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  • PATRIMOINE DE L’ETAT – Inventaire général des actifs publics et interdiction de sortie du territoire pour l’ensemble des hauts responsables, selon le nouveau Premier ministre

    PATRIMOINE DE L’ETAT – Inventaire général des actifs publics et interdiction de sortie du territoire pour l’ensemble des hauts responsables, selon le nouveau Premier ministre

    Antananarivo, 21 Octobre, 12h30 – Inventaire des biens, rétention des hauts responsables sur le territoire national et gel de dépenses. Le Premier ministre de la Refondation, Herintsalama Rajaonarivelo, démarre son mandat par un triple acte de contrôle patrimonial, de coercition administrative et de rigueur financière. Si les dispositions annoncées devront contribuer à la préservation du patrimoine de l’Etat, les mesures d’austérité sont pour leur part prescrites par le contexte actuel, expose le locataire de Mahazoarivo.

    Aussi, dans un premier temps, les responsables auprès du Bureau du Premier ministre et des ministères ainsi que ceux des organismes rattachés sont sommés d’établir un inventaire exhaustif de tous les biens de l’Etat. L’inventaire vise spécifiquement les matériels et mobiliers de bureau, les matériels roulants, les matériels bureautiques et informatiques ainsi que les dossiers en instance et en cours.

    Ces hauts responsables de l’Etat devront donc se tenir à disposition, déjà pour assurer le fonctionnement régulier et continu du service, mais également pour les audits de gestion diligentés auprès des ministères dans les trois mois au plus tard. Aucun d’entre eux ne pourra donc sortir du territoire national sauf autorisation dûment établie par le Bureau du Premier ministre, avertit le chef du gouvernement Herintsalama Rajaonarivelo dans un communiqué.

    Herintsalama Rajaonarivelo impose par ailleurs un gel des crédits. “Aucun engagement de crédits n’est autorisé à l’exception des dépenses à caractère alimentaire”, lance-t-il. Une mesure d’austérité radicale, qui selon ses explications est justifiée par le contexte actuel.

  • TENSION POLITIQUE – Le camp d’Andry Rajoelina appelle à l’apaisement et au dialogue inclusif

    TENSION POLITIQUE – Le camp d’Andry Rajoelina appelle à l’apaisement et au dialogue inclusif

    Antananarivo, 21 Octobre, 6h45 – Résoudre la crise autour d’une table. Le clan Rajoelina, à travers son porte-parole, l’ancien député Paul Bert Velontsara, relance son appel à l’apaisement et au dialogue inclusif pour sortir le pays de la période difficile qu’il traverse actuellement. C’est “la voie à suivre pour rétablir la paix et l’ordre au sein de l’Etat”, insiste-t-il lors du rassemblement du groupe de soutien du Président déchu à Ivandry, lundi.

     

    Le camp Rajoelina qui se qualifie de “majorité citoyenne” qui est “attachée au respect de la légalité” souligne l’importance de se rapprocher pour un dialogue national. Paul Bert Velontsara estime urgent de se mettre sur la table des discussions, après avoir vu ses “compagnons de lutte” interpellés.

     

    Il explique de ce fait qu’il est impératif de s’engager dans un processus de concertation nationale, mené par les Raiamandreny du FFKM et qui inclut tous les acteurs politiques et les forces vives de la Nation. Et ce dans l’objectif de trouver, ensemble, une solution durable et pérenne qui bénéficiera à l’ensemble du peuple malgache.

     

    Le clan Rajoelina se réjouit d’ailleurs de l’arrivée de représentants de la communauté internationale pour des missions de médiation à Madagascar. Ce qui, selon Paul Bert, constitue un atout, dans la mesure où leurs expertises aideront les acteurs locaux à progresser dans les négociations pour parvenir à un consensus. Celui-ci se dit persuadé que le peuple malgache attend ce rapprochement et cette consultation.

  • GOUVERNEMENT – Herintsalama Rajaonarivelo, une figure influente du secteur privé, au poste de Premier ministre

    GOUVERNEMENT – Herintsalama Rajaonarivelo, une figure influente du secteur privé, au poste de Premier ministre

    Antananarivo, 20 Octobre, 18h45 – Consultant international de premier plan et figure emblématique du patronat, Herintsalama Rajaonarivelo est celui sur lequel le choix du Colonel Michael Randrianirina s’est finalement porté pour être son Premier Ministre. C’est cet expert économique malgache qui va donc diriger le Gouvernement de la Refondation.

