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  • ELECTIONS – La HCC ouvre la voie à la possibilité d’organiser la présidentielle au-delà du délai prévu par la Constitution

    ELECTIONS – La HCC ouvre la voie à la possibilité d’organiser la présidentielle au-delà du délai prévu par la Constitution

    Antananarivo, 6 Novembre, 18h30 – La Haute cour constitutionnelle (HCC) se prononce sur le délai de la tenue de la présidentielle. La juridiction constitutionnelle affirme que la course à la magistrature suprême peut être décalée. “Le report du scrutin présidentiel est envisageable”, indique-t-elle dans sa décision rendue jeudi pour répondre à une requête de la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

    La Cour fixe une condition à cette possibilité de report. Celui-ci est envisageable uniquement dans le cas où il est opéré “sous le contrôle de la HCC”. “Compte tenu des circonstances qui ont généré la vacance de la magistrature suprême de l’Etat, le report du scrutin présidentiel (…) est envisageable sous le contrôle de la Haute Cour de céans”, explique la HCC. L’ajournement doit se faire “sur la base d’une appréciation objective des conditions politiques, sécuritaires, financières et techniques de nature à garantir un scrutin libre, transparent et accepté par tous”, détaille-t-elle.

    Dans les considérants de sa décision du 10 octobre relative à la sortie de crise, la HCC avait rappelé les dispositions constitutionnelles en cas de vacance de poste du président de la République. Elle avait alors formulé une invitation “à l’autorité compétente spécifiée (…) pour organiser les élections dans les soixante (60) jours qui suivent la notification de la présente décision”. Le Colonel Michaël Randrianirina, président de la “Refondation de la République”, s’est donné deux ans pour mener ladite “Refondation”.

  • IMPORT-EXPORT – Le déficit commercial de Madagascar se creuse à 1,864 milliard de dollars au troisième trimestre de 2025

    IMPORT-EXPORT – Le déficit commercial de Madagascar se creuse à 1,864 milliard de dollars au troisième trimestre de 2025

    Antananarivo, 6 Novembre, 16h15 – Le déficit commercial de Madagascar qui était encore à 1,278 milliard de dollars au premier semestre de 2025 s’est creusé jusqu’à 1,864 milliard de dollars au troisième trimestre de cette année. C’est la situation de la balance commerciale du pays, en se référant aux données rapportées par la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) dans son Rapport sur la politique monétaire, publié mercredi.

    Ce creusement est la conséquence d’un double mouvement défavorable. La BFM rapporte une contraction de 10,5% des recettes exportations, passant de 1,980 milliard de dollars pour les neufs premiers mois de 2024 à 1,772 milliard de dollars pour la même période cette année. Les importations de la Grande île ont inversement progressé de 7,1% passant de 3 396,2 millions de dollars en 2024 à 3 636,5 millions de dollars pour les trois premiers trimestres de cette année. Le pays a dépensé 240,3 millions de dollars de plus pour acheter des biens à l’étranger, durant la période sous revue.

    Pour les exportations, la baisse globale des recettes est principalement due à la chute significative de la valeur des exportations de trois produits phares de la Grande île que sont la vanille, le girofle et le nickel. Ces postes lourds étaient en forte régression. Et bien que les recettes d’exportation tirées de la zone franche et du cobalt aient enregistré une croissance, elles n’ont pas suffi à compenser les pertes des produits cités plus haut.

    Concernant les importations de Madagascar pour ces trois trimestres, trois catégories principales de produits ont tiré la valeur totale des importations vers le haut. L’alimentation a augmenté significativement de 36,6%, propulsé par une envolée spectaculaire des achats de riz. Il y a également la hausse des importations de matières premières essentielles à la production nationale ainsi que des biens de consommation. Les importations d’énergie et d’équipements étaient pour leur part en recul.

