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  • JUSTICE – L’Etat malgache envisage d’ouvrir une procédure judiciaire à l’encontre d’Andry Rajoelina, selon Fanirisoa Ernaivo

    JUSTICE – L’Etat malgache envisage d’ouvrir une procédure judiciaire à l’encontre d’Andry Rajoelina, selon Fanirisoa Ernaivo

    Antananarivo, 1er Décembre, 17h45 – Le gouvernement actuel veut que les anciens dirigeants répondent des éventuels actes illégaux qu’ils ont commis durant leur mandat. “Pour toutes les personnes qui ont commis des infractions dans ce pays, il y aura des procédures qui seront ouvertes contre elles, y compris contre Andry Rajoelina”, déclare Fanirisoa Ernaivo, ministre de la Justice, lors d’un entretien accordé à Radio France internationale (RFI) Afrique, ce lundi.

    Dans son interview, la Garde des Sceaux ne précise pas sur quelles bases ou sur quels faits précis ces procédures judiciaires à l’encontre du président évincé seront ouvertes. Mais, à l’en croire, cela devrait intervenir prochainement, d’ici la fin de l’année. “Quand la procédure sera ouverte, vous aurez la communication là-dessus. Plus les avocats de la défense en savent moins longtemps à l’avance, moins ils peuvent se défendre et préparer leurs alibis”, explique-t-elle.

    Fanirisoa Ernaivo souligne qu’avant de délivrer un mandat d’arrêt international, il existe des étapes à respecter. Selon elle, une fois les procédures engagées, la justice malgache adressera d’abord une convocation à la personne convoquée. Après cette convocation viendra le mandat d’arrêt, et si la personne concernée n’est pas à Madagascar, un mandat d’arrêt international pourra ensuite être émis.

    La ministre de la Justice indique également qu’“en tant qu’ancien président, il faut qu’il y ait une procédure ouverte et nous sommes en train d’examiner les différentes possibilités”. Il en va de même pour d’anciens membres du gouvernement, poursuit-elle.

    Le 20 novembre dernier, le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine a recommandé aux autorités malgaches de “s’abstenir de toute arrestation arbitraire et politiquement motivée”. Dans un communiqué publié à l’issue de sa 1313ᵉ réunion, il invite également les dirigeants à libérer tous les prisonniers politiques.

  • REBOISEMENT – Le ministère de l’Environnement et du Développement veut lancer les premiers tests de semis aérien avec les drones d’Arial Metrics

    REBOISEMENT – Le ministère de l’Environnement et du Développement veut lancer les premiers tests de semis aérien avec les drones d’Arial Metrics

    Antananarivo, 1er Décembre, 17h15 – Le gouvernement remet sur la table l’utilisation de drones pour la reforestation à Madagascar. Le ministère de l’Environnement et du développement durable (MEDD) souhaite tester les drones conçus et fabriqués par l’entreprise Arial Metrics pour le semis aérien, afin d’accélérer la restauration des forêts dégradées, notamment dans les zones difficiles d’accès.
     
    Dans un communiqué publié par le ministère, il est indiqué qu’“un partenariat technique sera prochainement signé” avec cette entreprise pour lancer les premiers essais dès la prochaine campagne de reboisement. Arial Metrics, qui conçoit et fabrique ses drones localement, intervient déjà dans la livraison médicale et la surveillance environnementale, avec plus de 10 000 vols réalisés depuis 2019.
     
    Ce n’est pas la première fois que Madagascar envisage d’utiliser ces moyens technologiques pour la reforestation. En 2020, l’État malgache avait déjà annoncé son intention d’acquérir des drones planteurs à haute capacité de repiquage. Des tests ont également été effectués en 2021 pour la plantation de mangroves dans la région Boeny. En janvier 2022, le MEDD avait confirmé le succès de cette phase d’essai et annoncé que Madagascar allait passer à l’utilisation de drones pour la conservation de la biodiversité et le reboisement intensif.
    Photo : Ministère de l’Environnement et du Développement Durable
  • CRÉATION D’ENTREPRISES – Une forte attraction pour le régime des zones et entreprises franches rapportée

