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  • CRISE POLITIQUE – L’Union africaine se dit prête à soutenir une médiation africaine de la crise malgache en coordination avec la SADC et la COI

    CRISE POLITIQUE – L’Union africaine se dit prête à soutenir une médiation africaine de la crise malgache en coordination avec la SADC et la COI

    Antananarivo, 14 Octobre, 8h30 – La crise malgache dans le “spotlight” africain. Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine a tenu une réunion d’urgence sur la situation de la Grande île, lundi. L’occasion pour le président de la Commission de l’Union africaine d’exprimer à nouveau “sa profonde préoccupation face à l’évolution de la crise à Madagascar”.

    Selon le communiqué publié par l’organisation continentale lundi soir, l’Union africaine se tient alors “prête, en coordination avec la SADC (Communauté de développement d’Afrique australe) et la COI (Commission de l’océan Indien) à soutenir une solution pacifique, inclusive et dirigée par les Africains à la crise”.

    En attendant qu’une médiation africaine se mette en place, l’organisation réitère son “rejet catégorique de tout changement anticonstitutionnel de gouvernement”. Elle appelle ainsi “l’ensemble des acteurs malgaches, civils, militaires et politiques, à faire preuve de retenue et à privilégier le dialogue dans le cadre constitutionnel”.

    Dans son allocution diffusée lundi soir sur les réseaux sociaux et les chaînes de télévision privée, le président de la République Andry Rajoelina indique avoir “contacté de nombreux présidents, ceux qui sont membres de la SADC ou qui lui sont proches”. A l’entendre, certains de ces chefs d’Etat lui auraient demandé si Madagascar avait besoin qu’on lui envoie des contingents militaires, comme cela était le cas en RDC, en Ethiopie ou au Mozambique”. D’autres lui auraient notamment proposé “l’envoi de militaires pour une mission de pacification”. Mais le chef d’Etat affirme avoir “refusé ces propositions” parce que “c’est contraire aux valeurs malgaches”, et parce qu’il était “contre les conflits entre militaires malgaches”.

  • BUDGET – Le secteur privé sollicite un nouveau dialogue public privé en vue de l’élaboration de la loi de finances 2026

    BUDGET – Le secteur privé sollicite un nouveau dialogue public privé en vue de l’élaboration de la loi de finances 2026

    Antananarivo, 14 Octobre, 8h15 – Les opérateurs économiques malgaches montent au créneau. Au lendemain des manifestations menées par les jeunes de la génération Z, un membre influent du secteur privé a affirmé vendredi dernier la nécessité urgente de relancer le Dialogue Public Privé (DPP). Selon lui, la conjoncture actuelle, marquée par des tensions sociales et une incertitude économique croissante, impose de revoir plusieurs dispositions du futur projet de Loi de Finances 2026 afin de mieux adapter la fiscalité à la réalité du pays. Les groupements d’entreprises souhaitent replacer la concertation au centre des décisions économiques.

    Le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM) et le Fivondronan’ny mpandraharaha malagasy (Fivmpama) ont réaffirmé leur engagement à collaborer avec les autorités pour trouver des solutions durables à la crise. Lors de la dernière rencontre avec le président de la République Andry Rajoelina, ils ont souligné que la stabilité politique et la sécurité des biens et des personnes sont des conditions indispensables pour la continuité des activités économiques. Ils appellent à un climat d’apaisement et à un encadrement responsable des manifestations, craignant que les violences n’affectent davantage la confiance des investisseurs.

    Dans leur communiqué commun faisant suite à cette rencontre, le GEM et le Fivmpama ont mis en avant trois priorités pour relancer la croissance dont la restauration de l’attractivité du pays, l’intégration des impacts socio-économiques de la crise dans la Loi de finances 2026 et la relance des filières industrielles, agricoles et touristiques. Ces mesures visent à préserver les acquis économiques, notamment ceux liés à l’AGOA et aux partenariats financiers internationaux. Les opérateurs souhaitent également que la nouvelle loi tienne compte des réalités des entreprises et des ménages les plus touchés par la crise.

    De plus, le dernier DPP, tenu en juillet dernier, avait permis d’identifier plusieurs priorités communes entre le ministère des Finances, l’Economic development board of Madagascar (EDBM) et les groupements d’entreprises. Cependant, les récents rebondissements politiques et économiques ont profondément modifié les paramètres de discussion. Les opérateurs estiment qu’un nouveau dialogue est nécessaire pour actualiser les propositions fiscales initialement prévues. L’objectif est d’éviter une déconnexion entre les politiques publiques et la situation économique réelle du pays.

