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  • CONDITION DE VIE – Environ 20,5 millions de malgaches vivent avec l’équivalent de moins de 3 dollars, selon la Banque mondiale

    CONDITION DE VIE – Environ 20,5 millions de malgaches vivent avec l’équivalent de moins de 3 dollars, selon la Banque mondiale

    Antananarivo, 23 Octobre, 13h10 – Près des deux tiers de la population malgache vivent dans l’extrême pauvreté en 2025. Environ 20,5 millions sur 32 millions de personnes, soit 66% de cette population de Madagascar vivent en dessous du seuil de pauvreté international de 3 dollars, en parité de pouvoir d’achat (PPA) de 2021. C’est la Banque mondiale qui fait état de cette situation dans sa note de conjoncture sur la pauvreté macroéconomique ou la Macro Poverty Outlook (MPO) qui vient juste de sortir, en ce mois d’octobre.

    C’est la toute première fois que des données récentes sur la situation de la pauvreté à Madagascar, avec ce nouveau seuil de pauvreté international de 3 dollars par jour, sont publiées. Même les informations sur la Grande île, dernièrement intégrées dans la Plateforme sur la Pauvreté et l’inégalité (PIP) de la Banque mondiale, ne concernaient encore que l’exercice 2021.

    La pauvreté à Madagascar reste en tout cas très élevée. Dans la MPO de ce mois d’octobre, l’extrême pauvreté avec ce seuil de 3 dollars par jour est passée de 67 % en 2012 à 69 % en 2021 et n’aurait diminué que légèrement à 66 % en 2025. Et comme exposé par la Banque mondiale dans ce document, la pauvreté rurale demeure un défi sérieux, et les zones urbaines ont connu une détérioration significative du niveau de vie au cours de la dernière décennie.

    Des ajustements sont toutefois à noter dans les chiffres avancés par la Banque mondiale. En effet, précédemment, avec le seuil de revenu quotidien de 2,15 dollars (PPA 2017), la Banque mondiale avait déjà avancé un taux de pauvreté de 80% pour Madagascar en 2024, pour diminuer légèrement à 79,5% en 2025. Des rectifications de méthodes et de calcul avaient été alors été avancées par des spécialistes du secteur pour justifier les écarts.

    Pour réduire la pauvreté persistante et promouvoir une croissance élevée et résiliente, la Banque mondiale préconise l’amélioration de la gouvernance et un environnement commercial propice. Elle suggère également des réformes structurelles dans des secteurs clés comme l’énergie, les mines et les télécommunications, une accumulation plus rapide de capital humain et physique ainsi que la création d’emplois à forte intensité de main-d’œuvre pour absorber la main-d’œuvre croissante.

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  • PARLEMENT – Le groupement parlementaire Irmar revendique toujours “la majorité” à l’Assemblée nationale dans un communiqué

    PARLEMENT – Le groupement parlementaire Irmar revendique toujours “la majorité” à l’Assemblée nationale dans un communiqué

    Antananarivo, 13h55 – Le groupe parlementaire soutenant l’ancien régime sort du silence. Dans un communiqué publié, mardi, la plateforme Isika Rehetra Miaraka amin’i Andry Rajoelina (Irmar) affirme qu’il détient toujours la majorité à l’Assemblée nationale avec 106 députés au total. Il souligne dans le communiqué que son président “n’a reçu aucune lettre de démission officielle, ne serait-ce qu’une, de la part d’un député”. Ce communiqué ajoute que c’est également le cas du secrétaire général de l’Assemblée Nationale. Celui-ci “n’a reçu aucune notification officielle concernant la démission d’un député, la désaffiliation de ce groupement, même pas un seul”, poursuit le communiqué.

    Le communiqué contredit ce qu’il qualifie “d’allégations” selon lesquelles certains députés élus sous les couleurs IRMAR auraient déposé une lettre de démission, provoquant un changement dans l’équilibre des forces au sein de l’Assemblée Nationale. “Il n’y a eu aucun changement légal ou officiel entériné par les instances parlementaires, concernant la composition du groupe ou son statut majoritaire”, peut-on encore y lire.

    Mardi, Hanitra Razafimanantsoa, président du groupement parlementaire Firaisankina, avait rapporté que la majorité à l’Assemblée nationale est détenue par son groupement qui dispose de 21 députés. L’élue du premier arrondissement de la Capitale avait ajouté que de nombreux députés appartenant au groupement Irmar “ont quitté” leur rang. Une affirmation confirmée par certains députés Irmar, ce qui avait été mis en avant par le groupe Firaisankina pour justifier son initiative.

