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  • FORMALISATION – L’État prévoit d’abaisser à 3% l’Impôt synthétique pour les petits contribuables nouvellement immatriculés

    FORMALISATION – L’État prévoit d’abaisser à 3% l’Impôt synthétique pour les petits contribuables nouvellement immatriculés

    Antananarivo, 22 Novembre, 10h45 – Le projet de Loi de finances initiale (PLFI) 2026 introduit une mesure fiscale incitative visant à encourager la formalisation des petites entreprises. Il propose d’abaisser à 3 % le taux de l’Impôt Synthétique (IS) applicable aux nouveaux adhérents qui se formalisent auprès des Centres de Gestion Agréés (CGA) durant leurs premiers exercices et aux nouveaux contribuables (prestataires ou fournisseurs de biens et services) nouvellement immatriculés fiscalement par leurs propres clients.

     

    Cette disposition devrait favoriser la transition des activités informelles vers le secteur formel, en réduisant le coût fiscal d’entrée pour les petits opérateurs économiques. Le taux normal de l’Impôt synthétique est de 5 % du chiffre d’affaires pour les contribuables non adhérents à un CGA ou ne bénéficiant d’aucune réduction spécifique. En cas d’adoption de la réforme, un taux réduit de 3 % serait appliqué aux nouveaux contribuables concernés. Ce taux serait applicable uniquement pendant les premiers exercices fiscaux suivant leur formalisation ou leur immatriculation.

     

    Ce taux de 3% s’applique donc spécifiquement aux nouveaux adhérents se formalisant auprès des CGA, dont les personnes ou entreprises dans l’informel qui entreprennent les démarches pour leur formalisation. Cette disposition devrait également s’appliquer aux nouveaux contribuables nouvellement immatriculés, à savoir les prestataires ou fournisseurs de biens et services qui sont incités à se faire immatriculer fiscalement par leurs clients.

     

    L’Impôt Synthétique est un régime fiscal simplifié destiné aux petites entreprises dont le chiffre d’affaires annuel est inférieur à 400 millions d’ariary. Cet impôt est libératoire de l’Impôt sur le revenu et d’autres impôts professionnels. Il se calcule en appliquant directement un pourcentage (5 % ou 3 % en cas de réduction) sur le chiffre d’affaires déclaré.

  • ENVIRONNEMENT – L’Etat étudie la possibilité de vente des stocks de bois de rose

    ENVIRONNEMENT – L’Etat étudie la possibilité de vente des stocks de bois de rose

    Antananarivo, 22 novembre, 10h00 – La vente des stocks de bois de rose de nouveau sur la table. Les autorités indiquent réfléchir sur la faisabilité de leur vente. “Si c’est faisable, on va les vendre, d’une manière normale, licite et transparente comme c’est le cas avec la vanille”, affirme le Lieutenant-Colonel Gervais Andriamiarisoa, Haut conseiller de la Refondation, vendredi à Sambava.

    L’officier supérieur reconnaît l’existence d’une étude de cession des stocks en question devant les acteurs économiques et autorités locales. “On l’a confiée à la Primature et au ministère de l’Environnement et des eaux et forêts [ministère de l’Environnement du développement durable]”, affirme-t-il.

    Le Haut conseiller de la Refondation répond à une demande formulée par le député Issa Charles “Bora Réglage” Ibrahim. “Vous êtes déjà nombreux à venir au palais d’Iavoloha se plaindre sur ce dossier”, rapporte-t-il avant de prévenir sur les limites de la démarche. “Nous sommes dans un Etat de droit. Nous sommes soumis à la Constitution”, prévient-il.

    Le député Issa Charles “Bora Réglage” Ibrahim demande “à ce qu’on procède rapidement [à la vente] car beaucoup [des rondins] commencent à pourrir. Nous demandons à ce que l’argent collecté de l’exportation puisse servir à réhabiliter l’université [d’Antsiranana] (…) [qui] est le plus en mauvais état à Madagascar”, plaide le parlementaire élu à Antsiranana.

    Les gouvernements successifs avaient tenté de liquider les stocks de bois de rose “élastiques”, saisis ou déclarés, sans réussite. Ils se sont heurtés à l’exigence de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) qui veille sur le commerce international des animaux et des plantes menacés d’extinction.

