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  • ENERGIE – La Jirama annonce officiellement le retour du délestage avec seulement un groupe opérationnel à Andekaleka

    ENERGIE – La Jirama annonce officiellement le retour du délestage avec seulement un groupe opérationnel à Andekaleka

    Antananarivo, 5 Novembre, 6h15 – Les coupures tournantes d’électricité reviennent de façon officielle sur le Réseau interconnecté d’Antananarivo (RIA). La compagnie nationale de distribution d’eau et d’électricité n’a pas encore publié son programme de délestage, mais elle annonce formellement que “la production d’électricité à distribuer est insuffisante et la Jirama doit procéder à un délestage tournant”.

     

    Après plusieurs semaines de répit durant lesquelles les coupures d’électricité ont été rares, celles-ci commencent à revenir. Irrégulières depuis quelques jours, ne concernant que certaines localités, elles devraient se faire de façon plus régulière, et devraient concerner toutes les localités du réseau.

     

    A en croire la Jirama, le barrage hydroélectrique d’Andekaleka, qui fournit la majeure partie de l’électricité sur le RIA est à un “niveau particulièrement bas”. Seul “un groupe sur quatre reste opérationnel durant la période de pointe le soir et ne fournit que 24MW alors que la centrale est censée fournir jusqu’à 120 MW avec 30 MW par groupe.

     

    Les coupures tournantes d’électricité devraient ainsi être aussi importantes que celles vécues par les Tananariviens juste avant le mouvement populaire, quand elles atteignaient jusqu’à six heures par jour.

  • MOUVEMENT – Un Comité de suivi pour la concrétisation des revendications dans la rue en place

    MOUVEMENT – Un Comité de suivi pour la concrétisation des revendications dans la rue en place

    Antananarivo, 4 Novembre, 18h40 – Aller au bout des idées. Le “Comité pour la défense de la lutte” (Komity miaro ny tolona – KMT) voit le jour. Près d’une trentaine d’entités issues de différents horizons, dont des partis, des syndicalistes, des membres de la société civile, des artistes ou encore des jeunes ont uni leur voix au stade Barea, ce mardi à Mahamasina.

    Lanto Rakotomavo, présidente du Mihetsika ny olona manana vina ho an’i Madagasikara (Movma) assure la coordination du Comité. Mihary Rasolofoarijaona, journaliste, occupe le poste de secrétaire exécutif, tandis que Livarijaona Tafita Toussaints, secrétaire général de l’Antoko politika madio (APM) est élu trésorier.

    “Nous sommes là pour veiller à la réalisation des revendications exprimées par la rue”, explique Miary Rasolofoarijaona. “Nous ne sommes pas du tout dans l’opposition. Mais nous allons nous efforcer de rappeler, aux autorités ces revendications pour le changement, si le besoin se fait sentir”, poursuit-il.

    Le KMT entend en même temps “être une force de proposition”, indique son secrétaire exécutif. La structure espère porter la voix du mouvement de rue, “entre autres, pendant la concertation nationale”, évoquant la mise sur pied, entre autres, des organes de réflexion et de conception ou encore diverses commissions.

    Le KMT constitue une “suite du Comité de coordination de la lutte, née après l’histoire de bidons jaunes [en septembre]”, ajoute Miary Rasolofoarijaona, rappelant que le mouvement a commencé avec des revendications liées aux coupures d’eau et d’électricité. “Ses composantes décident de garder cette dynamique pour aller au bout de l’idée de départ”, affirme-t-il. “Entre-temps, d’autres entités nous ont rejoint et nous accueillons à bras ouverts ceux qui souhaitent nous accompagner dans notre démarche”, avance-t-il.

  • DIALOGUE – L’opposition parlementaire se dit prête pour la concertation nationale “afin de revenir dans la légalité”

    DIALOGUE – L’opposition parlementaire se dit prête pour la concertation nationale “afin de revenir dans la légalité”

    Antananarivo, 4 Novembre, 18h00 – Le groupe parlementaire Isika Rehetra Miaraka amin’i Andry Rajoelina (Irmar) clarifie sa ligne politique. “Les autorités en place annonce la tenue d’une conférence nationale, dirigée par la Conseil chrétien des Eglises (FFKM). Nous, groupe Irmar dans l’opposition, encourageons dans ce sens et sommes prêts à y participer activement”, assure le député Philobert Milavonjy, nouveau chef de l’opposition parlementaire, mardi à Tsimbazaza.