  • MONNAIE – “L’ariary reste stable malgré la conjoncture politique”, selon Aivo Andrianarivelo

    MONNAIE – “L’ariary reste stable malgré la conjoncture politique”, selon Aivo Andrianarivelo

    Antananarivo, 23 Octobre, 10h15 – Malgré un contexte politique tendu à Madagascar, la Banky Foiben’i Madagasikara (BFM) a récemment rassuré la population sur la santé économique du pays. Selon le gouverneur de la banque centrale, Aivo Andrianarivelo, “l’ariary reste stable face aux principales devises étrangères, grâce à une gestion rigoureuse des réserves et à une politique monétaire prudente”. Le taux de change moyen du dollar s’établit autour de 4 510 ariary et l’euro à environ 5 186 ariary. Cette stabilité contraste avec les fortes fluctuations observées dans d’autres pays de la région.

    La politique monétaire resserrée, avec un taux directeur maintenu à 12 %, a permis de contenir l’inflation et de soutenir le crédit productif. L’inflation annuelle a ainsi diminué à 8,4 % au troisième trimestre 2025. Les réserves de change, supérieures à 3,2 milliards de dollars, représentent 6,2 mois d’importations, offrant à la BFM une marge de manœuvre confortable. Les experts estiment que cette discipline monétaire contribue à stabiliser les prix tout en soutenant la reprise économique, même si elle ne résout pas toutes les vulnérabilités structurelles de l’économie nationale.

    Cette stabilité reste fragile, notamment en raison du déficit commercial croissant. Les importations augmentent plus vite que les exportations, pesant sur la balance commerciale. Les analystes soulignent que la stabilité de l’ariary est avant tout défensive, reflétant la capacité de la BFM à absorber les chocs à court terme. La croissance prévue pour 2025, estimée à 3,9 %, reste insuffisante pour réduire l’inflation et les inégalités de revenu. La coordination entre politique budgétaire et politique monétaire, ainsi que la maîtrise des dépenses publiques et le renforcement de la collecte fiscale, sont essentiels pour maintenir l’équilibre économique.

    La confiance des opérateurs économiques et des ménages joue un rôle déterminant dans la stabilité monétaire. Les entreprises et les acteurs financiers suivent attentivement les variations du taux de change et privilégient la prudence. Les dépôts en ariary progressent, la dollarisation reste contenue, et les transferts de la diaspora, estimés à plus de 700 millions de dollars, soutiennent le marché des devises. À moyen terme, la BFM devra arbitrer entre soutien à la croissance et lutte contre l’inflation, tout en restant vigilante face aux tensions politiques et aux fluctuations des prix mondiaux, afin de préserver la confiance et la stabilité économique.

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  • ADMINISTRATION – Le préfet d’Antananarivo annonce les élections des chefs de fokontany ce dimanche

    ADMINISTRATION – Le préfet d’Antananarivo annonce les élections des chefs de fokontany ce dimanche

    Antananarivo, 23 Octobre, 7h30 – Les premières élections de la transition se préparent. Le préfet d’Antananarivo, le général Angelo Ravelonarivo, annonce que les élections des chefs de fokontany sont programmées ce dimanche à partir de 13h à Antananarivo. Il évoque une assemblée générale des habitants de chaque circonscription puis un vote à main levée.

    Le préfet explique la tenue des élections par la nécessité de “trouver rapidement des solutions” face aux problèmes de nombreux fokontany. Il parle d’une “administration paralysée”, avec des chefs de fokontany qui ne peuvent plus entrer dans leur bureau, ou encore des documents administratifs tels que les certificats de résidence qui ne sont plus délivrés.

    Galvanisés par les slogans des récentes manifestations qui scandaient “Miala Rajoelina sy ny forongony” (Départ de Rajoelina et de sa bande), des habitants de nombreux quartiers demandent le départ des chefs de quartiers désignés à l’époque de l’ancien président, notamment ceux qui sont connus pour leur sympathie envers son parti. Le sujet a encore été évoqué samedi dernier sur la Place du 13 Mai, et les députés avaient promis que “désormais, tous les chefs de fokontanys ent élus” et qu’un projet de loi en ce sens était en cours.

    En attendant que la procédure législative aboutisse, le préfet choisit de réagir, et souligne que la liste électorale devrait être bouclée dès ce vendredi au niveau des fokontany. Il rappelle les critères à respecter par les candidats : ne pas avoir d’antécédent judiciaire, avoir une capacité de gestion et une vision minimales, et savoir lire et écrire.

