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  • COOPÉRATION – Emmanuel Macron confirme l’appui français aux processus de transition à Madagascar, selon l’Elysée

    COOPÉRATION – Emmanuel Macron confirme l’appui français aux processus de transition à Madagascar, selon l’Elysée

    Antananarivo, 29 Novembre, 20h02 – Un soutien qui se veut formel. L’Elysée annonce ce samedi un entretien téléphonique entre le président français Emmanuel Macron et le président de la Refondation de la République de Madagascar, le Colonel Michaël Randrianirina. L’occasion pour le chef d’Etat français de confirmer à son homologue malgache le souhait de son pays à “accompagner et soutenir la transition en cours, conformément aux aspirations exprimées par le peuple malgache, en particulier la jeunesse”, rapporte la presse française.
    ⭕️Le soutien se fera d’abord dans le cadre de coopération bilatérale. “Les deux présidents ont rappelé l’importance de la relation bilatérale”, indique la presse française, rapportant le communiqué de l’Elysée sur le sujet. Et cela devrait se traduire par le déploiement “de nouveaux financements” pour “lutter contre l’insécurité alimentaire dans le sud du pays, mettre à disposition des médecins à Antananarivo et soutenir des projets d’aménagement urbain de la capitale”. Une aide budgétaire affectée à la sécurité alimentaire de la Grande île a également été annoncée par Emmanuel Macron.
    ⭕️Mais l’appui français devrait aussi se faire en collaboration avec les autres partenaires internationaux. Ce soutien devrait surtout concerner les différents processus liés “à la concertation nationale, à la série de réformes annoncée, en particulier pour lutter contre la corruption, et à l’organisation d’élections dans des délais raisonnables”. A en croire la presse française, Emmanuel Macron a “encouragé le président de la Refondation à associer des représentants de la jeunesse et de la société civile à ces différents processus”.
    ⭕️Ce n’est pas la première fois que le président français évoque ce soutien que la France entend octroyer au régime de transition, mais c’est la première fois qu’il évoque le sujet avec le président de la Refondation. Le 20 novembre, Emmanuel Macron indique avoir déjà abordé le sujet de Madagascar avec le Premier ministre mauricien Navin Ramgoolam lors de sa visite officielle à Maurice. Cette fois-ci, il s’adresse directement au chef d’Etat malgache même si les discussions ont eu lieu au téléphone.

  • FINANCES – Un ralentissement des crédits bancaires constaté durant ces derniers mois

    FINANCES – Un ralentissement des crédits bancaires constaté durant ces derniers mois

    Antananarivo, 29 Novembre, 16h15 – Après une forte progression durant la première moitié de 2025 avec un pic à plus de 13% de croissance annuelle, les crédits bancaires montrent des signes de ralentissement au dernier trimestre selon la dernière décision de politique monétaire publiée par la Banky Foibe. Les données disponibles indiquent une décélération autour de 12%, alors que la demande de financement reste élevée dans les secteurs du commerce, de l’importation et de l’agroalimentaire.

    Ce retournement intervient dans un contexte marqué par la mise en œuvre de nouvelles mesures fiscales, en particulier la TVA de 20% appliquée depuis juillet 2025 sur les intérêts des crédits bancaires, une mesure qui modifie profondément l’équation économique des investisseurs emprunteurs. Car rappelons-le, les crédits aux particuliers sont exemptés de cette taxe.

    Selon les établissements financiers, cette TVA renchérit immédiatement le coût du financement des entreprises. Parallèlement, la préparation de la loi de finances 2026, qui vise à supprimer près de 290 milliards d’ariary d’allègements fiscaux, entretient un climat d’incertitude. L’extension de la retenue à la source sur la TVA au secteur privé pourrait également peser sur la trésorerie des sociétés déjà fragilisées, accentuant la prudence des banques dans l’octroi de nouveaux crédits.

    Les premières conséquences se ressentent dans la dynamique économique. Une hausse du coût du crédit combinée à un climat fiscal plus strict tend à réduire les projets d’investissement et à ralentir la consommation durable. Les secteurs dépendant des financements bancaires, comme l’immobilier, le commerce importateur ou l’industrie légère, ajustent leurs plans de production ou repoussent leurs expansions prévues.

    Dans ce contexte, certaines entreprises petites ou moyennes envergures commencent à privilégier les institutions de microfinance, dans le cas où ces institutions sont épargnées par la TVA sur les intérêts, ce qui crée un déséquilibre structurel entre les différents segments du marché du crédit.