    Nommé pour être à la tête d’un gouvernement “civil”, Herintsalama Rajaonarivelo se présente comme un pivot entre les institutions internationales et le secteur privé national. Il avait notamment couvert le rôle de consultant international pour le compte de la Banque mondiale, de l’Union Européenne ou encore du Comesa. Sans parler des travaux techniques qui l’impliquaient dans le commerce international, que ce soit pour l’Organisation mondiale du commerce, la Commission de l’océan Indien, ou l’Accord ACP-UE qui désigne le cadre juridique, politique et économique réunissant l’Union européenne à un large groupe de pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP).

    Herintsalama Rajaonarivelo est parallèlement un technocrate chevronné issu du monde des affaires et un leader respecté du secteur privé. Trois mandats en tant que président du Groupement du patronat Malagasy (Fivmpama) ne fait que souligner son influence mais également son expérience sur le secteur privé. Il a par ailleurs participé à l’élaboration de programme en appui institutionnel au Gouvernement de Madagascar, à l’instar du Fonds d’appui au secteur privé avec la Banque mondiale, le Programme d’appui au développement du secteur privé soutenu par le Fonds Européen de Développement (FED), ou du Fonds de Portage et de Privatisation.

    Avant cette nomination en tant que Premier ministre, Herintsalama Rajaonarivelo, a été président du Conseil d’administration de la BNI Madagasikara. Mais il a déjà également été au sein des Conseils d’administration des assurances Aro, de Galana Raffineries, de Madarail ou encore de l’Ostie ou de l’Economic Development Board of Madagascar (EDBM).

     

  • TSIMBAZAZA – L’Assemblée nationale toujours en attente de la constitution de son bureau permanent

    TSIMBAZAZA – L’Assemblée nationale toujours en attente de la constitution de son bureau permanent

    Antananarivo, 20 octobre 2025 – L’élection des membres du nouveau bureau permanent de l’Assemblée nationale prend du temps. Après les séances plénières de destitution du bureau permanent et d’élection du nouveau président de la Chambre basse du 15 octobre, Tsimbazaza grouille de députés mais n’arrive plus à organiser une séance plénière.

    Selon l’ordre du jour annoncé, la séance plénière pour l’élection des vice-présidents, des questeurs, du rapporteur général et du rapporteur général adjoint aurait dû se tenir depuis le jeudi 16 octobre, après la passation entre Justin Tokely et son successeur Siteny Randrianasoloniaiko. Jusqu’à lundi matin, il n’en est rien. Selon une source proche du dossier, la séance devrait reprendre ce lundi. “Nous sommes prêts et n’attendons que la décision des députés pour y aller”, confie une source auprès de l’administration de l’Assemblée nationale.

    Selon certains élus, les tractations vont bon train ces derniers jours et aucun consensus n’a été trouvé entre les tendances politiques à Tsimbazaza. “Si vous [députés issus du groupe Isika rehetra miaraka amin’i filoha Rajoelina ou Irmar], ne vous conformez pas à l’esprit du mouvement sur la Place du 13 Mai, il vaut mieux dissoudre l’Assemblée nationale”, tonne le député Fidèle Razara Pierre du Tiako i Madagasikara (TIM) samedi à Analakely.

    Les députés sont en session extraordinaire depuis mardi. Ils avaient voté l’empêchement du président de la République alors que ce dernier avait dissous la Chambre basse. Sur leur lancée, ils ont destitué le bureau permanent avant d’élire un nouveau président, puis de tergiverser. Selon la Constitution, les parlementaires entreront en session ordinaire à partir de mardi 21 octobre.

  • SECTEURS STRATÉGIQUES – Quatre filières ciblées lors de la réunion SADC à Washington

    SECTEURS STRATÉGIQUES – Quatre filières ciblées lors de la réunion SADC à Washington

    Antananarivo, 20 Octobre, 11h15 – La réunion des représentants de la Communauté de développement de l’Afrique australe à Washington, présidée par l’ambassadrice malgache aux Etats-Unis, Lantosoa Rakotomalala, a permis d’aborder les priorités économiques régionales et les opportunités de coopération avec les États-Unis. L’énergie, le textile, le tourisme durable et la transformation agroalimentaire ont été choisis comme focus.