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  • MÉDIATION – La SADC lance une consultation des citoyens malgaches via Whatsapp et SMS

    MÉDIATION – La SADC lance une consultation des citoyens malgaches via Whatsapp et SMS

    Antananarivo, 22 Octobre, 21h15 – Les plateformes numériques pour consulter le public en vue d’un dialogue inclusif. Les missionnaires de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) qui sont actuellement à Madagascar pour une mission d’établissement des faits ne se contentent pas de rencontres physiques avec les parties prenantes nationales. Ils entendent donner la parole à un plus grand nombre de citoyens et leur permettre de prendre part au dialogue constructif en faveur de la résolution pacifique des différends. C’est pourquoi ils ont ouvert un canal de communication directe avec la population malgache via des plateformes numériques, que sont Whatsapp et les SMS.

     

    C’est donc à travers ces plateformes numériques que les citoyens sont invités à partager leurs avis, leurs points de vue, leurs préoccupations à l’équipe chargée de la mission d’établissement des faits concernant la situation politique, sociale et sécuritaire dans la Grande île. Ces citoyens échangeront avec ces missionnaires de la SADC uniquement avec des numéros de téléphones enregistrés à Madagascar. Et cette disposition devra garantir que l’équipe d’établissement des faits puisse recueillir des témoignages directs et diversifiés.

     

    Outre cette écoute “numérisée”, la mission a déjà prévu de rencontrer plusieurs parties prenantes nationales, dont notamment les institutions publiques, les forces de sécurité, les formations politiques, les organisations de la société civile, les représentants de la Jeunesse que sont les Gen Z, ainsi que le corps diplomatique et les organisations internationales présentes à Madagascar. La mission, qui s’achèvera le 27 octobre, synthétise toutes les informations recueillies provenant des entretiens officiels et des contributions citoyennes numériques. Et les conclusions de cette mission feront l’objet d’un rapport présenté au Sommet de la SADC.

  • ORGANE ÉLECTORAL – La Ceni indique avoir demandé une interprétation à la HCC sur son statut

    ORGANE ÉLECTORAL – La Ceni indique avoir demandé une interprétation à la HCC sur son statut

    Antananarivo, 22 Octobre, 18h00 – La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) pose une question sur son statut après la décision de la Haute cour constitutionnelle du 14 Octobre mettant en place le colonel Michael Randrianirina en tant que chef d’Etat. A en croire Andonirina Andriamalazaray, commissaire électoral, ils ont envoyé une demande d’interprétation à Ambohidahy “pour avoir l’esprit tranquille”.

    Le premier vice-président de la Ceni indique que cet organisme “poursuit son travail”. Mais cette demande adressée à la HCC vise, selon lui, à “connaître les règles du jeu pour pouvoir bien avancer”. “Pour que la Ceni progresse avec discernement, elle doit impérativement savoir ce qu’il faut faire afin de ne pas agir à l’aveuglette”, poursuit-il. Il précise que lorsque la Ceni obtiendra une interprétation claire, “elle saura quoi faire, que ce soit concernant la poursuite de ses travaux ou l’élaboration du calendrier d’organisation des élections”.

    Le 14 octobre dernier, le colonel Michaël Randrianirina avait proclamé que la Ceni se trouve parmi les organes et institutions à dissoudre. Mais, quelques jours après, le Chef de l’Etat annonce de suivre la décision de la HCC indiquant que “les institutions et organes constitutionnels en place continuent d’exercer leurs pouvoirs habituels”.

    Outre la Ceni, d’autres organismes ont également envoyé une demande d’interprétation au niveau d’Ambohidahy. Sur le site de la HCC, six dossiers attendent la décision des hauts conseillers concernant une requête aux fins de résolution sur une sortie de crise politique.

  • ADMINISTRATION – L’ensemble des concours de recrutement dans la fonction publique suspendu

    ADMINISTRATION – L’ensemble des concours de recrutement dans la fonction publique suspendu

    Antananarivo, 22 Octobre, 11h00 – Partie remise pour ceux qui veulent intégrer la fonction publique. Le président de la Refondation de la République, le Colonel Michael Randrianirina, donne des instructions pour la suspension et le report de l’ensemble des concours d’entrée dans la Fonction publique. Cette disposition “entre dans le cadre de la mise en œuvre de la refondation structurelle de la Nation”, souligne le communiqué publié par la Présidence de la Refondation de la République de Madagascar (PRRM), ce mercredi.

    Selon la présidence, il s’agit surtout “d’assurer une pleine participation de tous” mais aussi “de garantir un processus de compétition juste et transparent”. Il reviendra aux ministères concernés de prendre les arrêtés correspondant à cette décision, précise encore la présidence.