  • Vimbina Rahaingonjatovo :  “La Cnaps fera usage de son droit de reprendre la SMGD”

    Vimbina Rahaingonjatovo : “La Cnaps fera usage de son droit de reprendre la SMGD”

    La Société municipale de gestion digitale (SMGD) doit encore 7,18 milliards d’ariary à la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnaps) sur le prêt de 11 milliards qu’elle a contracté en 2021. Selon le directeur général de la CNaPS, Vimbina Rahaingonjatovo, la SMGD a honoré ses remboursements jusqu’en avril 2024, pour un total de 5,88 milliards d’Ariary. Depuis, les paiements se sont arrêtés. Face à ce défaut et après des relances infructueuses, la CNaPS entend faire jouer la clause de nantissement qui lui permettrait de reprendre 100 % des parts de la SMGD. En parallèle, elle indique avoir soumis à une banque une offre de rachat de la créance, afin de récupérer plus rapidement les fonds. Une procédure judiciaire est en cours, avec une audience prévue pour le 14 novembre. Le point avec Vimbina Rahaingonjatovo.
    Extraits

     

    La SMGD a donc honoré ses échéances de remboursement conformément au plan établi jusqu’à la date du 8 avril 2024, marquant le dernier versement enregistré. Quel est le montant total recouvré par la Cnaps à ce jour ? La somme remboursée s’élève à 5 880 955 966 Ariary, soit environ 5,8 milliards d’Ariary. Après cette date, les paiements ont été interrompus.

    Février 2021. La Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnaps) et la Société municipale de gestion digitale (SMGD) signe un accord contractuel.
    La société appartenant à la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA) en charge de la gestion des parkings dans la Capitale, avait contracté un “prêt” auprès de la Cnaps.
    Le prêt était accordé et la SMGD s’était engagée à le rembourser avec un intérêt de 7%.

    “La question qui s’est ensuite posée est de savoir si la Cnaps avait ou non l’habilitation légale à octroyer un tel prêt. Chacun a ses modalités de gestion. Personnellement, j’estime que les banques sont les entités désignées pour octroyer de prêts, et non l’institution (Cnaps) que je représente. Toutefois, ce n’est pas le scénario qui s’est produit à l’époque. Le capital fut décaissé au profit de la SMGD, qui a ensuite initié les versements de remboursement”, a déclaré  Vimbina Rahaingonjatovo, Directeur général de la Caisse nationale de prévoyance sociale,

    Un calendrier de remboursement était établi, et la SMGD avait 60 mois pour rembourser ses dettes.
    « Les informations en ma possession indiquent que la SMGD a commencé à effectuer des versements mensuels jusqu’en avril 2024. La SMGD a donc honoré ses échéances de remboursement conformément au plan établi jusqu’à la date du 8 avril 2024, marquant le dernier versement enregistré. Quel est le montant total recouvré par la Cnaps à ce jour ? La somme remboursée s’élève à 5 880 955 966 Ariary, soit environ 5,8 milliards d’Ariary. Après cette date, les paiements ont été interrompus. Nous sommes conscients des changements survenus au sein de la Commune à cette période, ce qui a entraîné la cessation des paiements. Depuis, la Cnaps a procédé à des relances concernant le remboursement de cette dette, respectant ainsi toutes les procédures réglementaires. Après vérification des comptes, le solde restant dû à la Cnaps s’élève actuellement à 7,187 milliards d’Ariary », poursuit-il.

    Pour récupérer son dû, la Cnaps entend faire valoir le nantissement qui lui permet de reprendre la SMGD à 100%. Mais son DG indique également avoir soumis à une banque une offre de rachat de la créance.

    “Je vous informe de la stratégie de la Cnaps, car c’est le remboursement de ces fonds que le public attend. Depuis le mois dernier, et compte tenu de la clause de nantissement qui a été mise en place, laquelle stipule que si la SMGD fait défaut, la Cnaps dispose d’un titre légal pour prendre possession de 100% des parts de la SMGD. Ma décision est prise. Je vous annonce que la SMGD a été assignée en justice devant le tribunal. Bien que l’audience ait été initialement prévue pour le 22 octobre, elle a été reportée, avec le contexte ces derniers temps. La SMGD est désormais convoquée pour le 14 novembre. La Cnaps fera usage de son droit à reprendre la SMGD.
    Nous avons déjà analysé les flux de trésorerie de la SMGD. Je tiens à rassurer les retraités qui s’interrogent sur la valeur restante de cet actif. Notre stratégie, une fois que la Cnaps aura pris le contrôle de la société, ce qui se fera dans les règles du fait de l’inscription légale du nantissement, est la suivante : nous avons déjà soumis une offre de rachat de cette créance de 7 milliards des banques. Autrement dit, la banque rachètera ces 7 milliards d’Ariary. Nous aurons plus de détails sur l’évolution de ce processus d’ici le mois de décembre. Nous espérons que les procédures se dérouleront sans anicroche ni difficulté majeure.”, conclut le directeur général de la Cnaps.

