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  • DÉPENSES FISCALES – Suppression d’allègements fiscaux à hauteur de 290 milliards d’ariary pour 2026

    DÉPENSES FISCALES – Suppression d’allègements fiscaux à hauteur de 290 milliards d’ariary pour 2026

    Antananarivo, 17 Novembre, 11h55 – L’Etat s’engage à réduire ses dépenses fiscales. Les autorités prévoient de réduire jusqu’à 290 milliards d’ariary les mesures incitatives qui constituent des manques à gagner en matière de recettes domestiques pour l’État. C’est l’objectif avancé par le ministère de l’Économie et des finances (MEF) pour la loi de finances initiales (LFI) 2026.

    Ces dépenses fiscales sont constituées de dispositions législatives ou réglementaires dérogatoires par rapport à une norme fiscale. Elles ont été décidées à des fins d’incitation économique ou d’équité sociale pour alléger la charge fiscale de certaines catégories de contribuables ou divers secteurs de la vie économique et sociale. Ces mesures incitatives ne sont toutefois pas sans conséquence pour l’État car elles constituent des dépenses fiscales, se présentant notamment sous forme d’exonération, de taux réduit, d’abattement, de facilité de trésorerie et de déduction.

    L’absence de preuve d’efficacité économique des dispositifs d’allègement fiscal justifie la remise en cause ou la suppression de ces dépenses fiscales. C’est pourquoi l’Etat s’est engagé, dans le cadre du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC) avec le Fonds monétaire international (FMI), à supprimer annuellement 280 milliards d’ariary de dépenses dans chaque loi de finances. L’Etat entend aller au-delà de cet engagement, en avançant un objectif de 290 milliards d’ariary en 2026.

    Dans la liste des dépenses fiscales à éliminer en 2026, il y a déjà l’exonération de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur les préparations des types utilisés pour l’alimentation des animaux ou pour le pétrole lampant. Avec ces deux produits, l’Etat s’attend à un gain de 106,78 milliards d’ariary. L’Etat entend par ailleurs rationaliser les dispositifs d’exonération fiscale, afin de les rendre plus efficaces, plus justifiés et mieux ciblés. Le ministre Herinjatovo Ramiarison avait fait part du renforcement de la rigueur dans l’octroi des incitations fiscales. Le membre du gouvernement avait été ferme sur le fait que leur maintien sera subordonné à l’atteinte de résultats tangibles, en termes de production, de volume d’activité ou de création d’emplois.

    Les discussions sur ce sujet se poursuivent encore entre les services du MEF et le secteur privé. Certaines dispositions dans le projet de loi de finances initiale (PLFI) 2026 sont jugées “peu incitatives” pour les opérateurs économiques. Le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM) insiste alors sur des incitations qui appellent à des “contreparties”. Ce ne sont pas des “cadeaux fiscaux”, mais des “incitations fiscales, donc des investissements qui exigent des résultats concrets”, insiste le président du GEM, Francis Rabarijohn.

  • PROJET DE LOI DES FINANCES – Environ 15% du budget général prévus pour la protection de l’environnement et la lutte contre le changement climatique en 2026

    PROJET DE LOI DES FINANCES – Environ 15% du budget général prévus pour la protection de l’environnement et la lutte contre le changement climatique en 2026

    Antananarivo, 17 Novembre, 11h20 – Une part “assez conséquente” du budget général est prévue être affectée aux dépenses en faveur de la protection de l’environnement et de la lutte contre le changement climatique. 15% de ce budget devra être alloué au “budget vert”, la nouvelle nomenclature budgétaire dédiée à ces secteurs, qui est annexée au projet de loi des finances initiales (PLFI) 2026.

    Cette nouvelle classification budgétaire verte se structure autour de quatre catégories liées à la protection de l’environnement. Elle tient compte des mesures d’“atténuation” », dont la réduction des émissions de gaz à effet de serre, la promotion des énergies renouvelables, la gestion durable des forêts et les infrastructures sobres en carbone. Elle touche également des mesures d’ “adaptation”, comme le renforcement de la résilience des secteurs agricoles, hydriques, sanitaires et des infrastructures, ainsi que la protection des zones côtières et marines.

    Le budget vert considère aussi les « pertes et dommages », en anticipation et dans la gestion des catastrophes, les dispositifs d’assurance et la protection des moyens de subsistance. Et d’autres “mesures croisées”, y sont également tenues en compte.

