Catégorie : Reportages

  • DIPLOMATIE – Madagascar prend la tête du comité permanent des hauts fonctionnaires de la SADC

    DIPLOMATIE – Madagascar prend la tête du comité permanent des hauts fonctionnaires de la SADC

    En présidant la Communauté de développement de l’Afrique australe, Madagascar prend aussi la présidence des différentes entités stratégiques de l’organisation. En attendant la passation officielle de la présidence de la Communauté, c’est la direction du Comité permanent des hauts fonctionnaires qui passe entre les mains de la Grande île. Eric Ratsimbazafy, secrétaire général du ministère des Affaires étrangères prend officiellement le titre de président du Comité. Une responsabilité stratégique qui s’inscrit dans un contexte régional exigeant, mais qui est porteur d’opportunités pour renforcer la voix de l’île au sein de la communauté.

     

     

     

  • LYTAH RAZAFIMAHEFA : “Madagascar a une opportunité de développer le Business Travel”

    LYTAH RAZAFIMAHEFA : “Madagascar a une opportunité de développer le Business Travel”

    Madagascar avait été le pays hôte de la Semaine de l’Industrialisation de la SADC. Un évènement en prélude au 45ème Sommet des Chefs d’Etats et de Gouvernements de cette Communauté régionale, et qui avait présenté des opportunités à saisir notamment pour les acteurs touristiques de la Grande île. Le président du Conseil d’administration de la Confédération du tourisme (CTM), Lytah Razafimahefa, en parlé, dans cet interview réalisé dans le cadre de cette Semaine de l’industrialisation.

    Madagascar accueille de plus en plus d’événements régionaux et continentaux. Le tourisme de la Grande île ne manque pas d’en profiter. La dernière en date est la Semaine de l’Industrialisation de la SADC. Mais les opérateurs touristiques bénéficient aussi des retombées du Sommet de la SADC. Comment le pays peut-il se positionner en tant que destination, notamment sur le marché de la SADC?

     

     

    Madagascar a accueilli la Semaine de l’industrialisation de la SADC. Qu’est-ce que le secteur touristique avait à en tirer ?

    « Il est important de noter que la Confédération du tourisme de Madagascar fait partie de ce qu’on appelle le SADC Business Council Business Platform depuis 2022 et en même temps du Business Council Tourism Alliance de la SADC. À travers cette organisation, la CTM a pu vraiment s’ouvrir dans l’intégration régionale. Ce qui est très important parce qu’à travers la ZLECAF (Zone de libre échange continentale africaine), à travers aussi tout ce qu’on a appris, ce qu’on a vécu après le Covid, il faut se rendre compte que le marché de proximité, c’est très important pour nous. Il ne faut pas le négliger. Aujourd’hui la connaissance pour Madagascar en matière de tourisme, la connaissance de l’Afrique est quand même assez limitée. Et là ça nous permet vraiment d’avoir beaucoup plus de visibilité, beaucoup plus de compréhension de ce manche-là pour avoir justement un échange intra-africain ».

    Comment Madagascar se positionne-t-il auprès de ce vaste marché ?

    « Bon, il ne faut pas se voiler la face. Madagascar n’est pas encore une destination très connue, voire même connue. Ce qu’il faut, c’est qu’il y a beaucoup d’efforts que nous devrons faire en termes de marketing, de la promotion de la destination et à commencer par nos voisins dans le continent africain. On se trompe de se dire que l’Afrique n’est pas un marché. Mais si le marché ne vient pas à la destination, c’est que la destination n’est pas encore connue. Donc, il faut que la destination frappe à la porte des marchés, essaie de comprendre beaucoup plus comment les marchés fonctionnent. Mais en même temps, de partager les datas que ces manches-là détiennent pour orienter notre stratégie, que ce soit au niveau opérationnel ou au niveau des plans d’action, dans comment nous allons approcher tout ceci ».

    Certaines lacunes doivent donc encore être comblées ?

    « En tant que destination qui se développe aujourd’hui, Madagascar se doit d’apprendre ce que l’Afrique fait. Ces pays africains qui se développent énormément, qui ont atteint plus d’un million de touristes annuels, qui ont atteint plus d’un milliard de dollars de recettes touristiques, qu’est-ce qu’ils ont fait ? Et justement, en termes opérationnels, ce qui veut dire ceux qui sont dans le business, en termes promotionnels, avec l’agence de promotion touristique, et aussi au niveau institutionnel, quels sont ce qu’on appelle par exemple les textes réglementaires, qu’est-ce qui régit aujourd’hui le déplacement des gens et des personnes, mais aussi des biens et services au niveau de la SADC”.

