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  • EXPORTATION VERS LES ETATS-UNIS – La vanille, le cacao, les épices et certaines huiles essentielles non soumis au droit additionnel de 15%

    EXPORTATION VERS LES ETATS-UNIS – La vanille, le cacao, les épices et certaines huiles essentielles non soumis au droit additionnel de 15%

    Antananarivo, 15 Novembre, 12h10 – Un gros poids en moins pour la filière exportatrice malgache. L’administration Trump met à jour la liste des marchandises soumises au tarif réciproque qu’elle a introduit le 2 Avril 2025. Et plusieurs produits phares des exportations de la Grande île y ont été retirés. Il s’agit notamment de la vanille, du cacao, des épices ainsi que certaines huiles essentielles. Une disposition que l’ambassade de Madagascar à Washington n’a pas manqué de saluer.

    Les Etats-Unis avaient fixé ce droit de douane additionnel réciproque de 15% pour Madagascar sur ses exportations vers le marché américain. Il s’agit d’un droit ad valorem qui s’ajoute aux droits de douane de base (NPF), qui est le régime tarifaire standard appliqué par les Etats-Unis, dont les taux changent par produit.

    Les produits phares malgaches retirés du tarif réciproque bénéficient généralement d’un tarif NPF de base de zéro aux États-Unis. De nombreux produits agricoles ou matières premières peu transformées comme la vanille ou les épices brutes sont traditionnellement importés aux États-Unis avec des droits de douane nuls ou très faibles (NPF libre). Le décret présidentiel qu’avait signé Donald Trump visait à modifier la portée du tarif réciproque concernant certains produits agricoles et annule de ce fait le tarif réciproque additionnel de 15% qui s’était superposé au tarif NPF de base pour ces produits. Ceux-ci reviennent donc à leur tarif de base, qui est le plus souvent zéro (NPF libre).

    Ce statut NPF zéro dépend toutefois de la classification tarifaire exacte des produits. C’est pourquoi il est toujours important pour les exportateurs de vérifier le statut douanier exact sur la grille tarifaire américaine (US Tariff Schedule) pour confirmer le taux applicable en vigueur à la date d’exportation.

    L’ambassade de Madagascar à Washington salue cette évolution positive. Ce qui, selon cette représentation de la Grande île fait suite à un engagement diplomatique soutenu auprès des autorités américaines, avec comme objectif de faire progresser le développement de chaînes d’approvisionnement stratégiques entre Madagascar et les États-Unis. L’ambassade malgache réaffirme alors son engagement à promouvoir un accès élargi des produits malgaches au marché américain et à renforcer un partenariat commercial mutuellement bénéfique entre les deux pays.

  • PÔLE ANTI-CORRUPTION – Trois responsables de Madagascar Airlines dont le DG par intérim placés en détention préventive

    PÔLE ANTI-CORRUPTION – Trois responsables de Madagascar Airlines dont le DG par intérim placés en détention préventive

    Antananarivo, 15 Novembre, 11h15 – Ils sont quatre autres individus à avoir été placés en détention préventive avec Rinah Rakotomanga. Outre le compagnon de l’ancienne présidente du Conseil d’administration de Madagascar Airlines, trois responsables de la compagnie aérienne ont également fait l’objet d’un mandat de dépôt. Parmi eux figure l’actuel directeur général adjoint qui assume l’intérim de la direction générale depuis quelques semaines.

    Selon un communiqué du parquet de second degré du Pôle anti-corruption (PAC) ce samedi, l’affaire concerne un marché public passé par Madagascar Airlines auprès d’une société de bâtiment et travaux publics (BTP) dirigé par le compagnon de Rinah Rakotomanga. Le dossier concerne “la réhabilitation du bâtiment d’Air Madagascar, pour un montant de 498,8 millions ariary”, précise le communiqué. “De nombreuses irrégularités ont été constatées dans les conditions d’attribution du marché”, indique-t-il encore.

