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  • GOUVERNANCE – Les valeurs et les qualités attendus des ministres communiqués durant le premier Conseil de gouvernement

    GOUVERNANCE – Les valeurs et les qualités attendus des ministres communiqués durant le premier Conseil de gouvernement

    Antananarivo, 28 Octobre, 21h00 – Probité et sagesse. Maturité et compétences. Redevabilité et transparence. Le Premier ministre de la “Refondation” Herintsalama Rajaonarivelo a transmis à ses ministres les valeurs et les qualités qu’il attend d’eux lors du premier Conseil de gouvernement tenu ce mardi. Pour lui, la nouvelle gouvernance doit incarner l’intégrité et l’excellence, mais elle doit aussi privilégier l’éthique et la performance.

    Dans son discours rapporté par un communiqué de Mahazoarivo, le Premier ministre parle d’une “mission sacrée au service de la population”. Il souligne alors la nécessité de “bâtir un Etat juste, efficace et au service du peuple”. Il appelle également les membres du gouvernement à “produire des résultats concrets et visibles, capables de renforcer la confiance entre la population et ses dirigeants”.

    Au-delà des réformes qu’exige la “Refondation”, Herintsalama Rajaonarivelo invite son équipe à faire preuve de “maturité” et à “agir en collectif” pour “relever ensemble la dignité de la Nation”. Il indique que les actions qui seront réalisées devront s’inscrire dans une voie claire de réformes véritables guidée par le respect, la solidarité et la cohésion.

  • INSTITUTION – La liste des membres du gouvernement de la « Refondation »

    INSTITUTION – La liste des membres du gouvernement de la « Refondation »

    Les nouveaux membres du gouvernement de la « Refondation » sont officiellement présentés ce mardi au Palais d’État d’Iavoloha.

     

    Ministre d’Etat auprès de la Présidence chargée de la Refondation : Lobo Hanitriniaina Razafimanantsoa

    Ministre des Forces armées : Général de division : Maminirina Ely Razafitombo

    Ministre des Affaires étrangères :  Christine Razanamahasoa

    Ministre de la Justice, Garde des sceaux : Fanirisoa Ernaivo

    Ministre de l’Intérieur et de la décentralisation : Hanitra Velonjara Tiaray Rakotonandrasana

    Ministre de l’Economie et des Finances : Herinjatovo Aimé Ramiarison

    Ministre de la Sécurité publique : Inspecteur général de police Eric Michel Wouli Soumah Idrissa,

    Ministre de l’Aménagement du territoire et des services fonciers : Général de division Lylison René de Roland

    Ministre de la Santé publique : Dr Monira Managna

    Ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique : Ndaohialy Ravonimanantsoa

    Ministre de l’Education nationale :  Karena Elys Hanitriniaina

    Ministre de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle : Antonio Tsilefa

    Ministre de l’Agriculture et de l’élevage : José Nirina Rasatarimanana

    Ministre de l’Industrialisation et du développement du secteur privé : Andriniaina Rasoarahona

    Ministre du Commerce et de la consommation : Haingotiana Michela Angèle Andriamadison

    Ministre du Travail, de l’Emploi et de la Fonction publique : Soatiana Bety Léonne Florent

    Ministre des Transports : Juste Crescent Raharisone

    Ministre de l’Energie et des hydrocarbures : Ny Ando Ralitera

    Ministre des Mines et des ressources stratégiques : Carl Andriamparany

    Ministre des Travaux publics : Henri Jacob Razafindrianarivo

    Ministre de la pêche et de l’économie bleue : Chan Kit Waye Jaco

    Ministre de l’Environnement et du développement durable : Michael Manesimana

    Ministre du Tourisme et de l’artisanat : Lucie Vololoniaina

    Ministre de l’Eau, de l’Assainissement et de l’hygiène : Minosoa Anjaratiana Elia Razafindrianiaina

    Ministre du Développement numérique, des postes et des télécommunications  : Mahefa Andriamampiadana

    Ministre de la Population et des solidarités : Sidonie Raharinirina

    Ministre de la Jeunesse et des sports : Alain Désiré Rasambany

    Ministre de la Communication et de la culture : Ogascar Fenosoa Mandrindrarivony

    Ministre délégué de la gendarmerie nationale : Général de divison Marima Bama

  • RON WEISS, DIRECTEUR GENERAL DE LA JIRAMA – « Nous avons déjà révisé plus de 50% des contrats »

    RON WEISS, DIRECTEUR GENERAL DE LA JIRAMA – « Nous avons déjà révisé plus de 50% des contrats »

    Nous sommes ici à Mangatany, district d’Arivonimamo, région de l’Itasy, sur le site où est construite une centrale solaire. Selon les informations, ce site est prévu produire de l’électricité d’une puissance de 9,5MWc pour le réseau interconnecté d’Antananarivo quand il sera terminé. Je suis avec Rado Andriamampandry et nous allons avoir une rencontre et un entretien avec le directeur général de la Jirama, Ron Weiss.

