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  • ELECTION – La dissolution de la Ceni nécessite une modification de la Constitution selon Thierry Rakotonarivo

    ELECTION – La dissolution de la Ceni nécessite une modification de la Constitution selon Thierry Rakotonarivo

    Antananarivo, 3 Décembre, 12h20 – La dissolution de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) ne sera pas si simple, à en croire Thierry Rakotonarivo, nouveau membre de cet organe électoral. Selon lui, la Ceni est une structure établie par la Constitution. Une révision de cette loi fondamentale serait donc indispensable pour faire disparaître cet organisme chargé de l’organisation des élections.

    “Si la Constitution n’est pas révisée et que nous restons dans la légalité, il n’existe aucun moyen de la dissoudre”, souligne Thierry Rakotonarivo, en marge d’une cérémonie de prestation de serment au tribunal d’Anosy, mardi. Il a insisté sur le fait qu’“il serait possible de changer ses membres par la voie législative, mais la dissolution de la Ceni nécessite impérativement une modification de la Constitution”.

    La dissolution de la Ceni figure parmi les revendications des manifestants ayant conduit à la chute des précédents dirigeants. Lors de sa déclaration du 14 octobre à Ambotsirohitra, le colonel Michaël Randrianirina, chef d’État, avait indiqué que la Ceni serait dissoute, au même titre que d’autres organes et institutions de la République de Madagascar, à l’exception de l’Assemblée nationale.

    Cependant, il est revenu sur cette annonce après la décision de la Haute cour constitutionnelle (HCC), qui a rappelé la nécessité de respecter le cadre constitutionnel. L’avenir de la Ceni dépendra donc de la concertation nationale prévue dans les prochains mois.

  • FINANCEMENT – Deux appuis budgétaires de la Banque mondiale bloqués par des réformes non appliquées

    FINANCEMENT – Deux appuis budgétaires de la Banque mondiale bloqués par des réformes non appliquées

    Antananarivo, 3 Décembre, 11h00 – Déblocage conditionné. Les deuxième et troisième tranches de l’Appui aux politiques de développement (DPO) de la Banque mondiale pour Madagascar sont toujours bloquées ou en attente. La deuxième tranche n’a pas encore été décaissée faute de mise en application effective des réformes qui avaient pourtant été déjà formellement adoptées. Et le troisième appui ne pourra être discuté tant que le deuxième n’est pas réglé. Le représentant de la Banque mondiale à Madagascar, Atou Seck, en avait fait le point, lors d’une rencontre avec la presse, mardi.

    Au total, 200 millions de dollars sont en attente. Le DPO avait été convenu entre Madagascar et la Banque mondiale en 2023. Elle vise à renforcer la gouvernance et la résilience macro-budgétaire ainsi qu’à améliorer le climat d’investissement et approfondir les réformes structurelles dans les secteurs critiques comme la connectivité numérique, l’énergie et les mines. Cette DPO devrait fournir trois tranches de 100 millions de dollars chacune, en soutien budgétaire sur la période 2023-2025.

    Une première tranche de cet appui avait déjà été décaissée en juin 2023. “Nous avons donné le premier appui budgétaire. Nous nous sommes toutefois rendus compte que les réformes qui ont été adoptées n’étaient pas mises en application”, regrette Atou Seck, en prenant l’exemple des réformes prévues dans le secteur des télécommunications. “Nous n’avons ainsi pas encore décaissé ce second appui budgétaire. Et il faudrait le régler pour pouvoir parler du troisième appui”, a-t-il exposé.

    “Nous attendons, nous ne forçons pas », précise ce représentant de la Banque mondiale. Il se veut d’ailleurs optimiste par rapport à la volonté du Gouvernement actuel d’accélérer les réformes. Atou Seck souligne également que toutes les réformes appuyées par la Banque mondiale sont transparentes et peuvent être rediscutées si la population estime qu’elles ne sont pas bénéfiques pour le pays. Le représentant de cette institution financière est formel, assurant que “quand on avance dans une réforme, il y a toujours une pression parce qu’il y a un gagnant et un perdant”.