    L’affaire remonte à 2023 et, selon le PAC, le Bianco a lancé une enquête sur la base d’une dénonciation reçue par le Bianco en décembre 2024. Les infractions indiquées dans l’affaire sont notamment “favoritisme, conflit d’intérêts, faux et usage de faux, détournement de deniers publics, complicité de détournement et abus de fonction”. Six suspects ont été présentés devant le PAC et après une première comparution devant le juge d’instruction, cinq ont été placés en détention préventive et un autre a été mis en liberté provisoire sous contrôle judiciaire.

  • POLE ANTI-CORRUPTION – Rinah Rakotomanga, inculpée entre autres de détournement de deniers publics, placée en détention préventive

    POLE ANTI-CORRUPTION – Rinah Rakotomanga, inculpée entre autres de détournement de deniers publics, placée en détention préventive

    Antananarivo, 15 Novembre, 7h55 – C’est la ministre de la Justice, Fanirisoa Ernaivo, qui annonce la nouvelle sur sa page Facebook ce samedi matin. Rinah Rakotomanga, ancienne membre du Conseil d’administration de Madagascar Airlines, est placée en détention préventive à la Maison centrale d’Antanimora avec son compagnon. Les deux individus sont inculpés de détournement de deniers publics, complicité de détournement, de favoritisme et d’abus de fonctions. Une source auprès du Pôle anti-corruption parle également de conflits d’intérêts, de faux et de blanchiment de capitaux.

    Rinah Rakotomanga et son compagnon ont été arrêtés à Antetezambaro, Toamasina, lundi soir. Amenés au Bureau indépendant anti-corruption (Bianco) après leur arrestation, ils ont comparu devant le parquet du Pôle anti-corruption (PAC) jeudi matin pour un dossier lié à Madagascar Airlines. Le ministère de la Justice, qui avait annoncé l’arrestation du couple, avait parlé de “suspicions de blanchiment d’argent, de conflit d’intérêts et de trafic d’influence ainsi que d’autres affaires judiciaires”.

  • L’Ouverture de haut niveau de la Chine offre de nouvelles opportunités au développement de l’Afrique

    L’Ouverture de haut niveau de la Chine offre de nouvelles opportunités au développement de l’Afrique

    Par S.E.M. JI Ping, Ambassadeur de la République populaire de Chine en République de Madagascar

    À la fin du mois dernier, le Parti communiste chinois a tenu à Beijing la quatrième session plénière du XXe Comité central, un événement majeur dans la vie politique du pays. La réunion a dressé le bilan des réalisations de la Chine au cours des cinq dernières années dans divers domaines et a proposé des orientations pour l’élaboration du 15ᵉ plan quinquennal (2026–2030) de développement économique et social national, qui sera soumis à l’examen de l’Assemblée populaire nationale.

    En tant que mode important de gouvernance du pays par le Parti communiste chinois, les plans quinquennaux constituent une conception stratégique de haut niveau qui articule les tâches de développement à court terme et les objectifs stratégiques à long terme. Grâce à leur élaboration et mise en œuvre successives, ils assurent la continuité du développement et fournissent une orientation claire pour toutes les sphères d’activité, y compris l’ouverture sur l’extérieur. Depuis le début des années 1950 jusqu’à présent, la Chine a élaboré et appliqué successivement 14 plans quinquennaux (anciennement appelés « plans »). Entre 1952 et 2024, le taux de croissance annuel moyen de son produit intérieur brut (PIB) a atteint 7,9 %, accompagné de progrès globaux dans l’économie, la politique, la culture, la société et l’écologie. Après plus de 70 ans de lutte ininterrompue, la Chine est passée d’un pays extrêmement pauvre et arriéré à un pays doté d’un revenu par habitant dépassant 13 000 dollars américains, d’une part de près de 30 % de la valeur ajoutée manufacturière mondiale et d’une puissance globale parmi les premières au monde.