    Le septième vice-président à l’Assemblée nationale estime que c’est la voie qui devrait permettre de “revenir dans la légalité”, lors de la séance plénière pour l’adoption de l’ordre du jour. “Cela devrait conduire à un consensus car personne n’a intérêt à ce qu’il y ait des troubles”, poursuit-il.

    Le député élu à Ambovombe persiste à dire l’existence d’un changement “inconstitutionnel” à la tête de l’Etat. “Nous respectons la décision irrévocable de Haute Cour constitutionnelle (HCC) [qui entérine la Présidence de la Refondation de la République] et reconnaissons l’existence des autorités existantes. Mais nous prenons notre responsabilité pour refuser cette manière (…) et pour le retour à l’ordre constitutionnel”, soutient le chef de l’opposition parlementaire.

    Le groupe Irmar avait eu la majorité à l’Assemblée nationale avant le mouvement de rue et le changement à la tête de l’Etat. Plusieurs dizaines députés issus de son rang avaient annoncé leur décision de quitter ce groupe parlementaire. Tout cela après l’épisode de la dissolution de la Chambre basse décidé par Andry Rajoelina, suivie du vote de déchéance contre le Président de la République. Dans la foulée, il y avait eu la décision de la juridiction constitutionnelle de constater la “vacance des postes du président de la République et du président du Sénat” et l’invitation adressée au Colonel Michaël Randrianirina à “exercer les fonctions de Chef de l’Etat”.

  • HAUTE COUR CONSTITUTIONNELLE – Six dossiers de demande de réintégration et de constatation de vacance de siège au parlement en instance

    HAUTE COUR CONSTITUTIONNELLE – Six dossiers de demande de réintégration et de constatation de vacance de siège au parlement en instance

    Antananarivo, 4 Novembre, 11h15 – Des anciens ministres à réintégrer et des nouveaux ministres à remplacer. La Haute cour constitutionnelle (HCC) est saisie d’au moins six dossiers de demande de réintégration et de constatation de vacance de siège au sein des deux Chambres du Parlement depuis quelques jours. Le document rapportant les dossiers en instance fait état de trois saisines effectuées par le président de l’Assemblée nationale, d’une saisine par le président du Sénat et de deux demandes émanant de deux anciennes ministres.

    Au niveau de l’Assemblée nationale, les deux dernières saisines effectuées par le président en exercice concernent la constatation de vacance des sièges de Ogascar Fenosoa Mandrindrarivony et de Lobo Hanitriniaina Razafimanantsoa, respectivement nommés ministre de la Communication et de la culture et ministre d’Etat en charge de la Refondation.

    Une autre saisine de la HCC avait déjà, par ailleurs, été déposée par le président de l’Assemblée nationale le 17 octobre dernier en vue de réintégrer Volamiranty Donna Mara au sein de la Chambre basse. A l’époque, le gouvernement auquel celle-ci appartenait était encore censé assurer l’expédition des affaires courantes.

    Marie Michelle Sahondrarimalala, ancienne ministre de l’Education nationale, et Aurélie Razafinjato, ancienne ministre en charge de la Population, elles, n’ont pas attendu le président de l’Assemblée nationale pour solliciter leur retour à Tsimbazaza. Si l’on en croit le dossier de la HCC, elles ont elles-mêmes déposé leur demande de réintégration le 31 octobre, juste après la passation de services avec leurs successeurs.

    Du côté de la Chambre haute, le président du Sénat a également saisi la HCC pour constater la vacance de siège au niveau de son institution après la nomination de la sénatrice Sidonie Raharinirina au poste de ministre de la Population et des solidarités.

  • TRANSPORT AÉRIEN – La “revitalisation” d’Air Madagascar sur la table de Mahazoarivo

    TRANSPORT AÉRIEN – La “revitalisation” d’Air Madagascar sur la table de Mahazoarivo

    Antananarivo, 4 Novembre, 6h45 – Le Gouvernement donne le cap pour un éventuel redécollage d’Air Madagascar. La revitalisation de cette compagnie avait été au cœur des discussions autour du secteur aérien, au Palais de Mahazoarivo, lundi. Le sujet avait mis autour de la table le Premier ministre Herintsalama Rajaonarivelo, quelques membres de son gouvernement ainsi que des représentants de la compagnie Madagascar Airlines.