  • ENSEIGNEMENT SUPERIEUR – Fanja Razakaboana prend la présidence du Conseil d’administration de l’Université d’Antananarivo

    ENSEIGNEMENT SUPERIEUR – Fanja Razakaboana prend la présidence du Conseil d’administration de l’Université d’Antananarivo

    Antananarivo, 3 Décembre, 6h35 – Du leadership global à l’enseignement supérieur. Fanja Razakaboana, présidente du Groupement des femmes entrepreneures de Madagascar (GFEM), prend une nouvelle fonction stratégique en étant nommée présidente du Conseil d’administration de l’Université d’Antananarivo. Elle succède à Fredy Rajaonera à ce poste, la passation de service ayant eu lieu lundi.

     

    Cette nomination est le fruit d’une sollicitation ciblée, confie Fanja Razakaboana. Son nom aurait été proposé par la Présidence de l’Université d’Antananarivo et la désignation finalement officialisée aurait été précédée par d’intenses échanges avec les nouveaux dirigeants sur les problématiques de l’établissement, poursuit-elle.

     

    Nommée PCA pour un mandat de trois ans, Fanja Razakaboana devra apporter à l’institution académique son profil de leader en gouvernance et orientation stratégique. La nomination d’une personnalité du secteur privé à ce poste semble bien une tradition, vu les PCA qui se sont succédé à Ambohitsaina.

     

    En tant que PCA, son rôle est clairement défini comme étant celui de la supervision, du contrôle et de l’orientation stratégique, et non de la gestion exécutive quotidienne qui est assurée par le Président de l’Université. L’essence de sa mission c’est ainsi de garantir la qualité de la gouvernance, assurer l’éthique et la transparence, et définir la vision à long terme de l’établissement, souligne-t-elle. Et en tant que personnalité issue du secteur privé, il est attendu de celle-ci de veiller notamment à l’adéquation entre l’offre de formation et les besoins du marché du travail pour les diplômés.

     

    Fanja Razakaboana, figure bien connue du secteur privé et des réseaux économiques nationaux et internationaux, ajoute ainsi une nouvelle casquette stratégique à son impressionnant portfolio. Au-delà de présider le Groupement des femmes entrepreneurs de Madagascar (GFEM), elle occupe des postes de haut niveau au sein d’instances telles que la Comesa Federation Women in Business (Comfwb), le Réseau continental des associations de femmes d’affaires en Afrique (Conwobaa) ou encore les Femmes chefs d’entreprise mondiale (FCEM). Des multiples fonctions qu’elle assure parvenir à gérer du fait qu’elles sont toutes de nature stratégique et n’impliquent pas la gestion exécutive quotidienne.

  • JUSTICE – Maminiaina Ravatomanga transféré à la prison de haute sécurité de Melrose à Maurice

    JUSTICE – Maminiaina Ravatomanga transféré à la prison de haute sécurité de Melrose à Maurice

    Antananarivo, 2 Décembre, 18h00 – Maminiaina Ravatomanga ne s’est plus opposé à son transfert dans un établissement de haute sécurité pour sa détention. Le président directeur général du groupe Sodiat a ainsi été conduit à la prison de Melrose, ce mardi. Son transfert s’est fait “sous forte escorte policière, accompagné d’agents de la Financial Crimes Commission (FCC)”, écrit le quotidien mauricien Défimédia.

    La décision de le placer dans cette prison a été prise lundi par le tribunal de Port-Louis. Selon la police, citée par ce média mauricien en ligne, l’établissement en question “dispose des services nécessaires pour la prise en charge des détenus malades”, alors que l’homme d’affaires malgache s’est principalement trouvé en clinique depuis qu’il fait l’objet de poursuites à Maurice. Placé en état d’arrestation depuis le 24 octobre, il n’a été placé en cellule de détention policière que depuis le 28 novembre

    Avant ce transfert, Maminiaina Ravatomanga a subi plusieurs examens médicaux. Il a été conduit à l’hôpital Brown-Séquard pour un premier contrôle, puis à l’hôpital Victoria, où il a passé d’autres examens, avant d’être placé en observation dans l’attente des résultats.

    L’homme d’affaires malgache fait l’objet d’une procédure pour blanchiment de capitaux à l’île Maurice, enquête menée par la Financial Crimes Commission (FCC). Le 24 octobre 2025, il a été placé en état d’arrestation pour détournement de fonds et blanchiment d’argent par la justice mauricienne.