    Dans le même temps, l’ouverture de la Chine envers l’Afrique a également injecté une dynamique puissante dans le processus d’industrialisation, l’amélioration des conditions de vie et la reprise économique du continent. La Chine a mis en œuvre une exonération tarifaire de 100 % sur tous les produits tarifaires pour les 53 pays africains avec lesquels elle a établi des relations diplomatiques, devenant ainsi la première grande économie à prendre cet engagement envers l’Afrique. Depuis la mise en application de cette politique, de janvier à juillet de cette année, les importations chinoises en provenance des pays africains les moins avancés ont atteint 39,66 milliards de dollars américains, soit une augmentation de 10,2 % par rapport à la même période de l’année précédente. La Chine a également mis en place une « voie verte » pour l’importation de produits agricoles africains en Chine, ce qui a permis d’élargir continuellement l’échelle des échanges commerciaux de produits agricoles sino-africains.

    Au cours des cinq dernières années, la Chine est devenue la plus grande économie en développement investissant en Afrique. À la fin de 2023, le stock d’investissements directs chinois en Afrique avait dépassé 40 milliards de dollars américains. Depuis le sommet de Pékin du Forum sur la Coopération Sino-Africaine jusqu’à fin mars 2025, les entreprises chinoises ont effectué de nouveaux investissements d’un montant de 13,38 milliards de yuans en Afrique. Le Forum économique et commercial sino-africain de 2025 a attiré la participation de 53 pays africains et près de 4 700 entreprises sino-africaines, avec la signature de 176 projets d’un montant total de 11,39 milliards de dollars américains, illustrant pleinement la dynamique vigoureuse de la coopération d’investissement sino-africaine.

    En outre, les entreprises chinoises continuent d’aider l’Afrique à surmonter ses contraintes infrastructurelles. Cumulativement, elles ont participé à la construction et à la rénovation de plus de 10 000 km de chemins de fer, près de 100 000 km de routes, près de 1 000 ponts, près de 100 ports, 66 000 km de lignes de transport et de transformation d’électricité, ainsi que 150 000 km de réseaux de communication backbone.

    Au cours des cinq prochaines années, l’ouverture de haut niveau de la Chine offrira des opportunités historiques accrues au développement des pays africains, y compris Madagascar. D’une part, le grand marché chinois deviendra une plateforme mondiale de commercialisation pour les produits africains. En particulier, la combinaison de la politique d’exonération tarifaire de 100 % et de la « voie verte » (canal prioritaire pour les exportations agricoles) renforcera considérablement la compétitivité des produits agricoles et industriels spéciaux africains. Depuis que la viande de mouton malgache a obtenu l’autorisation d’exportation vers la Chine en septembre de l’année dernière, plus de 600 tonnes de ce produit ont déjà été expédiées vers la Chine jusqu’en novembre 2025. Actuellement, nous sommes en train de négocier avec la partie malgache la signature d’un protocole d’exportation pour les arachides, les haricots verts et les côtes de mouton. À l’avenir, davantage de produits agricoles spécifiques de Madagascar feront leur apparition sur le marché chinois.

    D’autre part, l’intégration profonde de la chaîne d’approvisionnement complète de la Chine avec les atouts en ressources et en population de l’Afrique permettra de créer une nouvelle marque « Fabriqué en Chine-Afrique », et d’aider l’Afrique à s’intégrer dans les segments moyens et supérieurs de la chaîne de valeur mondiale.

    L’ouverture de la Chine n’est pas un acte de se contenter de sa propre tranquillité, mais de promouvoir un développement partagé ; ce n’est pas une stratégie à court terme, mais un engagement durable. Comme l’a souligné le président Xi Jinping : « La porte de l’ouverture de la Chine ne se refermera jamais ; elle ne fera que s’ouvrir de plus en plus largement. » La Chine est prête à travailler main dans la main avec les pays africains pour réformer la gouvernance économique mondiale, promouvoir un ordre international plus juste et plus équitable, et faire entendre la voix commune des pays en développement dans les domaines du commerce, de l’investissement et de la facilitation économique — afin d’écrire ensemble un nouveau chapitre du développement partagé.