    À court terme, la contraction du crédit pourrait amplifier les pressions sur la croissance économique. Le mécanisme traditionnel d’accélérateur financier montre que la réduction des financements disponibles entraîne une baisse de la demande, un ralentissement de l’investissement et un risque de montée du chômage, en particulier dans les zones urbaines dépendantes des activités de services et d’importation.

    À moyen terme, si cette tendance se confirme, l’économie pourrait entrer dans un cycle de fragilisation marqué par une baisse de productivité, un recul des marges d’entreprises et une détérioration du climat d’affaires. Un scénario d’autant plus préoccupant que la reprise économique reste encore fragile.

  • TRANSPORT PAR CÂBLE – Le ministère des Transports et de la météorologie classe le dossier téléphérique parmi les urgences

    TRANSPORT PAR CÂBLE – Le ministère des Transports et de la météorologie classe le dossier téléphérique parmi les urgences

    Antananarivo, 29 Novembre, 13h45 – Le projet de téléphérique, suspendu depuis le 25 septembre, revient au centre des préoccupations de Juste Crescent Raharisone, ministre des Transports et de la Météorologie. Devenu ministre de tutelle de ce projet de transport par câble, le membre du gouvernement a indiqué lors d’une conférence de presse, ce vendredi, que ce dossier fait désormais partie des dossiers urgents à traiter.

     

    Le redémarrage “ne devrait pas prendre beaucoup de temps”, poursuit le ministre. Pour expliquer cette situation “assez urgente”, il évoque des matériaux sophistiqués et des structures déjà en place, qui risquent de s’endommager en restant inactifs. “Si on ne l’utilise pas, ça risque d’être endommagé”, insiste-t-il. Il promet que l’infrastructure “ne peut pas être laissée comme ça”.

     

    Juste Crescent Raharisone souligne qu’“on doit trancher sur la manière dont on va procéder”. Endommagé lors de la manifestation du 25 septembre, puis confronté à un problème énergétique, le projet nécessite désormais une phase d’étude approfondie.

     

    Des discussions actives sont menées avec les partenaires techniques et les constructeurs initialement impliqués, notamment Colas et Poma, afin de déterminer la meilleure approche pour la relance. Par ailleurs, la complexité du TPC dépasse le seul cadre du ministère des Transports : sa reprise exige la collaboration de plusieurs départements gouvernementaux, parmi lesquels le ministère de la Population, celui de l’Économie et des finances, l’Aménagement du territoire ou encore le ministère des Affaires étrangères.

     

    Financé par le Trésor français et garanti par BPI France, le projet nécessite également une concertation avec la partie française. “Cela ne devrait pas prendre du temps”, confie le ministre.

  • REFONDATION – Les deux premiers collaborateurs de Hanitra Razafimanantsoa au sein du ministère d’Etat officiellement nommés 

    REFONDATION – Les deux premiers collaborateurs de Hanitra Razafimanantsoa au sein du ministère d’Etat officiellement nommés 

    Antananarivo, 29 Novembre, 10h30 – Hanitra Razafimanantsoa commence à former son équipe au sein du ministère d’État auprès de la Présidence, chargé de la Refondation. Le Conseil des ministres de mercredi a nommé les deux premiers proches collaborateurs de l’ancienne députée élue dans le premier arrondissement de la Capitale dans son département ministériel.

     

    Il s’agit de Hajanarivo Laza Fanantenana Charles Herinjakatahina, nommé secrétaire général. Cet administrateur civil a déjà été chef de district d’Ambohimahasoa et chef de la région Amoron’i Mania par intérim. Ce spécialiste du droit politique est docteur en droit public et en science politique de l’Université de Fianarantsoa. L’autre collaborateur de Hanitra Razafimanantsoa est Tahiry Santatsoa Landry Rajaobelina, nommé directeur de l’administration et des finances. Il est doctorant en économie politique des ressources naturelles à l’Université d’Antananarivo.

     

    Le président de la Refondation de la République, le colonel Michaël Randrianirina, avait indiqué il y a deux semaines que la concertation nationale attendait encore la formation de l’équipe de Hanitra Razafimanantsoa, qui en est la principale organisatrice avec le FFKM. Avec ces premières nominations, le ministère d’État auprès de la Présidence chargé de la Refondation commence donc à se structurer, ce qui va dans le sens du lancement du dialogue national.

     

    Selon le calendrier établi par le gouvernement pour les deux années de transition, la concertation nationale devrait se tenir durant les six premiers mois. Les résolutions prises par les parties prenantes lors de cette assise serviront de feuille de route pour la Refondation de la nouvelle Constitution de la République de Madagascar.

