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  • PRODUIT DE RENTE – La dissolution du Conseil national de la vanille (CNV) et l’audit global de la filière décidés

    PRODUIT DE RENTE – La dissolution du Conseil national de la vanille (CNV) et l’audit global de la filière décidés

    Antananarivo, 8 Novembre, 11h50 – Tenter une énième réforme ou opter pour la table rase ? Le Gouvernement, en concertation avec les acteurs privés du secteur, a décidé la dissolution du Conseil national de la filière vanille (CNV). Une décision prise lors d’une rencontre entre les deux parties à Mahazoarivo, et qui met donc fin au mandat de cette association créée en 2021 pour la promotion et le développement de la filière vanille à Madagascar.

     

    L’avenir de ce Conseil avait encore été débattu lors de cette réunion. Les deux choix mis en discussion étaient la réforme du CNV visant à le rendre plus transparent et efficace et sa dissolution pure et simple. À l’issue de ces débats, c’est l’option la plus radicale, la dissolution du CNV, qui a été retenue et décidée, comme indiqué par le Bureau du Premier ministre qui avait rapporté la rencontre.

     

    Mais au-delà du cas de ce Conseil, d’autres décisions avaient également été prises. Une meilleure représentativité, un audit du secteur ainsi que la libéralisation des procédures d’exportation ont été jugés primordiaux. C’est pourquoi, les parties prenantes se sont convenues sur la mise en place d’un audit global de la filière, la publication des critères d’attribution des agréments, ainsi que la création d’un guichet unique pour simplifier les démarches administratives. Elles travailleront alors sur un plan d’action commun, symbolisé par ce nouveau départ drastique qui vise à redonner à la vanille malgache son excellence en 12 à 18 mois.

     

    La réunion de concertation a été présidée par le Premier ministre Herintsalama Rajaonarivelo, assisté pour l’occasion par des membres du Gouvernement concernés par la filière. Le secteur privé y était représenté par les collèges des planteurs, des collecteurs et des exportateurs. Pour l’administration publique, il s’agit d’une étape importante dans la volonté du gouvernement “de redresser une filière en crise depuis plusieurs années, marquée par la surproduction, la chute des prix et le manque de transparence dans la gestion de certains mécanismes”.

     

    Photo : Primature

  • FINANCE – Madagascar avant-dernier dans l’Indice Absa des marchés financiers Africains 2025

    FINANCE – Madagascar avant-dernier dans l’Indice Absa des marchés financiers Africains 2025

    Antananarivo, 8 Novembre, 7h55 – Madagascar régresse et termine avant-dernier de l’Indice Absa 2025. La Grande île se voit attribuer un score de 36 sur 100 pour marquer ses progrès au cours des 12 derniers mois. Et cette contre-performance la positionne 28ème sur les 29 pays africains intégrés dans ce rapport annuel qui évalue le développement des marchés financiers à travers le continent sous l’angle de la transparence, de l’accessibilité et de l’ouverture.

     

    Produit par l’Official monetary and financial institutions forum (Omfif) avec l’Absa Group Limited, l’Indice Absa des marchés financiers africains mesure la performance des pays sur plus de 40 indicateurs, organisés en six piliers. L’évaluation porte sur la profondeur du marché, l’accès aux devises étrangères, la transparence du marché, l’environnement fiscal et réglementaire, le développement des fonds des pensions, l’environnement macroéconomique et la transparence ainsi que les normes juridiques et la force exécutoire. Les scores globaux de l’indice sont calculés comme une simple moyenne des scores de chaque pilier.

     

    Dans le pilier “profondeur de marché”, Madagascar obtient un score de 15 sur 100. Celui-ci évalue la taille et la liquidité des marchés nationaux d’actions et d’obligations, ainsi que la diversité des actifs cotés et l’existence de caractéristiques standard qui améliorent la profondeur du marché.

     

    Le score de la Grande île dans le pilier “accès aux devises étrangères” est de 77 sur 100. Il examine la capacité des investisseurs internationaux à déployer et à rapatrier facilement des capitaux, ainsi que la capacité de la Banque centrale à gérer la volatilité découlant des flux de capitaux étrangers.