    Nous sommes ici à Mangatany. Je voudrais vous demander quand est-ce que les premiers mégawatts crête de ce site de Mangatany seront injectés sur le réseau interconnecté d’Antananarivo?

    Comme vous pouvez le voir lors de votre visite ici, nous progressons déjà très bien et nous avons déjà installé de nombreux panneaux. Nous avons déjà installé 3,8 mégawatts de panneaux, et au total, nous en aurons 9,5 mégawatts sur ce site. Cela fait partie de notre plan visant à augmenter la production à Antananarivo, et la première mise en service aura lieu d’ici un mois et demi. Dans un mois et demi, nous connecterons les 5 premiers mégawatts, puis nous poursuivrons avec le reste des mégawatts prévus sur ce site.

    Où en sont justement les projets de centrales solaires dans le plan que vous avez mis en place pour la Jirama?

    Comme vous le savez, la demande en électricité à Antananarivo est bien supérieure à la production sur le Réseau interconnecté d’Antananarivo. Pendant de nombreuses années, aucune nouvelle infrastructure, aucune nouvelle centrale électrique n’a été construite à Madagascar, notamment à Antananarivo. Andekaleka a été construite il y a 40 ans. De nouvelles unités y ont été ajoutées au fil du temps, mais de nombreuses années se sont déjà écoulées et elles ne couvrent plus les besoins. Pour Antananarivo en particulier, une centrale solaire a été implantée à Ambatolampy mais cela remonte à plusieurs années. L’augmentation des infrastructures produisant de l’énergie fait partie du plan de redressement de la Jirama, et surtout les infrastructures produisant de l’énergie renouvelable pour réduire l’utilisation du gasoil et du fuel.
    Ce site a une capacité de 9,5 mégawatts, mais nous prévoyons d’installer dans les meilleurs délais plus de 200 mégawatts de solaire à Antananarivo. Ce site s’inscrit donc dans notre plan à moyen terme pour mettre fin au délestage. Il fait également partie de notre stratégie visant à améliorer la situation financière de la Jirama, en réduisant l’utilisation de carburant et donc le coût de l’électricité grâce aux énergies renouvelables. Et tous les travaux que vous voyez ici sont réalisés par des Malgaches, par le personnel de la Jirama. Pas par des entreprises sous contrat.

     

     

     

    En parlant justement de la réduction de délestage. Les Malgaches revendiquent la fin du délestage. Pouvez-vous donner un délai pour mettre fin, ou du moins pour réduire au maximum, le délestage? Pour le Réseau interconnecté d’Antananarivo, mais aussi pour l’ensemble du réseau dans tout Madagascar?

    Notre plan est divisé en trois phases : le court terme, le moyen terme et le long terme. À court terme, nous allons faire venir des générateurs fonctionnant au fuel le plus rapidement possible. Nous travaillons avec les nouveaux dirigeants [du pays]. Et une fois qu’elle aura donné son approbation de notre plan, quelques jours plus tard, les générateurs arriveront à Antananarivo. C’est une solution à court terme, juste pour résoudre la crise de délestage que nous connaissons actuellement. Et il y a une autre solution sur laquelle nous travaillons. Nous sommes en négociation avec les grandes usines, comme le Cotona ou la Star etc. Nous travaillons aussi en collaboration avec GEM et SIM. Pendant la saison sèche, lorsque la production est insuffisante, ces usines fonctionneront avec leurs propres générateurs et seront déconnectées du réseau. La semaine prochaine, nous aurons une grande réunion avec de nombreuses entreprises à ce sujet, afin d’avancer sur cette proposition.
    À moyen terme, notre solution consiste à installer beaucoup de panneaux solaires et de batteries, comme nous le faisons ici. Nous avons identifié des terrains et nous installons site après site. Et à long terme, notre solution repose sur les grands barrages hydroélectriques comme Ranomafana, Sahofika ou Volobe.