  • ADMINISTRATION – Des abrogations sans remplacement au ministère de l’Economie et des finances

    ADMINISTRATION – Des abrogations sans remplacement au ministère de l’Economie et des finances

    Antananarivo, 6 Novembre, 10h30 – Les régies financières de l’Etat temporairement sans directeurs généraux. Le Conseil des ministres de mercredi a procédé au limogeage simultané de six hauts responsables du ministère de l’Economie et des finances (MEF) sans nommer leurs remplaçants.

    Les abrogations ont commencé au sommet de l’administration centrale avec le limogeage du secrétaire général du ministère, Andry Ramanampanoharana.
    Ont également été remerciés les trois directeurs généraux chargés des recettes et de la trésorerie de l’Etat. Sont emportés par la vague le directeur général des Douanes, Ernest Zafivanona Lainkana, le directeur général des Impôts, Germain ainsi que le directeur général du Trésor, Andry Nirina Rajaofetra.

    Le directeur de la Cellule de coordination des projets de relance économique et d’actions sociales (CCPREAS), Nantenaina Rakotoniary, n’est pas non plus épargné. Tout comme le directeur des affaires administratives et financières du ministère, Patrick Razafindrasata, témoignant du changement que les autorités entendent mettre en place au sein de ce ministère de souveraineté.

    La plupart des cadres démis de leur fonction étaient en poste depuis 2019. C’est le cas notamment de Ernest Zafivanona Lainkana, de Germain, de Patrick Razafindrasata et de Nantenaina Rakotoniary. Andry Ramanampanoharana et Andry Nirina Rajaofetra avaient pour leur part une ancienneté de plus de 4 ans. L’ancienne ministre de l’Economie et des finances Rindra Rabarinirinarison avait maintenu ces cadres nommés en 2019 et nommé ceux de 2021.

  • POLITIQUE MONÉTAIRE – La Banky Foiben’i Madagasikara assouplit ses conditions monétaires sans modifier son taux directeur de 12%

    POLITIQUE MONÉTAIRE – La Banky Foiben’i Madagasikara assouplit ses conditions monétaires sans modifier son taux directeur de 12%

    Antananarivo, 26 Novembre, 8h30 – La Banky foiben’i Madagasikara (BFM) indique avoir pris des mesures d’assouplissement concernant les dépôts que les banques commerciales effectuent auprès d’elle. Ces mesures qui étaient mises en œuvre au mois d’octobre de cette année devraient permettre à ces établissements de disposer de plus de liquidité à octroyer à leur clientèle. Ce qui contribuera à favoriser le financement de l’économie, expose l’autorité monétaire dans son rapport sur sa politique monétaire, publié mercredi.

    Ces mesures d’assouplissement concernant les dépôts des banques consistent très probablement en une baisse du coefficient de Réserve obligatoire, c’est à dire le pourcentage des dépôts de ses clients que les banques commerciales sont obligées de bloquer sur un compte à la Banque Centrale. Si c’est le cas, la réduction de ce coefficient devrait libérer instantanément des liquidités excédentaires que ces banques pourront utiliser pour octroyer de nouveaux crédits à l’économie.

    Bien que la BFM n’ait pas spécifié dans son rapport les mesures en question, l’autorité monétaire juge nécessaire de disposer d’une période d’observation pour apprécier leurs effets sur l’évolution des crédits bancaires à l’économie. Elle réaffirme son engagement à “assurer la stabilité des prix, à préserver la solidité du système financier et à soutenir la reprise de l’activité économique”.