    CRÉATION D’ENTREPRISES – Une forte attraction pour le régime des zones et entreprises franches rapportée

    Antananarivo, 1er Décembre, 14h05 – Quinze ! C’est le nombre de demandes d’agréments en entreprise franche que le Comité technique interministériel (CTI) est en train de traiter. Un volume qui confirme le statut de Madagascar comme destination d’investissement privilégiée, expose la directrice générale de l’Economic development board of Madagascar (EDBM), Josielle Rafidy, lors de la Table ronde sur les procédures d’agrément en zones et entreprises franches, vendredi.
    Le régime des zones et entreprises franches (ZEF) continue ainsi d’exercer une forte attraction. Et cette attractivité repose sur plusieurs piliers, explique cette première responsable de l’EDBM. Elle parle par exemple d’une diversification sectorielle, faisant que l’intérêt ne se limite pas au textile mais s’étend aux secteurs à forte valeur ajoutée comme l’agrobusiness et les TIC. Il y a également l’amélioration de la gouvernance, consistant à accroître la transparence et simplifier les procédures pour capitaliser sur cette attractivité. Pour 2025, l’EDBM rapporte deux agréments en entreprises franches délivrés.
    La table robe consistait donc à présenter en détail l’ensemble des procédures et, en particulier, les points d’attention cruciaux que les acteurs du secteur privé doivent examiner avant de soumettre leurs demandes d’agrément. “Cette concertation est essentielle, car nous évoluons dans un environnement où nous sommes en concurrence avec de nombreux autres pays en matière de zones franches. La finalité est d’innover et de s’améliorer continuellement. La vision gouvernementale est de faciliter l’investissement”, soutient le président du CTI, Eric Ramiandrasoa.
    Un point notable est l’introduction d’un nouvel arrêté interministériel qui modifie la composition du CTI en y intégrant de nouveaux acteurs, dont des représentants du Bureau du Premier ministre ainsi que du secteur Foncier et de l’aménagement du territoire. L’intégration du Bureau du Premier ministre vise à renforcer sa participation dans la délivrance des agréments, notamment dans l’amélioration des procédures. L’avantage majeur de l’intégration des services fonciers réside pour sa part dans la capacité immédiate du CTI, lors des visites de pré-agrément sur le terrain, de s’assurer de la situation foncière du terrain concerné.
  • DIPLOMATIE – Madagascar appelle à la levée totale des sanctions malgré un assouplissement de la position de l’Union africaine

    DIPLOMATIE – Madagascar appelle à la levée totale des sanctions malgré un assouplissement de la position de l’Union africaine

    Antananarivo, 1er Décembre, 11h35 – Le ministère des Affaires étrangères relance son appel à la levée de l’ensemble des sanctions de l’Union africaine. Malgré des signes d’assouplissement relevés dans le dernier communiqué du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine, le gouvernement malgache regrette que Madagascar soit encore suspendu des organes de l’organisation continentale.
     
    Dans son communiqué publié à l’issue de sa 1313ème réunion le 20 novembre dernier, le CPS/UA invite ses États membres et les partenaires internationaux à soutenir Madagascar via la mobilisation de ressources financières et des appuis techniques. Il ne prévoit pourtant pas encore que la Grande île puisse se rasseoir au niveau de ses instances ou participer à ses activités.
     
    Pour Madagascar, les avancées constituent “une prise en considération de la volonté du peuple et des efforts nationaux et une volonté commune de progresser, ancrée dans un esprit de dialogue constructif et de responsabilité partagée”. Le maintien des sanctions risque néanmoins d’être un obstacle, car “un accompagnement et un appui optimal ne sauraient s’exercer sous un régime de sanctions”, souligne le ministère dans un communiqué publié dimanche.
     
    Dans son analyse de la situation, le chargé d’affaires de la mission de représentation permanente de Madagascar auprès de l’Union africaine voit le maintien des sanctions comme une forme de pression sur les autorités malgaches pour que celles-ci “élaborent d’urgence une feuille de route consensuelle, claire et véritablement inclusive, assortie d’objectifs de référence clairs et d’un calendrier précis”.
     
