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  • JUSTICE – Le PAC ordonne le gel des comptes de Mamy Ravatomanga et la saisie de ses biens immobiliers

    JUSTICE – Le PAC ordonne le gel des comptes de Mamy Ravatomanga et la saisie de ses biens immobiliers

    Antananarivo, 19 Novembre, 17h35 – La justice malgache resserre l’étau sur le président directeur général (PDG) du groupe Sodiat Maminiaina Ravatomanga. La Chambre de saisie et de confiscation des avoirs du Pôle anti-corruption (PAC) d’Antananarivo a ordonné le gel des comptes et la saisie des biens immobiliers de l’homme d’affaires, soupçonné de blanchiment de capitaux, confirme une source auprès cette juridiction spécialisée dans la lutte anti-corruption.

    Ces mesures conservatoires visent tous les comptes bancaires ouverts au nom de Maminiaina Ravatomanga auprès des banques, des institutions financières et même des établissements de monnaie électronique du pays. Selon la décision du PAC, une exception est faite pour les remboursements de prêts, jusqu’à ce que la justice en décide autrement. Par ailleurs, la saisie de tous les immeubles lui appartenant a également été ordonnée.

    Le patron du groupe Sodiat se trouve actuellement à Maurice où il fait l’objet d’enquêtes pour blanchiment d’argent. Dimanche, le colonel Michaël Randrianirina, président de la Refondation de la République a évoqué la mise en place d’un task force au niveau du ministère de la Justice afin de récolter toutes les preuves pour charger cet opérateur économique proche des anciens dirigeants. Il rapporte également la venue d’une délégation de la justice mauricienne pour collaborer avec la justice malgache pour la poursuite de Mamy Ravatomanga. Il avait également indiqué que les autorités malgaches s’emploient à l’extradition de l’homme d’affaires et au rapatriement de ses avoirs à l’étranger.

  • TRANSPORT AERIEN – Un dirigeant responsable et une direction collégiale renforcée pour gérer provisoirement Madagascar Airlines

    TRANSPORT AERIEN – Un dirigeant responsable et une direction collégiale renforcée pour gérer provisoirement Madagascar Airlines

     

    Madagascar Airlines ajuste sa gouvernance. Elle annonce la nomination d’un dirigeant responsable (Accountable Manager), et le renforcement de la direction collégiale, alors que son directeur général par intérim vient d’être mis en examen et placé en détention préventive. L’objectif est “d’assurer la continuité de ses activités et la stabilité de son organisation”, précise-t-elle dans un communiqué publié sur son site web.

    Malgré les turbulences qui secouent la direction de la compagnie, Madagascar Airlines assure qu’elle “demeure pleinement engagée auprès de ses passagers, de ses partenaires institutionnels et commerciaux, ainsi que de l’ensemble des acteurs du secteur aérien”. Elle affirme “poursuivre ses activités avec sérieux et professionnalisme au service du territoire et de la connectivité nationale”.

    A en croire le communiqué, les opérations de la compagnie “se déroulent normalement”. “Les programmes de vols sont maintenus et les exigences en matière de sécurité, de maintenance et de conformité réglementaire sont strictement appliquées”, insiste-t-elle. Elle martèle que les mesures prises sont “adoptées en stricte conformité avec les règles du transport aérien”, et “visent à assurer la continuité institutionnelle et opérationnelle de Madagascar Airlines”.

    L’affaire dans laquelle l’ancienne présidente du Conseil d’administration et trois hauts cadres de la compagnie sont cités porte sur l’attribution d’un marché public relatif à des travaux sur une agence d’Air Madagascar, mais Madagascar Airlines assure qu’elle “n’est pas partie à cette procédure”. Elle soutient que “celle-ci concerne des situations individuelles relevant exclusivement de l’appréciation de la justice”.

  • MINES – L’émeraude sur gangue de 300 kg découverte à Ambohitsorohitra “à vendre pour remplir les caisses de l’Etat”, selon les autorités

    MINES – L’émeraude sur gangue de 300 kg découverte à Ambohitsorohitra “à vendre pour remplir les caisses de l’Etat”, selon les autorités

    Antananarivo, 19 Novembre, 10h30 – “Des collectionneurs étrangers cherchent des trésors comme celui-ci”. Les autorités ont annoncé mardi soir la découverte d’une énorme pierre de 300 kg qu’elles qualifient de “pièce de collection” d’une grande valeur au palais d’Etat d’Ambohitsorohitra. Evoquant une “émeraude sur gangue”, elles affirment vouloir la mettre en vente pour remplir les caisses de l’Etat avec les produits de la vente.