     

    Il avait été souligné, lors de cette rencontre, l’impératif de progresser rapidement dans la finalisation des étapes statutaires et réglementaires d’Air Madagascar, ainsi que de renforcer son adhésion aux normes requises. Les parties prenantes estiment que ces démarches contribueraient à l’obtention de résultats tangibles qui serviront les intérêts de la compagnie et de la Nation entière.

     

    Pour l’heure, le plan de restructuration de la dette d’Air Madagascar est toujours en cours d’approbation par les créanciers. Les dernières estimations des autorités, au mois de juillet, chiffraient cette à environ 100 millions de dollars, dont 60 % sont dus à l’État. Et elles assuraient notamment le Fonds monétaire international (FMI) être attentives au risque budgétaire que pourrait engendrer la restructuration de cette dette d’Air Madagascar.

     

    La situation de Madagascar Airlines avait également été abordée lors de la récente rencontre qui visait à traiter le redressement et la pérennisation du secteur du transport aérien à Madagascar. Les parties se sont penchées sur l’établissement de mesures durables visant à résoudre ses problématiques actuelles de la compagnie. La continuité opérationnelle, le maintien des accords avec les loueurs et les bailleurs de fonds figurent parmi les points qui ont été spécifiquement abordés.

  • DIPLOMATIE – L’Union africaine nomme un envoyé spécial à Madagascar pour intensifier les échanges avec les acteurs locaux

    DIPLOMATIE – L’Union africaine nomme un envoyé spécial à Madagascar pour intensifier les échanges avec les acteurs locaux

    Antananarivo, 3 Novembre, 19h55 – Un diplomate djiboutien dépêché par l’Union africaine à Madagascar pour faciliter le dialogue inter-malgaches. Mohamed Idriss Farah, actuel conseiller du ministre djiboutien des Affaires étrangères et des relations internationales, est nommé au poste d’envoyé spécial auprès de la République par le président de la Commission de l’Union africaine Mahmoud Ali Youssouf. Il aura pour mandat de renforcer les échanges avec l’ensemble des parties prenantes de la Grande île “en vue de favoriser un dialogue inclusif”, indique un communiqué publié ce lundi de l’organisation continentale.

     

    Si l’on en croit le communiqué de l’Union africaine, sa “nomination s’inscrit dans le cadre de la feuille de route établie par le Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) de l’Union Africaine” relative à la situation politique en cours dans la République de Madagascar. Le dialogue qu’il est chargé de soutenir devrait aboutir à “bâtir un consensus” et à “promouvoir une compréhension mutuelle en faveur d’une résolution pacifique de la crise et d’un rétablissement rapide de l’ordre constitutionnel” à Madagascar.

     

    Pour l’Union africaine, le changement de gouvernement à Madagascar s’est fait par des “moyens inconstitutionnels”. Après sa 1306ème session du Conseil de paix et de sécurité, elle a exigé “un retour rapide et total à l’ordre constitutionnel” à travers la mise en place d’un gouvernement de transition civil et l’organisation dans les meilleurs délais d’élections libres, équitables et transparentes”.

  • REVENDICATIONS – Les enseignants du mouvement « Mpanabe manova ifotony » lancent un ultimatum de 48 heures à la ministre de l’Education nationale

    REVENDICATIONS – Les enseignants du mouvement « Mpanabe manova ifotony » lancent un ultimatum de 48 heures à la ministre de l’Education nationale

    Antananarivo, 3 Novembre, 16h15 – Forte tension dans le système éducatif. Le collectif des enseignants regroupés au sein du mouvement « Mpanabe manova ifotony » (MMI) indique maintenir un « service zéro », poursuivant de ce fait la suspension des cours auprès de leurs établissements publics respectifs. Ils ont décidé de poursuivre leur mouvement, évoquant une insatisfaction générale des revendications qu’ils ont émises au niveau de la ministre de l’Education nationale. Et ils se sont exprimés face à la presse ce lundi.