    Mais dans son communiqué, le CPS/UA formule d’autres demandes comme “l’organisation d’un dialogue national constructif, transparent et inclusif dans un environnement propice, en vue d’un retour à l’ordre constitutionnel et à la gouvernance démocratique” ou encore le non recours à “toute arrestation arbitraire et politiquement motivée, en particulier à l’encontre d’anciens responsables”. Il est, entre autres, demandé aux autorités malgaches de “libérer immédiatement et sans condition tous les prisonniers politiques” et d’assurer “le respect des droits humains, des libertés fondamentales, de l’intégrité physique, de la sécurité et de la santé de tous les membres de l’ancien gouvernement, y compris l’ancien Président”.
  • CONJONCTURE ÉCONOMIQUE – La proportion des entreprises anticipant un taux d’inflation supérieur à 10% presque doublée

    CONJONCTURE ÉCONOMIQUE – La proportion des entreprises anticipant un taux d’inflation supérieur à 10% presque doublée

    Antananarivo, 30 Novembre, 19h15 – Pessimisme accru. La proportion des entreprises enquêtées par la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) prévoyant une inflation supérieure à 10% en fin d’année a presque doublé. Elle est passée de 23,8% en septembre à 46,8% en décembre 2025, selon ce qu’a rapporté la BFM dans les résultats de son Enquête sur la conjoncture économique pour le troisième trimestre.

    Pour la Banque centrale, cette anticipation reflète “une montée des incertitudes quant à l’activité au quatrième trimestre” de cette année. Cette proportion des entreprises anticipant un taux d’inflation à deux chiffres devrait néanmoins diminuer à 39,5 % en mars 2026, annonçant une amélioration progressive des perspectives, avance la BFM.

    Même la part des entreprises estimant que l’inflation se situerait entre 7,0 % et 10,0 % a suivi une tendance baissière sur la période de septembre 2025 à mars 2026. Elle s’est établie à 40,7 % en décembre et à 23,4 % en mars 2026. Et, la proportion d’entreprises “optimistes”, prévoyant une inflation inférieure à 7,0 %, a également diminué entre septembre et décembre 2025 avant d’augmenter en mars 2026.

    Du côté de l’Etat, le ministère de l’Economie et des finances avait noté qu’avec le rythme de progression des prix qui a poursuivi son ralentissement en août 2025, ce département prévoit une inflation annuelle estimée à 7,65%. Ce qui s’aligne progressivement sur la prévision de 7,6% formulée par la BFM pour la fin de l’année.

  • DÉVELOPPEMENT – “Nous, les chrétiens, sommes responsables de l’appauvrissement de Madagascar”, selon le Cardinal Désiré Tsarahazana

    DÉVELOPPEMENT – “Nous, les chrétiens, sommes responsables de l’appauvrissement de Madagascar”, selon le Cardinal Désiré Tsarahazana

    “Qui est responsable de la pauvreté qui nous frappe ici à Madagascar ?” C’est la question qu’a posée le cardinal Désiré Tsarahazana, dimanche 30 Novembre, lors de son homélie à la cathédrale Saint Joseph Toamasina. Il n’a pas hésité à répondre avec franchise et fermeté. “Nous, les chrétiens, en sommes responsables”, lance-t-il devant les fidèles réunis pour la célébration du premier dimanche de l’Avent.

     

    D’après le prince de l’Eglise, la majorité des sphères de décision et d’influence du pays se revendiquent chrétiens, pourtant le pays s’enfonce dans la pauvreté. “95, 98 % de tous les services et institutions sont dirigés ou occupés par des personnes qui se disent chrétiennes. Les responsables de l’État, les entrepreneurs, les acteurs sociaux et économiques, jusqu’aux leaders d’opinion, tous se réclament du christianisme. C’est la réalité”, regrette t-il.