    Le ministère de l’Economie et des finances précise que ce premier Budget vert se limite à la partie « dépense » du budget général de l’Etat, et uniquement celles qui ont été identifiées en faveur de la lutte contre le changement climatique et de la protection de l’environnement. La démarche se veut néanmoins “progressive” et prévoit une extension du périmètre de couverture dans le temps.

    L’Etat entend ainsi démontrer son engagement dans la lutte contre le changement climatique et la protection de l’environnement. Les autorités ont estimé primordiales d’intégrer ces dimensions dans la gestion des finances publiques, surtout que Madagascar figure parmi les plus les plus exposés aux impacts du changement climatique.

    Madagascar a entrepris cette réforme, à travers le ministère de l’Economie et des finances (MEF) et le ministère de l’Environnement et du développement durable (MEDD). Et ce, en étroite collaboration avec le Fonds monétaire international (FMI), et le Bureau des Nations unies pour la réduction des risques de catastrophes (UNDRR).

  • ASSEMBLEE NATIONALE – Six ministres convoqués à Tsimbazaza la veille de présentation du programme de mise en oeuvre de la PGE

    ASSEMBLEE NATIONALE – Six ministres convoqués à Tsimbazaza la veille de présentation du programme de mise en oeuvre de la PGE

    Antananarivo, 17 Novembre, 9h35 – Des ministres en éclaireurs. Six membres du gouvernement Herintsalama Rajaonarivelo sont attendus à l’Assemblée nationale dès ce lundi après-midi alors que le gouvernement n’est prévu présenter son programme de mise en œuvre de la Politique générale de l’Etat (PGE) que mardi.

    Selon l’ordre du jour partagé sur le site web de la Chambre basse, une rencontre avec les ministres des Travaux publics, de la Santé publique, de l’Education nationale, de l’Energie et des hydrocarbures, de l’Eau, de l’assainissement et de l’hygiène ainsi que de l’Intérieur et de la décentralisation est prévue à partir de 14h30 ce lundi. La rencontre devrait se faire en commission plénière, précise le document.

    Les six ministres devraient donc répondre aux questions des députés et leur soumettre les solutions envisagées dans les secteurs qui les concernent avant que le Premier ministre ne présente son programme. “Il ne s’agira pas d’une réunion de formalité mais d’une réunion au cours de laquelle nous demanderons des réponses et des solutions claires”, martèle le président de l’Assemblée nationale, Siteny Randrianasoloniaiko sur sa page Facebook.

    Bien qu’il s’agisse d’une “commission plénière” selon l’agenda inscrit à Tsimbazaza, le président de l’Assemblée nationale prévoit une “diffusion en direct sur la chaîne de télévision publique”. Evoquant la transparence et le droit du public à l’information, il souligne que son objectif est de “permettre à chacun de voir et d’observer les responsabilités de chaque ministre ainsi que leur feuille de route”

    Le Premier ministre, pour sa part, est attendu à partir de 10h à Tsimbazaza mardi pour la présentation du programme de mise en œuvre de la PGE. Comme prévu par la Constitution, ce programme devrait être présenté au Parlement “dans les 30 jours de sa nomination”. Si la PGE est déterminée par le président et arrêtée en Conseil des ministres, le Premier ministre est chargé de la conduire et d’en assurer la mise en œuvre sous le contrôle du chef de l’Etat.

  • COMMERCE – Le démarrage de la campagne de litchis 2025 jugé encourageant malgré un léger retard

    COMMERCE – Le démarrage de la campagne de litchis 2025 jugé encourageant malgré un léger retard

    Antananarivo, 17 Novembre, 10h45 – La campagne 2025 de litchis à Madagascar est prévue entre le 19 novembre et le 21 décembre, selon les récentes prévisions du Centre technique horticole de Toamasina (CTHT). La prospection effectuée le 10 novembre dans les districts de Fenoarivo Atsinanana et Brickaville indique une progression normale de la saison. Sur 1 556 arbres adultes observés, le diamètre moyen des fruits atteint 27 mm, ce qui correspond à la norme pour la période. Les 38 mm de pluie enregistrés récemment, combinés à une hausse progressive des températures, ont soutenu le développement des fruits. Le mûrissement est bien engagé, avec environ 70 % des fruits passant du vert au jaune et au rose.