    Mardi, le ministère de la Justice a déjà annoncé l’ajournement du concours d’entrée à l’Ecole nationale de la magistrature et des greffes (ENMG) afin de s’assurer “que toutes les étapes soient conformes aux conditions et aux dispositions légales prévues”. Vendredi, le Conseil scientifique du concours avait encore maintenu les dates du 28 au 31 octobre pour le concours de recrutement des élèves-magistrats. Il avait néanmoins été annoncé que des discussions préalables seront menées avec les dirigeants de la Refondation et du mouvement GenZ pour que le concours se déroule dans les meilleures conditions.

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  • JUSTICE – Inquiétudes après la libération d’un élu condamné pour trafic de tortues et de blanchiment d’argent

    JUSTICE – Inquiétudes après la libération d’un élu condamné pour trafic de tortues et de blanchiment d’argent

    Antananarivo, 22 Octobre, 7h45 – “Il n’est en aucun cas un détenu politique mais un condamné pour crimes environnementaux et financiers”. Transparency International Initiative Madagascar hausse le ton alors que Roméo Christophe Ramanatanana, député élu à Soavinandriana, revient à Tsimbazaza avec son écharpe. Dans une publication postée mardi sur sa page Facebook, l’organisation de lutte contre la corruption rappelle que cet élu avait été “condamné à 10 ans de prison ferme pour trafic de tortues et blanchiment d’argent, avec une amende de 60 millions d’ariary et une indemnisation de 2 milliards d’ariary à verser à l’État”.

     

    Dans son communiqué, TI-MG fait part de “sa profonde inquiétude face aux libérations et sorties irrégulières de détenus, en dehors des véritables prisonniers politiques”. Elle dénonce “le danger de telles pratiques”, et rappelle que “ces libérations doivent strictement obéir à la loi et aux procédures en vigueur”. Craignant que de telles pratiques fragilisent l’État de droit et jettent le doute sur la sincérité du processus de refondation”, elle en appelle au président de la Refondation, au Premier ministre ainsi qu’à l’Assemblée nationale “à faire du rétablissement de l’État de droit leur priorité, à garantir une justice indépendante et effective, et à faire de cette refondation un véritable tournant éthique, et non un retour à l’impunité”.

     

    La semaine dernière, le Colonel Mickaël Randrianirina a reconnu que si “la situation des détenus politiques a été réglée, des détenus qui n’en sont pas ont quand même été libérés”. “Nous allons voir cela de près et ramener les détenus non politiques en prison”, avait-il assuré. Avant son départ du pays, l’ancien président de la République Andry Rajoelina avait déjà publié une grâce présidentielle qui avait permis la libération de huit détenus ayant épuisé ou ayant renoncé à leur voie de recours. D’autres détenus considérés politiques sont sortis de prison avec l’avènement du nouveau pouvoir.

  • GOUVERNEMENT – Des organisations de la société civile préconisent un rétropédalage sur la nomination du Premier ministre

    GOUVERNEMENT – Des organisations de la société civile préconisent un rétropédalage sur la nomination du Premier ministre

    Antananarivo, 22 Octobre, 6h50 – Les autorités de la Refondation invitées à revenir sur leur décision. “On ne perdrait rien à faire marche arrière” sur la nomination du Premier ministre, estiment les organisations de la société civile de la plateforme Rohy, mardi, au cours d’une conférence de presse. Celles-ci dénoncent une “nomination sans critères préalablement annoncés et acceptés par tous du nouveau Premier ministre”.

     

    Dans son communiqué, la plateforme Rohy rappelle “l’importance d’un processus de concertation clair, inclusif et transparent”. Et ce processus concerne aussi bien la désignation du chef de l’Exécutif que la conduite de la période transitoire à venir”, souligne-t-elle. Elle estime ce processus “essentiel pour mettre fin aux cycles de crise” mais aussi “pour rétablir la confiance”. “Il vaut mieux revenir dès maintenant, une semaine après, plutôt que d’attendre deux ou trois mois quand les choses ne marcheront pas”, poursuit-elle.

     

    Pour les organisations de la société civile réunies au sein de la plateforme Rohy, les discussions “menées en douce” ne constituent pas un dialogue. Dans un appel solennel à toutes les forces vives de la nation, elles préconisent “deux processus parallèles mais en synergie” : des “tables rondes interrégionales au niveau des chefs lieux des six faritany pour servir d’espace citoyen d’expression et de convergence”, et une “table ronde nationale qui sera chargée d’élaborer et d’acter la feuille de route de la transition vers la Refondation de Madagascar”.