    La CTM a scellé une alliance avec Africa’s Eden ? Qu’est-ce que cela implique concrètement?

    “L’alliance avec Africa’s Eden, avoir une plateforme de B2B pareil, c’est ce que toute entreprise recherche. Quand on fait du roadshow, quand on fait de l’éductour, quand on participe à des foires internationales, l’objectif final c’est quoi ? Avoir des partenaires qui sont dans les marchés et qui vont nous mettre en contact avec le consommateur final. Donc voilà, malheureusement en tant que destination encore pas très connue, Madagascar a besoin d’avoir de partenariats. Donc la plateforme Africa’s Eden qui regroupe à peu près plus de 700 entreprises dans le secteur au niveau régional en Afrique, va ouvrir la porte et même ouvrir des portes aux opérateurs touristiques de Madagascar. En particulier ceux qui sont membres de la Confédération du Tourisme de Madagascar (CTM). Justement de leur ouvrir beaucoup plus d’opportunités en termes d’affaires. Sans ces plateformes là, c’est difficile comme j’ai dit, pour une seule entreprise d’aller entamer une aventure en solo vers le marché”.

     Après ces divers évènements déjà accueillis par Madagascar, le pays peut-il être considéré comme une destination MICE (Meetings, Incentives, Conferences, Exhibitions)

    “C’est trop tôt de dire directement que voilà Madagascar est maintenant une destination MICE. Mais Madagascar rentre aujourd’hui dans le cadre et vraiment dans le panier des pays destinations MICE. On voit de plus en plus les événements majeurs qui sont organisés dans le pays. Fort heureusement ça va booster les investissements, ça va faire venir beaucoup plus de partenaires étrangers, investisseurs qui vont s’installer à Madagascar. Et vous savez quand ces investisseurs là et les marchés voient que quelque chose bouge, ils vont venir, ils vont s’y intéresser, ne serait-ce qu’à demander des informations. En même temps Madagascar a été connu pour être une destination de circuit, ce qu’on appelle le tourisme itinérant. Aujourd’hui on a une opportunité extraordinaire de développer ce qu’on appelle le “business travel”, donc le tourisme d’affaires relié à tout ceci, dans ce qu’on appelle le MICE ainsi de suite”.

  • TOVO J’HAY : “Ny Eja était venue un soir avec le texte de Ny Teny Mamy, le lendemain, à mon réveil, tout s’est mis en place”

    TOVO J’HAY : “Ny Eja était venue un soir avec le texte de Ny Teny Mamy, le lendemain, à mon réveil, tout s’est mis en place”

    Le Palais national de la culture et des sports  résonnera avec une voix culte ce 10 août avec Tovo J’hay qui marquera ses 25 ans de scènes. Plus qu’un chanteur, Tovo J’hay est un conteur d’émotions. Comment cet artiste a-t-il bâti une telle carrière ? Qu’est ce qui a le plus marqué sa carrière ? Que va -t il offrir à ses fans lors de ce concert du weekend ? Rencontre avec un chanteur de charme.

     

     

    Herinirina Ratovondrahona, alias Tovo J’Hay, a commencé jeune. Il a fait ses preuves avec des groupes comme Maxi, Apy avant de se lancer en solo.
    Dans les années 2000, il devient le « chanteur romantique ». Son talent est reconnu, il excelle dans différents genres de musique. Il a même déjà reçu divers trophées.

    Comment est né le nom d’artiste Tovo J’hay ?

    « Au tout début, quand j’étais encore tout jeune, j’ai fondé le groupe Maxi avec Mbolatiana et Christophe. C’était de 1989 à 1993. Après cette période avec Maxi, j’ai joué du clavier dans un groupe de rock appelé Apy. Après ça, je me suis lancé dans l’a cappella, en créant le groupe « The Jayz ». C’est de là que vient le « Tovo » et que « Tovo J’hay » a été créé en l’an 2000. On a juste ajouté le « h » pour évoquer les notions de « hairaha, haitao, haikanto » (savoir-faire, maîtrise, art). C’était à partir de cela que Tovo J’hay est né, et cela fait 25 ans maintenant.

    Pourquoi être passé en solo ensuite ?
    « C’était un peu comme une évidence, un chemin naturel. La décision a mûri en moi. Il y avait aussi le désir de partager ce que j’avais au plus profond de moi, alors j’ai choisi de continuer seul, de commencer à montrer au public ce que j’avais à lui offrir. »

    Quelle est la chanson qui a le plus marqué votre carrière ?

