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  • DIPLOMATIE – La nomination de plusieurs ambassadeurs abrogée par le Conseil des ministres

    DIPLOMATIE – La nomination de plusieurs ambassadeurs abrogée par le Conseil des ministres

    Antananarivo, 27 novembre, 10h35 – Une vague d’abrogations touche les ambassades malgaches. Le Conseil des ministres de mercredi a mis fin au mandat de quatre ambassadeurs de Madagascar à l’étranger.

    Jean-Louis Robinson, ambassadeur en Chine depuis 2019, Oliva Djacoba Tehindrazanarivelo, ambassadeur en Suisse et représentant permanent auprès des institutions spécialisées des Nations Unies à Genève et à Vienne depuis 2023 font partie des chefs de mission diplomatiques concernées par la décision.

    Il en est de même pour Yvette Sylla, ambassadeur et déléguée permanente auprès de l’Organisation des Nations Unies pour l’Éducation, la Science et la Culture (UNESCO), à Paris depuis 2024, et de Johary Rajobson, ambassadeur en poste au Maroc depuis octobre 2023.

    Plusieurs décisions avaient été prises ces derniers temps concernant les représentations diplomatiques malgaches à l’étranger. Camille Vital, ambassadeur à Maurice, avait été limogé le 9 novembre. L’abrogation des nominations de Ramihakoalisoa Mamonjisoa « Mishou » Randimbiarisoa, premier conseiller à Paris, et Hajanirina « Rinah » Rakotomanga, conseillère de l’ambassade malgache en Chine, avait également été rendue public au même moment.

    Avec ces abrogations, Madagascar ne dispose plus d’ambassadeurs en poste qu’aux États-Unis. Il s’agit de Lantosoa Rakotomalala, nommée en 2024.

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  • TARIF INTERNET – La baisse de 50% des forfaits les plus utilisés proposée par les opérateurs reste insuffisante, selon le gouvernement

    TARIF INTERNET – La baisse de 50% des forfaits les plus utilisés proposée par les opérateurs reste insuffisante, selon le gouvernement

    Antananarivo, 27 Novembre, 9h30 – “Trois petites offres conditionnées et temporaires”. Après avoir dénoncé la demande de suppression de taxes formulée par les opérateurs en télécommunication, le gouvernement rend publique la proposition de baisse de tarifs que ceux-ci auraient faite en échange. Les opérateurs auraient proposé que le forfait de 3 000 ariary passe à 1,1 Go, celui de 5 000 ariary à 2,5 Go et celui de 10 000 ariary à 5,5 Go, indique un communiqué conjoint publié mercredi par le ministère du Développement numérique, des postes et de la télécommunication, le ministère de l’Economie et des finances et le ministère de la Communication et de la culture.

    Comparée au prix actuel de ces forfaits, la proposition que les autorités attribuent aux opérateurs est de 50%, sachant que 3 000 ariary permettent actuellement d’obtenir 550 Mo de data mobile, 5 000 ariary donnent droit à 1,02 Go de data mobile et 10 000 ariary à 2,25 Go. Mais selon le communiqué des trois ministères, ces offres “ne garantissent aucune réduction durable, et pour certaines, imposent l’usage du mobile money”. “Elles ne concernent pas non plus, ni les forfaits majeurs ni les usages essentiels : éducation, recherche, information, services administratifs et financiers”, s’insurgent-ils encore. Pour les autorités, les baisses des prix doivent être “réelles, simples, visibles et applicables immédiatement sur les forfaits que les Malgaches utilisent au quotidien”.

    Les trois ministères s’indignent d’autant plus que “les ménages à faibles revenus paient l’internet beaucoup plus cher que les plus riches”. Ils dénoncent les prix actuels qui font que “pour un Malgache qui n’a que 500 Ar par jour à consacrer à la connexion, 1 Go lui revient à 5 000 Ar”, alors que “pour une personne capable d’acheter un forfait de 200 000 Ar, 1 Go lui revient à seulement 2 000 Ar”. Ils parlent d’une “situation injuste et socialement intenable” qui “pénalise les jeunes, les familles modestes, les ruraux, précisément ceux que le numérique devrait aider à sortir de la précarité”.