    Leurs revendications initiales portent notamment sur l’alignement salarial, l’intégration statutaire, l’avancement de carrière, les conditions de retraite et le recrutement. Le MMI indique avoir déjà entrepris toutes les démarches et interventions nécessaires. Des rencontres ont parallèlement eu lieu et un état des lieux détaillé des travaux et propositions avait été déposé auprès des autorités et remis à la ministre de l’Éducation nationale, indique le porte-parole de ce collectif.

    Les enseignants du MMI se disent toutefois profondément insatisfaits des réponses apportées par leur ministre de tutelle. Suite à cette insatisfaction généralisée, ces enseignants ont décrété la poursuite d’un service zéro, en attendant une réponse concrète sous 48 heures.

    Ils exigent alors l’adoption et la signature immédiate d’un protocole d’accord, à l’image de ceux déjà mis en œuvre dans d’autres ministères. Ils réclament également la publication, dans les plus brefs délais, du décret d’application requis, la mise en place urgente d’une Commission de suivi et d’intervention concernant les procédures de recrutement. « Une réponse rapide et satisfaisante à toutes nos revendications afin de garantir la reprise des cours », ont-ils lancé.

    Le Dr Elys Karena Hanitriniaina dit comprendre que « les enseignants font face à des problèmes que nous nous efforçons actuellement de résoudre. Nous nous activons sur tous ces dossiers en ce moment et des solutions sont activement recherchées », rassure-t-elle.

  • CARBURANT – Une hausse de 25% de la taxe sur les produits pétrolier applicable au gasoil prévue en 2026

    CARBURANT – Une hausse de 25% de la taxe sur les produits pétrolier applicable au gasoil prévue en 2026

    Antananarivo, 3 Novembre, 10h15 – L’Etat prévoit de réviser à la hausse la Taxe sur les produits pétroliers (TPP) applicable au gasoil. Elle devra augmenter de 25%, en passant de 228 ariary à 285 ariary par litre à partir de l’année prochaine, comme avancé dans le projet de loi des Finances initiale (PLFI) 2026.

    La TPP est une taxe spécifique appliquée sur les importations de produits pétroliers et collectée par l’administration douanière. L’Etat compte donc augmenter celle applicable au gas-oil à 285 ariary par litre. L’objectif est de renforcer le rendement budgétaire mais aussi d’aligner progressivement sa taxation sur celle de l’essence qui est actuellement de 503 ariary par litre. Les autorités justifient également cette disposition dans un but de réduction des distorsions fiscales entre carburants ainsi que la prise en compte des externalités négatives du gasoil, notamment ses émissions polluantes.

    Mais il s’agit avant tout d’une mesure de réformes que l’Etat malgache s’est engagé à entreprendre auprès du Fonds monétaire international (FMI), dans le cadre du programme sur la Facilité de la résilience et de la durabilité (FRD). Les autorités malgaches se sont engagées à augmenter progressivement les taxes et autres redevances sur le gasoil pour les aligner sur le niveau applicable à l’essence, avec un délai de mise en œuvre fixé à fin octobre 2026. Elles indiquent avoir obtenu le soutien de la Banque mondiale pour préparer et mettre en œuvre des mesures d’atténuation en faveur des groupes les plus vulnérables, y compris pour les véhicules de transport public et leurs usagers.

    La TPP est une des postes dans la composante « taxe et redevances » dans la structure des prix des carburants. Elle est pour le moment fixée à 503 ariary pour le supercarburant, à 10 ariary pour le pétrole lampant et à 228 ariary pour le gasoil. Les redevances pour le fonds environnement, la redevance OMH, la redevance allouée au Fonds routier (RER) et la redevance de Développement du secteur (RDS) sont également dans cette composante.

  • ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR – Couvre-feu et patrouille sécuritaire autour du campus universitaire d’Antsiranana après des heurts meurtriers

    ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR – Couvre-feu et patrouille sécuritaire autour du campus universitaire d’Antsiranana après des heurts meurtriers

    Antananarivo, 3 Novembre, 8h15 – Mesures d’urgence à Antsiranana après les violences meurtrières du week-end. Les autorités déploient des éléments des forces de défense et de sécurité et instaurent le couvre-feu de 20h à 4h du matin autour du campus universitaire d’Antsiranana et dans les quartiers de Lazaret Nord et Sud. La décision a été prise après que les violences survenues sur les lieux depuis samedi et qui ont fait un mort et des blessés, selon le bilan de préfecture d’Antsiranana.