    La rencontre s’inscrit dans le cadre du SADC-USA Dialogue Forum et a offert à Madagascar une plateforme pour présenter ses secteurs stratégiques. L’objectif affiché est de renforcer les partenariats économiques régionaux et internationaux. Les discussions ont notamment porté sur la possibilité d’attirer des investissements étrangers dans ces filières jugées prioritaires pour la croissance nationale, tout en tenant compte de la situation politique et institutionnelle du pays.

    Lors de cette réunion, le secteur énergétique a été identifié comme un axe central pour Madagascar. Les représentants ont évoqué le développement de projets hydroélectriques et solaires afin de répondre à la demande nationale en électricité et de soutenir d’autres secteurs économiques. La réunion a permis d’échanger sur les possibilités de financements régionaux et internationaux. La conjoncture politique locale, marquée par des débats sur la transition institutionnelle et les réformes, influence toutefois le rythme de mise en œuvre de ces projets, et constitue un facteur pris en compte par les partenaires potentiels.

    La filière textile et le tourisme durable ont également été abordés. Les participants ont souligné l’importance de sécuriser de nouveaux investissements pour accroître les exportations textiles et aligner la production sur les standards internationaux. Pour le tourisme durable, la réunion a servi à identifier les axes de diversification et les partenariats possibles pour promouvoir Madagascar comme destination régionale.

    Enfin, la transformation agroalimentaire a été discutée comme un secteur capable de renforcer l’emploi et la valeur ajoutée locale. Les échanges lors de la réunion SADC ont porté sur l’amélioration des chaînes de valeur et la facilitation des exportations. Les infrastructures et la stabilité politique restent des facteurs limitants. Les discussions ont montré que le rôle de la diplomatie économique régionale est central pour Madagascar, afin de soutenir ces quatre filières et d’assurer que la participation au sein de la SADC se traduise en résultats concrets pour l’économie nationale.

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  • NOTATION DE CREDIT – Note maintenue à “B-/B” pour Madagascar mais placement “sous surveillance avec implications négatives” par l’agence S&P Global Ratings

    NOTATION DE CREDIT – Note maintenue à “B-/B” pour Madagascar mais placement “sous surveillance avec implications négatives” par l’agence S&P Global Ratings

    Antananarivo, 20 Octobre, 9h45 – Un signal envoyé aux créanciers et investisseurs internationaux concernant la fiabilité et la solvabilité de l’État malgache. L’agence de notation S&P Global Ratings a placé vendredi à “B-/B” ses notes de crédit souverain à long et court terme en devises locales et étrangères attribuées à Madagascar. La Grande île est par ailleurs placée sous “CreditWatch”, c’est-à-dire sous surveillance, avec des implications négatives. S&P Global Ratings avait parallèlement revu à la baisse de « B » à « B-» son évaluation de transfert et de convertibilité de Madagascar.

    Cette agence de notation avait attribué ces notes à Madagascar par rapport au contexte de ces derniers temps et l’incertitude entourant la transition politique et son impact élevé sur l’économie. S&P Global Ratings estime en effet que “l’instabilité actuelle entravera l’élaboration des politiques, du moins dans un avenir proche, pèsera sur les performances économiques et budgétaires, et pourrait limiter l’accès de Madagascar aux financements externes des donateurs officiels”.

    Déjà la note basse de “B-/B” de Madagascar est dans la catégorie B qui est considérée comme “spéculative”. Ce qui indique que l’État malgache présente non seulement un risque de crédit élevé, mais que sa capacité à honorer ses obligations financières est également vulnérable aux conditions économiques défavorables.

    Être sous “CreditWatch” avec implications négatives reflète pour sa part l’incertitude politique significative qui pourrait compromettre les perspectives de croissance de Madagascar, retarder les efforts d’assainissement budgétaire et restreindre l’accès au financement externe officiel. Cela pourrait affecter la volonté et la capacité du pays à honorer intégralement et ponctuellement ses obligations de dette commerciale, expose l’agence S&P. Or celle-ci identifie des facteurs de risque qui rendent ces notes susceptibles d’être encore abaissées.