    La Banque centrale a ainsi assoupli ses conditions monétaires sans modifier son taux directeur. Son Comité monétaire avait décidé de maintenir celui-ci à 12 %. Au regard de l’analyse de la conjoncture et des perspectives économiques.

    La BFM avait noté que la réalité économique a été plus favorable que ce qui avait été anticipé, notamment en matière d’inflation. En septembre 2025, le taux d’inflation s’est établi à 7,5 % en glissement annuel, un niveau inférieur aux prévisions, indique-t-elle. Et les projections pour fin 2025 prévoient une poursuite du ralentissement de l’inflation, avance-t-elle.

    La vigilance reste toutefois de mise. La Banque centrale estime que l’année 2025 demeure “entourée d’importantes incertitudes, tant sur le plan international que national”. Elle souligne que la persistance des tensions géopolitiques, la montée des pratiques protectionnistes et la volatilité des prix des produits de base constituent des risques majeurs susceptibles d’affecter l’évolution des prix intérieurs et l’équilibre macroéconomique.

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  • COMMERCE – La forte baisse des exportations de vanille entraîne le recul du commerce extérieur

    COMMERCE – La forte baisse des exportations de vanille entraîne le recul du commerce extérieur

    Antananarivo, 5 Novembre, 20h00 – Les exportations du pays enregistrent une baisse significative de 10,5%, selon le dernier rapport de la Banky Foiben’i Madagasikara publié ce mercredi. Cette contre-performance, observée sur la période récente, s’explique principalement par le recul marqué du secteur de la vanille, produit phare de l’économie nationale. Les données montrent que la filière, longtemps considérée comme un pilier des recettes en devises, traverse une période difficile, impactée à la fois par une chute des volumes expédiés et une diminution des prix sur le marché international.

    D’après le rapport, les exportations de vanille ont chuté de 47,0 % sur la période observée. Les volumes exportés sont passés de 4 200 tonnes au troisième trimestre de l’année dernière à seulement 2 500 tonnes cette année, soit une baisse de 42,0 %. Cette réduction des quantités s’accompagne d’une diminution de 8,7 % des prix, affectant directement la valeur totale des exportations, qui est passée de 213 millions de dollars à 112,8 millions de dollars. Le recul simultané des volumes et des prix a donc pesé lourdement sur la balance commerciale.

    La BFM souligne que cette baisse est principalement due à une offre excédentaire sur le marché mondial. En effet, le volume exceptionnellement élevé des exportations en 2024 a conduit les importateurs à constituer des stocks importants. Cette situation a réduit leurs besoins d’approvisionnement pour la période actuelle, provoquant un ralentissement des commandes. Le marché international, déjà saturé, n’a pas permis d’écouler la production nationale dans les mêmes proportions que les années précédentes.

    Ce repli du commerce extérieur soulève des inquiétudes quant à la stabilité des recettes d’exportation du pays, fortement dépendantes de quelques produits primaires. Si la vanille reste un atout majeur, la situation actuelle met en évidence la vulnérabilité du secteur face aux fluctuations de l’offre et de la demande mondiales.

  • TELECOM – Axian finalise l’acquisition de Wananchi Group en Afrique de l’Est

    TELECOM – Axian finalise l’acquisition de Wananchi Group en Afrique de l’Est

    Antananarivo, 5 Novembre, 19h50 – Axian Telecom renforce sa présence en Afrique de l’Est. L’opérateur qui opère sous la marque Yas vient d’annoncer ce mercredi l’acquisition de 99,63 % de Wananchi Group. Cette opération permet à l’entreprise de renforcer sa présence sur le marché du haut débit fixe en Afrique de l’Est, une région où la demande en connectivité connaît une forte croissance.

    Le groupe Wananchi, acteur reconnu à travers ses marques Zuku et Simbanet, dispose d’un vaste réseau de fibre optique reliant des millions de foyers et d’entreprises au Kenya, en Tanzanie, en Ouganda et au Malawi. Cette acquisition s’inscrit dans la stratégie de Axian Telecom visant à développer la connectivité haut débit sur le continent.

