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  • SECTEUR EXTRACTIF – Le nouveau ministre des Mines Carl Andriamparany attendu sur le dégel des permis miniers

    SECTEUR EXTRACTIF – Le nouveau ministre des Mines Carl Andriamparany attendu sur le dégel des permis miniers

    Antananarivo, 31 Octobre, 8h15 – Carl Andriamparany aura à passer du plaidoyer à l’action. Cet ancien secrétaire exécutif de la Chambre des mines, figure de proue du combat en faveur du dégel des demandes de permis miniers en souffrance est désormais le nouveau ministre des Mines chargé de ce déblocage. Le sujet avait brièvement été abordé par l’ancien ministre Herindrainy Rakotomalala durant la passation de service entre les deux responsables, mercredi.

    Le passage de témoin entre le ministre sortant et le ministre entrant était plus qu’une simple cérémonie protocolaire. Le sujet des permis miniers était au cœur des attentes de ceux qui ont assisté à l’événement. Les industriels miniers avaient déjà alerté sur la fragilisation du secteur avec le gel des permis bien avant. Ils avaient estimé que ce gel avait stoppé net la dynamique d’exploration, retardé des projets structurants et privé le pays de centaines de millions de dollars d’investissements directs étrangers.

    Le processus de réforme du secteur minier avait été déjà engagé, et est dans sa phase d’application, a soutenu l’ancien ministre Herindrainy Rakotomalala. Sa mise en œuvre avait déjà modestement commencé, notamment par le renouvellement de quelques permis miniers. L’ancien patron de l’administration minière a souligné en passant n’avoir délivré aucun permis d’exploitation. “Nous n’avons pas atteint ce stade, en raison des actions de coordination que nous avons menées avec la Banque mondiale”, a-t-il exposé.

    Herindrainy Rakotomalala a par ailleurs indiqué avoir suivi un plan d’assainissement. “Le ministère va donc maintenant s’engager dans cette phase d’application concrète, et je souhaite plein succès au nouveau ministre dans sa mission pour le développement de la Nation”, a-t-il lancé.

    Interrogé sur le sujet, le nouveau ministre, Carl Andriamparany a expliqué que “la bonne gouvernance est essentielle pour l’amélioration de la gestion, et nous allons commencer par l’appliquer au sein de ce ministère”. Il a indiqué que plusieurs organismes rattachés au ministère des Mines sont gérés par intérim depuis de nombreuses années. “Il est donc impératif de réorganiser les services du ministère afin d’atteindre cet objectif de bonne gouvernance”, a-t-il annoncé.

    Le rapport de Réconciliation de l’Initiative pour la transparence des industries extractives (Itie) Madagascar publié vers la fin du mois de décembre 2024, a fait part de 1 415 permis en cours de mouvement. Le fait d’être en mouvement signifie que ces permis ont encore des dossiers en attente de signature au niveau de l’administration minière pour leur renouvellement, leur transformation ou leur transfert.

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  • PARTENARIAT – Le soutien aux actions plaçant la population au centre du développement comme priorité pour la Banque mondiale à Madagascar

    PARTENARIAT – Le soutien aux actions plaçant la population au centre du développement comme priorité pour la Banque mondiale à Madagascar

    Antananarivo, 31 Octobre, 7h20 – La population au cœur des actions. Atou Seck a été clair concernant la priorité de la Banque mondiale dans sa coopération avec Madagascar. Il s’agit de “soutenir les actions qui placent la population au centre du développement”, expose-t-il lors de sa rencontre avec le Premier ministre de la “Refondation”, Herintsalama Rajaonarivelo, ce jeudi.

     

    Les échanges entre les deux parties ont porté sur les enjeux liés à l’accès aux services essentiels dans les domaines de l’énergie et de l’eau. Ce sont des domaines qui sont non seulement au cœur des attentes de la population de la Grande île mais qui sont également en lien avec les priorités exprimées par le Gouvernement.

     

    Pour le Bureau du Premier ministre, cette rencontre avait aussi permis aux deux personnalités d’aborder en particulier les problèmes majeurs qui empêchent l’accès à ces services essentiels. Les autres secteurs comme l’éducation ou encore la santé y ont été aussi discutés

     

    Les deux parties se sont alors accordées pour poursuivre les discussions la semaine prochaine avec leurs équipes techniques respectives en charge des secteurs mentionnés. Et ce, afin d’identifier des solutions concrètes visant à améliorer la qualité et l’accessibilité de ces services dans le court et moyen termes, au bénéfice direct de population malgache, lance Atou Seck.