    Les observations de terrain confirment une avancée notable vers la maturité. Une petite fraction des litchis est encore verte, mais la majorité est déjà en phase de coloration. Bien que les niveaux de sucre soient encore variables, les techniciens estiment que près de 70 % des fruits sont en cours de mûrissement. Les premières estimations suggèrent que la récolte destinée à l’exportation pourrait débuter cette semaine. Cette date anticipée devrait garantir aux collecteurs et exportateurs les volumes nécessaires pour le lancement réussi de la campagne vers le marché international.

    Mais la filière fait face à des défis persistants, incluant la variation des conditions climatiques (pluie et température) et la nécessité d’améliorer les équipements de traitement et le suivi de la qualité. Cependant, les premiers constats de terrain pour la campagne 2025 sont jugés encourageants par les acteurs locaux et les techniciens du CTHT. Malgré un léger retard dans la prévision globale, l’état d’avancement et la maturation des fruits montrent une base solide pour le lancement des opérations de récolte et d’exportation.

  • ASSEMBLEE NATIONALE – Six ministres convoqués à Tsimbazaza la veille de présentation du programme de mise en oeuvre de la PGE

    ASSEMBLEE NATIONALE – Six ministres convoqués à Tsimbazaza la veille de présentation du programme de mise en oeuvre de la PGE

    Antananarivo, 17 Novembre, 9h35 – Des ministres en éclaireurs. Six membres du gouvernement Herintsalama Rajaonarivelo sont attendus à l’Assemblée nationale dès ce lundi après-midi alors que le gouvernement n’est prévu présenter son programme de mise en œuvre de la Politique générale de l’Etat (PGE) que mardi.
    Selon l’ordre du jour partagé sur le site web de la Chambre basse, une rencontre avec les ministres des Travaux publics, de la Santé publique, de l’Education nationale, de l’Energie et des hydrocarbures, de l’Eau, de l’assainissement et de l’hygiène ainsi que de l’Intérieur et de la décentralisation est prévue à partir de 14h30 ce lundi. La rencontre devrait se faire en commission plénière, précise le document.
    Les six ministres devraient donc répondre aux questions des députés et leur soumettre les solutions envisagées dans les secteurs qui les concernent avant que le Premier ministre ne présente son programme. “Il ne s’agira pas d’une réunion de formalité mais d’une réunion au cours de laquelle nous demanderons des réponses et des solutions claires”, martèle le président de l’Assemblée nationale, Siteny Randrianasoloniaiko sur sa page Facebook.
    Bien qu’il s’agisse d’une “commission plénière” selon l’agenda inscrit à Tsimbazaza, le président de l’Assemblée nationale prévoit une “diffusion en direct sur la chaîne de télévision publique”. Evoquant la transparence et le droit du public à l’information, il souligne que son objectif est de “permettre à chacun de voir et d’observer les responsabilités de chaque ministre ainsi que leur feuille de route”
    Le Premier ministre, pour sa part, est attendu à partir de 10h à Tsimbazaza mardi pour la présentation du programme de mise en œuvre de la PGE. Comme prévu par la Constitution, ce programme devrait être présenté au Parlement “dans les 30 jours de sa nomination”. Si la PGE est déterminée par le président et arrêtée en Conseil des ministres, le Premier ministre est chargé de la conduire et d’en assurer la mise en œuvre sous le contrôle du chef de l’Etat.
  • ENERGIE – Le projet de centrale thermique de 105MW à Ambohimanambola suspendu en raison de la corrosion des machines

    ENERGIE – Le projet de centrale thermique de 105MW à Ambohimanambola suspendu en raison de la corrosion des machines

    Antananarivo, 17 Novembre, 6h36 – “Ce sont des machines d’occasion déjà utilisées en Inde et qu’on a achetées très cher”. Le président de la Refondation de la République, le Colonel Michaël Randrianirina pointe du doigt le projet de centrale thermique de 105 MW d’Ambohimanambola. Il évoque un projet qui ne pourra pas être mis en œuvre à court terme. “Cela prendra du temps pour construire cette centrale”, indique-t-il au cours de la “causerie avec la population” diffusée dimanche soir sur les chaînes audiovisuelles publiques.

    ⭕En plus d’être des machines d’occasion, les groupes achetés en Inde se sont “corrodés” à force d’avoir été “stockés pendant deux ans au port de Toamasina”. “Même les équipements qui sont déjà arrivés à Antananarivo sont déjà complètement rouillés”, poursuit-il pour expliquer que l’Etat n’a pas continué le projet lancé par le régime précédent.