    L’une des missions qui vous ont été confiées est de mettre en place le plan de redressement de la Jirama. Cela a été fait et a reçu l’approbation des autorités. Est-ce que ce plan connaîtra des changements avec les nouveaux dirigeants?

    Je pense qu’il est trop tôt pour répondre à cette question. Il nous a fallu plus d’un an pour obtenir l’approbation du plan de redressement financier. J’espère que les nouveaux dirigeants approuveront ce plan et ne le modifieront pas. Je pense que c’est un bon plan et nous avons déjà commencé à le mettre en œuvre. Mais ils ont bien sûr le droit de le réexaminer et de donner leur avis et leurs orientations en conséquence. Je pense qu’une fois le gouvernement en place, et en particulier le ministre de l’Énergie, il sera le premier à examiner le plan et à nous donner des orientations sur la marche à suivre.
    Il y a certains principes de base qui sont valables pour tous les pays, pas seulement pour Madagascar. Nous devons réduire la consommation de carburant, car le carburant est trop cher. Nous devons installer des centrales solaires avec des batteries de stockage, car c’est une énergie propre et la mise en œuvre est rapide.
    Nous devons continuer avec les barrages hydroélectriques qui sont de très bonnes solutions, mais il ne faut pas s’attendre à des résultats immédiats. Cela prend du temps et nous ne pouvons pas attendre leur aboutissement.
    Et tous les éléments du plan qui concernent le fonctionnement interne de la Jirama doivent continuer : la réduction des pertes, le remplacement des vieilles machines qui causent de nombreux problèmes dans toutes les régions. Nous achetons actuellement plus de 100 groupes électrogènes pour l’ensemble des régions. Nous espérons que nous serons autorisés à poursuivre le plan de redressement financier tel qu’il a été convenu.

    Vous avez parlé des groupes électrogènes mais aussi de la réduction de l’utilisation des carburants. Où en sommes-nous avec le groupe de 105MW pour Ambohimanambola qu’il faut transporter de Toamasina?

    Le projet de 105 MW est un projet géré par le ministère de l’Énergie. Le gouvernement m’avait promis que ce projet serait prêt pour cette saison sèche. J’ai insisté à plusieurs reprises pour que la mise en œuvre de ce projet démarre. J’ai parlé avec le président, avec le Premier ministre, avec le ministre et avec l’équipe du ministère. J’ai envoyé des lettres, mais malheureusement, jusqu’à aujourd’hui, le projet n’a pas encore démarré. Une partie des pièces a pu être transportée de Toamasina vers Antananarivo.
    Mon estimation personnelle est qu’il faudra encore du temps pour achever ce projet. Mais je pense qu’il vaut mieux poser la question au ministre de l’Énergie, car c’est lui qui en est responsable.
    Je voudrais revenir au plan de redressement qui a été approuvé par les autorités. Mais qu’en est-il de l’adhésion de vos collaborateurs? Parce que ce sont eux qui vont le mettre en oeuvre avec vous.

    Ce n’est pas un plan politique. C’est un plan purement technique. Les employés bénéficieront des résultats de ce plan, car la Jirama se trouvera dans une bien meilleure situation. Dans le plan, nous ne touchons pas à leurs avantages. Nous ne licencions aucun employé. Et d’après mon expérience au Rwanda, une fois que l’entreprise a été redressée, nous pouvons améliorer les conditions des employés. Donc, je pense que les employés devraient être satisfaits et soutenir ce plan.

    Est-ce que nous pouvons espérer un équilibre financier rapide avec ce plan?

    C’est l’un des principaux objectifs du plan. Nous voulons atteindre un équilibre opérationnel. Nous voulons réduire nos coûts. Et le plan aborde différents aspects relatifs à la réduction des coûts. Nous voulons aussi augmenter nos revenus. Par exemple, en réduisant les pertes que nous subissons entre la production et la distribution. Mais le plan ne concerne pas uniquement l’équilibre opérationnel. Il vise aussi à apurer les dettes passées, les grosses dettes que nous devons sur le marché.

    Avez-vous une estimation de l’atteinte de cet équilibre opérationnel?