  • AGRICULTURE – Les producteurs de champignon se structurent pour promouvoir leur filière

    AGRICULTURE – Les producteurs de champignon se structurent pour promouvoir leur filière

    Antananarivo, 2 Décembre, 16h55 – Fédérer l’ensemble des acteurs de la filière champignons. L’Association des opérateurs de la filière champignons s’est récemment constituée pour établir une plateforme multisectorielle dans laquelle les producteurs, les chercheurs mais aussi les distributeurs de champignons seraient réunis. Cette initiative vise à réaliser une augmentation notable de la production et à garantir une meilleure qualité des produits, de façon à accroître les revenus pour ses membres. L’association compte une vingtaine de membres, principalement des producteurs, ciblant les grandes surfaces et les marchés populaires.

    A Madagascar, la filière de production de champignons comestibles est identifiée comme un secteur économique prometteur. L’AOCM entend alors offrir à ses membres un espace de partage sur les savoir-faire techniques en production, allant de la culture des semences à la gestion des installations. Les aspects financiers de cette activité, y compris le budget de démarrage et le calcul de rentabilité, ont également été abordés.

    Diary Raharison, présidente de l’AOCM, souligne que, contrairement à d’autres cultures, la production de champignons requiert une technique spécifique et qu’une formation préalable est indispensable pour assurer la qualité et la sécurité alimentaire des produits cultivés. Sur le plan économique, bien que la rentabilité soit déjà établie pour les membres, l’association anticipe un fort potentiel de croissance à mesure que l’intégration des champignons dans l’alimentation malgache progressera.

    L’un des défis majeurs de l’AOCM est aussi de sensibiliser le public malgache aux bénéfices nutritionnels des champignons, riches en protéines, antioxydants, fer, zinc et sélénium, dans un pays où leur consommation quotidienne n’est pas encore une habitude alimentaire ancrée. Un point essentiel de la stratégie de l’association est la promotion active de champignons certifiés comestibles, par opposition aux variétés sauvages cueillies sans garantie de sécurité et soumises aux aléas des saisons des pluies. Selon Diary Raharison, présidente de l’AOCM, l’expansion de ce secteur représente un véritable levier pour le développement économique, tant en milieu rural qu’urbain. Elle insiste sur la nécessité de « démystifier et de populariser ce produit » pour concrétiser son potentiel.

    Photo : AOCM

  • SANTÉ – Le ministère de la Santé publique estime à 90 000 le nombre de personnes atteintes du VIH/Sida à Madagascar

    SANTÉ – Le ministère de la Santé publique estime à 90 000 le nombre de personnes atteintes du VIH/Sida à Madagascar

    Antananarivo, 2 Décembre, 11h28 – Le nombre de personnes porteuses du VIH/Sida ne cesse d’augmenter à Madagascar. Le nombre de personnes vivant avec le VIH est estimé à 90 000, rapporte un communiqué du ministère de la Santé publique publié à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le Sida.
     
    L’Onusida, le Programme commun des Nations unies sur le VIH/Sida, estime pour sa part qu’environ 70 000 personnes étaient contaminées en 2023. Cela signifie qu’il y a eu près de 20 000 nouvelles infections en deux ans, soit une hausse d’environ 28 %.
     
    Sur les 90 000 personnes estimées malades, un peu plus de 32 000 sont dépistées positives au VIH/Sida. 58 000 personnes porteuses du virus circulent ainsi dans la société sans savoir qu’elles sont infectées. Le ministère indique, par ailleurs que seuls 35,5% des personnes vivant avec le VIH ont accès aux soins.
     
    Malgré la hausse du nombre de cas estimés, le taux de prévalence du VIH reste inférieur à 1% sur la Grande île. Le ministère de la Santé publique fait état d’un taux de 0,4%.
    Photo : Ministère de la Santé Publique
  • ELECTION – Une révision exceptionnelle ou une refonte de la liste électorale pourrait se faire après la concertation nationale, selon la Ceni

    ELECTION – Une révision exceptionnelle ou une refonte de la liste électorale pourrait se faire après la concertation nationale, selon la Ceni

    Antananarivo, 2 Décembre, 10h05 – À situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle. Faute de révision annuelle de la liste électorale (Rale) en raison de la situation politique du pays, la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) envisage déjà des mesures alternatives. Mais “c’est la concertation nationale qui décidera de la suite”, confie Soava Andriamarotafika, rapporteur général de la Commission.
     