  • MINISTÈRE – Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison sur un nouvel emploi à Washington, selon son secrétaire général 

    MINISTÈRE – Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison sur un nouvel emploi à Washington, selon son secrétaire général 

    Antananarivo, 31 Octobre, 6h15 – Une absence remarquée. Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison, ministre sortante de l’Economie et des finances, n’était pas présente à la passation de services avec son successeur le Dr Herinjatovo Ramiarison, mercredi. Et pour cause : elle a pris de nouvelles fonctions à Washington, confie Andry Ramanampanoharana, secrétaire général du ministère.

     

    Sans donner plus de détails sur le poste en question, le haut fonctionnaire indique que cela se serait passé avant même la prestation de serment du président de la “Refondation” de la République. Contactée sur le sujet, la ministre sortante n’a pas donné plus d’explications ni sur la date de son départ du pays ni sur les détails de son nouveau poste ni sur la coordination du calendrier institutionnel.

     

    En son absence, c’est donc Andry Ramanampanoharana qui a signé avec le nouveau ministre les documents de passation de service au ministère de l’Economie et des finances, ce jeudi.

  • ADMINISTRATION – Interdiction de sortie du territoire pour Marie Michelle Sahondrarimalala et Rinah Rakotomanga

    ADMINISTRATION – Interdiction de sortie du territoire pour Marie Michelle Sahondrarimalala et Rinah Rakotomanga

    Antananarivo, 30 Octobre, 16h55 – Deux figures de l’ancien régime frappées d’une interdiction de sortie du territoire. Il s’agit de Marie Michelle Sahondrarimalala, ancienne ministre de l’Éducation nationale, et de Rinah Rakotomanga, ancienne directrice de la communication de la Présidence sous Andry Rajoelina.

    La mesure, signée par le ministre de l’Intérieur le 29 octobre 2025, ne précise pas les motifs exacts de cette décision. Mais les documents indiquent qu’elle fait suite à une lettre émanant du directeur général du Bureau indépendant anti-corruption.

    Interrogé sur le sujet, le commissaire divisionnaire Ravony Jean Victor Tsaramonina, directeur général de la police nationale, confie que plusieurs raisons peuvent justifier une telle restriction. “Une interdiction de sortie du territoire peut découler de considérations administratives, politiques ou sécuritaires”, indique-t-il au téléphone. Il insiste sur le fait qu’une telle mesure ne constitue pas une preuve de culpabilité, mais relève d’une démarche de précaution.

    Lors de la passation de services au ministère de l’Education nationale ce jeudi, Marie Michelle Sahondrarimalala a indiqué qu’elle n’a pas l’intention de quitter le pays. Elle laisse, par ailleurs, entendre que la décision du ministère peut avoir un lien avec les manifestations qu’elle a co-dirigées avec Rinah Rakotomanga la semaine dernière.

  • PARLEMENT – Le groupe Firaisankina rafle trois des six sièges de vice-président à l’Assemblée nationale

    PARLEMENT – Le groupe Firaisankina rafle trois des six sièges de vice-président à l’Assemblée nationale

    Antananarivo, 30 Octobre, 4h15 – La plateforme Firaisankina confirme sa “majorité”. Elle réussit à placer sept de ses membres au sein du bureau permanent de l’Assemblée nationale. En plus de Siteny Randrianasoloniaiko élu président de la Chambre basse il y a deux semaines, la plateforme, initialement d’opposition mais qui se targue d’être désormais majoritaire, obtient trois postes de vice-président, deux postes de questeur et un poste de rapporteur général adjoint.

     

    Trois députés “indépendants” occupent les trois autres sièges de vice-président, tandis que la plateforme Isika Rehetra Miaraka amin’i Andry Rajoelina (Irmar) place deux de ses élus en tant que questeur II et rapporteur général.

     

    Les membres du bureau permanent de l’Assemblée nationale :

    Président : Siteny Randrianasoloniaiko, député élu à Toliara I (Firaisankina)

    Vice-président pour Antananarivo : Razafitsimialona Andriantsivoafetra “Fetra” Ralambozafimbololona, député élu dans le 5ème arrondissement d’Antananarivo (Firaisankina)

    Vice-président pour Antsiranana : Issa Charles Ibrahim dit “Bora Réglage”, député élu à Antsirananana I (Indépendant)

    Vice-président pour Fianarantsoa : Fanomezantsoa Andrianjanahary, député élu à Manandriana (Indépendant)

    Vice-président pour Mahajanga : Christian Afakandro, député élu à Mahajanga I (Firaisankina)