    Le plan s’étale sur cinq ans. En réalité, nous avons commencé en 2024, avant même son approbation officielle. Nous atteindrons l’équilibre complet en 2029. Mais cela ne veut pas dire que nous allons souffrir jusqu’en 2029. Nous constatons déjà des améliorations dans plusieurs domaines.
    D’abord, la plupart des fournisseurs de la Jirama, pas les producteurs indépendants (IPP), pas les fournisseurs de carburant, pas les grands fournisseurs, mais tous les autres fournisseurs sont désormais payés à temps. Ce n’était pas le cas auparavant.
    Pour les IPP et les fournisseurs de carburant, comme cela représente des montants très importants, nous sommes encore en discussion avec le gouvernement. Mais tous les autres fournisseurs, les prestataires en nettoyage, en sécurité, ou en matériel, etc. sont désormais payés à temps. Et le montant total des arriérés les concernant est passé de 120 milliards d’ariary à 77 milliards, et nous continuerons à réduire jusqu’à solder complètement ces dettes.

    Et parlant des dettes. Le sujet des contrats passés par la Jirama est une question récurrente. Est-ce que tous les contrats de la Jirama avec les autres entreprises, ses fournisseurs, que ce soit en matière de production d’électricité, de fourniture de carburants sont équitables? Est-ce que des faveurs sont accordées à certains prestataires?

    Nous avons déjà renégocié de nombreux contrats. Et nous avons signé, ou re-signé, de nouveaux contrats plus favorables à la Jirama. Ce n’est pas encore terminé, nous continuons ce travail. Mais nous avons déjà révisé plus de 50 % des contrats. Et concernant la deuxième question, je veux être très clair. Tant que je serai directeur général, la Jirama ne favorisera aucun entrepreneur ou fournisseur. Tout sera fait par appels d’offres, ou selon des accords parfaitement équitables. Les conditions seront les mêmes pour tous les fournisseurs. Et cela ne s’applique pas qu’à mon niveau. C’est une instruction que j’ai donnée même aux niveaux hiérarchiques inférieurs de la Jirama. Et si je découvre un cas de favoritisme, de corruption ou de pot-de-vin, j’agis immédiatement et de manière très sévère. La Jirama n’est pas encore totalement assainie, je dois être honnête. Je reçois encore des plaintes de citoyens disant que des employés leur demandent de l’argent pour un branchement ou pour d’autres services. Mais nous ne le tolérons pas, et nous intervenons dès que nous avons des renseignement. C’est la même chose pour tout vol d’argent, de carburant ou d’électricité.

    Quels sont les avantages que nous avons obtenus après ces renégociations? Le prix du kilowattheure a baissé de combien? Autrement dit, quelles sont les économies réalisées grâce à la renégociation de ces contrats ?

    Oui, nous avons toutes les données à ce sujet. En fait, cela fait partie de notre plan de redressement financier. Il y a un chapitre consacré à la renégociation des contrats. Nous avons une présentation complète qui montre, contrat par contrat, les prix avant et après négociation. Et les économies réalisées grâce à ces renégociations font partie du plan de réduction de nos coûts.

  • GOUVERNEMENT – Marie Michelle Sahondrarimalala quitte son poste de ministre de l’Éducation nationale avant la formation du nouveau gouvernement

    GOUVERNEMENT – Marie Michelle Sahondrarimalala quitte son poste de ministre de l’Éducation nationale avant la formation du nouveau gouvernement

    Antananarivo, 28 Octobre, 6h30 – Démission. La ministre de l’Education nationale sortante, Marie Michelle Sahondrarimalala, annonce mettre elle-même fin à ses fonctions alors que son successeur n’est pas encore nommé. Censée assurer l’expédition des affaires courantes jusqu’à la désignation du prochain ministre, elle indique cependant que “les conditions ne permettent plus d’assurer de manière optimale la gestion et le bon fonctionnement du ministère, ainsi que la conduite efficace des affaires courantes”.

    Pour la ministre sortante, cette situation vient du “contexte institutionnel, social et politique actuel” qui ne garantit plus la stabilité et l’efficacité du service public de l’éducation. Elle évoque la suspension de nombreuses activités et du travail au sein du ministère depuis le changement à la direction du pays. Elle espère qu’avec sa décision, les autorités compétentes pourront “prendre en toute légitimité les mesures appropriées” pour pallier les difficultés et pour “permettre la continuité du service public de l’enseignement”.