    Par ailleurs, les groupements du secteur privé indiquent attendre une déclaration officielle de la part des représentants du mouvement des manifestants avant d’envisager une grève générale. Jusqu’ici, aucune revendication formelle n’a été déposée, soulignent-ils. Les acteurs économiques appellent donc à la responsabilité et au dialogue national, estimant que seule une concertation ouverte entre l’État, les opérateurs et la société civile permettra de rétablir la confiance et de stabiliser l’économie.

  • CRISE POLITIQUE – Emmanuel Macron appelle au respect de l’ordre constitutionnel à Madagascar

    CRISE POLITIQUE – Emmanuel Macron appelle au respect de l’ordre constitutionnel à Madagascar

    Antananarivo, 14 Octobre, 6h45 – Une première réaction de la France sur la crise malgache. En déplacement en Egypte pour le sommet de la paix à Charm El Cheikh, le président français Emmanuel Macron s’est exprimé sur la situation politique à Madagascar pour laquelle il affiche sa “grande préoccupation”. Il appelle ainsi au respect de l’ordre constitutionnel et à la préservation de la continuité institutionnelle dans la Grande ile.

    Pour le président français, la stabilité politique à Madagascar constitue un enjeu essentiel, non seulement pour les Malgaches mais aussi pour la coopération internationale. “Il est très important que l’ordre constitutionnel, la continuité institutionnelle, soient préservés à Madagascar, parce qu’il en va de la stabilité du pays et des intérêts de la population, pour que la communauté internationale puisse continuer d’aider”, a-t-il déclaré.

    Le locataire de l’Elysée rappelle au passage les précédentes crises politiques qu’à connues Madagascar. Il a mis ainsi en garde contre toute rupture de l’ordre constitutionnel. “Si l’ordre constitutionnel était rompu, on sait ce qui s’est passé. Madagascar l’a déjà vécu. Ce serait évidemment la population qui en serait la première victime”, lance-t-il.

    A en croire le président français, la position de la France reste aux côtés des partenaires régionaux. “Nous restons aux côtés de l’Union africaine et de la SADC pour que la continuité institutionnelle et l’ordre constitutionnel soient respectés”, déclare-t-il.

    Emmanuel Macron avertit parallèlement contre toute tentative d’instrumentalisation politique ou militaire de cette jeunesse. “Je ne veux simplement pas qu’elle soit récupérée par des factions militaires ou des ingérences étrangères”, précise-t-il.

    Les députés de l’opposition ont enclenché lundi une collecte de signatures en vue de convoquer une session extraordinaire. Ils comptent initier une procédure de destitution du président de la République. Ce dernier qui se trouve depuis le week-end dernier dans un “lieu en sécurité” pour protéger sa vie contre ce qu’il qualifie d’attentats qui le visaient, selon ses dires. Dans une déclaration à la télévision lundi, Andry Rajoelina affirme continuer à « être en mission » pour trouver des solutions pour le pays, notamment en matière d’énergie

  • Andry Rajoelina, “dans un lieu sécurisé”, se dit “en mission afin de trouver des solutions” pour le pays

    Andry Rajoelina, “dans un lieu sécurisé”, se dit “en mission afin de trouver des solutions” pour le pays

    Le président de la République Andry Rajoelina confirme s’être déplacé vers un « lieu sécurisé », sans plus de précisions, pour protéger sa vie contre ce qu’il qualifie d’attentats qui le visaient. Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux et sur sa chaîne de télévision Viva, il affirme continuer à « être en mission » pour trouver des solutions pour le pays, notamment en matière d’énergie. Il a également averti des dangers que représenterait un changement anticonstitutionnel de pouvoir.

  • IMPORTATION FRAUDULEUSE – La Douane estime à 9 milliards d’ariary les amendes prévues suite à une contrefaçon de cigarette

    IMPORTATION FRAUDULEUSE – La Douane estime à 9 milliards d’ariary les amendes prévues suite à une contrefaçon de cigarette

    Antananarivo, 13 Octobre, Le 22 septembre dernier, une opération douanière au port de Mahajanga a permis de saisir un conteneur de 40 pieds renfermant plus de 57 600 cartouches de cigarettes de la marque “Good Look”. Cette cargaison frauduleuse, estimée à près de 4 milliards d’ariary, comportait aussi deux cartons de rubans siglés “Imperial Tobacco” et 94 cartons de serviettes usagées. Les droits et taxes s’élèvent à 2 milliards d’ariary, tandis que les responsables encourent des amendes d’un peu plus de 9 milliards d’ariary. Conformément aux procédures en vigueur, les cigarettes contrefaites seront détruites et enfouies sous supervision des autorités compétentes, afin d’empêcher leur réintroduction sur le marché.