    Et la suite, selon le responsable de la Ceni peut être, soit une refonte générale de la liste électorale, soit une révision spéciale de cette liste. Il reviendra à la concertation nationale dont la date n’est pas encore fixée mais qui est en cours de préparation selon les autorités d’en décider.
     
    L’ouverture de la liste électorale pour la révision annuelle devait avoir eu lieu lundi, mais le Conseil des ministres avait décidé de la suspension de cette procédure prévue par la loi. Lors de son arrivée au pouvoir en octobre, la question de la liste électorale avait été évoquée par le président de la Refondation de la République, le Colonel Michaël Randrianirina, comme étant l’un des points à régler durant la période de la “transition”. D’où le délai de deux qu’il s’est donné.
    Photo d’illustration : Archives
  • JUSTICE – Madagascar plaide pour la pénalisation de la “capture d’Etat” devant la Cour pénale internationale

    JUSTICE – Madagascar plaide pour la pénalisation de la “capture d’Etat” devant la Cour pénale internationale

    Antananarivo, 2 Décembre, 6h45 – Et si les velléités de certains intérêts privés à exercer des influences déterminantes sur les processus décisionnels de l’Etat pour les orienter en leur faveur, au détriment de l’intérêt général, devenaient un crime international ? Des entreprises, des groupes d’intérêt, des élites, des individus risqueraient alors d’être poursuivis, puis condamnés pour “capture d’Etat” par la Cour pénale internationale. Madagascar souhaite que les faits de ce type deviennent des infractions internationales reconnues par la Cour pénale internationale (CPI).

    La proposition a été portée par Fanirisoa Ernaivo, ministre de la Justice, durant son discours lors de la 24ème Assemblée des Etats parties (AEP24) de la Cour pénale internationale qui s’est ouverte lundi. Pour soutenir sa proposition, la garde des sceaux prend le cas de Madagascar qui, selon elle, “sort à peine d’une période très longue et douloureuse de capture d’Etat, qui a duré 16 années de 2009 à 2025”. Elle évoque “des conséquences pires que le génocide et toute forme de crime contre l’humanité”, indiquant que “durant cette période, des institutions ont été déviées, la souveraineté confisquée et les ressources publiques capturées au profit d’un politique économique”.

    Pour la ministre de la Justice, ce que Madagascar a subi ces 16 dernières années “n’est pas un simple abus de pouvoir, c’est une privatisation totale de l’Etat, un système tentaculaire de prédation et d’injustice”. Elle rapporte “une économie et une administration paralysées pour servir les intérêts de quelques individus”. “Les services publics se sont effondrés et Madagascar est actuellement le cinquième pays le plus pauvre du monde”, poursuit-elle encore. Pour Fanirisoa Ernaivo, il s’agit ainsi de s’attaquer juridiquement au système quand celui-ci est capturé parce que les infractions comme les abus de pouvoir, les détournements ou encore les corruptions ont été légalisés par les lois et les règlements.

    En proposant que la capture d’Etat devienne un crime international, Madagascar entend s’assurer une collaboration internationale pour que “justice soit faite dans notre pays et dans tous les pays du monde qui subissent la même chose”. Mais l’idée est aussi que “tout autre pays et n’importe quel autre pays qui en serait victime ne pourra plus subir la même chose que ce que notre pays a subi”, souligne-t-elle dans sa déclaration.

    Pour mettre en oeuvre la proposition, Madagascar se dit prêt à collaborer et à “soutenir pleinement les efforts techniques, politiques et législatifs de la Cour pénale internationale”. La Grande île affirme même pouvoir “proposer des magistrats, des techniciens et également des lois et des propositions”. Fanirisoa Ernaivo a d’ailleurs officiellement annoncé le soutien du nouveau pouvoir à Aimé Gilbert Raveloson, magistrat financier malgache qui est candidat pour siéger au sein du Comité de budget et de finance de la CPI.