    Le même communiqué rappelle, par ailleurs, le refus du gouvernement d’accéder à la demande de suppression des taxes additionnelles, qu’il qualifie de “taxes structurantes du secteur”. L’effacement des taxes devant être inclus dans la loi de finances, les trois ministères estiment “inacceptable” “cette pression exercée pour modifier, à la dernière minute, les règles fiscales du pays”. Evoquant la garantie de 400 milliards d’ariary de recettes fiscales pour 2026 soulevée par les opérateurs, ils parlent de “projections d’intérêts privés sur lesquelles l’Etat ne peut inscrire sa politique budgétaire”.

    Contactés, les opérateurs n’ont pas encore confirmé si la proposition de baisse rapportée par les trois ministères est effectivement celle qu’ils ont soumise durant les discussions. Dans son communiqué publié lundi, le groupement des opérateurs en télécommunications (GTM) a réfuté avoir demandé la suppression de 215 milliards d’ariary de taxes. Il insiste plutôt sur “la suppression de certaines taxes additionnelles, appliquées récemment sur le secteur ou inefficace dans leur application”. Il s’agit, entre autres, du droit d’accises considéré comme une taxe de luxe qui est de 8% sur les télécoms et de 5% sur le mobile money ainsi que des taxes sur les importations des smartphones accessibles de moins de 100 dollars.

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  • INSTITUTION – Le Colonel Patrick Rakotomamonjy nommé directeur du Bureau des doléances auprès de la présidence de la Refondation

    INSTITUTION – Le Colonel Patrick Rakotomamonjy nommé directeur du Bureau des doléances auprès de la présidence de la Refondation

    Antananarivo, 27 Novembre, 6h47 – Un poste discret mais stratégique pour le Colonel Patrick Rakotomamonjy. Le médecin-colonel vient d’être nommé directeur du Bureau des doléances auprès de la présidence de la Refondation de la République par le Conseil des ministres de mercredi. Il remplace à ce poste Richardson Rakotomanana, envoyé par l’Ordre des journalistes à la Commission nationale indépendante des droits de l’Homme (CNIDH).

    ⭕️Le Colonel Patrick Rakotomamonjy, ancien directeur technique adjoint au Centre hospitalier de Soavinandriana (Cenhosoa), avait été soupçonné d’avoir placé du cocktail molotov dans l’enceinte de la Villa Pradon Antanimena. Ayant pris la fuite à l’étranger, il avait ensuite été condamné à 20 ans de travaux forcés. De son exil, le médecin-colonel avait diffusé plusieurs vidéos accusant Maminiaina Ravatomanga. Revenu au pays en octobre, il se voit confier un poste au plus près du chef de l’Etat et de ses hauts conseillers.

    ⭕️Dans son nouveau poste, le Colonel Patrick Rakotomamonjy sera notamment chargé de “recueillir les plaintes et doléances liées à la mission de l’Administration publique adressées” à la présidence. Mais le décret qui institue le Bureau lui confie aussi la mission de “mener des investigations préliminaires sur les cas rapportés notamment sur la gestion douteuse, l’inefficacité, la corruption ou l’abus commis par tout responsable auprès de l’Administration publique”.

    ⭕️Une fois les investigations préliminaires terminées, le Bureau de doléances est prévu “transmettre aux autorités compétentes du secteur concerné par la plainte, le traitement des dossiers dénoncés”, ou encore “saisir les autorités habilitées à enclencher la procédure de poursuite à l’encontre des faits dénoncés”.