    “La contrefaçon de cigarettes représente un manque à gagner considérable pour les caisses publiques. Ces produits illicites échappent totalement aux droits et taxes, privant l’État de ressources essentielles destinées au financement des services publics”, explique Ernest Lainkana Zafivanona, directeur général de la douane. En plus des pertes fiscales, cette pratique crée une concurrence déloyale pour les fabricants et distributeurs légaux qui s’acquittent de leurs obligations. Selon les estimations, le commerce de tabac illicite fait perdre chaque année plusieurs milliards d’ariary au Trésor, fragilisant le tissu économique national.

    Derrière ces enjeux économiques se cache aussi une dimension sanitaire majeure. Les cigarettes contrefaites échappent à toute vérification de conformité et peuvent contenir des substances toxiques issues de circuits de fabrication clandestins. “Ces produits, dépourvus de tout contrôle sur les taux de goudron, de nicotine ou de métaux lourds, représentent un risque réel pour la santé publique”, souligne Francis Rabarijohn, directeur général d’Imperial Tobacco. Leur destruction vise donc à éviter leur circulation et à protéger les consommateurs.

    La société Promodim, détenteur exclusif de l’autorisation de fabrication des cigarettes “Good Look”, appelle ses distributeurs à la vigilance. L’entreprise rappelle l’importance de s’approvisionner uniquement auprès de fournisseurs agréés pour éviter toute implication dans la commercialisation de produits contrefaits. Parallèlement, la coopération entre la Douane malagasy et le groupe Imperial Brands Madagascar se renforce pour démanteler les réseaux de contrebande.

     

     

  • ASSEMBLEE NATIONALE – Collecte de signature pour une session extraordinaire à Tsimbazaza en vue de destituer Andry Rajoelina

    ASSEMBLEE NATIONALE – Collecte de signature pour une session extraordinaire à Tsimbazaza en vue de destituer Andry Rajoelina

    Les députés de l’opposition comptent initier une procédure de destitution du président de la République. En réunion ce lundi à Tsimbazaza, ils lancent une collecte de signatures pour convoquer une session extraordinaire. “L’ordre du jour sera la dissolution de toutes les institutions qui sont inefficaces”, souligne Siteny Randrianasoloniaiko, vice-président de l’Assemblée nationale et chef de l’opposition parlementaire. Plus direct dans ses propos, le député élu à Antananarivo III, Fenosoa O’Gascar Mandrindrarivony, indique qu’il s’agira d’initier une procédure de destitution du président de la République. Une session extraordinaire peut être convoquée si elle est demandée par la majorité absolue des députés.

  • CRISE POLITIQUE – “Aucune intervention militaire française n’est en cours ni prévue à Madagascar”, selon l’Ambassade de France à Madagascar

    CRISE POLITIQUE – “Aucune intervention militaire française n’est en cours ni prévue à Madagascar”, selon l’Ambassade de France à Madagascar

    Antananarivo, 13 Octobre, 12h45 – Démenti et précisions. L’ambassade de France à Madagascar sort de son silence après que les propos du préfet de La Réunion Patrice Latron a suscité de vives polémiques sur les réseaux sociaux. Dans une publication postée sur sa page Facebook, l’ambassade indiqué vouloir démentir les interprétations” qui ont été faites de ces propos tenus sur la chaîne de télévision La Réunion 1ère. Selon la représentation diplomatique française, “aucune intervention militaire française n’est en cours ni prévue à Madagascar”.

     

    Dans un communiqué officiel publié ce lundi matin, l’Ambassade souligne que “la France respecte pleinement la souveraineté et l’intégrité territoriale de Madagascar”. Les déclarations du préfet de La Réunion ont en effet suscité des inquiétudes chez certains citoyens malgaches.

     

    Dans ses déclarations, le Préfet a indiqué que “l’Etat est concentré dans cette situation” en parlant de la crise politique à Madagascar. “(…) Il y a des plans qui peuvent être déclenchés si quelque chose devait arriver. (…) Nous nous y préparons, les forces armées de la zone Sud de l’océan Indien (Fazsoi) et le service de l’Etat à La Réunion”.