     

    Dans le pilier “transparence du marché, environnement fiscal et réglementaire”, le score de Madagascar est de 37 sur 100. Le pays a été évalué sur la transparence des marchés financiers, en mettant l’accent sur les cadres fiscaux et réglementaires, et sur la manière dont les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) sont intégrés.

     

    Madagascar obtient un score de 10 sur 100 dans le pilier “le développement des fonds des pensions”. C’est le potentiel des investisseurs institutionnels nationaux à stimuler la croissance du marché des capitaux qui y était évalué.

     

    Le score de la Grande île dans le pilier “environnement macroéconomique et la transparence” est de 65 sur 100. Il prenait en compte l’environnement macroéconomique des pays et la transparence des données économiques et des décisions politiques.

     

    Et Madagascar obtient un score de 10 sur 100 pour ce qui est des normes juridiques et force exécutoire. Celui-ci évalue l’alignement des pays de l’AFMI avec les normes juridiques et contractuelles internationales des marchés financiers, en se concentrant sur l’applicabilité des conventions-cadres standard.

     

    D’après l’Omfif, seuls 10 pays ont progressé dans l’indice. 11 autres, dont Madagascar, ont vu leur score chuter et huit sont restés stables.

  • CONVENTION DE PRÊT – La SMGD affirme ne pas se soustraire à ses dettes envers la Cnaps et indique en avoir demandé le rééchelonnement

    CONVENTION DE PRÊT – La SMGD affirme ne pas se soustraire à ses dettes envers la Cnaps et indique en avoir demandé le rééchelonnement

    Antananarivo, 7 Novembre, 8h45 – “La SMGD est totalement de bonne foi et a prouvé, documents à l’appui, qu’elle ne refuse pas de payer ses dettes”. La Société municipale de gestion digitale répond à la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnaps) qui brandit la clause de nantissement prévue dans leur convention de prêt pour la prendre sous son contrôle. “La SMGD ne se soustrait pas à ses dettes envers la Cnaps”, indique-t-elle dans un premier communiqué diffusé mercredi. “Mais nous demandons la poursuite des discussions pour résoudre ce différend”, poursuit-elle.

     

    Dans un deuxième communiqué publié sur sa page Facebook en soirée, la SMGD indique avoir déjà sollicité le rééchelonnement de sa dette. “Nous avons demandé à la Cnaps de réduire les mensualités puis d’allonger la durée du remboursement mais cela n’a pas eu de réponse”, raconte-t-elle. Elle rapporte même avoir fait l’objet d’une “sommation de payer immédiate” de l’ensemble de ce qu’elle doit encore à la Cnaps le 21 octobre “alors que le dernier paiement prévu par la convention doit être en 2027”, souligne-t-elle. Elle indique également avoir été assignée devant le tribunal du commerce le 22 octobre.

     

    La SMGD confirme avoir cessé le remboursement depuis avril 2024 en raison de la “décision de la Commune de réaffecter à ses services la collecte des taxes municipales sur les marchés, ce qui avait réduit les recettes de la SMGD”. Or, la SMGD, comme elle le rappelle dans le premier communiqué, est la “société commerciale en charge de la sécurisation des recettes municipales et de la gestion des parking dans la commune d’Antananarivo Renivohitra, conformément à la convention signée par le Conseil municipal en 2021”.

     

    Le prêt conclu entre la Cnaps et la SMGD s’élève à 11 milliards d’ariary et devait être remboursé sur une période de 60 mois avec un taux d’intérêt de 7%. La SMGD confirme avoir versé 5,8 milliards d’ariary sur l’ensemble du montant dû, et la Cnaps parle de 7,187 milliards de dettes qui restent à payer. Mercredi, le directeur général de la Cnaps, Vimbina Rahaingonjatovo, a indiqué avoir procédé à des relances concernant le remboursement de cette dette. Il souligne également qu’en plus de faire valoir le nantissement, la Cnaps a déjà soumis à une banque une offre de rachat de la créance.