     

    Le cardinal déplore une foi trop souvent limitée à des apparences ou à des pratiques superficielles, loin d’une véritable transformation personnelle et collective. Pour le prélat, la vraie foi doit se traduire par un changement de vie, un engagement sincère et cohérent, “Quand nous prions,nous ne faisons que du cinéma. La vraie foi, c’est le changement de vie”, martèle-t-il. L’archevêque de Toamasina appelle ainsi les fidèles à une profonde remise en question et à une conversion authentique, afin que leur engagement chrétien contribue réellement au développement du pays.

     

    Ce n’est pas la première fois que le cardinal Tsarahazana s’interroge sur l’authenticité de la foi des chrétiens à Madagascar. Au mois d’avril dernier, alors qu’il s’est rendu à Rome pour les obsèques du Pape François, le prélat de l’Église catholique à Madagascar avait déjà évoqué ce sujet. Il avait déclaré que malgré le fait que la plupart des dirigeants du pays soient des chrétiens de diverses confessions, Madagascar continue de s’enfoncer dans la corruption et l’injustice sociale. “Pourquoi notre pays s’enfonce-t-il, s’enfonce-t-il, s’enfonce-t-il ? Il doit y avoir un problème avec notre foi », avait déclaré le Cardinal Désiré Tsarahazana dans un reportage de l’Aide à l’Église en détresse du lundi 28 avril.

  • PROJET MINIER – La décision finale d’Investissement d’Energy Fuels à Toliara en sursis

    PROJET MINIER – La décision finale d’Investissement d’Energy Fuels à Toliara en sursis

    Antananarivo, 30 Novembre, 15h45 – « Il est trop tôt pour déterminer si et dans quelle mesure les récents développements sociaux et politiques à Madagascar pourraient avoir une incidence, positive ou négative, sur le projet Toliara ». Energy Fuels a livré un point de situation de son projet d’exploitation minière à Ranobe dans ses résultats financiers pour le trimestre clos le 30 septembre 2025 qu’elle a publiés au début de ce mois de novembre.

     

    La compagnie américaine de minerais critiques adopte ainsi une posture d’observation et de prudence. Elle s’abstient pour le moment de se prononcer sur les impacts réels et définitifs des changements de conjoncture socio-politique à Madagascar sur les perspectives ou le calendrier de développement de son projet, les conditions fiscales ou autres conditions appropriées qui y sont applicables ou sur sa capacité d’obtenir une décision finale d’investissement positive.

     

    Energy Fuels rappelle qu’elle est en pourparlers avec le gouvernement malgache depuis son acquisition du projet Toliara en octobre 2024. Les discussions engagées devraient permettre d’établir le cadre juridique nécessaire au développement de ce projet minier, qui est une “condition préalable à la prise d’une décision d’investissement positive”, explique la compagnie. Elles ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’assurer la stabilité juridique et fiscale, certains avantages fiscaux et douaniers, les ajustements nécessaires aux règles de change, les protections contre l’expropriation et l’accès à l’arbitrage international pour le règlement des différends, détaille-t-elle.

     

    Cette société minière avait également cherché à obtenir des éclaircissements sur les procédures existantes pour ajouter la monazite au permis d’exploitation minière du projet. Son permis lui autorise actuellement la production d’ilménite, de rutile et de zircon.

     

    Les discussions récentes avec le gouvernement ont néanmoins porté sur la résolution de ces questions par le biais d’un accord d’investissement. Et celui-ci devra être approuvé par le Parlement ou par le biais de révisions de la législation malgache existante applicable aux investissements miniers à grande échelle.

     

    En attendant, Energy Fuels continuera de suivre l’évolution de la situation à Madagascar. Elle annonce son intention de poursuivre son engagement auprès du gouvernement le moment venu.

