à bâtir une SADC forte, autonome et portée par ses propres peuples, il rappelle que le développement ne se délègue pas et que la véritable dignité se vit à travers la paix, la sécurité, la nourriture, l’eau, la santé et les infrastructures. Extraits. -

DIPLOMATIE – L’unité et l’inclusion au coeur de la présidence malgache de la SADC, selon Rafaravavitafika Rasata
Vingt ans après avoir rejoint la Communauté de développement de l’Afrique australe, Madagascar en assure pour la première fois la présidence. La ministre malgache des Affaires étrangères, Rafaravavitafika Rasata, détaille les priorités du mandat : industrialisation, transformation agricole, transition énergétique et résilience face aux crises. Elle plaide aussi pour une inclusion plus poussée des États insulaires et pour une alliance équilibrée entre îles et continent. Un appel fort à la solidarité régionale pour bâtir une SADC autonome, compétitive et unie. -

ARTISANAT – Le calendrier en bois qui défie le temps
À l’heure où les écrans dictent notre quotidien, certains objets artisanaux continuent de tenir tête au temps et à la mode. Parmi eux, un petit bijou de créativité : le calendrier perpétuel en bois. À la fois pratique et décoratif, il traverse les années sans jamais prendre une ride. Nous avons croisé la version signée Soritra lors de la Foire internationale de l’économie rurale de Madagascar, au stade Makis d’Andohatapenaka. -

LOVA RATOVOMALALA, Directeur exécutif de la Confédération du tourisme de Madagascar (CTM), « Plusieurs leviers sont à activer pour rendre efficiente le développement touristique au sein de la SADC»
Le tourisme intrarégional avec la SADC présente plusieurs opportunités à saisir pour Madagascar. Plusieurs dispositions doivent toutefois être prises pour mettre en avant l’attractivité de la Grande île auprès de ce marché, selon le directeur exécutif de la Confédération du tourisme de Madagascar (CTM), Lova Ratovomalala. Extrait. -

EDUCATION – De Toliara à Antananarivo, le voyage d’une championne de lecture
Pour la première fois de sa vie, Nandrasanaela Mamisoa Rejela a quitté sa région natale d’Atsimo Andrefana pour rejoindre Antananarivo. Cette aventure, elle la doit à sa passion pour les livres et à sa victoire au concours de lecture du projet Let’s Read. Plus qu’un simple déplacement, ce voyage a ouvert pour elle une fenêtre sur de nouveaux horizons et confirmé que la lecture peut changer une vie. -

INFRASTRUCTURE ROUTIÈRE – Sur la nouvelle voie rapide qui amène jusqu’à Ivato en un temps record
La troisième voie qui mène jusqu’à Ivato est bien là. Depuis le 11 août, le dernier tronçon de la voie rapide qui relie la Route de la Francophonie à l’aéroport d’Ivato est enfin accessible. Deux voies toutes neuves, des accotements pour les piétons, un tracé fluide qui part du rond-point d’Andranotapahina jusqu’au tout nouveau rond-point Don Bosco, à deux pas de l’aéroport. En partant d’Andohatapenaka, nous avons mis seulement 15 minutes pour rejoindre Ivato. Et encore, nous avons roulé très doucement parce que nous avons filmé pour vous. La route, elle, est large, belle, et promet déjà une bonne fréquentation loin des bouchons d’Ambohibao, d’Imerinafovoany et de Talatamaty. Mais souvenez-vous, 80 km/h max. -

BASKETBALL – Les Ankoay fins prêts pour l’Afrobasket en Angola
C’est par une victoire historique 68 à 67 face aux Lions de la Teranga du Sénégal que les Ankoay terminent leur préparation à l’Afrobasket 2025 en Angola. Une victoire importante pour la confiance à quelques jours du début de la chose sérieuse. L’équipe nationale malgache entre en compétition, ce mercredi 13 août, face au Nigeria pour sa deuxième participation à cette Coupe d’Afrique des nations de basketball. -