  • SUSPICION D’EMPOISONNEMENT – La Justice reporte le procès de l’affaire Ambohimalaza pour pouvoir recueillir plus de témoignages

    SUSPICION D’EMPOISONNEMENT – La Justice reporte le procès de l’affaire Ambohimalaza pour pouvoir recueillir plus de témoignages

    Antananarivo, 29 Novembre, 6h20 – Il faudra encore attendre avant de connaître la vérité sur l’affaire Ambohimalaza. Fanirisoa Ernaivo, ministre de la Justice, annonce que le procès devrait encore attendre que des enquêtes supplémentaires soient menées. “Même si l’affaire devait être jugée avec les quatre prévenues qui sont déjà détenues, nous avons dit non. Poursuivez d’abord les enquêtes, écoutez tous les témoins qui sont encore en vie car ils ont beaucoup de choses à raconter”, indique-t-elle vendredi en marge de la cérémonie d’inauguration des nouveaux locaux du tribunal foncier.

    ⭕A en croire la ministre, des personnes présentes à la fête et qui sont “encore en vie n’ont pas encore été entendues alors que ce sont des témoins vivants de ce qui s’est passé”. Elle souligne que parmi ces témoins potentiels, “certains sont encore malades, poursuivent des soins, et sont encore en vie. Ils peuvent raconter ce qui s’est passé”

    ⭕Outre ceux qui étaient à la fête, la ministre indique que d’autres individus, comme des “Sugar daddy”, seront également entendus. “Il n’y en a pas qu’un, ils sont assez nombreux”, poursuit-elle en parlant de ces témoins qui n’ont pas encore été entendus durant les enquêtes. A en croire la ministre, “des caméras de surveillance ont permis de voir des gens circuler pendant les fêtes”. Mais les images de “caméra de surveillance n’ont pas été visionnées”, ajoute-t-elle encore.

    ⭕Dans sa déclaration, Fanirisoa Ernaivo parle aussi d’empoisonnement. Elle rapporte la découverte de “faits étranges” sur les patients envoyés à Maurice pour être soignés. Autant d’éléments sur lesquels la Justice entend encore faire des investigations.

     

    Photo : Ministère de la Justice

  • TRANSPORT FERROVIAIRE – La société Madarail obtient un prêt et dit adieu aux subventions

    TRANSPORT FERROVIAIRE – La société Madarail obtient un prêt et dit adieu aux subventions

    Antananarivo, 28 Novembre, 17h05 – Le ministre des Transports et de la météorologie, Juste Crescent Raharisone, a mis en lumière la nouvelle approche du gouvernement face au secteur ferroviaire malgache, avec Madarail au centre des attentions. Face aux difficultés financières de la compagnie, qui voit sa capacité de transport d’hydrocarbures chuter de 15 000 à 18 000 tonnes à seulement 6 000 tonnes par mois, une décision a été prise. Plutôt qu’une subvention, un prêt sera rapidement débloqué pour Madarail. Ce financement vise à reconstituer des réserves de pièces essentielles, garantissant ainsi la disponibilité immédiate des équipements roulants pour un retour à une exploitation plus normale.

    Le ministre a affirmé qu’il n’était plus acceptable de maintenir une entreprise en difficulté par des subventions régulières. L’objectif immédiat du prêt est d’assurer une capacité opérationnelle minimale pour Madarail, notamment pour le transport des produits pétroliers. Cette mesure d’urgence est complétée par une réflexion sur le renouvellement de la gouvernance de la compagnie, notamment au niveau du conseil d’administration.

    Au-delà de la mesure d’urgence, le gouvernement compte sur un financement conséquent de la Banque mondiale, s’élevant à 130 millions de dollars, pour transformer durablement le secteur. Cette enveloppe est destinée à la rénovation de la voie ferrée et à des investissements majeurs dans le matériel roulant dont de nouvelles locomotives, des wagons, ainsi que la modernisation de certaines infrastructures clés. L’ambition derrière ces investissements massifs est de redynamiser concrètement le rail et, plus stratégiquement, de transférer une partie importante du trafic routier vers la voie ferrée, réduisant ainsi la pression sur les routes.

    Le ministre a par ailleurs souligné que la stratégie de redressement ne se limite pas à la ligne TCE (Tananarive-Côte Est) exploitée par Madarail. La ligne FCE (Fianarantsoa-Côte Est) est également considérée comme une infrastructure vitale pour les populations locales, même si elle est confrontée à des risques d’interruption de service à cause de l’état des infrastructures. Le ministre insiste sur la nécessité de trouver une solution pérenne pour la FCE, dont la défaillance aurait un impact social et économique non négligeable.