    Pour l’instant, la valeur de la pierre reste encore à déterminer. “Il revient aux techniciens de se pencher dessus”, indique le ministre des Mines Carl Andriamparany dans un reportage diffusé sur la chaîne de télévision publique. Celui-ci précise toutefois que la valeur est fonction de sa taille et de sa qualité. Mais “nous pouvons voir sur les réseaux sociaux ou sur les sites spécialisés qu’une émeraude sur gangue de 10 grammes peut valoir jusqu’à 70 euros”, poursuit-il.

    La présidence de la Refondation de la République affirme vouloir être entièrement transparente sur cette affaire. Le Colonel Michaël Randrianirina qui s’est exprimé au micro de la TVM indique “ne pas savoir comment ni pourquoi la pierre a atterri au Palais d’Etat”. Mais il tient à en faire le “symbole de la transparence” de son régime et de la volonté de son équipe à “servir la population”. “Il s’agit d’une richesse nationale et nous faisons en sorte que tout le monde la voie”, insiste-t-il encore dans la vidéo.

    Le Colonel Lucien Rabearimanana, Haut conseiller présidentiel en charge des Mines et des ressources stratégiques, fait également part d’une “volonté de lutter contre la corruption” pour expliquer que la pierre ait été “montrée publiquement” sur la chaîne de télévision publique. Les produits de la vente qui seront mis dans les caisses de l’Etat serviront pour le “bien de la Nation”, assure-t-il.

  • ORGANE CONSTITUTIONNEL – Le commissaire électoral Houssen Abdallah destitué de la Ceni pour “incapacité physique”

    ORGANE CONSTITUTIONNEL – Le commissaire électoral Houssen Abdallah destitué de la Ceni pour “incapacité physique”

    Antananarivo, 19 novembre, 6h45 – Du mouvement au sein du bureau permanent de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). La Haute Cour constitutionnelle (HCC) se prononce sur la destitution d’Houssen Abdallah, vice-président de l’organe chargé de préparer et d’organiser les élections, représentant l’Assemblée nationale. Elle constate l’incapacité physique du concerné, conduisant à sa décision, rendue mardi.

     

    La décision a été prise à la suite de la saisine de la HCC par le président de la CENI. Houssen Abdallah “fait part depuis mai 2024 de son indisponibilité, pour des raisons d’ordre médical nécessitant un traitement hors du territoire”, indique la requête aux fins de constatation de vacance du vice-président de l’organe chargé des opérations électorales, dressée par le président de la Ceni. “L’absence de l’intéressé perdurant jusqu’à présent, constitue un cas d’incapacité physique”, soutient Arsène Andrianarisedo Dama.

     

    La HCC s’est prononcée sur le dossier dans sa décision du 14 novembre. La Cour avait indiqué qu’elle “n’est pas en mesure de prendre une décision” et qu’elle avait demandé la production d’un certificat médical du médecin traitant d’Houssen Abdallah “attestant de son incapacité physique à poursuivre ses fonctions”. Un document que la Ceni avait fait parvenir à la HCC le 17 novembre.

     

    Les autorités de la transition avaient fait part de leurs intentions de se pencher sur une réforme du processus électoral, et la Ceni n’est pas exclue de la réflexion. Le Premier ministre a encore touché un mot sur des “changements profonds” au niveau de l’organe chargé de préparer et d’organiser les élections lors de la présentation de la politique de mise en œuvre de la politique générale de l’Etat, mardi à l’Assemblée nationale.