    Depuis l’annonce de la dissolution du gouvernement par Andry Rajoelina le 29 septembre, puis la nomination d’un nouveau Premier ministre, les ministres sortants avaient pour mission d’expédier les affaires courantes. Cette disposition devait être maintenue avec la nomination d’un autre Premier ministre par le président de la Refondation de la République le 20 octobre. Mais depuis le départ en exil d’Andry Rajoelina et la désignation d’un chef d’Etat par intérim, Marie Michelle Sahondrarimalala avait annoncé “ranger au placard talons et costumes pour un moment”. Elle avait alors pris le leadership de la contestation du régime de la Refondation.

    Dans sa déclaration publiée lundi, la ministre de l’Education nationale sortante annonce qu’elle demeure “pleinement investie, sous d’autres formes, dans la construction d’une nation malgache forte, digne et prospère”. Élue députée à Fianarantsoa sous les couleurs de la plateforme Isika Rehetra Miaraka Amin’i Andry Rajoelina (Irmar), elle devrait retrouver son siège à Tsimbazaza. En attendant la décision de la Haute cour constitutionnelle en ce sens, elle fait partie de la délégation d’Andry Rajoelina dans les discussions avec les missions internationales et dirige les mouvements de contestation dans les rues. Elle représente également le président déclaré absent par la HCC dans des missions plus nationales.

  • INSTITUTION – La requête d’Andry Rajoelina demandant la reconsidération de la décision de la HCC jugée irrecevable

    INSTITUTION – La requête d’Andry Rajoelina demandant la reconsidération de la décision de la HCC jugée irrecevable

    Antananarivo, 27 Octobre, 11h15 – “Les arrêts et décisions de la Haute cour constitutionnelle (HCC) ne sont susceptibles d’aucun recours”. La HCC déboute Andry Rajoelina de sa requête en reconsidération de la décision de la Cour et de rétablissement de l’ordre constitutionnel. Elle fonde l’irrecevabilité de la requête non parce que le requérant n’a pas la qualité pour le faire, mais plutôt parce que “les arrêts et décisions de la HCC s’imposent à tous les pouvoirs publics ainsi qu’aux autorités administratives et juridictionnelles”.

     

    Via ses conseils, le président constaté absent a “requis la Cour de céans de reconsidérer la décision, de rétablir ainsi l’ordre constitutionnel par application stricte de la disposition de la Constitution relatif à la suppléance du Chef de l’Etat”, rapporte la HCC. Selon la Cour d’Ambohidahy, il s’agit d’une “requête [qui] s’apparente à un véritable recours, tendant à amener la Haute Cour de céans à revenir sur sa décision”. A l’en croire, l’objectif du requérant est d’amener la Haute Cour “à rediscuter le dispositif de sa décision et les considérants qui en constituent le soutien”.

     

    Dans sa décision, la HCC ne se prononce pas sur la qualité du requérant et ne prononce pas l’irrecevabilité par rapport au statut du président dont le poste a été constaté vacant dans la décision “attaquée”. Elle souligne juste qu’il est “loisible à toutes les autorités limitativement habilitées à saisir la Haute Cour Constitutionnelle afin d’obtenir plus d’éclaircissement sur sa décision, même sans texte”. Elle précise que ces autorités “ne sauraient être recevables lorsqu’elles amènent la Cour à réexaminer le bien fondé de sa décision”.

     

    Dans sa requête, Andry Rajoelina, invoque “l’irrégularité de la saisine du Vice Président de l’Assemblée Nationale”. Il soulève également “l’atteinte à l’indépendance et à l’impartialité des juges constitutionnels, le défaut de délibération et la falsification apparente de l’heure de décision, ainsi que le non-respect du principe du contradictoire”. Il dénonce également une “erreur dans la définition constitutionnelle de la vacance de poste de Président de la République” et “la désignation d’une autorité militaire pour exercer les fonctions de Chef de l’Etat”.

     

    Selon la Constitution, en cas de vacance de la présidence, “les fonctions du chef de l’État sont

    exercées par le Président du Sénat”. Et “en cas d’empêchement du Président du Sénat constatée par la HCC, les fonctions de chef de l’État sont exercées collégialement par le Gouvernement”. Or, dans sa décision du 14 octobre, la HCC avait indiqué que “le Gouvernement se trouve également dans l’impossibilité de remplir l’obligation de faire fonctionner la vie de la nation tel que le prévoit la Constitution”. D’où sa décision de confier les attributions du chef de l’Etat à “l’autorité militaire compétente incarnée par le Colonel Michaël Randrianirina”.