    “Nous pourrions confirmer les notes et les retirer du CreditWatch si la transition politique est fluide, la continuité administrative assurée, et l’accès au financement officiel maintenu, tout en continuant à assurer le service de ses obligations de dette commerciale”, avance alors l’agence S&P. Celle-ci prévoit de résoudre le placement sous CreditWatch de Madagascar au cours des trois prochains mois.

    L’agence S&P soutient que “des retards dans l’accès aux financements extérieurs concessionnels et de projet sont possibles”, estimant que “le processus constitutionnel n’a pas été respecté lors des récents événements”. Elle rappelle l’approbation par le Fonds monétaire international (FMI) des deuxièmes revues de l’accord de Facilité élargie de Crédit (FEC) et de la Facilité pour la Résilience et la Durabilité (FRD). Il y a également le fait que la Banque mondiale a approuvé la deuxième phase de son appui pour cette année. D’autres donateurs, tels que l’Union Européenne, la Banque africaine de développement (BAD) et les agences de développement japonaise et française, pourraient aussi choisir de reconsidérer leurs positions compte tenu des événements, note l’Agence.

    Le fait que l’encours de la dette de Madagascar est faible et majoritairement concessionnel est néanmoins considéré par S&P comme point positif pour le pays, puisqu’il limite les risques. Cette agence indique que la dette extérieure de l’administration publique malgache représente plus de 80% de la dette totale et est principalement composée de dette multilatérale. La dette commerciale extérieure de Madagascar est également minime, note-t-elle.

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  • DIPLOMATIE – Une première délégation de la SADC arrive à Madagascar dimanche 

    DIPLOMATIE – Une première délégation de la SADC arrive à Madagascar dimanche 

    Antananarivo, 20 Octobre, 6h30 – La Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) commence le déploiement de sa mission sur la Grande île. Une première délégation chargée de l’appui technique est arrivée dimanche. Elle est dirigée par un fonctionnaire du secrétariat exécutif de l’organisation régionale. Les membres de l’équipe technique composée des États membres de la troïka de l’organe chargé de la coopération en matière politique, de défense et de sécurité sont attendus ce lundi.

     

    Comme indiqué dans le communiqué de la troïka de l’organe du 16 Octobre, il s’agira pour la délégation de la SADC d’effectuer “une mission d’établissement des faits”. Des consultations des partenaires comme la Commission de l’océan Indien (COI), l’Union africaine ou encore les Nations unies sont également prévues afin de s’assurer “que les interventions déployées à Madagascar soient coordonnées et complémentaires”.

     

    La mission devrait démarrer au plus tard le 22 octobre et un rapport de mission devrait être remis au plus tard le 31 octobre. La mission actuelle est prévue rester sur la Grande île jusqu’au 28 octobre.

  • INSTITUTION – Un rassemblement des “mpiandry” pour des séances de prières et d’encouragements à Iavoloha

    INSTITUTION – Un rassemblement des “mpiandry” pour des séances de prières et d’encouragements à Iavoloha

    Antananarivo, 19 Octobre, 20h05 – Ils étaient des dizaines de “mpiandry”, “bergers spirituels”, à s’être rendus au Palais d’Etat d’Iavoloha ce dimanche après-midi. Ils ont répondu à l’appel qu’a lancé le Colonel Michaël Randrianirina, président de la Refondation de la République, en début d’après-midi à la FJKM Ambohimalaza Kanana Vaovao. Etant “mpiandry” lui-même, le chef de l’Etat a invité ses pairs qui le souhaitent à venir assister à la séance de prières et d’encouragements qui a lieu à Iavoloha ce dimanche après-midi.

     

    Au surlendemain de sa prestation de serment, le Colonel Michaël Randrianirina a tenu à souligner qu’il est “un homme de Dieu, un homme d’Eglise”. “Si nous trébuchons, faites-nous part de ce qui ne va pas”, déclare-t-il dans son allocution à l’occasion du culte où les nouveaux membres du bureau de l’Eglise réformée FJKM ont été présentés. “Nous expliquons si cela peut l’être. Si nous ne pouvons pas expliquer, c’est une faute, donc, nous ajustons”, poursuit-il.

     

    Pour le président de la Refondation de la République, “Jésus sera notre balise pour que nous ne fassions pas n’importe quoi”. Dans son discours, il a également invité l’Eglise, notamment le FJKM, “à rester debout dans la mission qui lui a été confiée en tant que prophète”.