    ⭕Pour lancer la centrale thermique de 105 MW, l’ancienne administration avait importé sept blocs moteurs de 70 tonnes chacun, de sept alternateurs de 64 tonnes chacun et de trois transformateurs de 50 tonnes chacun. Arrivés à Toamasina depuis deux ans, les équipements n’ont pas pu être transportés jusqu’au site qui était censé les accueillir. Après les travaux de renforcement des ponts sur la route nationale RN2, une première vague de matériels a pu être transférée à Antananarivo, mais ceux-ci ne seront pas encore utilisés.

    ⭕A la place, la nouvelle administration a décidé de réparer la Centrale thermique CTA2 d’Ambohimanambola avec de nouvelles pièces pour résoudre en urgence les problèmes de délestage. Le président de la Refondation annonce également l’achat de nouveaux groupes électrogènes pour améliorer à court terme la production d’électricité sur le réseau interconnecté d’Antananarivo (RIA).

    ⭕Le Colonel Michaël Randrianirina reconnaît cependant que la solution thermique “n’aidera pas et qu’il ne s’agit que d’une mesure d’urgence pour répondre rapidement aux demandes de la population”. “Cela ne fera qu’augmenter nos besoins en carburants” pour faire tourner les centrales, insiste-t-il. Il estime que “nous devons avancer vers la transition énergétique et pas forcément avec l’énergie solaire mais tout ce qui est énergie renouvelable”.

    ⭕Le chef de l’Etat indique alors vouloir avancer sur les projets de Sahofika et Volobe. “Si ces projets ont été menés à temps, il n’y aurait pas eu les événements du 25 septembre”, souligne-t-il.

  • Le Colonel Michaël Randrianirina affirme s’être préparé à des actes de déstabilisation depuis qu’il a pris le pouvoir

    Le Colonel Michaël Randrianirina affirme s’être préparé à des actes de déstabilisation depuis qu’il a pris le pouvoir

    Antananarivo, 16 Novembre, 23h40 – “La lutte n’est pas finie”. Le président de la Refondation de la République, le colonel Michaël Randrianirina, reconnaît que des velléités de semer les troubles dans le pays existent depuis que lui et son équipe sont arrivés au pouvoir. “Même si on a réussi à déloger [les anciens dirigeants], c’est là que le vrai combat commence”, confie-t-il, ajoutant que “nous nous trouvons face à des gens qui ont beaucoup d’argent.

    ⭕Le colonel Michaël Randrianirina parle alors de nombreux faits pouvant être assimilés à des actes de déstabilisation durant la causerie spéciale qu’il a eue avec des journalistes et des jeunes sur les chaînes audiovisuelles publiques dimanche soir. Il donne l’exemple de récents incendies survenus dans la capitale, les kidnappings, dont celui qui s’est récemment passé à Antsirabe, qui reviennent, ou encore certains mouvements syndicaux ou estudiantins. A l’entendre “une forte somme d’argent circule actuellement dans tout le pays” pour financer ces actes.

    ⭕Le chef de l’Etat dit cependant “croire en la sagesse des Malgaches qui “ne se laisseront pas facilement acheter par l’argent en si peu de temps pour aller à nouveau renverser le pouvoir. “Concentrons-nous sur la refondation”, souligne-t-il, ajoutant que “certains politiques commencent même déjà à préparer les prochaines échéances électorales.

  • ENSEIGNEMENT – Le Colonel Michaël Randrianirina entend redonner une place importante à la langue malgache dans l’éducation

    ENSEIGNEMENT – Le Colonel Michaël Randrianirina entend redonner une place importante à la langue malgache dans l’éducation

    “Le niveau d’éducation des Malgaches ne sera pas faible quand l’enseignement se fera en malgache”. Le Colonel Michaël Randrianirina, président de la Refondation de la République entend « donner une place importante à la langue malgache dans l’éducation » des enfants malgaches. Il s’est exprimé sur le sujet lors de l’émission spéciale diffusée dimanche sur les chaînes audiovisuelles publiques.

     

    Le chef de l’Etat regrette qu’à Madagascar, la connaissance du français soit considérée comme un signe de savoir et que la langue malgache soit déconsidérée. Mais il déplore surtout que les élèves malgaches apprennent l’histoire des étrangers et l’histoire du monde plutôt que l’histoire de Madagascar et de ses régions.