SANTÉ PUBLIQUE – L’acupuncture, médecine traditionnelle millénaire chinoise, en 50 ans de pratique à Madagascar
Introduite en 1975 par la première mission médicale chinoise, l’acupuncture s’est peu à peu intégrée au paysage médical malgache. Pratique millénaire issue de la médecine traditionnelle chinoise, elle est aujourd’hui reconnue par l’Organisation mondiale de la santé pour soulager certaines douleurs et pathologies. Le Dr Lucie Ranaivoarisoa, spécialiste en acupuncture, retrace l’histoire de cette discipline à Madagascar, ses applications, ses résultats cliniques et son enseignement, tout en rappelant les règles strictes qui garantissent sa sécurité et son efficacité. -

FOOTBALL – Les Barea A’ battus pour leur deuxième match mais restent en vie dans le groupe B pour le Chan
Samedi soir, les Barea A’ subissent une défaite 1 à 2 pour son deuxième match de groupe à la phase finale du Championnat d’Afrique des nations (Chan) face aux Taifa Stars de la Tanzanie, parmi les trois pays hôte de cette édition. Cette défaite relègue la sélection malgache à la quatrième place du groupe B, avec un point. Il reste encore deux matchs pour les protégés de Romuald Rakotondrabe pour se rattraper et d’espérer obtenir le ticket pour les quarts de finale. -

