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  • CRISE POLITIQUE –  La SADC annonce une mission d’établissement des faits à Madagascar pour un « retour rapide à l’ordre constitutionnel »

    CRISE POLITIQUE – La SADC annonce une mission d’établissement des faits à Madagascar pour un « retour rapide à l’ordre constitutionnel »

    Antananarivo, 15 Octobre, 17h30 – La SADC en alerte. Se disant « alarmé» par les informations faisant état d’une tentative de « coup d’État » à Madagascar, ce bloc régional de l’Afrique australe fait part de son engagement à soutenir la Grande île dans ses efforts “pour rétablir la paix, maintenir l’ordre constitutionnel et sauvegarder la gouvernance démocratique”. C’est le président de l’Organe de la SADC sur la politique, la défense et la sécurité, le Pr Arthur Peter Mutharika, qui s’est exprimé sur la situation de Madagascar, mardi.

    Pour ce faire, la SADC prévoit une mission d’établissement des faits à Madagascar, “afin de faciliter un retour rapide à l’ordre constitutionnel”, ainsi que pour “contribuer à la résolution de la crise”, indique le Pr Arthur Peter Mutharika. Cette mission aura lieu cette semaine et sera dirigée par le Dr Joyce Banda, ancienne Présidente de la République du Malawi et membre du Panel des Sages de la SADC, Celle-ci sera accompagnée de membres du Groupe de référence pour la médiation, en l’occurrence Helen Lwegasila Brahim et l’Ambassadeur Joey M. Bimha, ainsi que de représentants du Secrétariat de la SADC.

    Ces émissaires de la SADC seront chargés d’engager le dialogue avec le gouvernement et les autres parties prenantes nationales afin de désamorcer les tensions et favoriser un environnement propice à un dialogue inclusif. Ils auront également à identifier les problématiques fondamentales qui sous-tendent la situation politique et sécuritaire actuelle, précise le Pr Arthur Peter Mutharika.

    Les conclusions et les recommandations de cette mission seront présentées au Président de la SADC. Et ce avant d’être soumises au Sommet de la Troïka de l’Organe de la SADC. Le Dr Joyce Banda, celle qui va mener cette mission de médiation au pays se dit en tout cas déjà convaincue que “la mission d’établissement des faits ouvrira la voie au rétablissement de la paix et de la stabilité, tout en s’attaquant aux problèmes de fond par le biais d’une solution inclusive et durable”.

    La SADC réitère alors son appel pressant à toutes les parties impliquées dans la crise actuelle au pays. Cette communauté régionale les exhorte à privilégier la voie de la retenue, de la paix ainsi que du dialogue.

  • MANIFESTATIONS – La décision de “sortie de crise” prononcée par la HCC remise en cause par l’équipe d’Andry Rajoelina

    MANIFESTATIONS – La décision de “sortie de crise” prononcée par la HCC remise en cause par l’équipe d’Andry Rajoelina

    Antananarivo, 15 Octobre, 14h55 – Le camp d’Andry Rajoelina dénonce une décision “infondée” de la Haute cour constitutionnelle (HCC). Dans un communiqué publié sur la page Facebook de la présidence de la présidence, il évoque une décision prise sous la menace et la peur d’une atteinte à l’intégrité physique des hauts conseillers. Il évoque également un non-respect des règles de procédures, et laisse entendre la possibilité qu’il y ait eu des “actes de corruption” derrière la décision.

    A en croire le communiqué de l’équipe d’Andry Rajoelina, “la décision qui a été étudiée par la Haute cour n’a pas été rendue en bonne et due forme tel qu’exigé par les règles de procédure devant la Cour”. A l’entendre, les hauts conseillers n’ont “pas eu le temps d’apprécier et d’étudier le dossier comme il se doit”. “Ils n’ont pas non plus eu l’opportunité de rendre une décision avec discernement et avec les éléments suffisants pour statuer en leurs âmes et consciences”, poursuit le document.

    Sur le dossier en lui-même, les collaborateurs d’Andry Rajoelina à la présidence dénoncent une saisine irrégulière de la HCC. “Le requérant n’est ni habilité ni qualifié pour saisir la HCC”, soulignent-ils, rappelant que la saisine introductive a été faite par le vice-président de l’Assemblée nationale qui n’est bi habilité ni qualifié pour saisir la HCC.