     

    Redonner toute sa place à la langue malgache fait donc partie des réformes que le régime de la Refondation indique vouloir mettre en œuvre. Et cela commence par la transmission des connaissances dans la langue malgache, soutient-il.

  • JUSTICE – Le ministère de la Justice annonce la levée de tout privilège et de toute immunité dont bénéficiait Maminiaina Ravatomanga

    JUSTICE – Le ministère de la Justice annonce la levée de tout privilège et de toute immunité dont bénéficiait Maminiaina Ravatomanga

    Antananarivo, 16 Novembre, 17h40 – “Maminiaina Ravatomanga est dès à présent soumis à la juridiction des tribunaux de droit commun, conformément aux dispositions du droit international et aux cadres juridiques en vigueur”. Le ministère de la Justice fait le point sur le statut de l’homme d’affaires Maminiaina Ravatomanga, président directeur général (PDG) du groupe Sodiat, mais aussi consul honoraire de la Côte d’Ivoire et de la Serbie à Madagascar.

    Dans un communiqué publié ce dimanche, le ministère de la Justice souligne que “Maminiaina Ravatomanga ne détient plus la qualité de représentant diplomatique ou consulaire” de la Serbie ou de la Côte d’Ivoire sur le territoire de la République de Madagascar. Le ministère fait notamment référence à un communiqué du ministère des Affaires étrangère qui rapporte avoir notifié Maminiaina Ravatomanga, en qualité de consul honoraire auprès des Etats de Serbie et de la République de Côte d’Ivoire que “le statut lui ayant permis d’exercer cette fonction ainsi que de bénéficier des prérogatives et avantages, est désormais entièrement révoqué”.

    Après le retrait de l’exequatur qui lui a conféré la qualité de consul honoraire des deux Etats, l’homme d’affaires voit levé tout privilège ou immunité dont il aurait pu bénéficier. Ce qui le soumet aux juridictions de droit commun en matière de poursuite pénale. Bien que l’immunité des consuls honoraires soit plus restrictive que celle des ambassadeurs ou des consuls de carrière, beaucoup, à l’instar du média mauricien L’Express de Maurice, se sont demandé si “l’immunité diplomatique jouera en sa faveur”.

  • CONSOMMATION – Le volume du riz importé quadruplé durant les neuf premiers mois de 2025

    CONSOMMATION – Le volume du riz importé quadruplé durant les neuf premiers mois de 2025

    Antananarivo, 15 Novembre, 18h40 – Explosion des importations. Le volume des achats de riz à l’étranger et mis à la consommation à Madagascar a connu une augmentation spectaculaire de 325,74 % entre les neuf premiers mois de 2024 et les trois premiers trimestres de 2025. La quantité de riz importé en 2025 a été ainsi plus de quatre fois supérieure à celle de la même période en 2024, si on se réfère aux données fournies dans les tableaux de bord mensuel de la direction générale des Douanes (DGD).

    Le volume de riz importé et mis à la consommation durant les neuf premiers mois de 2024 était de 142 600 tonnes. Il a augmenté à 607 000 tonnes pour les trois premiers trimestres de 2025, soit une variation absolue de 464 400 tonnes.
    La valeur des importations en 2025 a pour sa part été supérieure de 924,5 milliards d’ariary à celle de 2024. Elle était passée de 365,1 milliards d’ariary à 1 289,6 milliards d’ariary entre les deux périodes, soit une augmentation de plus de 253 % en coût total pour l’économie.

    Ces chiffres mettent en évidence l’explosion de la dépendance aux importations de riz de Madagascar en 2025. Pour la Banky foiben’i Madagasikara, cette évolution reflète la volonté des autorités gouvernementales de stabiliser les prix, dans un contexte marqué par la reprise des exportations indiennes au début de l’année.

    La hausse du volume importé est toutefois plus forte que la hausse de la valeur déboursée. Cela indique que le prix moyen à la tonne était inférieur en 2025 par rapport à 2024, permettant d’acquérir une bien plus grande quantité de riz sans que la facture n’augmente au même rythme.

    La BFM rapporte une diminution du prix moyen de 18,9 % entre les deux périodes.
    2025 pourrait par ailleurs ainsi être l’année record pour Madagascar en termes d’importation de riz. L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) avance, dans son rapport semestriel sur les marchés mondiaux des produits alimentaires qui vient de sortir en ce mois de novembre, que le besoin d’importation de riz de la Grande île pourrait s’établir à 800 000 tonnes.