    « Par exemple, « Mbola hafa”. C’est l’une des premières chansons qui m’a fait connaître du public. « Mbola hafa ianao, tsy afaka an-doha » a marqué le début. Il y avait d’autres chansons avant, comme « Niandry irery foana teo », mais c’est avec « Mbola hafa » que les gens m’ont vraiment découvert. Ensuite, l’histoire a continué avec « Satry foana », mon premier album, qui a aussi marqué un tournant. La chanson qui a ensuite fait monter Tovo en popularité fut « Teny mamy”. Ces chansons ont marqué l’histoire, l’histoire qui se continue encore aujourd’hui, avec de nombreux titres que les gens connaissent et chantent : « Tsy misy toa anao », « Ndao mba hiaraka », « Te ho eny aminao eny aho », etc. Il y a aussi eu des duos avec d’autres artistes, comme « Raha tia mozika », « Nofy lalina » avec les anciens Pazzapa. Un autre duo mémorable est celui avec Aina pour la chanson « Babo ». Il y a eu plusieurs chansons qui ont marqué différentes périodes. Et une chanson intemporelle, je le dis humblement, c’est « Teny mamy ». Aujourd’hui, les gens la choisissent encore comme ouverture de mariage. On me demande souvent de la chanter lorsque je suis invité, même en privé. C’est une chanson qui a énormément marqué la vie de Tovo J’hay. »

    Quelle est l’histoire derrière la chanson « Teny mamy » ?

    « Sa création a une petite histoire. C’est Ny Eja qui a écrit les paroles, et moi j’ai composé la musique. J’avais déjà une mélodie mais je ne savais pas comment y mettre des paroles. Ny Eja était venu et m’a demandé de créer une mélodie. Elle était venue chez moi le soir pour me montrer les paroles. Quand je me suis endormi, c’était comme si quelque chose m’avait frappé en rêve, et au réveil, tout s’est mis en place. La mélodie et les paroles se sont parfaitement accordées. J’ai fait écouter le résultat à Ny Eja, et elle a adoré. Ce qui m’a encore plus marqué, c’est que j’ai été invité à un concert à Antsahamanitra avec un groupe. Cette chanson n’était encore sortie nulle part, personne ne l’avait entendue à part nous à la maison. Je l’ai chantée sur scène et le public a immédiatement réclamé un « bis ». C’est là que j’ai réalisé que les gens aimeraient cette chanson et qu’elle allait marcher. »

    Quel est votre meilleur souvenir de scène ?

    « Tout a été marquant. Mais ce qui me marque toujours le plus et m’émeut, c’est quand le public chante avec moi, du début à la fin du concert. Le fait que tout le monde connaisse les paroles de la chanson m’émeut toujours un peu quand ça arrive. »

    Quel est le secret de la longévité dans le domaine musical ?

    « Il n’y a pas vraiment de secret. Je pense que ce sont des chansons qui viennent du cœur. Et quand elles touchent le cœur, elles s’y installent. Les gens s’en souviennent à un moment de leur vie. Je pense que c’est une des raisons. Il y a des chansons qui nous poussent à la réflexion, qui font bouger, mais c’est le fait de toucher le cœur qui fait que ma musique reste avec les gens. Ils ont vécu cette émotion avec moi à l’époque »

    Pourquoi l’amour est-il le thème principal de vos chansons ?

    « Tovo J’hay est connu pour chanter l’amour. Je pense que c’est parce qu’il est une personne pleine d’amour. En fait, quand je crée une chanson, je me base toujours sur le vécu. Et l’amour est la chose la plus importante dans l’histoire de l’humanité, où que l’on soit. L’amour entre deux personnes, l’amour entre un parent et son enfant, l’amour entre un couple, l’amour de Dieu… Ce sont toutes ces formes d’amour que je raconte dans mes chansons. »

    Parlez-nous de votre style musical

    « Ce n’est pas vraiment un choix, ça vient tout seul. Le choix n’est peut-être que de 20%, les 80% restants viennent naturellement. Par exemple, je me dis : « le pop va bien à cette chanson », « le reggae va bien à celle-ci », « cette chanson-ci doit être un slow, une chanson lente », « celle-ci doit être ternaire, binaire », des côtés techniques. Mais tout cela vient tout seul.
    Tovo J’hay entre dans la catégorie des artistes de variété. Les gens ont d’ailleurs déjà en tête ce qu’ils appellent le « style Tovo J’hay ». C’est un style de variété parce que je fais tout ce qui me convient. Je souligne « Ce qui me convient”, c’est important. Si je faisais du métal par exemple, ça ne m’irait pas, ni par rapport à mon physique, ni par rapport à mon image. Par exemple, j’adore le “kilalaka”, j’adore le “salegy”, mais je ne sais pas si ça m’irait. C’est pour cela que je suis classé dans la variété : je fais de la pop, de la soul, parfois du R&B, parfois un peu de rock, du pop-reggae, du pop-rock, etc. »