    Vice-président pour Toamasina : Fidèle Razara Pierre, député élu à Ambatondrazaka (Firaisankina)

    Vice-président pour Toliara : Marco Tsaradia, député élu à Ampanihy (Indépendant)

    Questeur I : Tahiry Ny Rina Randriamasinoro, député élu dans le 4ème arrondissement d’Antananarivo (Firaisankina)

    Questeur II : Nirina Fenohery Johnny Rakotoarisoa, député élu à Ambohidratrimo (Irmar)

    Questeur III : Charlot Mamihaja, député élu à Mananjary (Firaisankina)

    Rapporteur général : Hubert Rakotoson, député élu à Mahanoro (Irmar)

    Rapporteur général adjoint : Voahanginiaina Berthine Raharimanarivo, député élu à Antananarivo Atsimondrano (Firaisankina)

  • AFFAIRES ÉTRANGÈRES – Christine Razanamahasoa affirme vouloir faire tout son possible pour remédier aux sanctions de l’Union africaine

    AFFAIRES ÉTRANGÈRES – Christine Razanamahasoa affirme vouloir faire tout son possible pour remédier aux sanctions de l’Union africaine

    Antananarivo, 29 Octobre, 17h55 – “Nous héritons d’une mission exigeante, mais nous avons le devoir d’agir avec détermination pour rétablir la confiance de nos partenaires”. La nouvelle ministre des Affaires étrangères Christine Razanamahasoa donne les grandes lignes de sa mission lors de la passation de fonctions avec sa prédécesseure, Rafaravavitafika Rasata, ce mercredi à Anosy.

    Deux semaines après la suspension de Madagascar par l’Union africaine, la nouvelle cheffe de la diplomatie affirme vouloir concentrer ses efforts sur le rétablissement des liens entre le pays et l’organisation continentale. Et pour cela, elle espère que les Malgaches feront preuve de solidarité.

    “Nous devons parler d’une seule voix, renforcer nos alliances et reconstruire des relations solides avec les partenaires régionaux et internationaux mais aussi et surtout faire tout notre possible pour remédier à ces sanctions émises par l’Union africaine”, souligne la nouvelle ministre, invitant les diplomates à s’engager pleinement dans cette démarche.

    Dans son allocution, la nouvelle ministre souligne que “le mouvement des jeunes qui a conduit à cette situation s’inscrit dans une vague de revendications que l’on observe dans plusieurs pays africains”. Elle insiste sur la nécessité de redonner à Madagascar une place crédible dans le concert des nations. Elle appelle à “une diplomatie active, fondée sur le dialogue, la transparence et la défense des intérêts nationaux”.

  • REFONDATION – Des propositions économiques à collecter puis à formuler pour le Jeune patronat de Madagascar

    REFONDATION – Des propositions économiques à collecter puis à formuler pour le Jeune patronat de Madagascar

    Antananarivo, 29 Octobre, 11h05 – La voix de la relève se formalise. Le Jeune patronat de Madagascar (JPM) entend mener une vaste consultation de jeunes cadres et entrepreneurs, acteurs économiques, experts techniques, institutions publiques et internationales lors de grandes assises qu’il prévoit d’organiser en novembre. Le JPM entend, durant ces états généraux, formuler d’une part des propositions économiques concrètes pour un climat propice aux affaires d’une part, de présenter les projets structurants initiés par ce groupement de l’autre.

     

    Il sera alors question pour les participants à cet évènement d’identifier les freins concrets rencontrés par les entreprises portées par des jeunes, notamment dans la formalisation de leurs activités, la fiscalité, le financement ou encore l’accès aux marchés. Formuler des propositions réalistes adaptées au contexte local sera également au menu. Celle-ci devra aboutir à l’élaboration d’un document de synthèse qui contiendra les facteurs que ces jeunes estiment indispensables pour un cadre économique favorable à la reconstruction et au développement des jeunes entreprises au pays.

     

    “Il ne s’agit pas d’une voix absolue, mais complémentaires”, lance la présidente du JPM Lilia Randriamifidimanana. Et cette voie sera ainsi issue du terrain et de I’expérience de jeunes entrepreneurs et de cadres dirigeants d’aujourd’hui, avance-t-elle. Mobilisation générale donc du côté de la jeune relève du secteur privé. Une démarche avec laquelle ces jeunes entrepreneurs entendent contribuer de manière structurée à la refondation de Madagascar.