     

     

  • GRÈVE – Le leader du Syndicat des employés de la Jirama (SMJ) rentre chez lui mais les enquêtes se poursuivent

    GRÈVE – Le leader du Syndicat des employés de la Jirama (SMJ) rentre chez lui mais les enquêtes se poursuivent

    GRÈVE – Le leader du Syndicat des employés de la Jirama (SMJ) rentre chez lui mais les enquêtes se poursuivent

    Antananarivo, 14 Novembre, 17h50 – Arrêté mercredi dernier vers 19h, le président du Syndicat des employés de la Jirama (SMJ), Anmora Ratovomanarivo, a pu rentrer chez lui ce vendredi matin. Une libération qui ne signifie pas pour autant que les poursuites ont été abandonnées. “Il devrait comparaître au tribunal ce lundi pour les suites des enquêtes”, confie une source auprès du parquet du tribunal d’Antananarivo. En attendant, le leader syndical a présenté ses excuses à la population, “à la demande de la Justice”, selon une source proche du dossier.

    Avant de rentrer, Anmora Ratovomanarivo a fait un crochet à Mahamasina. Entouré de ses pairs, le syndicaliste s’est excusé publiquement devant la presse pour les désagréments causés, en particulier les coupures d’électricité qui ont impacté les citoyens. Il indique, dans la foulée, que la nature de la lutte et des revendications du syndicat va désormais « changer de visage ». Farouchement opposé au dialogue jusqu’ici, il se dit désormais prêt à se « remettre autour d’une table » pour dialoguer. 

    L’annonce du retour au dialogue par la figure la plus radicale du mouvement syndicaliste de la Jirama intervient après son arrestation suite à plusieurs actions jugées illégales comme les coupures d’électricité évoquées dans les motifs de son arrestation. Le syndicat avait même brandi la menace d’un black-out si ses réclamations, le licenciement du directeur général de la société d’Etat et l’annulation des nouveaux statuts, n’étaient pas satisfaites. A son intransigeance, le ministère de l’Energie et des hydrocarbures et la direction générale de la Jirama ont répliqué par des plaintes, aboutissant à trois arrestations et un licenciement. 

     

  • MAIRIE D’ANTANANARIVO – Harilala Ramanantsoa indique “se remettre au travail en toute liberté” après son séjour au Bianco et au PAC

    MAIRIE D’ANTANANARIVO – Harilala Ramanantsoa indique “se remettre au travail en toute liberté” après son séjour au Bianco et au PAC

    Antananarivo, 14 Novembre, 15h45 – De retour au travail. Après une comparution devant le parquet du second degré du Pôle anti-corruption, de jeudi après-midi à ce vendredi matin, Harilala Ramanantsoa, maire de la Commune urbaine d’Antananarivo, est de retour à son bureau à l’Hôtel de ville, Analakely, pour travailler.
     
    Pour annoncer son retour, la maire, entourée de ses collaborateurs s’exprime dans une vidéo publiée par la CUA sur sa page Facebook. “Je reviens travailler en toute liberté, et je rassure la population d’Antananarivo que nous allons mettre de l’ordre, nous allons assainir la ville”, souligne-t-elle.
     
    De son passage au Bureau indépendant anti-corruption (Bianco) et au PAC de mardi après-midi à vendredi matin, la première magistrate d’Antananarivo parle d’enquêtes et d’investigations qui se sont déroulées dans le calme et dans le respect mutuel. “J’ai donné toutes les explications qui m’ont été demandées”, souligne-t-elle.
     
    Mardi après-midi, Harilala Ramanantsoa avait été amenée à Ambohibao par les agents du Bianco, “en tant que témoin”, selon les services de communication de la CUA. Jeudi après-midi, elle a comparu devant le parquet du PAC d’Antananarivo avec 14 autres personnes. Elle en est sortie en “liberté provisoire mais sous contrôle judiciaire” selon une source auprès du PAC.
     