  • COMPÉTITIVITÉ – Madagascar parmi les cinq pays les moins attractifs dans le monde pour les talents

    COMPÉTITIVITÉ – Madagascar parmi les cinq pays les moins attractifs dans le monde pour les talents

    Antananarivo, 1er Décembre, 15h35 – L’Indice mondial de compétitivité des talents (GTCI) 2025, publié par l’Institut européen d’administration des affaires (Insead) et l’Institut Portulans, classe la capacité des pays à gérer leurs talents. Pour cette édition évaluant 135 nations, Madagascar obtient un rang très bas, se positionnant à la 131e place mondiale. Ce classement situe le pays parmi les quatre derniers de l’indice. À l’échelle africaine, la situation est tout aussi délicate : Madagascar se classe 32e sur les 35 pays du continent mentionnés dans l’étude. Ces chiffres mettent en évidence une faible performance structurelle dans l’attraction, le développement et la rétention du capital humain.

     

    Ce classement s’inscrit dans un contexte où l’Afrique subsaharienne demeure globalement la région la moins performante du monde en matière de talents, affichant un score moyen d’environ 30,8 points. Cependant, la position de Madagascar au bas du tableau africain suggère que les défis sont plus marqués que chez ses pairs. Des nations comme l’Île Maurice (1ère en Afrique, 49e mondiale) et les Seychelles (2e en Afrique, 50e mondiale) dominent le classement continental, illustrant l’écart important qui sépare Madagascar des pays africains les plus attractifs.

     

    Le faible score de Madagascar reflète des lacunes dans les piliers fondamentaux évalués par le GTCI, notamment la capacité à “faciliter”, « attirer », « développer » et « retenir » les talents. Selon les données du rapport, les faibles résultats découlent de contraintes structurelles importantes. Celles-ci incluent notamment des difficultés liées à la réglementation du marché du travail et un investissement insuffisant dans les écosystèmes d’innovation. Ces facteurs limitent la création d’opportunités de carrière et le développement des compétences avancées.

     

    La 131e place mondiale met en lumière l’urgence d’orienter les politiques nationales vers une meilleure compétitivité. Des efforts doivent être menés pour renforcer l’environnement des affaires, simplifier la réglementation et investir dans la formation de la main-d’œuvre aux compétences numériques et technologiques. Améliorer la capacité du pays à développer et retenir ses talents, notamment les plus qualifiés, est une condition nécessaire pour améliorer significativement son classement et assurer sa position dans la compétition mondiale pour le capital humain.

  • JUSTICE – L’Etat malgache envisage d’ouvrir une procédure judiciaire à l’encontre d’Andry Rajoelina, selon Fanirisoa Ernaivo

    JUSTICE – L’Etat malgache envisage d’ouvrir une procédure judiciaire à l’encontre d’Andry Rajoelina, selon Fanirisoa Ernaivo

    Antananarivo, 1er Décembre, 17h45 – Le gouvernement actuel veut que les anciens dirigeants répondent des éventuels actes illégaux qu’ils ont commis durant leur mandat. “Pour toutes les personnes qui ont commis des infractions dans ce pays, il y aura des procédures qui seront ouvertes contre elles, y compris contre Andry Rajoelina”, déclare Fanirisoa Ernaivo, ministre de la Justice, lors d’un entretien accordé à Radio France internationale (RFI) Afrique, ce lundi.

    Dans son interview, la Garde des Sceaux ne précise pas sur quelles bases ou sur quels faits précis ces procédures judiciaires à l’encontre du président évincé seront ouvertes. Mais, à l’en croire, cela devrait intervenir prochainement, d’ici la fin de l’année. “Quand la procédure sera ouverte, vous aurez la communication là-dessus. Plus les avocats de la défense en savent moins longtemps à l’avance, moins ils peuvent se défendre et préparer leurs alibis”, explique-t-elle.

    Fanirisoa Ernaivo souligne qu’avant de délivrer un mandat d’arrêt international, il existe des étapes à respecter. Selon elle, une fois les procédures engagées, la justice malgache adressera d’abord une convocation à la personne convoquée. Après cette convocation viendra le mandat d’arrêt, et si la personne concernée n’est pas à Madagascar, un mandat d’arrêt international pourra ensuite être émis.

    La ministre de la Justice indique également qu’“en tant qu’ancien président, il faut qu’il y ait une procédure ouverte et nous sommes en train d’examiner les différentes possibilités”. Il en va de même pour d’anciens membres du gouvernement, poursuit-elle.

    Le 20 novembre dernier, le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine a recommandé aux autorités malgaches de “s’abstenir de toute arrestation arbitraire et politiquement motivée”. Dans un communiqué publié à l’issue de sa 1313ᵉ réunion, il invite également les dirigeants à libérer tous les prisonniers politiques.