  • BUDGET 2026 – Le gouvernement mise sur les infrastructures et les services de base en matière d’investissement public

    BUDGET 2026 – Le gouvernement mise sur les infrastructures et les services de base en matière d’investissement public

    Antananarivo, 5 Novembre, 17h15 – Le projet de loi de finances 2026 accorde une place centrale à l’investissement public, considéré comme un levier majeur de relance économique et de cohésion sociale. Dans un contexte de transition politique et institutionnelle, le gouvernement entend orienter les dépenses d’investissement vers les secteurs à fort impact socio-économique, capables de soutenir une croissance inclusive et durable.

     

    Les priorités budgétaires s’articulent autour du renforcement des services publics essentiels. L’État prévoit de financer la construction et la réhabilitation d’infrastructures dans les domaines de l’énergie, de l’eau potable, de la santé et de l’éducation. De nouveaux hôpitaux, centres de santé de base, écoles et lycées figurent parmi les projets annoncés. Cette stratégie vise à améliorer les conditions de vie des populations tout en soutenant la productivité nationale.

     

    Les investissements concernent également les infrastructures de base, routes, réseaux d’électricité et d’adduction d’eau, afin de réduire les disparités régionales et de faciliter les échanges économiques. Le secteur agricole, notamment la filière rizicole, bénéficiera d’un appui particulier à travers la modernisation des aménagements hydro-agricoles et le renforcement des capacités de production.

     

    Le gouvernement mise aussi sur l’investissement comme moteur de l’emploi et de l’entrepreneuriat. Des fonds seront mobilisés pour encourager la création d’entreprises, faciliter l’accès au financement et soutenir les initiatives locales génératrices de revenus, notamment pour les jeunes. Enfin, une part des crédits d’investissement sera consacrée à la modernisation de l’administration publique et des institutions, dans un souci de transparence et d’efficacité.

  • REFONDATION – Des jeunes issu de la “Gen Z Madagascar” se sentent “mis à l’écart”

    REFONDATION – Des jeunes issu de la “Gen Z Madagascar” se sentent “mis à l’écart”

    Antananarivo, 7 Novembre, 20h00 – Des frustrations partagées. Des jeunes ayant pris part au mouvement de rue en septembre et en octobre, regroupés au sein de la “Gen Z Madagascar”, tirent la sonnette d’alarme sur la direction que prend le pays.

    “Le chemin emprunté ne semble pas se diriger vers le vrai changement”, déplore Andriamanantena, lisant une déclaration de la “Gen Z Madagascar”, vendredi à Ampandrana. “Nous ressentons le manque de considération de notre souhait de dialogue franc autour de la nomination du Premier ministre et celle des membres du gouvernement”, poursuit-il.

    Jenny Narindra Randriamalala enfonce le clou, indiquant que “personne n’a écouté [les points de vue de la « Gen Z »]. C’est la politique qui domine. Nous sommes mis à l’écart”, tonne-t-elle. Le mouvement profite de l’occasion pour réitérer sa position. Il réclame, entre autres, de nouvelles discussions pour la formation du gouvernement, la dissolution de l’Assemblée nationale, de la Haute Cour constitutionnelle (HCC) et de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni).

    La « Gen Z Madagascar » persiste pour la tenue d’une conférence nationale. Un rendez-vous “qui verra la participation des jeunes, pour la mise sur pied des structures transitoires pour une co-gestion militaro-civile et un vrai changement voulu par la population malgache et non un pseudo-changement”, précise le communiqué du mouvement.

    Jenny Narindra Randriamalala regrette que “la voix des jeunes n’a pas été écoutée”. Les membres du mouvement assurent pourtant qu’ils ont une “feuille de route si les dirigeants sont prêts à [les] écouter”. Dans cette feuille de route, le mouvement propose la mise en place d’un “directoire de transition militaro-civil, un arrangement d’urgence nationale destiné à restaurer la stabilité, garantir les besoins essentiels et préparer un retour à l’ordre constitutionnel sous supervision civile”.