  • DIPLOMATIE – Le Conseil de Paix et de sécurité de l’Union africaine appelle la Communauté internationale à continuer de soutenir Madagascar

    DIPLOMATIE – Le Conseil de Paix et de sécurité de l’Union africaine appelle la Communauté internationale à continuer de soutenir Madagascar

    Antananarivo, 30 Novembre, 10h15 – Un motif de réjouissance pour la diplomatie malgache. Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine “abandonne le principe de l’isolement politique de Madagascar au niveau continental et international”, rapporte le chargé d’affaires par intérim de la mission de représentation permanente de Madagascar auprès de l’Union africaine dans une lettre adressée à la ministre des Affaires étrangères ayant fuité sur les réseaux sociaux. “Au contraire, il fait un appel aux Etats membres de l’UA, aux partenaires internationaux et au reste de la Communauté internationale à continuer à fournir le soutien nécessaire à Madagascar, notamment par la mobilisation de ressources financières”, poursuit-il dans sa lettre.

    Dans son communiqué à l’issue de sa 131ème réunion du 20 novembre, le CPS/UA “encourage” notamment “tous les États membres et partenaires internationaux à soutenir la mise en œuvre des décisions du Conseil et à répondre aux défis humanitaires liés aux catastrophes naturelles”. Après avoir entendu les rapports de la dernière mission du Panel des sages et de l’envoyé spécial du président de la Commission de l’UA, il appelle également “la Commission de l’UA, en collaboration avec la SADC, la Commission de l’océan Indien, les partenaires et la communauté internationale” à apporter un soutien financier et “un appui technique à la Commission électorale nationale et à l’élaboration d’une nouvelle Constitution, afin de faciliter le processus de transition”.

     

    Le CPS/UA plaide également pour que Madagascar soit inclus “parmi les pays éligibles au soutien du Fonds africain pour des transitions inclusives (AFSIT)”. Il souligne néanmoins que ce soutien doit être “conditionné par la mise en œuvre de la feuille de route de transition”. Et bien qu’il “n’exige plus le retour rapide et total à l’ordre constitutionnel”, comme le souligne la lettre du chargé d’affaires de Madagascar, le Conseil n’en exhorte pas moins les autorités malgaches “à élaborer de toute urgence une feuille de route de transition consensuelle, claire et véritablement inclusive, assortie d’étapes de référence et d’échéances précises, visant une conclusion rapide du processus de transition”.

    Dans la même foulée, le CPS/UA “encourage les autorités malgaches à prendre en compte les demandes, griefs et aspirations légitimes de la jeunesse et à investir dans des mesures de confiance pour favoriser l’organisation d’un dialogue national constructif, transparent et inclusif dans un environnement propice, en vue d’un retour à l’ordre constitutionnel et à la gouvernance démocratique”. Dans ce cadre, il invite d’ailleurs les autorités à adopter “des approches inclusives et participatives de type gouvernement-entièrement impliqué / société-entièrement impliquée”, et à associer à ces démarches “toutes les parties prenantes malgaches essentielles, y compris les femmes et les jeunes”.

    Par ailleurs, malgré ce qui peut être considéré comme un assouplissement de sa position, “le CPS maintient la suspension de la participation de Madagascar aux réunions des organes officiels de l’UA”, souligne le chargé d’affaires de la mission de représentation permanente de Madagascar à Addis Abeba. Celui-ci voit dans cette posture une manière de “mettre la pression sur les autorités malgaches pour qu’elles élaborent d’urgence la feuille de route de la transition”.

     

    Photo : CPS Union Africaine

  • FONCTION PUBLIQUE – Le relèvement progressif de l’âge de départ à la retraite parmi les solutions envisagées pour réduire le déficit de la caisse de retraite

    FONCTION PUBLIQUE – Le relèvement progressif de l’âge de départ à la retraite parmi les solutions envisagées pour réduire le déficit de la caisse de retraite

    La piste d’une retraite à 62 ou à 65 ans pour les agents de la Fonction publique de nouveau évoquée. L’option d’un relèvement progressif de l’âge de départ à la retraite à 62 ou 65 ans est l’une des mesures envisagées par le Gouvernement dans le cadre de la réforme des retraites. L’objectif est de garantir la pérennité du régime de la retraite ainsi que le note le ministère de l’Economie et des finances dans le Document budgétaire annexé au projet de loi des Finances initial (PLFI) 2026.