Ernest Zafivanona Lainkana : “15% est mieux que 47%, mais l’idéal reste l’Agoa”
Vous voulez en savoir plus sur les produits frappés par le droit de douane additionnel de 15% décidé par l’administration Trump? Ou encore sur la façon dont la transition va être menée, sachant que le décret est entré en vigueur ce jeudi? Cliquez sur la vidéo, le directeur général des douanes, Ernest Zafivanona Lainkana donne des détails dans cette interview.
Le directeur général des douanes donne des détails sur le droit de douane additionnel décidé par les Etats-Unis. Les 15% viennent en fait s’ajouter aux droits de douane déjà appliqués actuellement sur les exportations. Et comme une bonne partie des produits en provenance de Madagascar étaient sous Agoa, donc à 0%, Ils sont désormais taxés à 15%, sauf certains produits exemptés comme les minerais stratégiques.
Comment réagissez-vous par rapport au droit de douane additionnel de 15% qui avait finalement été fixé pour les exportations malgaches vers les Etats-Unis ?
Oui, effectivement, si nous remontons, je dirais, au mois d’avril, quand nous avons vu le taux qui était appliqué à Madagascar à 47 %, qui était vraiment, je dirais, une menace pour la compétitivité des produits en provenance de Madagascar à destination des Etats-Unis. Avoir ce nouveau tarif à 15 % est une amélioration comparée au scénario initial de 47 %. Donc, certes, c’est un soulagement. Mais il ne faut pas se méprendre, parce que l’idéal, pour nous, c’est quand on était dans l’AGOA. C’était avec un tarif, je dirais, préférentiel pour Madagascar, qui boostait notre exportation à destination des Etats-Unis. Et c’était même la raison pour laquelle on a eu un excédent commercial de plus de 90 %. Donc, certes, ce n’est pas l’idéal pour nous, mais en effet, c’est une avancée par rapport à l’ancien taux qui était initialement à 47 %.Comment comprendre ce droit de douane additionnel ?
“Si je peux faire une petite comparaison par rapport à notre pratique : nous, quand nous appliquons les tarifs, ou bien le taux dans les tarifs, il y a les lois des finances que nous faisons. Et c’est pareil aussi aux États-Unis. Donc, c’est le Congrès qui fixe le taux et les réglementations en matière de la douane. Donc, il y a, par exemple, l’AGOA qui été fixée de cette façon car c’est une loi. Il y a aussi des taux MFN (Most favored nation) en anglais. Donc, c’est un taux qui s’applique à tous les pays d’une manière pratiquement uniforme sans accord de préférence commerciale spécifique. Mais au-delà de ça, donc, il y a ce taux additionnel de 15% qui s’applique, eu égard des autres, je dirais, différentes, soit des accords commerciaux, soit de ce taux MFN”.Sur quels produits ce droit additionnel s’applique-t-il ?
L’exportation des produits de Madagascar à destination des États-Unis, je pense qu’on peut les catégoriser en trois types de produits. Donc, il y a tout ce qui est produit d’agroalimentaire. On peut mettre la vanille, les épices ainsi que les huiles essentielles et tout ça. Et en deuxième catégorie, il y a le textile. Et en troisième catégorie, les produits miniers. Et une bonne partie des produits miniers sont dans le décret du 2 avril. Ces produits, par exemple, les produits stratégiques, miniers stratégiques, font partie de cette liste d’exclusion. Les deux (premières catégories) ne sont pas dans la liste d’exclusion, effectivement.Qu’en est-il donc de ces produits qui sont censés être exemptés de droit de douane avec l’Agoa?
“Comme je l’ai expliqué tout à l’heure, l’Agoa élimine les taxes, les autres taxes. L’Agoa permet de faire entrer nos produits en exemption de droits et taxes suivant cet accord. Sauf que le tarif additionnel s’additionne au-dessus de ça. Et donc, même si la vanille à travers l’Agoa, disons, ne payait pas avant, donc à partir de minuit aux États-Unis, minuit et une minute, il y a 15% qui s’additionnent.
Le décret n’annule pas l’Agoa, mais il se superpose à l’Agoa. Et donc, il y a aussi, par exemple le MFN, si on regarde dans le site de CBP (US Customs and border protection), on voit que la vanille est MFN free. Donc il n’y a pas de taxe sur la vanille pour le MFN. Sauf qu’il y a les 15% qui s’additionnent, parce que c’est une taxe additionnelle.Comment cette nouvelle taxation va-t-elle s’appliquer, et qu’en est-il des marchandises déjà en transit ?
« D’après nos échanges avec nos homologues de CBP (U.S Customs and border protection), donc de la Douane américaine, sur l’application réciproque de produits non exemptés, en provenance de Madagascar. Il a été annoncé qu’il y a 10% pour les marchandises importées ou extraites de l’entrepôt entre 5 et 8 avril 2025, à condition qu’elles ne soient pas encore embarquées avant le 5 avril. Et donc il y a aussi 10% pour les marchandises importées entre le 10 avril et le 6 août inclus. Et puis 15% pour les marchandises importées ou extraites de l’entrepôt à partir de 7 août 2025 à 00h01, sauf si elles ont été embarquées avant cette date et sont dédouanées avant le 5 octobre 2025, auquel cas le tarif de 10% s’applique. Donc c’est ça les conditions pendant la phase transitoire qu’ils ont envoyées ».Madagascar est-il préparé à ce taux?
“Quand on parle de tarifs, effectivement, l’impact, c’est la compétitivité. Et je pense que c’est un devoir pour l’État de trouver un moyen à ce que le produit du pays soit compétitif. Et d’ailleurs, il y a beaucoup d’efforts qui ont été faits. Si vous vous souvenez, Madagascar était un des premiers pays à rentrer en négociation avec les États-Unis après le 2 avril. Il y a eu une délégation qui s’est déplacée aux États-Unis. Il y a aussi beaucoup d’efforts qui ont été faits par la représentation diplomatique de Madagascar à Washington pour essayer de faire en sorte que les choses s’améliorent. Et dans ce sens, comme je disais, l’idéal, c’est d’arriver à avoir, soit un accord bilatéral commercial avec les États-Unis. Soit, je dirais, dans une forme éventuellement de l’extension de l’Agoa. (Mais ça, ça regarde les États-Unis. On n’a pas le contrôle sur ça). Mais s’il y a une équivalence par rapport à ça, c’est l’idéal. Et je pense que l’État est toujours là pour accompagner le secteur privé pour que ça aille dans ce sens”.Les discussions et négociations se poursuivent donc ?
“Oui. Comme je disais, je pense que quand on voit la mobilisation de tous les acteurs, qu’ils soient dans le secteur public ou le secteur privé, peuvent confirmer. Parce que c’est dans l’intérêt de tout le monde. Quand on a eu, par exemple, 47 %, tout le monde s’est mobilisé, il y a eu plusieurs réunions. Il y a même des réunions qui étaient très tardives. Je m’en souviens, on a eu plusieurs réunions qui commençaient à 10 heures du soir, qui terminaient à minuit, à 1 heure du matin. Et tout ça, c’est la mobilisation de tout le monde. Et tant que les choses ne sont pas, je dirais, optimales pour le pays, la mobilisation va toujours continuer à se faire.