    La « Gen Z Madagascar » réitère son appel “à tous les Malgaches sans exception (…) pour être prêts à unir nos forces pour des vrais changements”. Mais Herizo Andriamanantena se tourne vers les forces vives pour retourner la question d’une éventualité d’un nouveau mouvement de rue pour mieux se faire entendre. “Ce n’est pas à nous de répondre la question mais à nous tous : est-ce que nous sentons des changements ? Nous sommes là pour tirer la sonnette d’alarme (…) Faudrait-il redescendre dans la rue ou pas ? Nous restons aux côtés de la population”.

  • PARLEMENT – La HCC officialise l’intégration de deux nouveaux députés et d’un nouveau sénateur en remplacement des ministres

    PARLEMENT – La HCC officialise l’intégration de deux nouveaux députés et d’un nouveau sénateur en remplacement des ministres

    Antananarivo, 7 novembre, 18h45 – Des nouveaux membres à l’Assemblée nationale et au Sénat. La Haute Cour constitutionnelle (HCC) proclame Barthelemy Andriamisandratra et Navalona Franky Aimée Rakotoharitiana nouveaux députés, vendredi. Elle proclame également Joël Fernand Bevohavy sénateur.

    Les trois nouveaux parlementaires remplacent des élus désignés membres du gouvernement. Il s’agit, respectivement, des députés Hanitra Razafimanantsoa et Ogascar Fenosoa Mandrindrarivony ainsi que de la sénatrice Sidonie Raharinirina. La première devient ministre d’Etat auprès de la Présidence chargée de la Refondation, le deuxième ministre de la Communication et de la culture tandis que la troisième est désignée ministre de la Population et des solidarités.

    Ces proclamations font suite à la saisine de la HCC par Siteny Randrianasoloniaiko, président de l’Assemblée nationale, reçue à Ambohidahy 31 octobre. Pour le Sénat, la démarche avait été lancée par Jean André Ndremanjary, président par intérim de la Chambre haute, le 29 octobre. Dans ses considérants, la juridiction constitutionnelle soutient que “le député qui accepte des fonctions gouvernementales est remplacé temporairement (…) Il recouvre son mandat de Député lorsque ses fonctions gouvernementales viennent à cesser”.

    Trois autres dossiers sont en instance au niveau de la HCC concernant des mouvements entre l’Assemblée nationale et le gouvernement. Il s’agit de ceux de Volamiranty Donna Mara, de Marie Michelle Sahondrarimalala et d’Aurélie Razafinjato. L’ancienne ministre de la population et des solidarités et l’ancienne ministre de l’Education nationale, avaient demandé leur réintégration à l’Assemblée nationale, les 30 et 31 octobre. Pour l’ancienne ministre de la Communication et de la culture, c’est le président de l’Assemblée nationale qui a effectué la saisine de la HCC le 17 octobre.

  • NY ANDO JURICE RALITERA : “Nous sommes en train d’opérer une transition vers la gouvernance digitale”

    NY ANDO JURICE RALITERA : “Nous sommes en train d’opérer une transition vers la gouvernance digitale”

    La Gouvernance énergétique à l’ère du digital. La Jirama travaille actuellement sur la mise en place du Système de contrôle et d’acquisition de données (Scada). Grâce à ce système soutenu par la Banque mondiale, la compagnie nationale devra être en mesure de piloter et de gérer à distance de l’ensemble de la production et de la distribution d’électricité du Réseau interconnecté d’Antananarivo (RIA). Le ministre Ny Ando Jurice Ralitera a exposé son utilité. Extrait.

    Actuellement, en cas de défaillance dans une station ou sous-station, la transmission de l’information est lente et repose sur des communications humaines (appels) avant de pouvoir initier manuellement la gestion de la production (décider d’activer ou d’arrêter certains groupes électrogènes). Le système Scada change radicalement la donne : une fois déployé, le suivi et la gestion de l’ensemble des opérations seront automatisés.
    La Jirama entend tout automatiser, pour ce qui est de la production et de la distribution d’électricité sur le Réseau interconnecté d’Antananarivo.
    Lorsque le système Scada sera mis en place, le réseau interconnecté d’Antananarivo sera géré par commande et à distance.