    Mardi, la HCC avait été saisie par Siteny Randrianasoloniaiko afin de “se prononcer sur une résolution sur la sortie de crise institutionnelle et politique actuelle”. En réponse, la HCC a constaté la vacance de la présidence et de la présidence du Sénat, pour ensuite confier le pouvoir au Colonel Michaël Randrianirina.
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  • PERSPECTIVES ÉCONOMIQUES – L’inflation devrait rester élevée pour Madagascar cette année, selon la Banque mondiale

    PERSPECTIVES ÉCONOMIQUES – L’inflation devrait rester élevée pour Madagascar cette année, selon la Banque mondiale

    Antananarivo, 14 Octobre, 9h30 – L’inflation devrait rester élevée en 2025 pour Madagascar, avant de diminuer progressivement grâce à la baisse des prix du pétrole et à une meilleure production de riz. C’est la prévision avancée par la Banque mondiale, qui a mis à jour le profil-pays de la Grande île, lundi.

    Dans l’édition d’octobre 2025 du rapport Africa’s Pulse, la Banque mondiale table sur un taux d’inflation de 8,5% pour 2025, avant de baisser à 8,1% en 2026 et à 7,7% en 2027. Le coût moyen du panier de biens et services couramment achetés par les ménages, tel que mesuré par l’Indice des prix à la consommation (IPC) pourrait donc augmenter de 8,5 % à la fin de cette année, selon les prévisions de cette institution de Bretton Woods. Ce qui conduira à la diminution du pouvoir d’achat de la monnaie locale.

    Ce niveau d’inflation est jugé élevé par la Banque mondiale. Il est d’ailleurs supérieur à l’objectif national avancé par la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) qui est de parvenir à un taux d’inflation à 5% à moyen terme. Avant la tension socio-politique actuelle, la Banque centrale avait prévu une décélération graduelle du rythme de l’inflation. Il devrait s’établir autour de 7,8 % à la fin de l’année 2025, suivant une trajectoire alignée à cet objectif de 5,0 %.

    58,5% des banques commerciales sondées par la BFM anticipent déjà une inflation supérieure à 10% à la fin de cette année, bien avant le début de la tension sociale actuelle qui traverse le pays. Et ce, avec un éventail général de prévisions s’étendant jusqu’à 12,7%.

    Si l’inflation signifie une perte de valeur réelle de la monnaie, l’absence d’augmentation de revenu équivalente contraint par exemple les ménages à réduire leurs consommations. Ils pourront également être amenés à piocher dans leurs épargnes ou encore à arbitrer leurs dépenses, en achetant des produits moins chers ou se priver de certains biens.

  • CRISE POLITIQUE – Le Colonel Michael Randrianirina prévoit “une transition de deux ans au maximum”

    CRISE POLITIQUE – Le Colonel Michael Randrianirina prévoit “une transition de deux ans au maximum”

    Antananarivo, 15 Octobre, 7h45 – Deux ans pour la “refondation” de Madagascar. Le Colonel Michael Randrianirina qui vient d’annoncer une prise de pouvoir mardi et qui a été invité par la Haute cour constitutionnelle (HCC) à assumer la présidence de la République, se donne une marge pour “la refondation” de Madagascar. Il propose une période transitoire de “deux ans au plus durant laquelle se tiendront un référendum constitutionnel et les élections nécessaires à la mise en place progressive des nouvelles institutions”.

     

    En attendant, il souligne que le pays sera dirigé par un “Comité conjoint (ou collégial) pour le renouveau” (Fiadidiana iombonana ho an’ny Fanavaozana). Ce conseil qui assurera collégialement les fonctions du chef de l’Etat, sera composé par des officiers de l’Armée, mais aussi de la Gendarmerie et de la Police, souligne le Colonel Michael Randrianirina. Il n’exclut cependant pas que des “hauts conseillers civils” le rejoignent plus tard. Pour compléter le pouvoir exécutif, il annonce la nomination prochaine d’un Premier ministre de consensus et d’un gouvernement civil.

     

    Comme l’Assemblée nationale poursuit ses fonctions, ainsi que l’a indiqué mardi l’officier supérieur de l’Armée, celle-ci devrait donc assurer la fonction législative durant la période transitoire. Le pouvoir judiciaire, lui, sera confié à une Haute cour pour le renouveau et à l’ensemble du système judiciaire déjà existant.

     

    Pour ce qui est des autres institutions de la République et des organes constitutionnels, le plan de l’équipe du chef d’Etat désigné par la HCC prévoit leur dissolution. C’est le cas notamment du Sénat, de la HCC, de la Commission nationale électorale indépendante (Ceni) et du Haut conseil pour la défense de l’Etat de droit et de la démocratie (HCDDED).