    Selon Axian Telecom, l’intégration de Wananchi permettra de tirer parti des synergies existantes et d’accélérer le déploiement de solutions technologiques comme la fibre optique jusqu’au domicile, la connectivité cloud et le SD-WAN qui est une technologie réseau qui utilise un logiciel pour gérer et optimiser la connectivité entre plusieurs sites.

    En Tanzanie, cette acquisition viendra appuyer les activités déjà implantées de Yas. Le groupe indique également que la continuité des emplois et des activités sera assurée, garantissant une transition fluide pour les clients et partenaires tout en favorisant l’amélioration des services dans la région.

    “Le réseau, les relations clients et l’expertise locale du groupe Wananchi correspondent parfaitement à notre ambition de devenir un leader de la connectivité haut débit en Afrique”, déclare Hassan Jaber, CEO de Axian Telecom. Il ajoute que cette opération permettra d’offrir de nouveaux services numériques et d’élargir la couverture de Yas sur des marchés stratégiques. Outre Madagascar, le groupe est déjà présent en Tanzanie, aux Comores, au Sénégal et au Togo, consolidant ainsi son positionnement parmi les principaux acteurs des télécommunications sur le continent africain.

  • JUSTICE – Début d’interrogatoire de Maminiaina Ravatomanga pour trafic d’influence et blanchiment d’argent à Maurice

    JUSTICE – Début d’interrogatoire de Maminiaina Ravatomanga pour trafic d’influence et blanchiment d’argent à Maurice

    Antananarivo, 5 Novembre, 19h13– Nouvel épisode dans l’affaire touchant Maminiaina Ravatomanga à Maurice. Le président directeur général du groupe Sodiat se rend auprès siège de la Commission de crimes financières (FCC), à Moka, chez l’île-sœur ce mercredi.

    “L’enquête a démarré sur plusieurs volets”, rapporte Maître Siddhartha Hawoldar, avocat de l’homme d’affaires, à la presse locale. Celle-ci concerne le dossier du blanchiment d’argent, tout comme celui du trafic d’influence.

    Toujours selon la défense de Maminiaina Ravatomanga, le PDG du groupe Sodiat reviendra devant les enquêteurs jeudi. “Les détails suivront dans d’enquête qui vont venir dans les jours à venir”, explique Me Siddhartha Hawoldar. Après son nouveau passage à la FCC, l’homme d’affaires passera devant la Cour intermédiaire de Port-Louis.

    Escorté, l’homme d’affaires malgache est arrivé à bord d’une ambulance dans la matinée. Il est resté sur place pendant près de quatre heures pour l’interrogatoire, selon la presse locale.

    Le PDG du groupe Sodiat, admis dans un hôpital privé, avait été informé par la FCC qu’il était en état d’arrestation le 24 octobre. Il est “sous une charge provisoire de blanchiment d’argent”, toujours selon la presse locale. Il avait atterri à l’aéroport international Sir Seewoosagur Ramgoolam dans la nuit du 11 au 12 octobre, à bord d’un jet privé. Son avocat fait part de la « coopération » de Maminiaina Ravatomanga dans la procédure judiciaire en cours.

  • CONJONCTURE – Un recul fragile de l’inflation constaté par la Banky Foiben’i Madagasikara

    CONJONCTURE – Un recul fragile de l’inflation constaté par la Banky Foiben’i Madagasikara

    Antananarivo, 5 Novembre, 15h15 – La baisse progressive de l’inflation observée en 2025 constitue un signal positif pour l’économie nationale, mais la Banky foiben’i Madagasikara appelle (BFM) à la prudence. Selon le dernier rapport sur la décision de politique monétaire de la BFM, le taux d’inflation s’est établi à 7,5 % en septembre, contre 9,5 % en janvier, confirmant un ralentissement du rythme de hausse des prix. Cette évolution est attribuée à la stabilité des prix de l’énergie et à la politique monétaire resserrée conduite par la banque centrale. Toutefois, cette tendance reste fragile. Les effets des récents troubles politiques et du ralentissement de l’activité économique peuvent compromettre la poursuite du processus de désinflation au cours des prochains mois, estime la Banque centrale.