    Les cyclones avaient provoqué la dévastation des forêts et la destruction des arbres comme le bois de rose. Des profiteurs s’engouffrent dans la brèche pour abattre et vendre les bois précieux sous prétexte de nettoyage et de récupération des ressources forestières. Le trafic de bois de rose a pris de l’ampleur après la crise politique de 2009. L’interdiction de la coupe, du déplacement de vente des bois précieux avaient conduit à la constitution de stocks de bois précieux destinés à l’exportation.

  • ECONOMIE – Le Conseil national pour l’industrialisation entre en action pour accélérer la transformation industrielle de Madagascar 

    ECONOMIE – Le Conseil national pour l’industrialisation entre en action pour accélérer la transformation industrielle de Madagascar 

    Antananarivo, 22 Novembre, 8h45 – Madagascar lance son plan d’attaque pour sa transformation industrielle. Et c’est le Conseil national pour l’industrialisation de Madagascar (Cnim) qui vient d’être officiellement inauguré vendredi qui est l’organe d’exécution chargé de la mise en œuvre du Pacte pour la programmation industrielle du pays. Il s’agit, comme rappelé par le président du Cnim, Rivo Andriamanalina, du cadre stratégique qui va définir la trajectoire nationale vers une industrialisation durable et compétitive, avec une ambition majeure de porter la contribution du secteur secondaire à 30% du PIB d’ici 2040.

     

    La Grande île entend positionner l’industrialisation comme un levier central de développement économique durable. Et ce, en mettant l’accent sur la création de richesses et d’emplois par le secteur privé. Son Pacte pour la programmation industrielle avait alors déjà identifié plusieurs secteurs stratégiques tels que l’agroindustrie, la transformation minière, les industries textiles et d’habillement, les huiles essentielles et extraits, ainsi que l’industrie de l’énergie sur lesquels repose cette ambition nationale.

     

    Ce Pacte constitue désormais “la feuille de route nationale pour l’industrialisation”, lance le ministre Andrianiaina Rasoarahona. “Il fixe les orientations, les priorités d’investissement, l’organisation institutionnelle, les instruments financiers et les mécanismes de suivi qui doivent nous guider dans les années à venir”, poursuit-il. Et c’est le Cnim qui est l’organe chargé “d’assurer la coordination des actions menées par les différentes structures, de garantir la cohérence des interventions, de veiller au respect des engagements pris et de soutenir l’accélération des projets industriels”, lance ce membre du Gouvernement.

     

    Donatien Kouassi, responsable programme-pays de la Banque africaine de développement (BAD) pour Madagascar se dit optimiste. Il estime que “l’industrialisation constitue une étape essentielle du processus de développement du pays”. Et le Cnim aura à y assurer plusieurs responsabilités. “Le caractère inclusif de cette structure réunissant le ministère sectoriel, le secteur privé, la société civile et les partenaires techniques et financiers, en feront un outil précieux pour assurer la cohérence, la réforme et l’efficacité de leurs mécanismes”, selon ses explications.

  • INSTITUTION FINANCIÈRE – Madagascar se prépare à verser sa part pour l’augmentation de 50% de sa quote-part auprès du FMI

    INSTITUTION FINANCIÈRE – Madagascar se prépare à verser sa part pour l’augmentation de 50% de sa quote-part auprès du FMI

    Antananarivo, 21 Novembre, 14h25 – Le décret autorisant la participation et l’émission de la part de Madagascar, dans le cadre de l’augmentation de 50 % de sa quote-part au titre de la Seizième révision générale des quotas du Fonds monétaire international (FMI), avait été adopté en Conseil des ministres mercredi. Ce texte formalise l’engagement de la Grande île à procéder à ce versement auprès de cette institution de Bretton Woods.

    La quote-part détermine le montant maximal que Madagascar s’engage à fournir au FMI en tant que membre. Elle constitue un déterminant clé du pouvoir de vote dans les décisions du Fonds, et détermine le montant maximal de prêts que chaque pays membre peut obtenir auprès du FMI au titre de l’accès normal. Elle fixe ainsi la part de l’allocation générale de DTS qui échoit à chacun d’entre eux.