  • INSTITUTION – Le clan Rajoelina dénonce “une tentative de coup d’Etat” et “une atteinte grave à la légalité républicaine”

    INSTITUTION – Le clan Rajoelina dénonce “une tentative de coup d’Etat” et “une atteinte grave à la légalité républicaine”

    Antananarivo, 14 Octobre, 22h53 – “Violation flagrante de la Constitution”. “Atteinte directe à la République”. “Moment de terreur”. Les collaborateurs d’Andry Rajoelina à la présidence de la République ne mâchent pas leurs mots pour dénoncer la déclaration faite ce mardi par des militaires dans l’enceinte du Palais d’Etat d’Ambohitsorohitra. “La présence de forces militaires armées devant le Palais présidentiel constitue un acte manifeste de tentative de coup d’Etat et une atteinte grave à la légalité républicaine”, écrit-elle dans un communiqué publié en fin d’après-midi de mardi.

    ⭕️Le clan Rajoelina s’indigne d’autant plus que la déclaration qu’il qualifie “d’illégale” a été faite “le 14 octobre, jour anniversaire de la proclamation de la République de Madagascar”. Pour lui, en plus d’être “une atteinte à la République”, il s’agit aussi d’une “atteinte à ses valeurs fondatrices et à la souveraineté du peuple malgache” ainsi que d’un « moment de terreur », avec « les conséquences » qu’il affirme que cela pourrait avoir sur le pays.

    ⭕️Les collaborateurs du “président de la République” ne vont cependant pas encore jusqu’à parler de coup d’Etat, préférant insister sur la notion de “tentative”, “tentative de coup d’Etat” et “tentative de renversement de l’ordre constitutionnel”. Pour eux, “le président de la République demeure pleinement en fonction et veille au maintien de l’ordre constitutionnel et de la stabilité nationale”.

    ⭕️Ce mardi, les militaires qui avaient soutenu le mouvement de la GenZ se sont rendus au Palais d’Etat d’Ambohitsorohitra et y ont annoncé la mise en place d’un comité collégial de renouveau pour assumer les fonctions de chef d’Etat. Ils ont également annoncé la dissolution de toutes les institutions et des organes constitutionnels à l’exception de l’Assemblée nationale. Dans la matinée, la Haute cour constitutionnelle qui a constaté la vacance de la présidence de la République a invité “l’autorité militaire compétente incarnée par le Colonel Michaël Randrianirina à exercer les fonctions de chef de l’Etat”.

  • INSTITUTION – La HCC constate la vacance de la présidence et invite le Colonel Michaël Randrianirina à exercer les fonctions de chef d’Etat

    INSTITUTION – La HCC constate la vacance de la présidence et invite le Colonel Michaël Randrianirina à exercer les fonctions de chef d’Etat

    La Haute cour constitutionnelle s’invite dans la résolution de la crise. Dans une décision rendue ce mardi, elle constate la vacance de la présidence de la République et invite l’autorité militaire qu’elle dit « incarnée par le Colonel Michael Randrianirina » à assumer les fonctions de chef de l’Etat. La décision de la HCC a été prise suite à une requête déposée lundi par le vice-président de l’Assemblée nationale Siteny Randrianasoloniaiko qui est aussi chef de l’opposition parlementaire. Selon la décision de la HCC, toutes les institutions de la République devraient rester en place et des élections doivent être organisées dans les 60 prochains jours.

     

     

  • PRESIDENCE – Lova Tahina Rajaoarinelina nommée conseillère spéciale du président de la République en charge des relations avec les institutions 

    PRESIDENCE – Lova Tahina Rajaoarinelina nommée conseillère spéciale du président de la République en charge des relations avec les institutions 

    Le président de la République nomme Lova Tahina Rajaoarinelina en tant que conseillère spéciale en charge des relations avec les institutions. Le décret de nomination de cette juriste basée en France a été rendu public juste après le décret de dissolution de l’Assemblée nationale.

     

    Lova Tahina Rajaoarinelina, membre du collège de la Commission de régulation de l’énergie en France, avait déjà travaillé à Madagascar au sein du cabinet de Jean Max Rakotomamonjy quand celui-ci était président de l’Assemblée nationale. Elle avait déjà aussi travaillé auprès de la présidence de la République sous l’administration Rajaonarimampianina. Elle était alors conseillère spéciale auprès de la délégation générale pour le XVIème Sommet de la Francophonie.

     

    Lors des élections présidentielles de 2013, elle avait été co-directrice de campagne du candidat Sylvain Rabetsaroana avant de rejoindre l’équipe du candidat Jean Louis Robinson en tant qu’assistante au second tour.

  • PARLEMENT – Andry Rajoelina dissout l’Assemblée nationale

    PARLEMENT – Andry Rajoelina dissout l’Assemblée nationale

    Le président de la République Andry Rajoelina devance l’Assemblée nationale. Alors que celle-ci était encore en train de collecter des signatures pour convoquer une session extraordinaire en vue de destituer le chef de l’Etat, celui-ci décide de dissoudre l’institution législative.