    Selon un communiqué du parquet du second degré du PAC, l’affaire fait suite à une plainte du syndicat des employés de la Commune urbaine d’Antananarivo et de la conseillère municipale d’Antananarivo Clémence Raharinirina. Cette plainte porte sur ce que les plaignants qualifient de “détournement de fonds opéré au moyen d’un prêt illicite contracté auprès de la Cnaps par la Société municipale de gestion digitale (SMGD) d’un montant de 11 milliards d’ariary, au titre de l’année 2021”.
    Photo d’archives
  • GOUVERNANCE – La conférence des Evêques s’inquiète d’un retour aux anciennes pratiques de gouvernance à Madagascar

    GOUVERNANCE – La conférence des Evêques s’inquiète d’un retour aux anciennes pratiques de gouvernance à Madagascar

    Antananarivo, 14 Novembre, 13h25 – “Il est temps que nous en prenions tous conscience”. La conférence des Evêques en réunion depuis le 4 Novembre exprime son inquiétude face à ce qu’elle considère comme un retour aux anciennes pratiques par les dirigeants et qui contredisent les attentes populaires. “Des craintes surgissent que le cours actuel des événements dans le pays ne dévie des exigences” des revendications populaire qui ont renversé le régime précédent, écrit-elle dans un communiqué publié ce vendredi matin.
     
    “On craint que les mêmes personnes et les anciennes méthodes qui ont fait sombrer la vie nationale ne reviennent, surtout dans les sphères politique et économique”, poursuit le communiqué. Les évêques appellent ainsi les dirigeants à “faire des changements demandés par le peuple comme priorité absolue”.
     
    Ils invitent les politiciens à mettre fin à la pratique politique qui se limite à chercher des postes et à accaparer les richesses du pays”. “La manière de faire de la politique doit impérativement changer pour devenir un véritable service au peuple, au sens propre du terme, en privilégiant l’intérêt commun”, insistent-ils.
     
    Les évêques plaident pour “que le peuple malgache ne soit plus un propriétaire mendiant son propre bien, mais qu’il puisse bénéficier d’un développement réel et durable”. “Ce dont le peuple a réellement besoin doit être mis au premier plan, que ce soit dans les objectifs à court terme ou dans les perspectives à long terme”, estiment-ils.
  • AFFAIRE SMGD-CNAPS – Mamy Rakotondraibe placé en détention provisoire, Claudia Andriantsitohaina et Harilala Ramanantsoa sous contrôle judiciaire

    AFFAIRE SMGD-CNAPS – Mamy Rakotondraibe placé en détention provisoire, Claudia Andriantsitohaina et Harilala Ramanantsoa sous contrôle judiciaire

    Antananarivo, 14 Novembre, 10h00 – Des inculpations dans l’affaire SMGD-CNAPS. Après presque 20 heures d’audition, le Pôle anti-corruption d’Antananarivo décide de placer Mamy Rakotondraibe, ancien directeur général de la Caisse nationale de prévoyance sociale, en détention préventive. Harilala Ramanantsoa, actuelle maire d’Antananarivo, Claudia Pichler Andriantsitohaina, épouse de l’ancien maire d’Antananarivo Naina Andriantsitohaina, et Thierry Andriamananony, directeur général de la Société municipale de gestion digitale (SMGD) sont placés sous contrôle judiciaire. Naina Andriantsitohaina, n’étant pas présent à Antananarivo, est mis sous le coup d’un mandat d’arrêt.
    Au total, ce sont 16 personnes que le Pôle anti-corruption d’Antananarivo a inculpées dans cette affaire. Sept autres personnes ont obtenu une liberté provisoire après leur audition et trois autres placé sous contrôle judiciaire. Le dossier porte sur le prêt contracté par la SMGD auprès de la Cnaps, un prêt contesté et qui n’a pas encore été remboursé en totalité. Les prévenus sont inculpés d’abus de fonction, de détournement de deniers publics, de prise illégale d’intérêts et autres avantages connexes, octroi d’avantages indus, conflits d’intérêts, blanchiment de capitaux et entrave au déroulement de l’enquête.
     
    Vers 14h30 ce jeudi, une dizaine de personnes sont arrivées en bus au niveau du PAC à 67ha. L’audition a commencé vers 15h et s’est poursuivie jusque dans la nuit. C’est vers 8h30 que ces individus ont quitté la salle ce vendredi matin.
  • JUSTICE – Le porte-parole du gouvernement nie toute “vengeance politique” derrière les enquêtes visant les anciens dirigeants

    JUSTICE – Le porte-parole du gouvernement nie toute “vengeance politique” derrière les enquêtes visant les anciens dirigeants

    Antananarivo, 14 Novembre, 7h30 – Des précisions. Le gouvernement écarte toute “vengeance politique” dans les enquêtes menées sur d’anciens responsables du régime Andry Rajoelina. Selon son porte-parole Ogascar Fenosoa Mandrindrarivony, ces interpellations et ces auditions s’inscrivent dans une démarche de lutte contre l’impunité.