    L’État malgache avait adopté au mois de juin 2023 le décret permettant à Madagascar de maintenir à 244 millions de DTS les ressources financières qu’il s’engage à fournir au FMI. Maintenir cette quote-part à ce niveau devait permettre à la Grande île de préserver à l’époque ses 3909 voix, soit un droit de vote 0,08%.

  • ADMINISTRATION – Un diplôme de bac+4 et cinq ans d’expérience exigés des prochains chefs de région non élus

    ADMINISTRATION – Un diplôme de bac+4 et cinq ans d’expérience exigés des prochains chefs de région non élus

    Antananarivo, 21 Novembre, 12h30 – Des critères qui se veulent stricts pour le choix des prochains chefs de région. Comme ceux-ci ne seront pas élus comme prévu par la Constitution mais désignés par l’Exécutif, le ministère de l’Intérieur et de la décentralisation entend mettre en place “un processus clair, transparent et rigoureusement encadré”. Des critères de compétences et d’expériences sont ainsi fixés pour les futures recrues, et parmi ces critères figurent le “diplôme de bac+4 reconnu par la Fonction publique” et les “cinq ans d’expérience pertinentes dans le domaine du management public ou du développement régional”.

    A cela s’ajoutent d’autres compétences comme la maîtrise des outils de planification, de gestion budgétaire et de coordination intersectorielle ainsi que la connaissance du cadre juridique de la décentralisation et des mécanismes de coopération entre l’Etat et les collectivités. Sur le plan éthique et de leadership, le ministère souhaite un profil avec une intégrité morale et une éthique irréprochable, ainsi qu’un esprit de service public et une proximité avec la population. Ceux qui seront choisis devraient également avoir une “capacité de dialogue, de médiation et de concertation”.

    Censés diriger l’organe chargé de la fonction exécutive de la région en tant que collectivité territoriale décentralisée, les chefs de région sont prévus être élus au suffrage universel. Créées par les textes sous la troisième République, les régions en tant que collectivités territoriales décentralisées n’ont jamais eu de chef de l’exécutif élu. Les premiers chefs de région ont été nommés à titre “provisoire” en 2004 en attendant l’élection des présidents de région, mais seuls les conseillers régionaux ont été élus en 2008. La désignation en Conseil des ministres des chefs de région s’est perpétuée et leur appellation a même été changée en “gouverneurs” en 2019.

  • DIPLOMATIE – La France veut “accompagner la transition” et apporter son “soutien aux priorités malgaches”, selon Emmanuel Macron

    DIPLOMATIE – La France veut “accompagner la transition” et apporter son “soutien aux priorités malgaches”, selon Emmanuel Macron

    Antananarivo, 21 Novembre, 6h45 – Le régime de la Refondation obtient formellement et officiellement le soutien de la France. Le président français, Emmanuel Macron, exprime la position de son pays sur la période de transition politique que traverse Madagascar alors qu’il est en visite officielle à Maurice jeudi. Il fait part de l’engagement de Paris à soutenir activement le processus en cours, tout en saluant les initiatives des nouvelles autorités malgaches.

     

    “La France accompagnera cette transition avec une attitude d’ouverture, de soutien aux priorités des malgaches”, indique le Président français aux côtés du Premier ministre mauricien Navin Ramgoolam durant leur déclaration conjointe. Selon Emmanuel Macron, le sujet de Madagascar a été évoqué durant les entretiens entre les deux hommes. A l’entendre, les deux parties ont “confirmé [leurs] convergences sur Madagascar, pays ami engagé dans une transformation profonde”.

     

    Dans sa déclaration, le chef d’Etat français affirme que la France a “pris acte de la volonté des nouvelles autorités malgaches de répondre aux aspirations de la jeunesse” mais aussi “de fixer un horizon temporel limité à la transition permettant d’organiser d’élections dans un délai raisonnable”. C’est cette transition qu’elle se dit prête à accompagner d’autant que selon Emmanuel Macron “la jeunesse s’est exprimée avec force et dignité”. Le soutien français se focalisera alors sur “le développement économique, la jeunesse, l’énergie, ainsi que sur la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite”.

     

    Mardi, le chef du gouvernement de la Refondation, Herintsalama Rajaonarivelo, a présenté devant l’Assemblée nationale le tout premier chronogramme de la transition avec l’organisation d’ici six mois de la concertation nationale, une élection présidentielle d’ici un an et demi. En tout, la transition ne devrait pas dépasser 24 mois, rappelle le Premier ministre qui reconnaît néanmoins que tout dépendra de la concertation nationale.