     

    La plateforme Rohy se dit alors prête au dialogue. “Nous sommes prêts dès qu’ils sont disposés à dialoguer”, insiste-t-elle. “Nous avons déjà élaboré un processus, nous avons défini les étapes à suivre”, poursuit-elle, évoquant un processus de six jours. Dans sa proposition, la table ronde nationale se répartirait en une journée d’ouverture, trois jours de travaux de commissions thématiques et transversales, une journée de validation et une journée de travaux de cadrage institutionnel.

     

    Selon la proposition de la plateforme, ces six jours de discussions devraient accoucher aussi bien des défis stratégiques, schémas structurels et mécanisme de suivi, de transparence et de redevabilité de la Refondation que d’une proposition du nom du Premier ministre, de l’organigramme de la transition et des termes de référence des membres de l’Exécutif et des autres parties prenantes.

  • GESTION AÉROPORTUAIRE- L’Adema réclame le règlement des arriérés de redevances de concession, Ravinala Airports indique avoir réglé tous ces comptes auprès de l’Etat

    GESTION AÉROPORTUAIRE- L’Adema réclame le règlement des arriérés de redevances de concession, Ravinala Airports indique avoir réglé tous ces comptes auprès de l’Etat

    Antananarivo, 21 Octobre, 18h10 – Turbulences au tarmac. Le personnel de la société des Aéroports de Madagascar (Adema) revient à la charge pour réclamer à Ravinala Airports le règlement des arriérés de redevances de concession liées à la gestion des aéroports internationaux d’Antananarivo et de Nosy-Be. Ils ont porté l’urgence de leur requête directement depuis l’aéroport d’Ivato, lundi.

    Le personnel de l’Adema avait rappelé que la gestion des aéroports d’Ivato et de Nosy-Be, qui assurait jusque-là le financement et le bon fonctionnement des 55 autres plateformes aéroportuaires nationales, avait été transférée à Ravinala Airports, en 2015. Ce transfert de gestion s’est accompagné d’une obligation de redevance annuelle de concession.

    Ces agents de l’Adema indiquent pourtant n’avoir plus perçu de redevance de concession de la part de Ravinala Ariports depuis 2020. Et ce, bien que ces redevances soient exigibles annuellement en contrepartie de l’exploitation des deux aéroports concédés. Le montant du litige rapporté s’élève depuis à 16 millions d’euros, soit environ 80 milliards d’ariary d’arriérés de concession.

    Il s’agit, alors pour le personnel de l’Adema, d’un “manquement” qui “constitue un obstacle majeur à l’exécution des missions de l’Adema à laquelle l’Etat a confié la construction, la gestion et le développement des aéroports et aérodromes nationaux”. C’est pourquoi ils ont exigé avec la “plus grande fermeté le règlement des sommes dues et sans délai”.

    Face à l’ultimatum lancé, Ravinala Airports a réagi ce mardi pour balayer l’accusation d’arriérés mais surtout pour recentrer le débat sur son contrat de concession pour les deux aéroports principaux de Madagascar. Sandrine Rahantamalala, chef de département communication de ce consortium, a souligné que cet accord de partenariat public-privé ne stipule nullement un paiement direct à l’Adema.

    “Les redevances de concession sont versées directement à l’Etat malgache”, précise-t-elle. Charge ensuite à celui-ci de le reverser à l’Adema. Elle poursuit que l’Adema siège d’ailleurs au Conseil d’administration de Ravinala Airports pour être “pleinement au courant de ce mode de paiement”.

    Sandrine Rahantamalala souligne par ailleurs qu’en tant que gestionnaire d’aéroport, Ravinala Airports doit percevoir des redevances de la part des compagnies aériennes. Or, Ravinala Airports n’avait plus perçu de redevances venant d’Air Madagascar depuis 2019, compte tenu de la situation financière de la compagnie nationale, révèle-t-elle.

    “Il est prévu qu’en cas de non-paiement par Air Madagascar de nos redevances, un système de compensation est activé. Cette compensation nous permet de déduire la somme non payée par la compagnie nationale des redevances que nous devons verser à l’État”, rappelle-t-elle.

    Ravinala Airports assure ainsi “s’être acquittée intégralement de cette redevance de concession”, avec ce système de compensation mais également par paiement direct. Ce consortium renvoie ainsi l’Adema vers l’Etat pour réclamer son dû, tout en indiquant néanmoins rester pleinement disposé à échanger dans la clarification de la situation.