    “L’implémentation du Système de contrôle et d’acquisition de données (Scada) a pour vocation première d’intégrer les fonctionnalités de l’EMS (Système de Gestion de l’Énergie) et du DMS (Système de Gestion de la Distribution). Ces systèmes permettront de suivre la production au niveau de l’ensemble des stations et sous-stations, et d’en assurer la gestion de manière automatisée. Contrairement aux pratiques actuelles, la gestion des défaillances sur les différents sites ne sera plus traitée manuellement, mais sera entièrement automatisée”, explique Ny Ando Jurice Ralitera, Ministre de l’Energie et des hydrocarbures,

    Actuellement, en cas de défaillance dans une station ou sous-station, la transmission de l’information est lente et repose sur des communications humaines (appels) avant de pouvoir initier manuellement la gestion de la production (décider d’activer ou d’arrêter certains groupes électrogènes). Ce processus est lent, manuel et repose entièrement sur l’intervention humaine. Le système Scada change radicalement la donne : une fois déployé, le suivi et la gestion de l’ensemble des opérations seront automatisés.

    « Nous sommes en train d’opérer une transition vers la gouvernance digitale. L’objectif est de s’assurer que les processus qui peuvent l’être ne soient plus gérés par l’intervention humaine, mais par l’automatisation. », conclut-t-il.

  • JUSTICE – Les deux procureures du Pôle anti-corruption d’Antananarivo suspendues de leurs fonctions

    JUSTICE – Les deux procureures du Pôle anti-corruption d’Antananarivo suspendues de leurs fonctions

    Antananarivo, 7 Novembre, 7h00 – Des “décisions majeures” annoncées. Le Comité de suivi-évaluation (CSE) des Pôles anti-corruption prend une mesure contre les deux procureures du PAC Antananarivo. Ses membres suspendent Elysée Rasoahanta, chef de Parquet de second degré et Baovola Rahetlah, chef de Parquet de premier degré, selon le communiqué publié jeudi par le ministère de la Justice.

     

    Dans son communiqué, le CSE motive sa décision sur Elysée Rasoahanta par un “manquement manifeste et grave, violant les dispositions exigées par la déontologie des magistrats”. L’initiative a été prise à la suite d’une “déclaration publique de sa part affirmant que l’homme d’affaires Maminiaina Ravatomanga ne faisait l’objet d’aucune poursuite judiciaire”. Le même communiqué précise pourtant que “plusieurs plaintes et dénonciations ont été dûment enregistrées au niveau du PAC d’Antananarivo, concernant cet individu”.

     

    Pour le cas de Baovola Rahetlah, le CSE indique qu’avant la décision de suspension, le procureur de premier degré du PAC d’Antananarivo avait déjà donné sa démission. “Ces décisions traduisent la volonté ferme du Comité de Suivi-Évaluation (CSE) de préserver l’intégrité et la crédibilité des institutions judiciaires et de garantir la neutralité absolue des acteurs impliqués dans la lutte contre la corruption”, souligne-t-il.

     

    La décision du CSE PAC se base sur l’article 31 du décret relatif au fonctionnement des PAC qui prévoit que “en cas de faute grave prévue par règlement intérieur commise par les membres des PAC, le CSE est tenu d’émettre son avis préalable sur une éventuelle suspension de l’intéressé en sa qualité de membre du PAC”. Le CSE est l’organe chargé d’initier le recrutement des magistrats du PAC, mais aussi d’évaluer leurs performances durant leur mandat.

     

    Selon les textes, le CSE est composé du ministre de la Justice, des dirigeants des organes du système anti-corruption, mais aussi d’un représentant de la société civile. Selon le communiqué du ministère de la Justice, la décision de suspension des procureures du PAC d’Antananarivo a été prise à la suite d’une réunion des membres du CSE PAC composé du ministère de la Justice, des chefs de cour à la Cour suprême, du PAC, du Service de renseignement financier (Samifin), du PAC, de l’Agence de recouvrement des avoirs illicites (Arai) et du Bureau indépendant anti-corruption (Bianco).