  • CONSEIL DES MINISTRES – L’utilisation de la langue malgache pour les correspondances administratives demandée

    CONSEIL DES MINISTRES – L’utilisation de la langue malgache pour les correspondances administratives demandée

    Antananarivo, 27 novembre, 7h49 – Un chantier ouvert. Le Colonel Michaël Randrianirina, président de la Refondation de la République signale “des efforts à fournir pour traduire en malgache les correspondances administratives pour les usagers publics”, rapporte le compte-rendu du Conseil des ministres du 26 novembre.
    L’instruction du Colonel Michaël Randrianirina s’apparente au respect d’une logique partagée quelques jours plus tôt. Il avait évoqué une piste de réformes à engager pour redonner une place importante à la langue malgache, à commencer par la transmission des connaissances, lors de son intervention télévisée le 16 novembre. “Le niveau d’éducation des Malgaches ne sera pas faible quand l’enseignement se fera en malgache”, avait-il annoncé.
    L’observation de l’officier supérieur ne s’est pas arrêté sur l’utilisation de la langue pour la transmission de la connaissance. Il avait déploré l’inscription dans le programme scolaire l’histoire des pays étrangers et celle du monde au détriment de l’enseignement de l’histoire de Madagascar et de ses régions.
    Depuis quelques années, ce sont les comptes-rendus des Conseils des ministres qui sont publiés en malgache. La version française n’est disponible que sur le site web de la présidence, et éventuellement dans les envois par courrier électronique. Le régime de la Refondation a perpétué cette formule et demande donc à l’étendre à d’autres secteurs de l’administration.
  • BUDGET – L’Assemblée nationale adopte le projet de loi de finances 2026 avec des amendements

    BUDGET – L’Assemblée nationale adopte le projet de loi de finances 2026 avec des amendements

    Antananarivo, 26 novembre, 11h30 – Un texte retouché. Les députés ont voté le projet de loi de finances 2026, en apportant quelques amendements, lors de la séance plénière à l’Assemblée nationale, mardi.

    Dans la version adoptée par les députés, la taxe sur les produits pétroliers qui frappe le gasoil repasse à 228 ariary/litre alors que le projet initial avait prévu de l’augmenter à 285 ariary, soit une hausse de 25%. Les députés ont aussi supprimé le projet de relaxation du pétrole lampant à 20%, fixant la TVA sur ce produit à 0%.

    Dans la foulée de la suppression des projets de retaxation, les députés ont décidé de maintenir l’exonération de la TVA sur le riz de luxe importé ainsi que sur la provende et les intrants destinés à l’alimentation animale.

    De l’autre côté, les députés ont rejeté la proposition de suppression de la taxation pour le blé. Ils instaurent une nouvelle mesure instaurant un droit de 50 000 Ar pour les séjours de moins de 15 jours pour les visas. Par ailleurs, si les travaux de commission ont proposé un abaissement des droits d’accises sur les bières de 700 ariary/litre, la séance plénière a repris la proposition de 850 ariary/litre prévu.

    Le projet de la loi de finances “répond aux aspirations” de la population, soutient Herinjatovo Ramiarison, ministre de l’Economie et des finances. Il parle des mesures sociales comme l’eau et l’électricité ainsi que celles liées à l’inflation. Le grand argentier explique également l’esprit du projet de loi de finances sur les initiatives concernant l’importation du riz et sur le gaz oil et sur le pétrole lampant. Herinjatovo Ramiarison justifie au passage le maintien des droits d’accises sur les bières et sur le blé par la “nécessité de trouver de recettes”.

    Le projet de loi de finances 2026 prévoit un taux de croissance de 4,8% “portée essentiellement apr les efforts de la refondation de Madagascar” alors que celui de 2025 est de 4,6%. Des perspectives économiques “globalement positives (…) bien que l’environnement national et international reste soumis à des contraintes structurelles”. Le projet de loi de finances évoque, entre autres l’“insuffisance de l’offre énergétique, les conditions météorologiques défavorables”, mais également des “incertitudes persistantes”, pour ne citer que le renouvellement de l’Agoa.