  • COMMERCE – Le FMI redoute des effets négatifs considérables de l’interruption de l’Agoa pour Madagascar

    COMMERCE – Le FMI redoute des effets négatifs considérables de l’interruption de l’Agoa pour Madagascar

    Antananarivo, 19 Octobre, 16h45 – Une prévision alarmiste. L’interruption de la Loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique (Agoa) devrait engendrer des effets négatifs considérables sur les pays à faible revenu d’Afrique subsaharienne qui bénéficiaient de cet accès préférentiel au marché américain, notamment le Lesotho et Madagascar. C’est le Fonds monétaire international (FMI) qui avait fait part de cette situation dans l’édition du mois d’octobre de son rapport sur les Perspectives de l’économie mondiale.

     

    Bien que le choc commercial anticipé soit sérieux, le FMI n’entre pas dans le détail des effets négatifs annoncés, mais se contente d’en établir la nature et l’ampleur. C’est la Banque mondiale qui avait soulevé l’effet paralysant de l’Agoa sur les exportateurs africains, dont ceux travaillant à Madagascar. Dans l’édition d’octobre 2025 de son rapport Africa’s Pulse, cette institution de Bretton Woods expose que l’incertitude autour de ce programme de préférences commerciales avec les Etats-Unis peut non seulement décourager les investissements mais pourrait également entraîner des annulations de commandes.

     

    La Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (Cnuced) avait déjà exposé les impacts cumulés engendrés par l’expiration de l’Agoa pour les économies éligibles. Les droits de douane moyens pondérés par les échanges américains pourraient selon cette dernière doubler pour Madagascar pour atteindre 23 %. Et ce, en considérant que les droits de douane propres à chaque pays et à chaque secteur s’appliqueraient dorénavant, en plus des taux de la Nation la plus favorisée, au lieu du traitement préférentiel avec l’Agoa.

     

    Les impacts des tarifs imposés par les Etats-Unis avaient par ailleurs été abordés lors de la réunion des ambassadeurs des États membres de la Communauté de développement de l’Afrique australe à Washington, vendredi. Les répercussions économiques importantes de ces mesures soulevées lors de cette rencontre présidée par l’ambassadrice de Madagascar, Lantosoa Rakotomalala. Ce qui avait suscité des appels à un engagement politique et diplomatique urgent pour en atténuer les effets.

  • POLITIQUE ECONOMIQUE – Les industriels locaux se disent lésés par les importateurs et appellent à un “changement de paradigme”

    POLITIQUE ECONOMIQUE – Les industriels locaux se disent lésés par les importateurs et appellent à un “changement de paradigme”

    Antananarivo, 19 Octobre, 7h45 – “Il est temps de changer de paradigme”. Le Syndicat des industries de Madagascar (SIM) appelle à une “véritable réforme”, à l’heure où la branche de production nationale serait, selon cette association professionnelle, lésée par les importateurs. Car c’est une situation qui étouffe progressivement l’industrie malgache mais qui dévalorise également la production locale, d’après ce qu’a exposé ce groupement ce samedi.

     

    Le SIM estime que les politiques publiques de soutien à l’industrie ne sont pas encore suffisamment solides pour garantir une véritable pérennité au secteur. Or, l’industrie est “la colonne vertébrale de notre souveraineté économique et sociale”, note le président de ce groupement, Tiana Rasamimanana. “Chaque usine, chaque ligne de production, chaque emploi industriel crée une valeur réelle. Elle fait vivre des familles, soutient nos agriculteurs, forme nos jeunes et alimente les recettes de l’Etat”, note-t-il.

     

    Tiana Rasamimanana déclare donc qu’il est temps de changer de paradigme car “la refondation de Madagascar ne se fera pas sans la force de son industrie”. Un changement radical de la politique économique, axée sur la priorité nationale est alors préconisé. Elle devrait tendre vers des politiques publiques solides et fiables pour assurer la pérennité et la stabilité des industries, la valorisation du savoir-faire local, et l’encouragement au patriotisme économique.

     

    Pour le SIM, la véritable réforme consiste entre autres à valoriser et à prioriser le savoir-faire national et à sensibiliser la population malgache à l’appréciation et au respect des produits “Vita Malagasy”.