  • PRÉVISION MACRO ÉCONOMIQUE – Le déficit de la balance extérieure de Madagascar prévue atteindre 6,1% du PIB du pays, avance la BAD

    PRÉVISION MACRO ÉCONOMIQUE – Le déficit de la balance extérieure de Madagascar prévue atteindre 6,1% du PIB du pays, avance la BAD

    Antananarivo, 27 Octobre, 7h30 – Madagascar continue de vivre au-dessus de ses moyens par rapport au reste du monde. L’écart entre ses dépenses en importations et ses recettes d’exportations pourrait encore se creuser, estime la Banque africaine de développement (BAD). Le déficit de la balance extérieure de la Grande île devrait se détériorer pour atteindre 6,1% de son Produit intérieur brut (PIB) et 6,4% en 2026, avance cette institution panafricaine dans l’Aperçu régional de l’Afrique Australe qu’elle vient de livrer.

    L’Etat malgache devrait pour sa part enregistrer un creusement de son déficit budgétaire, à hauteur de 3,9% du PIB du pays pour 2025. L’État dépenserait ainsi plus d’argent qu’il n’en récolte en impôts et taxes, selon ce niveau avancé par la BAD.

    Par ailleurs, après avoir maintenu une croissance économique stable de 4,2% en 2024, la BAD estime que cette croissance devrait se tasser à 3,8 % en 2025 pour Madagascar, avant de remonter légèrement à 4 % en 2026. Pour ce qui est de l’inflation, elle devrait s’atténuer pour atteindre 7 % cette année et 6,7 % l’année prochaine, selon toujours les prévisions de la BAD.

  • CATASTROPHES – Incendies dans trois quartiers d’Antananarivo durant le week-end

    CATASTROPHES – Incendies dans trois quartiers d’Antananarivo durant le week-end

    Antananarivo, 27 Octobre, 8h20 – Catastrophes dans la Capitale. Les feux ont ravagé des entrepôts et des maisons dans trois quartiers d’Antananarivo ce week-end. Samedi soir, ce sont les entrepôts de quatre entreprises qui ont pris feu dans la zone Zital à Ankorondrano. Les pompiers ont mis plusieurs heures pour maîtriser l’incendie.

    Dimanche matin, il a fallu deux heures pour éteindre les flammes qui ont embrasé des dizaines de maisons à Tsaramasay Ankorondrano Andrefana. Le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC) fait état de 30 maisons ravagées par le feu, de 104 foyers sinistrés et de 384 personnes devenues sans-abris.

    Un autre incendie est également survenu du côté d’Andohatapenaka dimanche. Outre les maisons calcinées, les habitants rapportent également des vols et des pillages perpétrés durant les opérations de secours.

    Accusés d’être arrivés tardivement sur les lieux des incendies, notamment à Ankorondrano Andrefana, les sapeurs pompiers de la Commune urbaine d’Antananarivo indiquent avoir été sur place 10 minutes après avoir reçu l’alerte. Ils regrettent de n’avoir été appelés que plusieurs minutes après que les feux ont éclaté. Ils invitent par ailleurs la population à avoir à disposition des seaux de sable qui sont plus efficaces contre les incendies en ces périodes sèches.

  • GOUVERNEMENT – La nomination des ministres toujours en attente, les consultations des acteurs se poursuivent 

    GOUVERNEMENT – La nomination des ministres toujours en attente, les consultations des acteurs se poursuivent 

    Antananarivo, 27 Octobre, 6h05 – “Concertation avec tous les acteurs” et “intérêt général”. La présidence de la Refondation de la République n’entend pas se précipiter pour nommer les membres du gouvernement de Herintsalama Rajaonarivelo. A en croire un communiqué publié dans la nuit, les autorités de la Refondation poursuivent encore les “consultations avec l’ensemble des acteurs concernés”. Si l’on en croit le document de la présidence, il s’agit de privilégier la “concertation” et de s’assurer que les nominations répondent à “l’intérêt général”.