  • INSTITUTION – La HCC confirme que les quatre Hauts conseillers de la Refondation ont rang de chef d’Etat

    INSTITUTION – La HCC confirme que les quatre Hauts conseillers de la Refondation ont rang de chef d’Etat

    Antananarivo, 18 Novembre, 22h55 – Les fonctions des quatre “colonels”, proches collaborateurs du président de la Refondation de la République consacrées par la Haute cour constitutionnelle (HCC). Dans une décision publiée ce mardi, la HCC reconnaît que “le Colonel Lucien Rabearimanana, le Médecin Colonel Manantenasoa Marcellin Zafitasondry Ranoelson, le Colonel Solofoniaina Thierry Rampanarivo, et le Lieutenant-Colonel Gervais Andriamiarisoa, ont le titre de Haut conseiller de la Refondation”.

    ⭕En tant que tels, ils ont pour mission principale “d’assister le président de la Refondation dans l’exercice de ses fonctions”. Et bien qu’ils n’assument pas tous les pouvoirs constitutionnels du chef de l’Etat, ils n’en sont pas moins placés sur un pied protocolaire très élevé avec un statut comparable à celui d’un chef d’Etat. “Ces Hauts conseillers bénéficient de ce fait des avantages et privilèges de chef d’Etat avec l’ordre de préséance qui s’y rapportent”, souligne la HCC dans sa décision.

    ⭕Dans sa décision, la HCC souligne également que l’autorité militaire à qui elle a confié le pouvoir après la constatation de la vacance de la présidence et qui est incarnée par le Colonel Michaël Randrianirina “est une structure ayant pour mission de diriger le pays pendant une période limitée”. Elle ajoute même que cette structure est “composée de cinq officiers supérieurs dont le Colonel Michaël Randrianirina en est le Président et les quatre autres ayant titre de Haut conseiller”.

    ⭕Dans la foulée de sa décision, la HCC prévoit qu’“un décret portant organisation et fonctionnement de la présidence de la Refondation de la République de Madagascar sera pris par le président de la Refondation de la République de Madagascar”. Le 31 octobre, le Conseil des ministres avait déjà adopté un décret portant organisation et fonctionnement de la présidence de la Refondation de la République de Madagascar.

    ⭕La décision de la HCC intervient suite à une saisine du président de la Refondation de la République, le Colonel Michaël Randrianirina, qui l’a invitée à “fournir plus de précision sur l’exercice de ses attributions en tant qu’il est chargé d’assurer les fonctions de Chef d’Etat”.

  • TRANSPORT AERIEN – Madagascar Airlines modernise ses équipements au sol pour plus d’efficacité

    TRANSPORT AERIEN – Madagascar Airlines modernise ses équipements au sol pour plus d’efficacité

    Antananarivo, 18 Novembre, 14h55 – La compagnie Madagascar Airlines a récemment fait l’acquisition de nouveaux équipements pour moderniser ses opérations au sol. Il s’agit notamment de trois nouvelles Ground Power Units (GPU) et de deux « Tow bars » (barres de traction). Les GPU sont des générateurs d’énergie qui permettent d’alimenter les systèmes essentiels des avions comme l’éclairage, la climatisation ou l’électronique lors de leur stationnement, sans nécessiter l’activation des moteurs. Cette démarche, financée par les fonds propres de la compagnie, vise à améliorer la coordination des opérations d’escale et à optimiser la gestion des ressources.

    Cet investissement s’inscrit dans une logique de réduction des coûts d’exploitation et de protection environnementale. En évitant l’utilisation des moteurs au sol, Madagascar Airlines réalise des économies de carburant significatives. Parallèlement, les deux nouveaux « Tow bars », des dispositifs permettant de remorquer les avions sur le tarmac, répondent aux dernières normes internationales. Ces outils, décrits comme plus maniables et plus fiables, sont destinés à garantir une sécurité accrue lors des manœuvres au sol, renforçant ainsi la préparation des vols selon les standards requis.

    L’intégration de ces équipements modernes souligne la volonté de la compagnie d’investir dans des infrastructures performantes. L’objectif affiché est d’améliorer la qualité globale du service proposé aux passagers. En modernisant l’outillage au sol, la compagnie aérienne malgache vise une plus grande efficacité opérationnelle et une fiabilité renforcée dans toutes les étapes de l’assistance au sol et de la mise en vol. Cela confirme l’engagement de Madagascar Airlines à pérenniser l’amélioration continue de ses services.