  • DIPLOMATIE – Le Syncormae plaide pour la reconnaissance et la valorisation de l’expertise des diplomates de carrière pour assurer les missions de représentation à l’étranger

    DIPLOMATIE – Le Syncormae plaide pour la reconnaissance et la valorisation de l’expertise des diplomates de carrière pour assurer les missions de représentation à l’étranger

    Antananarivo, 28 Novembre, 12h30 – Et si la représentation de Madagascar à l’étranger était enfin assurée par les diplomates de carrière ? Le sujet n’est pas encore dans le débat public, mais le syndicat de ces professionnels, le Syndicat des corps du ministère des Affaires étrangères, estime qu’il est désormais temps que leurs compétences et leur expertise soient reconnues et valorisées. “La Refondation de la diplomatie malgache doit s’accompagner de la reconnaissance et de la valorisation de l’expertise des diplomates de carrière”, indique-t-il dans un communiqué publié jeudi.

    Dans leur communiqué, les diplomates de carrière syndiqués rappellent qu’ils ont justement été “recrutés par voie de concours administratif et formés spécialement” pour exercer “leurs missions au sein du département central du ministère des Affaires étrangères ainsi que dans ses représentations extérieures”. Autant de “background” qu’ils estiment nécessaires pour “répondre aux attentes des usagers” et pour “restaurer la confiance des partenaires internationaux”.

    Dans la foulée, ils affirment leur “soutien indéfectible à la ministre en charge des Affaires étrangères dans les missions qui lui ont été confiées”, ainsi que leur volonté à “rompre avec les pratiques antérieures en matière de gouvernance, lesquelles ont remis en question l’efficacité et la crédibilité de la diplomatie malgache”. Ils réitèrent par ailleurs leur “engagement à œuvrer aux côtés des grands corps de l’Etat pour la réalisation des objectifs du programme de mise en œuvre de la Refondation de la politique générale de l’Etat”.

    La déclaration du Syncormae intervient au lendemain du Conseil des ministres au cours duquel quatre des cinq derniers ambassadeurs de Madagascar à l’étranger ont été démis de leurs fonctions. Après cette quadruple abrogation qui concerne Jean Louis Robinson en poste en Chine, Yvette Sylla en poste auprès de l’Unesco, Oliva Djacoba Tehindrazanarivelo en poste en Suisse et auprès des organes des Nations unies, et Johary Rajobson en poste au Maroc, Lantosoa Rakotomalala, ambassadeur de Madagascar aux Etats-Unis, est le seul représentant de la Grande île encore en exercice.

  • TRANSPARENCE MINIÈRE – Madagascar placé sous vigilance accrue par le Conseil d’administration de l’Itie

    TRANSPARENCE MINIÈRE – Madagascar placé sous vigilance accrue par le Conseil d’administration de l’Itie

    Antananarivo, 28 Novembre, 8h45 – Le Conseil d’administration de l’Initiative pour la transparence des industries extractives (Itie) est convenu de placer la Grande île sous vigilance accrue pendant une période d’un an. L’instance dirigeante de cette organisation tripartite sur la transparence minière indique avoir pris cette décision “suite à la prise de pouvoir par les militaires à Madagascar”. Le pays dispose de cette période pour remplir les conditions lui assurant d’éviter sa suspension de l’Itie.

    Il s’agit d’une réponse délivrée par l’Itie en cas de renversement d’un gouvernement dans un de ses pays membres. Et c’est une disposition qui entre dans sa politique sur l’engagement de ses membres qui sont en proie à une instabilité politique ou à un conflit.

    La soumission d’un pays à une vigilance accrue est décidée par l’Itie lorsque son Conseil d’administration estime avoir besoin de plus de temps pour évaluer la situation dans ce pays avant de parvenir à une décision. Ce Conseil peut décider d’une étape préliminaire avant la suspension.

    Pour le cas de la Grande île, ce Conseil d’administration a chargé le Secrétariat international de l’Itie de suivre de près l’engagement et les progrès de Madagascar en matière d’adhésion à ses principes et à ses exigences. S’il devient manifestement clair que des aspects importants des principes et des exigences de l’Itie ne sont pas respectés jusqu’au mois de novembre 2026, ce Conseil d’administration envisage de suspendre Madagascar, note l’Organisation.

    Le Comité national Itie-Madagascar qui s’est réuni, vendredi dernier, indique avoir pris acte de la décision du Conseil d’administration, qui entérine les efforts à fournir pour renforcer la mise en œuvre de la Norme Itie. Ce Comité a par ailleurs procédé à l’examen du Rapport Itie initial pour l’exercice 2023, incluant le cadre juridique et institutionnel, les données de production du secteur minier et celui des hydrocarbures amont avec valeur estimée à la commercialisation, les recettes générées par le secteur extractif, la contribution du secteur dans la caisse de l’État, la contribution à l’emploi et les dépenses sociales et environnementale.