  • FINANCES – La collecte fiscale tirée à 30,86% par la Taxe sur la valeur ajoutée

    FINANCES – La collecte fiscale tirée à 30,86% par la Taxe sur la valeur ajoutée

    Antananarivo, 20 Novembre, 12h15 – La Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) est la principale source d’impôts de Madagascar. Avec une hausse de 11,44% de prévue, cet impôt indirect qui est prélevé sur les consommateurs par les commerçants devra représenter 30,86% du total des recettes fiscales et s’établir à 1 919,82 milliards d’ariary en 2026, comme exposé par le ministre de l’Economie et des finances, Herinjatovo Ramiarison. C’était en marge de la présentation du projet de Loi de finances initiales (PLFI) 2026, à l’Assemblée nationale, ce mercredi.

    L’Impôt sur les revenus (IR), impôt qui frappe les bénéfices des société et les revenus non salariaux des personnes physiques, constitue la deuxième source avec 27,10 % des recettes. C’est l’un des impôts qui connaît la plus forte croissance en valeur, avec une augmentation de 19,46 %. Et les Droits d’accises représentent 15,46 % du total, avec une légère croissance de 0,67 %.

    Ces trois principales sources d’impôts représentent ainsi près des trois quarts (environ 73 %) du total des recettes fiscales. Celles-ci sont prévues augmenter de 10,54 %, passant de 5 628,4 milliards d’ariary dans la loi des Finances initiale de 2025 à 6 221,7 milliards d’ariary dans le PLFI 2026.

  • CONSEIL DES MINISTRES – Le préfet de police d’Antananarivo et d’autres représentants de l’Etat remplacés 

    CONSEIL DES MINISTRES – Le préfet de police d’Antananarivo et d’autres représentants de l’Etat remplacés 

    Antananarivo, 20 novembre, 8h20 – Vague de changements et/ou de nominations au sein des postes de représentation de l’Etat dans les régions et districts d’un peu partout à Madagascar. Le général Angelo Christian Ravelonarivo, préfet de police d’Antananarivo, quitte le poste qu’il a occupé depuis 2017. L’administrateur civil, qui avait géré plusieurs périodes politiques chaudes comme en 2018, 2023 et 2025, cède sa place à Setraniaina Abraham Solomanjaka Rajafetra, auparavant secrétaire général du ministère de l’Intérieur, ou encore secrétaire général du ministère de l’Environnement et du développement durable.

     

    Le remplacement du général Angelo Christian Ravelonarivo lors du Conseil des ministres du mercredi à Iavoloha fait partie des décisions concernant les représentants de l’Etat. Les préfets d’Antsiranana, de Fianarantsoa et de Toliara en font partie.

     

    Le Conseil des ministres procède également à 24 autres nominations au niveau des districts, à l’instar du cas des chefs de districts six arrondissements à Antananarivo-Renivohitra. Il en est de même pour Antananarivo Avaradrano et Atsimondrano, tout comme à Antsiranana, Fianarantsoa, Tolagnaro, Ambatondrazaka, Mahajanga II, entre autres.

  • ELECTIONS – Le Conseil d’Etat opte pour une nouvelle instruction de la requête du TIM sur les municipales de 2024 à Antananarivo 

    ELECTIONS – Le Conseil d’Etat opte pour une nouvelle instruction de la requête du TIM sur les municipales de 2024 à Antananarivo 

    Antananarivo, 19 novembre, 22h30 – Une conclusion remise à plus tard. Le conseil d’Etat “demande la remise à instruction du dossier” concernant la requête du parti Tiako i Madagasikara (TIM) pour casser une décision du Tribunal administratif en janvier contre la formation politique de l’ancien président Marc Ravalomanana, présent dans la salle avec son candidat qui n’est autre que son fils. . Le TIM avait réclamé, en vain, l’annulation des voix obtenues par la candidate devenue maire Harilalala Ramanantsoa, et sa disqualification lors des municipales de 2024 à Antananarivo.

     

    La juge qui préside la séance explique la décision par la “complexité” dudit dossier après plus de deux heures d’audience, mercredi à Anosy. Le Commissariat général du Conseil d’Etat, le Parquet, “ne s’y oppose pas” non plus.