  • TRANSITION – La conférence nationale attendue d’ici six mois, le processus électoral devrait démarrer juste après

    TRANSITION – La conférence nationale attendue d’ici six mois, le processus électoral devrait démarrer juste après

    Antananarivo, 18 novembre, 13h00 – Le gouvernement dévoile le calendrier de la transition menant vers l’élection présidentielle. “La conférence nationale aura lieu entre le premier et le sixième mois [de la transition]”, annonce le Premier ministre Herintsalama Rajaonarivelo lors de la présentation de la politique de mise en oeuvre de la politique Générale de l’Etat, à l’Assemblée nationale, mardi à Tsimbazaza. “Le rendez-vous constitue l’“âme de la refondation” qui devrait permettre de collecter les avis et idées, et pourquoi pas les appréhensions, de la part des diverses entités”, poursuit-il.

    Le gouvernement projette ensuite de s’attaquer au processus électoral “entre le sixième et le 12e mois selon les idées issues de la conférence nationale”, avance Herintsalama Rajaonarivelo. Ce laps de temps devrait permettre à l’Exécutif de “corriger les structures légales relatives aux élections, aux partis politiques en vue des consultations populaires selon les normes démocratiques”. Le chef du gouvernement évoque “refondation de la CENI [Commission électorale nationale indépendante]”, afin de “garantir le processus électoral”.

    Une fois les textes électoraux adoptés, l’Exécutif pense organiser le référendum constitutionnel “d’ici 12 à 15 mois”. Puis, “il y aura la présidentielle, entre 15 et 18 mois, après la refonte des textes électoraux et le référendum “afin de permettre à la population de s’exprimer”. Puis, il aura, “entre 18 et 24 mois la passation selon les normes démocratiques (…) qui va permettre au gouvernement d’achever dans les dispositions les étapes de la refondation pour aboutir à un apaisement politique pérenne”.

    Dimanche, le président de la Refondation de la République, le Colonel Michaël Randrianirina avait annoncé que la conférence nationale commencera par des concertations régionales. Il avait indiqué au cours de la “causerie avec la population” diffusée sur les chaînes audiovisuelles publiques qu’il ne restait plus que la mise en place effective des différents services du ministère d’Etat auprès de la présidence en charge de la Refondation pour démarrer les travaux.

  • ELECTRICITÉ – Les industriels disent « Oui » à l’autoproduction mais demandent la clarification de la prise en charge du carburant

    ELECTRICITÉ – Les industriels disent « Oui » à l’autoproduction mais demandent la clarification de la prise en charge du carburant

    Antananarivo, 18 Novembre, 10h30 – Approbation conditionnée. Les industriels donnent leur accord de principe à l’effacement. Ils acceptent d’autoproduire leur électricité et de libérer ainsi le réseau public, à condition toutefois que la prise en charge du carburant nécessaire au fonctionnement des groupes électrogènes qu’ils vont utiliser soit clarifiée, avait avancé le président du Syndicat des industries de Madagascar (SIM), Tiana Rasamimanana, la semaine dernière..

    La mesure avait été rediscutée entre les industriels, le ministre de l’Energie et des hydrocarbures ainsi que le directeur général de la Jirama, la semaine dernière. L’effacement consiste, pour les industriels équipés, à substituer l’électricité fournie par le réseau public par l’utilisation de leurs propres groupes électrogènes durant des heures planifiées. “Nous n’émettons aucune objection à participer à cet effort de solidarité nationale”, fait savoir Tiana Rasamimanana.

    Le président du SIM souligne qu’il est néanmoins impératif de clarifier qui assurera la prise en charge du carburant nécessaire au fonctionnement de ces groupes. Il est tout aussi crucial de définir la source et la régularité du financement alloué à cette mesure. “Si le décaissement de ces fonds est effectué conformément aux modalités établies, cela ne nous pose aucun problème, car cette démarche contribue directement à la réduction du délestage pour l’ensemble des clients de la Jirama”, expose-t-il.

    Le ministre Ny Ando Jurice Ralitera avait déjà avancé cette mesure, en encourageant les gros consommateurs à se débrancher temporairement du réseau public. Il avait alors indiquer que l’État s’engage à leur apporter un soutien financier sous forme de subvention pour compenser et faciliter leur autoproduction d’électricité. Il s’agit d’une disposition avancée par les autorités afin de combler le déficit énergétique actuel.