    A en croire le ministre de la Communication et de la culture, les enquêtes devraient permettre d’établir la vérité. Et si “aucune infraction n’est prouvée, les intéressés retrouveront leur situation normale”, souligne-t-il. Il rappelle, par ailleurs, que les enquêtées “ne sont pas condamnées et bénéficient de la présomption d’innocence, la justice étant seule habilitée à statuer”.

    Le porte-parole rappelle également les instructions du Premier ministre au ministère de la Justice. Celui-ci avait mis en avant les appels de la population à “mettre fin aux privilèges et impunités des personnalités politiques et publiques”. Il avait alors invité le ministère de la Justice à appliquer la loi de manière égale à tous “sans distinction de rang ni de statut”.

    Dans le cadre de l’affaire de prêt contracté en 2021 par la Société municipale de gestion digitale (SMGD) auprès de la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnaps), plusieurs responsables proches de l’ancien régime ainsi que les actuels administrateurs de la Cnaps ont été auditionnés jeudi par le pôle anti-corruption. L’épouse de l’ancien maire de la Capitale, Naina Andriantsitohaina, a également été gardée au Bureau indépendant anti-corruption (Bianco) pendant plus de 72 heures.

  • PARTENARIAT – Un potentiel économique énorme à libérer pour Madagascar, selon l’ambassadeur allemand Oliver Knoerich

    PARTENARIAT – Un potentiel économique énorme à libérer pour Madagascar, selon l’ambassadeur allemand Oliver Knoerich

    Antananarivo, 13 Novembre, 22h10 – Etat de droit, climat des affaires ou encore sécurité des investissements. Autant de défis fondamentaux que Madagascar aura à relever pour libérer son potentiel économique. Et l’Allemagne rassure de son soutien pour la Grande île, pour l’accompagner sur ce chemin de développement, confir l’ambassadeur Oliver Knoerich, lors de la célébration de la Journée de l’Unité Allemande à la Villa Berlin ce jeudi.

    Si le potentiel pour une coopération économique et des échanges commerciaux de Madagascar est jugé “énorme”, il ne pourra être libéré qu’à condition que le pays s’attaque avec détermination à ces défis liés à son climat d’affaires et à sa gouvernance. Ce sont des éléments très pratiques qui pourraient faire en sorte qu’il y ait plus d’investissements à Madagascar, estime l’ambassadeur Oliver Knoerich.

    Le diplomate allemand insiste d’ailleurs sur le rôle déterminant du secteur privé, en considérant que “les entreprises privées sont le moteur du développement du pays”. Ce sont des acteurs qui contribuent au renforcement de la coopération économique et commerciale entre Madagascar et ses partenaires, explique-t-il. Sur ce point, l’ambassadeur fait noter que les pays de l’Union européenne sont déjà les principaux partenaires commerciaux de Madagascar.

    L’Allemagne indique par ailleurs miser sur un partenariat gagnant-gagnant avec Madagascar. Et ce, pour permettre au secteur privé d’investir davantage, de générer des emplois et d’augmenter les échanges commerciaux avec d’autres pays.

    Les autorités malgaches ont pour leur part salué le partenariat solide qui s’est tissé entre les deux pays depuis plusieurs années. Une “amitié” qui témoigne non seulement de la profondeur mais également de la constance d’une relation privilégiée qui n’a cessé de se renforcer, souligne la ministre des Affaires étrangères, Christine Razanamahasoa.

    Elle affirme se réjouir de l’élargissement de cette coopération bilatérale à des secteurs stratégiques. La cheffe de la diplomatie malgache cite entre autres la préservation de la gestion durable des ressources naturelles, la lutte contre l’insécurité alimentaire, le développement rural, l’accès à l’énergie ainsi que la consolidation d’une gouvernance inclusive, transparente et décentralisée.