  • SÉCURITÉ PUBLIQUE – Le commissaire divisionnaire Jean Victor Tsaramonina devient directeur général de la police nationale 

    SÉCURITÉ PUBLIQUE – Le commissaire divisionnaire Jean Victor Tsaramonina devient directeur général de la police nationale 

    Antananarivo, 14 Octobre, 11h15 – Le commandement change aussi de mains au niveau de la police nationale. Le contrôleur général Dany Marius Rakotozanany passe la direction générale de la police nationale au commissaire divisionnaire de police Jean Victor Tsaramonina. La cérémonie de passation de service s’est tenue ce mardi matin en présence de la ministre de la Sécurité publique, Ny Aina Randriambelo, par le chef d’état-major des armées, Demosthene Pikulas, et par le commandant de la gendarmerie nationale, Nonos Mbina Mamelison.

     

    Avec la nomination du commissaire divisionnaire Jean Victor Tsaramonina, la police nationale se met aussi au pas du mouvement lancé par la jeunesse de la Génération Z. Le nouveau directeur général de la police nationale fait partie du personnel syndiqué de la police nationale qui s’est exprimé en faveur des manifestants dimanche. Il a d’ailleurs remercié la hiérarchie de la police nationale d’avoir accepté la proposition des employés syndiqués de le mettre à ce nouveau poste. La ministre Ny Aina Randriambelo, elle, a invité l’ensemble du corps de la police “à rentrer dans les rangs”. “Vous prenez les instructions et les ordres du nouveau DGPN”, insiste-t-elle.

     

    Outre le message adressé au personnel de la sécurité publique, la cérémonie de ce mardi a aussi été l’occasion pour la police nationale de montrer sa solidarité avec l’Armée et la gendarmerie nationale. L’unité des trois corps et leur collaboration ont été au coeur des discours prononcés pendant la cérémonie.

  • RÉSERVES DE CHANGE – La valeur marchande du stock d’or monétaire de la Banky foiben’i Madagasikara augmente à 140 millions de dollars

    RÉSERVES DE CHANGE – La valeur marchande du stock d’or monétaire de la Banky foiben’i Madagasikara augmente à 140 millions de dollars

    Antananarivo, 14 Octobre, 10h15 – L’actif “or” de la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) s’apprécie. La valeur marchande des lingots d’or monétaire certifiés LBMA (London bullion market association), stockés dans ses réserves de changes, est passée de 120 millions de dollars au mois de juin à 150 millions de dollars en ce mois d’octobre. Le Gouverneur Aivo Andrianarivelo a fait le point sur le sujet la semaine dernière.

    L’affinage en Turquie des 1 003,58 kilos de doré de la BFM en 2023, d’une pureté moyenne initiale de 95,96%, selon les normes fixées par la LBMA, avait permis de produire 963,10 kilos d’or monétaire d’une pureté moyenne à 99,91% et 31 kilos d’argent pur 24 carats. Cette quantité d’or monétaire stockée dans les réserves de la BFM vaut donc actuellement 150 millions de dollars.

    La valeur attribuable à l’or monétaire est déterminée à partir du prix de réévaluation dérivé du cours de l’or publié quotidiennement par la LBMA et calculé, article par article, en fonction de leur titre et de leur poids fin. “En examinant les marchés internationaux, nous constatons que la contre-valeur en dollars de l’or ne cesse de croître. Le volume physique reste ainsi inchangé, mais sa valeur augmente intrinsèquement” ,se réjouit Aivo Andrianarivelo.

    “Pas un seul gramme de ces lingots d’or n’avait jusqu’à ce jour été cédé”, rassure le Gouverneur. “Aucune personne n’est d’ailleurs habilitée à mobiliser cet or, à moins que le Comité d’Investissement de la BFM ne donne l’instruction de le vendre en raison d’une insuffisance de nos réserves en dollars”, rappelle-t-il. Or, les réserves en dollars de la Banque centrale s’établissent actuellement à 3,2 milliards de dollars. “Ce qui ne justifie absolument pas la cession de notre stock d’or”, note Aivo Andrianarivelo.

    C’est sur la base de cette dynamique que la BFM a revu sa stratégie et prévoit de reprendre ses achats de doré localement. Un appel d’offres a déjà été lancé par la BFM pour les fournisseurs intéressés, et diverses mesures ont été mises en place pour cette opération. Parmi elles, la publication d’un décret établissant des points d’achat d’or sous la responsabilité de la BFM dans quatre localités de Madagascar, à savoir Maevatanana, Betsiaka, Mananjary et Miandrivazo. L’opérationnalisation de ces points d’achat d’or est prévue pour les mois d’octobre ou de novembre.

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