     

    Comme en 2017, où cette disposition avait déjà été avancée, ce relèvement de l’âge de départ à la retraite est l’une des solutions placées sur la table pour faire face au déficit persistant de la Caisse de retraite civile et militaire (CRCM), déficit notamment dû à la réduction du nombre des cotisants, les recrutements étant ralentis voire gelés, alors que les départs à la retraite demeurent stables mais élevés. L’objectif des autorités est alors d’allonger la durée de cotisation et de réduire la pression sur les finances publiques.

     

    Pour l’exercice de 2026, par exemple, le projet de loi de finances de 2026 prévoit d’allouer une subvention budgétaire de 372,30 milliards d’Ariary à la CRCM, soit une hausse de +76,09 milliards par rapport à 2025. Les autorités reconnaissent cependant que cette mesure entraînera inversement une augmentation plus marquée des dépenses de solde par rapport aux dépenses de pensions dans le budget de l’État.

     

    D’autres mesures sont ainsi prévues, comme “l’affiliation des caisses de retraite publiques à l’Association internationale de la sécurité sociale (AISS), afin de renforcer la gouvernance et la transparence” ou encore la “révision de la majoration pour enfant (MPE) qui sera limitée à trois enfants pour réduire la charge budgétaire et taux plafonné à 15% pour éviter des coûts excessifs”. Il est également question de mettre en place une “politique active de gestion des effectifs, visant à maintenir un ratio cotisants/retraités équilibré grâce à une politique de recrutement cohérente”.

  • TRANSPORT AERIEN – Le Plan Phénix de Madagascar Airlines avorté selon ministère des Transports 

    TRANSPORT AERIEN – Le Plan Phénix de Madagascar Airlines avorté selon ministère des Transports 

    Antananarivo, 30 Novembre, 6h45 – Changement de cap radical dans le cockpit de Madagascar Airlines. Le Plan Phénix établi par les anciens dirigeants de la compagnie nationale pour son redressement est déclassé et abandonné. C’est le ministre des Transports et de la météorologie, Juste Crescent Raharisone, qui en a fait part à la presse, ce vendredi.

    “Nous introduisons une vision radicalement nouvelle. Il est impératif de souligner que si nous maintenons l’approche précédente, nous ne réussirions pas ce redressement”, lance-t-il pour justifier cette disposition. Le changement stratégique qui va s’opérer vise principalement la réduction des coûts d’exploitation de la compagnie. “Tout gaspillage sera immédiatement stoppé. Si Madagascar Airlines est gérée de manière optimale, elle n’aura plus besoin de financements externes de la part des bailleurs de fonds”, avance le membre du gouvernement de la “Refondation”.

    Un nouveau plan d’affaires devra ainsi être élaboré. C’est une tâche qui sera assurée par la nouvelle équipe dirigeante de Madagascar Airlines, composée des nouveaux membres de son Conseil d’administration et de son nouveau Directeur Général.

    La compagnie fonctionne correctement à l’heure actuelle avec un “dirigeant responsable” aux manettes. Mais le renouvellement du Conseil d’administration de la compagnie nationale est déjà programmé. “Si tout se déroule comme prévu, ce nouveau CA sera mis en place dès la semaine prochaine et travaillera sur la nomination du nouveau directeur général qui sera impérativement de nationalité malgache”, souligne le ministre Juste Crescent Raharisone.

    Madagascar Airlines restera par ailleurs concentrée sur les vols domestiques, selon le ministre des Transports. C’est le segment le plus rentable pour la compagnie, explique-t-il. En 2026, l’objectif minimal de résultat net que Madagascar Airlines doit dégager est de 10 millions de dollars, en se basant sur le trafic domestique. “C’est cet objectif qui permettra à la compagnie d’assurer de nouveaux investissements et d’entamer le remboursement de ses dettes. Si nous faisons preuve d’une discipline rigoureuse, ce résultat pourrait atteindre 15 à 20 millions de dollars, permettant ainsi d’apurer l’intégralité de sa dette sur une période d’environ dix ans”, conclut le ministre Juste Crescent Raharisone