  • ENERGIE – De nouvelles opérations “pluies provoquées” programmées dans les prochains jours, selon le ministre Ny Ando Jurice Ralitera

    ENERGIE – De nouvelles opérations “pluies provoquées” programmées dans les prochains jours, selon le ministre Ny Ando Jurice Ralitera

    Antananarivo, 18 Novembre, 6h15 – La solution “pluies provoquées” à reproduire. Le ministre de l’Energie et des hydrocarbures annonce de nouvelles opérations d’ensemencement de nuage dès que la météo le permet. L’objectif est d’augmenter le niveau des eaux qui font tourner la centrale hydroélectrique d’Andekaleka de façon à y améliorer la production d’électricité. Ny Ando Jurice Ralitera rappelle devant les députés lundi que le recours aux pluies provoquées permet de réduire l’utilisation des centrales thermiques et ainsi de diminuer la consommation de carburants.

     

    Des opérations de pluies provoquées avaient déjà été menées les 8 et 9 novembre derniers. Les quatre vols qui ont permis d’ensemencer les nuages du côté d’Andekaleka, de Fiherenana et d’Andasibe ont coûté 108 millions d’ariary mais ont permis d’économiser 2,120 milliards d’ariary en achat de carburants, avait déjà soulevé le ministre.

     

    Selon le ministre Ny Ando Jurice Ralitera, les pluies qui étaient tombées jusqu’au 10 novembre avaient permis d’augmenter jusqu’à 85MW la puissance de la centrale d’Andekaleka qui ne pouvait plus en produire que 60MW. Jusqu’au 10 novembre, la consommation de fuel lourd par la Jirama avait donc diminué de 206 000 litres et la consommation de gasoil de 306 000 litres.

  • ZOONOSE – La question de la traçabilité de la viande remise sur le tapis avec la découverte de cas de rage bovine à Isandra

    ZOONOSE – La question de la traçabilité de la viande remise sur le tapis avec la découverte de cas de rage bovine à Isandra

    Antananarivo, 17 Novembre, 12h45 – Des inquiétudes légitimes. La découverte d’un cas de rage bovine à Ambondrona, district d’Isandra, dans la région de la Haute Matsiatra a amené les autorités à rappeler quelques précautions utiles en matière de consommation de viande. Il a ainsi été rappelé que la consommation de viande infectée par une zoonose est formellement interdite même si la cuisson complète du produit réduit la transmission du microbe.

    Dans le cas de suspicion de rage bovine signalée à Isandra, des habitants ont consommé la viande de l’animal infecté par le virus de la rage avant que l’alerte ne soit donnée. Les personnes exposées ont été vaccinées contre cette zoonose transmissible par mesure de précaution.

    Les enquêtes menées par les autorités ont fait état d’un seul animal contaminé suite à la morsure d’un chien trois mois auparavant, confirmant que “le bovin n’est pas une espèce vectrice capable de propager la maladie entre congénères”, assure Bettelhein Ramahefasoa, directeur du service vétérinaire. A titre préventif, les autorités ont renforcé immédiatement la vaccination antirabique de l’ensemble des chiens. L’objectif était alors de s’attaquer à la source de la transmission pour éviter toute récidive de ce type de cas.

    Des mesures de protection des consommateurs ont également été mises en oeuvre en urgence. Les autorités rappellent l’importance des inspections systématiques avant l’abattage des animaux. Elles insistent alors sur la nécessité de retirer de la chaîne de consommation tout animal diagnostiqué porteur de maladie, ce qui n’est pas toujours évident dans les abattoirs non conformes aux normes.
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    Le directeur du service vétérinaire recommande ainsi de consommer exclusivement de la viande ayant fait l’objet d’un contrôle sanitaire et disposant d’une traçabilité claire. Cette traçabilité permet de garantir que l’animal a été inspecté et jugé sain avant d’entrer dans le circuit alimentaire, précise-t-il. En cas de suspicion, il est impératif de suivre les recommandations, notamment de brûler les carcasses infectées, et de faire preuve de vigilance quant aux signes cliniques de la rage chez les animaux domestiques.