  • Cinq milliards de dollars de fonds et de biens placés à l’étranger à rapatrier, selon Fanirisoa Ernaivo

    Cinq milliards de dollars de fonds et de biens placés à l’étranger à rapatrier, selon Fanirisoa Ernaivo

    La ministre de la Justice ambitionne de rapatrier sur la Grande île jusqu’à cinq milliards de dollars de fonds et de biens mal acquis placés à l’étranger. Lors de sa prise de fonctions ce mercredi, elle indique vouloir remplir cette mission durant les deux mois qui lui sont impartis à la tête du ministère. Elle promet des primes aux agents du ministère de la Justice qui, cette fois-ci, fera rentrer de l’argent dans les caisses de l’Etat.

  • CLIMAT DES AFFAIRES – Madagascar au 22e rang sur 31 pays analysés dans le rapport Where To Invest in Africa 2025/26

    CLIMAT DES AFFAIRES – Madagascar au 22e rang sur 31 pays analysés dans le rapport Where To Invest in Africa 2025/26

    Antananarivo, 29 Octobre, 8h15 – Le rapport Where To Invest in Africa 2025/26 de la Rand Merchant Bank (RMB) positionne Madagascar parmi les pays africains offrant un potentiel d’investissement moyen, mais encore freiné par des défis structurels. Avec un taux de croissance projeté à 3,8 % par le Fonds monétaire international (FMI) pour 2025, l’économie nationale progresse à un rythme modéré, soutenue par les services, l’agriculture d’exportation et le tourisme. Cependant, les lourdeurs administratives, l’insuffisance des infrastructures et la dépendance aux aides extérieures continuent de peser sur l’attractivité du pays pour les investisseurs étrangers.

    Dans le classement RMB, l’Île Maurice conserve la première place grâce à sa stabilité, sa gouvernance et son environnement fiscal favorable. À l’opposé, des pays comme le Soudan figurent parmi les derniers, fragilisés par l’instabilité politique et la crise économique. Madagascar au 22e rang sur 31 pays analysés, se situe entre ces deux extrêmes, présentant un profil d’investissement à risque modéré mais à fort potentiel dans certains secteurs, notamment l’énergie renouvelable, les mines et les services numériques. Les efforts récents pour moderniser les cadres législatifs et renforcer la transparence suscitent un intérêt croissant, bien que prudent.

    Sur le plan macroéconomique, la stabilité reste fragile. L’inflation, estimée autour de 8 %, et un déficit budgétaire proche de 5 % du PIB témoignent d’un contexte encore tendu. Les autorités misent sur les partenariats public-privé et les réformes énergétiques, à travers des projets comme Volobe et Sahofika, pour renforcer la croissance. La dépréciation du franc et la volatilité des prix mondiaux représentent toutefois des risques persistants. La confiance des investisseurs dépendra de la capacité du pays à garantir une meilleure gouvernance et une exécution rigoureuse des projets publics.

    À moyen terme, Madagascar dispose de leviers de développement significatifs s’ils sont correctement exploités. L’amélioration de l’accès à l’énergie, la digitalisation des services publics et la promotion d’un tourisme durable pourraient accroître la compétitivité du pays dans la région. Si les réformes structurelles se poursuivent et que la stabilité politique est maintenue, la Grande Île pourrait renforcer sa position dans les futurs classements d’attractivité économique en Afrique. Pour l’heure, elle reste un marché prometteur, mais encore à consolider avant de devenir une destination d’investissement pleinement sécurisée.

  • GOUVERNEMENT – Des proches collaborateurs du Premier ministre nommés en premier Conseil des ministres

    GOUVERNEMENT – Des proches collaborateurs du Premier ministre nommés en premier Conseil des ministres

    Antananarivo, 29 Octobre, 6h55 – Heritiana Joël Razafimanantsoa au secrétariat général du gouvernement. Antsivalahiniriko Eralison Pierrot Ramanantsoa en secrétaire général adjoint du gouvernement. Fenosoa Ratsimanetrimanana à la direction du cabinet civil. Le premier Conseil des ministres de la “Refondation” publie ses premières nominations officielles. Et il s’agit des proches collaborateurs du Premier ministre.

     

    Le nouveau directeur général de l’Administration pénitentiaire a également été désigné au cours de la première réunion hebdomadaire des membres de l’Exécutif au complet. Herinirina Roger Rasamuel remplace à ce poste Sakina Volazara Mohamady, nommée en novembre 2024. Sa première tâche sera de ramener le personnel de l’administration pénitentiaire au travail alors que les réclamations des agents syndiqués ne sont pas satisfaites. Ceux-ci avaient demandé un secrétariat d’Etat au sein du gouvernement, faute de quoi ils refuseraient toute nouvelle entrée dans les prisons.