     

    Le Haut conseiller présidentiel de la Refondation, le colonel Lucien Rabearimanana, dépêché sur place annonce, par ailleurs, l’ouverture d’une enquête sur le décès signalé. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Ndaohialy Manda-Vy Ravonimanantsoa, de son côté, fait part de la rénovation imminente des logements d’étudiants en cité universitaire.

     

    Mais il évoque également l’arrivée prochaine des panneaux solaires pour stabiliser l’électricité sur le campus, le lancement à venir des travaux de forage pour améliorer l’approvisionnement en eau, et le paiement dans trois semaines de deux mois de bourses d’études.

     

    La délégation gouvernementale venue sur place, incluant également la ministre de la Santé publique, ainsi que la préfète d’Antsiranana, a également rencontré les familles des victimes des violences.

     

    Selon la préfecture d’Antsiranana, les violences sont survenues alors que certains occupants des logements destinés aux étudiants de l’Université ont refusé de libérer les lieux à l’expiration de l’ultimatum des étudiants. Des sources locales indiquent que les occupants sont principalement des enseignants vacataires ainsi que des agents du personnel administratif et technique de l’Université d’Antsiranana.

     

    Les mêmes sources rapportent que les étudiants auraient été attaqués par des “foroches”, des jeunes armés réputés pour leur violence, et auraient riposté, d’où la violence des heurts. Les jeunes habitants des quartiers Lazaret, riverains du campus, seraient également entrés en scène “pour protéger nos quartiers”, selon leur témoignage. Les affrontements ont fait un mort et causé de nombreux blessés.

  • ENERGIE – Déploiement progressif de production dès décembre pour les centrales solaires de Mangatany et d’Ambohidrano 

    ENERGIE – Déploiement progressif de production dès décembre pour les centrales solaires de Mangatany et d’Ambohidrano 

    Antananarivo, 3 Novembre, 6h00 – Le Réseau interconnecté d’Antananarivo (RIA) s’apprête à recevoir l’injection de nouvelles puissances solaires. Les centrales photovoltaïques de 9,5 MWc de Mangatany et de 5 MWc d’Ambohidrano sont en phase terminale de raccordement. L’injection de leurs premiers mégawatts devrait commencer progressivement dès le mois de décembre, selon le calendrier établi pour leur mise en service.

     

    Le directeur général de la Jirama, Ron Weiss, avait déjà effectué une visite du site de Mangatany le 25 octobre. Il avait indiqué ce jour-là que 3,8 MWc de panneaux solaires étaient déjà opérationnels sur une capacité nominale de 9,5 MWc prévue.

     

    L’opérationnalisation de cette centrale s’effectuera en deux temps. Une première mise en service de 5 MW est attendue avant la mi-décembre, suivie de la connexion progressive de la puissance restante, a-t-il indiqué.

     

    Le lancement de la centrale solaire d’Ambohidrano Atsinanana, dans la Commune de Sabotsy Namehana est également imminent. Selon le calendrier établi par les techniciens, ce parc commencera à injecter progressivement de l’électricité dans le RIA au début du mois de décembre. Cette centrale solaire est prévue disposer d’une puissance totale de 7 MWc. Elle sera dotée d’un système de stockage par batterie d’une capacité de 4,2 MWh et de sept transformateurs pour une puissance totale de 6 500 kVA.

     

    En visite sur le site en fin de semaine, le ministre de l’Énergie et des hydrocarbures, Ny Ando Jurice Ralitera, avait alors donné des instructions pour accélérer les travaux lors de sa descente sur le site, dimanche. La livraison du matériel nécessaire sur site sera également accélérée afin de permettre un travail jour et nuit, a-t-il annoncé. A l’heure actuelle, 60% des fondations sont déjà posées, et 35% des 12 180 panneaux photovoltaïques prévus pour ce site d’Ambohidrano sont déjà érigés.

     

    Photo : MEH