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  • PARTENARIAT – Les financements de la Banque mondiale à aligner aux priorités de la “Refondation”

    PARTENARIAT – Les financements de la Banque mondiale à aligner aux priorités de la “Refondation”

    Antananarivo, 28 Novembre, 7h30 – Les ressources devraient être affectées en réponses aux attentes des citoyens. C’est pourquoi le ministre de l’Économie et des finances, le Dr Herinjatovo Ramiarison, insiste pour que les financements de la Banque mondiale soient alignés aux priorités politiques et stratégiques du Gouvernement de la “Refondation”. Et c’est un point sur lequel il est revenu lors de la Revue du portefeuille des projets financés par cette institution de Bretton Woods au pays.

     

    Madagascar a déjà fixé ses priorités. Il s’agit entre autres de l’amélioration de l’accès à l’eau potable et à l’électricité, le renforcement de la santé, l’éducation et la sécurité afin de restaurer la dignité de la population. L’objectif est désormais d’accélérer la mise en œuvre des projets et de garantir des résultats concrets sur le terrain, comme convenu par les parties prenantes.

     

    Le Cadre de partenariat pays (CPF) pour Madagascar pour la période 2023-2027 avait déjà défini la stratégie de la Banque mondiale pour accompagner les efforts du pays en faveur d’une croissance inclusive et résiliente. Ce cadre stratégique met l’accent sur trois priorités qui sont l’élargissement des opportunités d’emploi, l’amélioration de l’équité dans l’accès aux services publics, et le renforcement de la résilience face aux chocs.

     

    Le portefeuille actif de la Banque mondiale à Madagascar s’élevait à 3,5 milliards de dollars, répartis entre 17 projets nationaux et cinq opérations régionales en Février 2025. Les infrastructures représentent la part la plus importante, suivies du développement durable, du développement humain et de la croissance équitable, des finances et des institutions, détaille cette institution financière.

     

    La Banque Mondiale et le Gouvernement malgache, représentés par le Ministre de l’Économie et des Finances (MEF) et d’autres ministères sectoriels, ont procédé jeudi à la Revue du Portefeuille des projets financés par cette institution de Bretton Woods à Madagascar.

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  • JIRAMA – Le ministre de l’Energie et des hydrocarbures évoque la possibilité de rupture d’accord avec des fournisseurs en cas de contrat léonin avéré

    JIRAMA – Le ministre de l’Energie et des hydrocarbures évoque la possibilité de rupture d’accord avec des fournisseurs en cas de contrat léonin avéré

    Antananarivo, 27 novembre, 20h00 – Un courage politique affiché. Ny Ando Jurice Ralitera, ministre de l’Energie et des hydrocarbures promet des mesures fermes en cas de contrats lésant la Compagnie d’eau et d’électricité (Jirama) par rapport à ses fournisseurs d’énergie.

    “Ces contrats [entre la Jirama et les fournisseurs d’électricité et loueurs de groupes thermiques] seront résiliés s’ils désavantagent la population”, assure le membre du gouvernement lors de son passage devant les députés, jeudi à l’Assemblée nationale. “Il n’y aura pas de gêne pour rompre [les contrats]”, poursuit-il à Tsimbazaza, en présence des représentants de plusieurs sociétés fournisseurs d’électricité à la Jirama.

    Le ministre de l’Energie et des hydrocarbures fait part de l’existence d’audit, entre autres, sur les contrats entre la Jirama et ses fournisseurs d’électricité et loueurs de groupes thermiques. “On a mis en place une task force”, informe Ny Ando Jurice Ralitera, pour examiner ces contrats. Ce groupe de travail comprend des représentants de plusieurs ministères, ceux du Bureau du Premier ministre et ceux de la présidence de la Refondation.

    Ron Weiss, directeur général de la Jirama, s’est déjà exprimé sur la question relative à ces contrats. Il avait affirmé avoir bouclé la révision de la moitié des accords et avait assuré qu’il était “contre tout favoritisme” sur les dispositions liant la compagnie d’eau et d’électricité et ses fournisseurs d’électricité et loueurs de groupes thermiques.

    Fidèle Razarapiera, vice-président de l’Assemblée nationale, s’est attaqué en premier lieu au contrat de Ron Weiss, dont le départ est réclamé par une partie des syndicats de la Jirama. “C’est un contrat léonin, donc il faut le résilier”, assène le parlementaire, faisant référence au salaire du DG de la Jirama, en s’adressant au ministère de l’Energie et des hydrocarbures.