     

     

    Le président de la Refondation, le Colonel Michaël Randrianirina, a pourtant annoncé souhaiter que les ministres soient nommés en fin de semaine. Mais la nomination ne s’est pas faite ni samedi ni dimanche. Aucune date n’est donnée pour “l’annonce des membres qui constitueront le nouveau gouvernement”. La présidence indique juste que cela se fera “prochainement” sans plus de détails.

  • PÉTANQUE – Nathanaël Rasoloson Andriantsivolo et Tafitasoa Mitia Nomenjanahary champions du monde en doublette mixte

    PÉTANQUE – Nathanaël Rasoloson Andriantsivolo et Tafitasoa Mitia Nomenjanahary champions du monde en doublette mixte

    Antananarivo, 26 Octobre, 18h30 – Sur le toit du monde. Nathanaël Rasoloson Andriantsivolo et Tafitasoa Mitia Nomenjanahary deviennent champions du monde de pétanque en doublette mixte de la catégorie des juniors. Cette doublette, Madagascar 1, bat l’équipe de Belgique 2, 13 à 12, ce dimanche en finale des championnats du monde à Isle Cristina, Espagne.

    Les deux équipes se sont battues jusqu’à la dernière boule pour sortir un vainqueur. Le match a offert un beau spectacle digne d’une finale de championnat du monde.

    Alors que le score est de 12 à 12, Madagascar pointe en premier pour la dernière mène. Tafitasoa Mitia Nomenjanahary assure sa première lancée. Noémie Lhoir, pointeuse belge, rate la première boule. Elle se récupère pour la deuxième.

    Nathanaël Rasoloson Andriantsivolo tire bien le point belge. Noémie gagne encore le point, mais le tireur malgache n’a pas encore raté.

    C’est au tour d’Aaron Daubersy de se placer sur le rond pour placer un point. Nathanaël rate mais Mitia fait le boulot. Le tireur belge place sa deuxième boule au même endroit que le premier, mais Mitia en mode tireur, fait son boulot.

    Un point sur terre, Madagascar gagne si Aaron rate son point. Il est le seul à avoir une boule en main. Heureusement pour la doublette malgache, cette boule file loin du but et offre à Madagascar le titre de champion du monde doublette mixte, juniors.

  • CONJONCTURE – Le Crem plaide pour une souveraineté économique de Madagascar

    CONJONCTURE – Le Crem plaide pour une souveraineté économique de Madagascar

    Antananarivo, 26 Octobre, 12h05 – Quand le choc force la transformation. Le Cercle de réflexion des économistes de Madagascar (Crem) estime qu’il est “temps de bâtir une souveraineté économique”. Ce groupe de réflexion s’est exprimé face à la presse ce vendredi, devant la phase de refondation que traverse le pays, en insistant notamment sur les sources de financement qui devront être affectées pour son redressement.

     

    Pour le Crem, la clé du financement du développement réside dans la bonne gouvernance et la mobilisation des ressources internes. Et la souveraineté économique prônée par ce groupe devrait être fondée sur plusieurs facteurs. Patrick Randriamisata, qui est administrateur du Crem, parle d’une gouvernance exemplaire couplée par une gestion publique efficiente, la lutte active contre la corruption et la valorisation des capacités productives locales et des talents nationaux.

     

    Ces économistes recommandent également l’internalisation du financement de l’économie, via notamment des instruments financiers comme les Bons du trésor par adjudication. Ils proposent par ailleurs le développement d’un marché boursier national pour les entreprises publiques, afin de stimuler l’investissement et la transparence.

     

    Le Crem estime d’ailleurs que toute démarche de changement au pays doit mettre le bien être du peuple malgache au cœur des priorités. La préservation des intérêts économiques de la Nation, la protection des ressources et la consolidation de la stabilité économique doivent, selon lui, constituer les fondements de toute réforme politique.

     

    Le fait qu’un économiste soit placé à la tête de l’Exécutif constitue en tout cas déjà un élément majeur pour assurer une vision plus prospective de la conjoncture économique future, lance le Dr Hubert Rafaliarisoa, vice-président du CA du Crem. Ceci suggère que la politique économique qui sera menée au cours des deux prochaines années devrait être fondée et articulée autour des besoins du pays, lance-t-il.

     

    “Cette approche nécessite d’examiner attentivement les dépenses publiques du pays et d’identifier les canaux de financement nécessaires pour faire fonctionner la machine administrative et répondre efficacement aux aspirations de la population”, conclut-il.