  • TÉLÉCOMMUNICATIONS – La Sénégalaise Aminata Ndiaye Niang nommée directrice générale de Orange Madagascar 

    TÉLÉCOMMUNICATIONS – La Sénégalaise Aminata Ndiaye Niang nommée directrice générale de Orange Madagascar 

    Antananarivo, 7 Novembre, 7h15 – Une femme nommée a la tête de Orange Madagascar. L’opérateur télécom annonce la nomination de Aminata Ndiaye Niang au poste de directrice générale. Celle-ci succède à Frédéric Debord. Cette Sénégalaise devient ainsi la première femme à diriger la filiale malgache du groupe Orange.

     

    Sur son compte X, la nouvelle numéro Un de Orange Madagascar exprime sa joie de “rejoindre une équipe dévouée au service de l’inclusion numérique et financière en terre malagasy”, marquant sa volonté de renforcer la contribution d’Orange au développement du numérique à Madagascar.

     

    Cette nomination marque une nouvelle étape dans son parcours au sein du groupe Orange, après trois années passées en tant que directrice générale adjointe du Groupe Sonatel et directrice de zone pour Orange Middle East & Africa.

     

    Diplômée de l’École Polytechnique de Paris et de l’École nationale supérieure des télécommunications, elle débute sa carrière chez Accenture, où elle s’est spécialisée dans la conduite du changement. Elle a rejoint le Groupe Orange en 2004 dans le cadre d’un programme dédié aux jeunes talents africains. Au sein de Sonatel, elle gravit rapidement les échelons en occupant plusieurs postes stratégiques.

     

    A titre bénévole, Aminata Ndiaye Niang est présidente de X-Afrique au féminin, une initiative pour soutenir les jeunes filles africaines dans leurs parcours Science & Tech.

     

    Photo : Orange Madagascar

  • PARTENARIAT – Réchauffement diplomatique entre Madagascar et l’Union Européenne 

    PARTENARIAT – Réchauffement diplomatique entre Madagascar et l’Union Européenne 

    Antananarivo, 7 Novembre, 6h00 – Deux réunions en une semaine. Madagascar et l’Union Européenne accélèrent le rythme de travail pour marquer une nouvelle phase opérationnelle de leur partenariat. Les deux récentes rencontres qui ont eu lieu jeudi et la semaine dernière, entre le Premier ministre Herintsalama Rajaonarivelo et l’ambassadeur Roland Kobia, leur ont permis non seulement d’échanger sur l’évolution de la situation dans la Grande île et mais surtout de discuter des perspectives de coopération entre les deux parties.

     

    D’après le Bureau du Premier ministre, les deux personnalités se seraient convenues d’accélérer la réalisation des projets prioritaires, notamment l’accès à l’eau potable, l’électricité, le développement agricole et la construction d’infrastructures universitaires dans tout le pays. L’Union Européenne y adopte alors une double approche. Celles-ci l’engagent à des actions urgentes pour répondre aux “besoins immédiats de la population” mais aussi à des initiatives structurelles pour le long terme visant à accompagner Madagascar dans “ses nouvelles ambitions”.

     

    Les deux parties ont néanmoins admis que des “conditions” sont “à réunir” pour que ces nouvelles actions soient engagées. Le Palais de Mahazoarivo rapporte que l’Union Européenne aurait déjà fait part “de son intention de dégeler certains financements”. L’Europe aurait également annoncé sa volonté d’appuyer le Gouvernement malgache dans plusieurs domaines, comme l’amélioration de la gouvernance financière, le développement économique et le progrès social.

     

    Le Premier ministre Herintsalama Rajaonarivelo s’attend à du concret. Il avait donné des instructions pour obtenir rapidement des résultats concernant l’Accord de partenariat économique (APE) entre l’Union européenne et les pays membres de l’Organisation des États d’Afrique de l’Est et de l’Afrique Australe (AFOA), dont Madagascar fait partie. L’Union Européenne révèle de son côté qu’un accord de principe pour la tenue à court terme d’un Dialogue de Partenariat au titre de l’accord de Samoa a été conclu.