    Vous avez déjà reçu plusieurs trophées. Quel trophée vous a marqué le plus ?
    « Pour un artiste, quand on arrive à un stade où le public vous aime, c’est normal de recevoir des trophées. Mais c’est toujours émouvant parce que c’est une marque de passage. C’est la preuve que j’ai vécu de grands moments dans ma vie, alors je suis content d’avoir reçu ces trophées et je remercie surtout mes fans.
    J’ai reçu peut-être quatre ou cinq trophées en 25 ans. Il y a eu le trophée pour la « chanson dance », le trophée pour la « chanson cool tempo »… je ne m’en souviens plus de tous. Mais celui qui m’a le plus marqué, c’est le trophée « sexy ». Je ne sais pas, c’était le choix du public. J’ai reçu le trophée du « plus sexy de l’année », et bien, je l’ai accepté avec plaisir. »

     

    Que pouvez-vous nous dire sur la préparation du concert de ce 10 août ?

    « « 25 ans de scène », c’est la grande idée derrière ce concert. Ce sera le dimanche 10 août à 15h00 au Palais des Sports Mahamasina. L’idée est de rassembler en un concert la musique que nous avons vécue avec les fans pendant ces 25 ans. On va donc jouer les chansons qui ont le plus marqué, les chansons les plus appréciées. On a déjà entre 80 et 100 chansons, on ne pourra pas tout faire. Mais on va s’efforcer de jouer les chansons les plus appréciées, qui ont marqué leur enfance, leur adolescence, leur vie. Par exemple « Teny mamy ». On va tout rassembler pour ces « 25 ans de scène” »

    Quelles sont les spécificités de ce prochain concert ?

    « Nous avons préparé de nombreuses choses. Au niveau des arrangements par exemple, nous avons préparé beaucoup de choses, au niveau de l’ambiance, de façon à ce que ce soit différent de ce que les gens ont l’habitude de voir. Il y aura aussi des danseurs, ce qui ne se fait pas souvent. Il fut un temps où Tovo J’hay avait ses danseurs. Nous allons les faire revenir sur scène. Tout ça pour créer des souvenirs. Les gens de notre génération, qui nous suivaient à l’époque, vont se souvenir : « ah, c’est vrai qu’il y avait ça avec Tovo ». On va refaire revivre ces moments. »

    Quelle sera la suite de la célébration des 25 ans de scène ?
    « On verra bien pour les 26 ans ! Les 25 ans de scène seront célébrés dans tout Madagascar. On a déjà commencé à l’étranger, au New Morning à Paris, puis il y a eu une tournée en Europe. Maintenant, on va le faire à Madagascar et dans toutes les régions. Nous sommes en train de planifier tout ça. »

    En attendant …
    « Dimanche 10 août, à partir de 15h00, au Palais des Sports Mahamasina. N’oubliez pas la date, venez nombreux ! Retrouvons-nous, partageons notre amour pour la musique. Nous vous attendons. »

  • EVENEMENT – Dernière ligne droite pour les chantiers à ouvrir durant le Sommet de la SADC

    EVENEMENT – Dernière ligne droite pour les chantiers à ouvrir durant le Sommet de la SADC

    A moins de deux semaines du 45ème Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement proprement dit de la Communauté de développement de l’Afrique australe, certaines infrastructures censées accueillir les visiteurs de marque ou censées leur être présentées en marge du Sommet sont encore en plein chantier. Les ouvriers s’activent pour boucler les travaux en temps et en heure.

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    THÉÂTRE – Fela Razafiarison met en scène La Ferme pour dire les choses tout haut

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  • TIANA RASAMIMANANA : “Que le secteur public soit un réel facilitateur et que les organisations internationales soient le pont entre le secteur privé et le secteur public”

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    L’industrialisation engage un ensemble d’acteurs qui ont chacun leurs rôles. Son développement nécessite également d’un côté un changement de comportement des consommateurs. Des points soulevés par le président du Syndicat des industries de Madagascar (SIM), Tiana Rasamimanana, durant le Forum de promotion des investissements, organisé en marge de la Semaine de l’industrialisation de la SADC. Extraits

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