     

    Le bâtonnier Hubert Raharison, avocat du candidat Tojo Ravalomanana et du TIM “ne discute pas” d’une décision de justice. “Mais cela devrait permettre aux juges de voir le fond du dossier et de se rendre à l’évidence sur les fraudes”, poursuit-il. De son côté, la défense de Harilala Ramanantsoa “ne souhaite pas s’exprimer” à l’issue de l’audience.

     

    Le TIM avait déposé une requête en annulation des voix obtenues par de Harilala Ramanantsoa ainsi que la disqualification de la candidate proclamée vainqueur des municipales de 2024 auprès du tribunal administratif. Le tribunal administratif avait jugé irrecevable la requête pour “défaut de qualité pour agir” du requérant, à savoir le TIM. D’où la décision de revenir à la charge et d’introduire une requête en cassation le 6 novembre, par le biais de l’un de ses avocats.

     

    Le bâtonnier Hubert Raharison conteste la légalité de la décision du tribunal administratif, jugeant irrecevable la requête contre Harilala Ramanantsoa. Lors sa plaidoirie, il revient également sur les éléments le conduisant à porter l’affaire devant le tribunal administratif en début d’année. Il pointe du doigt, entre autres, les ordonnances délivrées peu avant l’élection, tout comme l’usage de la puissance publique en faveur d’une candidate, citant le discours des autorités en sa faveur tout comme les distributions de dons auprès des électeurs.

     

    L’avocat de Harilala Ramanantsoa axe sa défense sur le dépôt de la requête “hors délai”. “Il n’y a pas lieu à statuer sur le fond (…) Pour nous, il y a forclos sur l’action”, assène-t-il. Cela n’empêche pas de contester les arguments avancés par la partie demanderesse sur la qualité de requérant, sur le “défaut de notification”, considéré comme un “motif sans fondement”.

     

    L’audience s’est déroulée dans une ambiance chaude entre les partisans des deux parties devant le bâtiment de la Cour suprême. “Je laisse entre les mains des autorités le sort de la Commune urbaine d’Antananarivo et celui du maire”, lance Harilala Ramanantsoa. “J’espère que la justice fera son travail comme il se doit (…) et que les autorités [politiques] se lèvent pour la vérité et pour que l’affaire ne soit pas politisée mais traitée selon la justice”, plaide-t-elle.

     

    La partie défenderesse avait évoqué deux options, à savoir une “décision judiciaire” ou une “décision politique” dans la conclusion de sa plaidoirie, avant de retirer sa déclaration. Des propos “qui frisent l’outrage aux magistrats” et “vexant”, selon les juges.

  • TRANSITION – L’État n’attendra pas les aides extérieures pour l’organisation de la concertation nationale

    TRANSITION – L’État n’attendra pas les aides extérieures pour l’organisation de la concertation nationale

    Antananarivo, 19 Novembre, 19h25 – Le colonel Michaël Randrianirina persiste et signe. La concertation nationale “doit absolument se tenir”, souligne le président de la Refondation de la République de Madagascar, en marge de l’ouverture officielle de la concertation nationale chrétienne, organisée ce mercredi à Mandrimena. Il indique que l’État “n’attendra pas des aides extérieures pour la réaliser”.

     

    L’actuel pensionnaire d’Iavoloha affirme que le Conseil oecuménique des Églises chrétiennes de Madagascar (FFKM) “travaille déjà” à la mise en œuvre de cette concertation nationale. “La seule chose qui reste à attendre, c’est la mise en place du ministère d’État chargé de la Refondation. C’est tout ce qui manque”, poursuit-il.

     

    Selon lui, l’équipe dirigeante est en train de confier officiellement le mandat au FFKM. “Et dès qu’il aura reçu ce mandat, il nous présentera le plan destiné à conduire cette concertation”, ajoute-t-il à la presse.

     

    Le colonel Michaël Randrianirina n’a pas encore annoncé de date pour le lancement de cette concertation. Toutefois, dans le calendrier présenté par le Premier ministre Herintsalama Rajaonarivelo, lors de la présentation du programme de mise en œuvre de la politique générale de l’État pour la Refondation exposé devant les députés mardi, cette concertation nationale est prévue durant les six premiers mois de la transition.