    Dans ce projet de loi envoyé au Sénat pour une première lecture, le gouvernement met en avant une “refondation nationale” articulée autour de “six axes prioritaires”. Il s’agit de l’accès à l’énergie et à l’eau potable, la santé, l’éducation et la formation adaptée, tout comme la création d’emplois et l’appui à l’entrepreneuriat.

  • CONSOMMATION – Le projet de retaxation du riz de luxe importé bloqué par la majorité des députés

    CONSOMMATION – Le projet de retaxation du riz de luxe importé bloqué par la majorité des députés

    Antananarivo, 26 Novembre, 11h15 – L’Assemblée nationale maintient l’exemption totale de droits de douane et de TVA sur le riz importé. La majorité des députés a exercé son droit d’amendement pour bloquer la retaxation du riz de luxe importé, prévu dans le projet de loi de finances initiale (PLFI) 2026. C’était au terme d’une séance d’adoption qui a conclu deux journées de rude débat, débouchant sur l’adoption avec amendements de ce PLFI, mardi.

    Le PLFI 2026 avait prévu de soumettre le riz de luxe importé à des droits de douane de 20% et la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) à 20%. Un éclatement tarifaire avait alors été proposé pour distinguer les catégories de riz et rétablir une taxation sur les variétés haut de gamme.

    Mais les parlementaires qui se sont penchés sur le sujet soutiennent ne trouver aucun intérêt à faire cette distinction. La minorité qui était favorable à la taxation a néanmoins soutenu que cette disposition est nécessaire pour protéger les producteurs locaux face à la concurrence des importations. Ceux qui s’y étaient opposés soutenaient, de leur côté, que cette taxation risque d’entraîner une hausse des prix dans un marché encore très dépendant des importations, impactant de ce fait le pouvoir d’achat des ménages.

    Et la majorité a parlé. Les députés ont fait primer l’objectif de stabilité des prix et de protection du pouvoir d’achat des ménages sur l’objectif d’augmentation des recettes fiscales d’une part et de protectionnisme local, de l’autre. Et l’amendement qu’ils ont porté a eu pour effet d’enterrer la tentative de retaxation du riz importé.

    Madagascar reste dépendant des importations de riz. Le volume des achats de riz à l’étranger a même connu une augmentation spectaculaire de 325,74 % entre les neuf premiers mois de 2024 et les trois premiers trimestres de 2025. L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) estime que le besoin d’importation de riz de la Grande île pourrait s’établir à 800 000 tonnes cette année.

  • DIPLOMATIE – “On peut travailler avec les Américains, les Français, les Russes, les Africains surtout”, selon le Colonel Michaël Randrianirina

    DIPLOMATIE – “On peut travailler avec les Américains, les Français, les Russes, les Africains surtout”, selon le Colonel Michaël Randrianirina

    Antananarivo, 26 novembre, 10h00 – Madagascar en dit plus sur sa position diplomatique. Le Colonel Michaël Randrianirina, président de la Refondation de la République, parle d’“ouverture à tout le monde (…) pour nous [Madagascar] de cette situation”.

    “On a déjà (…) dit haut et fort qu’on est ouvert à tout le monde (…) On peut travailler avec les Américains, les Français, les Russes, les Africains surtout car je suis Africain”, affirme-t-il dans une interview accordée à la télévision russe RT, diffusée le 20 novembre et partagée par l’ambassade de la Russie sur sa page Facebook.

    Pour le président de la Refondation de la République, “dès que le partenariat est gagnant-gagnant et peut profiter au peuple malgache, nous, on est toujours prêts”. “On est ouvert avec tout le monde. On discute avec tout le monde”, affirme-t-il.

    Pour l’instant, le président de la Refondation de la République affirme que Madagascar n’a pas encore fixé d’une manière concrète le cap de cette “ouverture”. “On est dans la phase où on étudie où est-ce qu’on peut avancer plus rapidement. Où est-ce que le peuple malgache peut bénéficier le maximum (…), où est-ce que le pays peut avancer dans la prospérité rapidement”, expose-t-il. “On essaie d’étudier tout ça, on n’a pas encore décidé avec qui on pourra travailler rapidement”, reprend-il.