    Par ailleurs, la désinflation s’accompagne d’un affaiblissement de la croissance. Selon la BFM, la progression du produit intérieur brut devrait se limiter à 3,4 % en 2025, en raison du recul de l’activité enregistré après les événements politiques de septembre et octobre. Cette instabilité a pesé sur la confiance des entreprises et des ménages, réduisant la consommation et les investissements. Plusieurs secteurs, notamment le commerce et l’industrie, ont vu leur production reculer. Si la désinflation contribue à préserver le pouvoir d’achat, elle s’inscrit donc dans un contexte économique ralenti, où la reprise demeure conditionnée au retour durable de la stabilité.

    Les évolutions récentes sur le marché des changes traduisent également la vulnérabilité de la conjoncture. Entre décembre 2024 et octobre 2025, l’Ariary s’est déprécié de 5,8 % face à l’euro, tandis qu’il s’est apprécié de 4,4 % face au dollar américain. Ces variations divergentes reflètent la volatilité des marchés internationaux et la dépendance de Madagascar à ses partenaires extérieurs. Cette situation, bien que maîtrisée jusqu’ici, constitue un facteur de risque pour la stabilité des prix des produits importés, notamment des produits énergétiques et alimentaires, susceptibles d’inverser la tendance désinflationniste.

    Mais malgré un déficit commercial persistant, la Banque centrale a réussi à renforcer les réserves officielles de devises, couvrant désormais 6,2 mois d’importations à fin septembre 2025. Ce résultat tient aux apports de financements extérieurs et aux rentrées de devises issues de projets de développement. Il offre un soutien à la stabilité monétaire et au maintien de la confiance. Toutefois, la BFM souligne que cette marge de sécurité ne suffit pas à dissiper les incertitudes liées à la conjoncture mondiale et aux tensions internes. Dans un environnement encore instable, la désinflation demeure fragile et dépendante d’une gestion prudente des équilibres macroéconomiques.

  • DIPLOMATIE – La représentante de l’Union africaine chez Christine Razanamahasoa pour préparer la mission de l’envoyé spécial

    DIPLOMATIE – La représentante de l’Union africaine chez Christine Razanamahasoa pour préparer la mission de l’envoyé spécial

    Antananarivo, 5 Novembre, 7h15 – L’Union africaine réaffirme sa “disponibilité à accompagner Madagascar” à revenir à ce qu’elle qualifie d’ordre constitutionnel. La rencontre entre la représentante spéciale du président de la Commission de l’organisation, Alice Nzomukunda, avec la ministre des Affaires étrangères Christine Razanamahasoa a permis aux deux parties d’évoquer “la prochaine mission” de l’organisation continentale sur la Grande île, rapporte le ministère. D’ailleurs, elle “s’inscrit dans le cadre des préparatifs de cette mission”, souligne encore le ministère.

     

    La visite de la représentante de l’Union africaine auprès de la ministre des Affaires étrangères intervient au lendemain de la nomination du Djiboutien Mohamed Idriss Farah en tant qu’envoyé spécial auprès de la République de Madagascar par le président de la Commission de l’Union africaine Mahmoud Ali Youssouf. Sa mission sur la Grande île consistera principalement à échanger avec les différents acteurs malgaches de façon à favoriser “un dialogue inclusif” à Madagascar.

     

    Dans ce rôle de médiateur, l’envoyé spécial du président de la Commission de l’Union africaine devrait soutenir les parties prenantes malgaches à “bâtir un consensus” et à “promouvoir une compréhension mutuelle en faveur d’une résolution pacifique de la crise et d’un rétablissement rapide de l’ordre constitutionnel”. Cet accompagnement devrait se faire “dans un esprit fraternel et constructif”, rapporte le ministère des Affaires étrangères qui, de son côté, met en avant “l’attachement de Madagascar aux valeurs et aux principes” de l’organisation continentale.

     

    Photo : MAE