    Interrogé sur sa “position panafricaniste” et les relations de Madagascar avec la France, l’officier supérieur indique qu’“on n’est pas ici pour choisir de ne pas travailler avec un autre pays”. “Je pense que la France ne devrait pas avoir de souci là-dessus. On est ouvert avec tout le monde”, enchaîne-t-il.

    Le Colonel Michaël Randrianirina ne veut pas donner au passage de l’importance à l’épisode de l’exfiltration du président évincé Andry Rajoelina et de l’éventuelle participation de la France dans l’opération. “Je n’ai pas eu la certitude que c’est la France qui a exfiltré”, nuance-t-il, avant proposer un autre “point de vue” sur l’exfiltration. Pour lui, ce départ “a facilité la mise en place d’une résolution qu’on souhaite durable”. Il parle de “la mise en place des autorités militaires capables de diriger le pays dans un dialogue national constructif et inclusif et dans la refondation qu’on souhaite mettre en place”.

  • TARIF INTERNET – Les opérateurs en télécommunications garantissent à l’Etat 400 milliards d’ariary d’impôts si les taxes additionnelles sont supprimées

    TARIF INTERNET – Les opérateurs en télécommunications garantissent à l’Etat 400 milliards d’ariary d’impôts si les taxes additionnelles sont supprimées

    Antananarivo, 26 Novembre, 6h38 – “L’Etat n’enregistrera aucune perte fiscale en 2026 par rapport aux recettes prévues aujourd’hui déjà inscrites dans la loi de finances initiales”. Les opérateurs en télécommunications affirment que la suppression des taxes additionnelles qu’elle demande ne devrait pas faire baisser les recettes fiscales internes. Ils assurent même garantir jusqu’à 400 milliards d’ariary d’impôts si le droit d’accises, la taxe sur les transactions mobiles ou encore la taxe sur les importations de smartphones de moins de 100 dollars sont supprimées.

    Pour faire rentrer ce montant dans les caisses de l’Etat, le groupement des opérateurs en télécommunications mise sur la hausse du volume de ses usagers et de ses produits quand les prix auront baissé. “Les opérateurs se sont engagés à garantir 400 milliards d’ariary d’impôts en 2026 avec ces suppressions, grâce à la dynamique grâce à la dynamique de cette baisse des prix à laquelle les opérateurs restent favorables”, écrit le groupement mardi dans un communiqué de réaction à l’émission spéciale impliquant quatre ministères sur les chaînes audiovisuelles publiques.

    Pour les opérateurs, une baisse des prix n’est envisageable que si ces taxes additionnelles sont supprimées. Selon eux, les prix actuels sont dus à l’existence de ces taxes sectorielles qui sont parmi les plus élevées en Afrique, mais aussi par l’explosion des taxes réglementaires, notamment le coût des licences et des fréquences, enregistrée ces dernières années. Ils ajoutent également la dégradation permanente des conditions macro-économiques, notamment la dépréciation de la monnaie nationale et la hausse du coût de l’énergie, ainsi que l’arrivée d’un concurrent qui ne paie ni taxes fiscales ni taxes réglementaires pour expliquer que les prix ne peuvent baisser.

    Lundi, le gouvernement a indiqué ne pas pouvoir accéder à la demande de suppression des taxes demandée par les opérateurs parce que cela ferait manquer à l’Etat jusqu’à 215 milliards d’ariary de recettes fiscales internes. Le secrétaire général du ministère de l’Economie et des finances, Iouri Garisse Razafindrakoto, avait, de son côté, indiqué que des recettes qui n’étaient pas encore sûres ne pouvaient pas être inscrites dans la loi de finances. Une loi de finances qui ne pouvait d’ailleurs plus être modifiée parce que son examen par l’Assemblée nationale était en cours, avait-il encore ajouté.

  • FILIÈRE AVICOLE – La suppression de la TVA sur les intrants et  provendes pour volailles parmi les amendements proposés dans le PLFI 2026

    FILIÈRE AVICOLE – La suppression de la TVA sur les intrants et provendes pour volailles parmi les amendements proposés dans le PLFI 2026

    Une mesure forte en faveur de la branche de la production locale de la filière avicole. La Commission de l’économie et des finances, de la législation, et de l’évaluation des politiques publiques de la Chambre Basse apporte quelques amendements au projet de Loi des finances initiale (PLFI) 2026. Parmi les propositions figure la suppression de la retaxation progressive des préparations des types utilisés pour l’alimentation des animaux, incluant la provende pour les volailles.

    Pour justifier cet amendement, les députés argumentent que le maintien de l’exonération de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur la provende est une mesure de soutien direct à la production nationale. C’est surtout une disposition qui permettrait de générer des emplois pour la population, exposent-ils dans le rapport d’examen du projet de loi de cette Commission.

    Des députés qui se sont exprimés sur ce sujet ont d’ailleurs expliqué que l’allègement de la charge fiscale sur la provende qui est un intrant essentiel pour la filière permettrait de préserver la marge des éleveurs. Il contribuerait également à stabiliser les prix à la consommation et de maintenir les emplois créés par cette filière.

    Le projet initial avait prévu une TVA à 20% sur l’importation des aliments préparés pour animaux, comme les provendes finies pour les volailles. Il en est de même des intrants nécessaires à l’alimentation animale m, comme la “farine, poudres et agglomérés sous forme de pellets, de viandes ou d’abats ou cretons” ainsi que “des sons, remoulages et autres résidus même agglomérés sous forme de pellets, du criblage, de la mouture ou d’autres traitements des céréales ou des légumineuses”.

  • ENERGIE – La Jirama évoque le mauvais temps pour expliquer le “black out” signalé lundi soir sur le réseau interconnecté d’Antananarivo

    ENERGIE – La Jirama évoque le mauvais temps pour expliquer le “black out” signalé lundi soir sur le réseau interconnecté d’Antananarivo

    Antananarivo, 25 Novembre, 7H10 – Grosse coupure d’électricité à Antananarivo et ses environs lundi soir. Un black-out a même été signalé sur le réseau interconnecté d’Antananarivo à partir de 19h19. Une tentative de rétablissement a été aussitôt faite, mais cela n’a pas duré. Moins de dix minutes après le retour de l’électricité, celle-ci a de nouveau été coupée. Depuis 18h25, c’est la moitié des localités couvertes réseau qui s’est retrouvée dans le noir.

    La Jirama évoque le “déclenchement des lignes provenant d’Andekaleka pour cause de mauvais temps” pour expliquer les coupures d’électricité sur Antananarivo. “Nous sommes en pleine saison de pluies, et c’est le mauvais temps entre Manjakandriana et Mandraka, jusqu’à Andekaleka qui sont à l’origine de ces déclenchements de ligne”, rapporte Ny Aina Nomena Manda, coordonnateur de la production d’électricité de la compagnie, dans une vidéo publiée par la Jirama.

    Le déclenchement a d’abord concerné une ligne depuis 18h25. Puis à 19h19, ce sont les deux lignes qui ont été concernées. Les équipes de la Jirama ont tenté de rétablir le courant, mais dès 19h33, les deux lignes se sont de nouveau déclenchées, souligne encore le responsable de la Jirama. La coupure, cette fois-là, a duré plus longtemps, et tard dans la soirée, la production d’électricité à Andekaleka n’avait toujours pas été rétablie.

    En plus de la défaillance de la production liée au mauvais temps, la distribution d’électricité connaît également des problèmes. Ny Aina Nomena Manda parle de poteaux et de câbles coupés, des pannes liées à la météo. Mais samedi, le ministre de l’Energie et des hydrocarbures avait également évoqué des possibles sabotages pour expliquer les pannes sur les lignes et les sous-stations.