  • INSTITUTION – La présidence de la République annonce des plaintes contre les auteurs de menaces visant Andry Rajoelina

    INSTITUTION – La présidence de la République annonce des plaintes contre les auteurs de menaces visant Andry Rajoelina

    Antananarivo, 13 Octobre, 6h55 – “Les autorités compétentes sont d’ores et déjà saisies afin que toute menace soit identifiée et sanctionnée conformément à la loi”. La présidence de la République n’entend pas laisser passer certaines choses, notamment les “propos et messages comportant des menaces explicites à l’encontre du président de la République”. Elle indique alors avoir saisi les autorités compétentes “afin que toute menace soit identifiée et sanctionnée conformément à la loi”.

    Si la présidence affirme reconnaître que “les insultes et les attaques verbales” fassent partie des “dérives auxquelles la vie publique expose les hommes politiques”, elle n’en regrette pas moins que “les menaces portant sur l’intégrité physique du chef de l’Etat franchissent une ligne rouge”. Et cela est “inacceptable dans toute société démocratique et respectueuse des institutions”, poursuit-elle. Pour la présidence, “ces comportements ne relèvent plus de la liberté d’expression, mais constituent des actes graves, attentatoires à la sécurité nationale et à la stabilité du pays”.

    En plus de condamner les agissements dénoncés, la présidence “appelle chacun au respect de l’institution républicaine qu’est le président de la République”.

  • CRISE MALGACHE- Maurice se dit “insatisfait” des conditions d’entrée de Christian Ntsay et de Mamy Ravatomanga sur son territoire

    CRISE MALGACHE- Maurice se dit “insatisfait” des conditions d’entrée de Christian Ntsay et de Mamy Ravatomanga sur son territoire

    Antananarivo, 12 Octobre, 18h45 – L’ancien Premier ministre Christian Ntsay et l’homme d’affaires Mamy Ravatomanga sont à Maurice. Un communiqué du gouvernement mauricien rapporte l’atterrissage en urgence d’un vol privé immatriculé 5RHMR sur son territoire. A bord se trouvaient l’ancien chef du gouvernement et le président directeur général du Groupe Sodiat, ainsi que leurs épouses respectives.

    Sauf que cette arrivée n’a pas été appréciée sur l’île. Le gouvernement mauricien parle d’un “atterrissage d’urgence” dont les conditions ne satisfont ni le gouvernement ni l’opposition mauricienne. Aucun détail n’est cependant donné sur ces conditions. Les autorités mauriciennes indiquent qu’elles communiqueront ultérieurement sur les conditions d’atterrissage de l’avion en question.

    Selon les informations mauriciennes, l’atterrissage a eu lieu ce dimanche à 1h du matin. Les images indiquées sur le site web Flight Radar rapportent un avion qui a fait plusieurs fois le tour de l’espace aérien mauricien avant d’atterrir.

    Cette affaire intervient dans un contexte de crise politique et sociale tendue à Madagascar qui avait déjà amenée à la dissolution du Gouvernement Ntsay Christian. Le Gouvernement mauricien tenait alors à démentir “toute ingérence dans les affaires intérieures de Madagascar”, “contrairement aux contenus de certains messages sur les réseaux sociaux”.

    Maurice se dit par ailleurs inquiète de la situation qui prévaut dans la Grande île, et lance de ce fait un appel au calme. Elle appelle alors toutes les parties prenantes malgaches à poursuivre le processus de médiation “afin de sortir de cette situation de crise qui a malheureusement déjà fait des victimes”.

    Ce pays voisin de Madagascar invite alors les acteurs concernés à respecter le cadre constitutionnel existant. Et ce, pour s’allier notamment à l’Union Africaine qui avait encouragé les parties prenantes malgaches « à favoriser des solutions concertées afin d’éviter l’aggravation de la situation », note le gouvernement mauricien dans le communiqué qu’il a publié.

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  • CRISE POLITIQUE – Le président de la Commission de l’Union africaine invite les Malgaches à trouver des solutions consensuelles

    CRISE POLITIQUE – Le président de la Commission de l’Union africaine invite les Malgaches à trouver des solutions consensuelles

    Antananarivo, 12 Octobre, 14h15 – Les Malgaches encouragés à dialoguer et à s’entendre sur une solution commune de sortie de crise. Dans un communiqué publié ce dimanche, “le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, appelle toutes les parties prenantes, civiles et militaires, à privilégier des solutions pacifiques et consensuelles” face aux récents développements politiques et sécuritaires dans le pays.

    Dans sa déclaration, le président de la Commission de l’UA indique déjà saluer “l’engagement renouvelé du Gouvernement malgache en faveur du dialogue”. Il invite en même temps “tous les acteurs, civils et militaires, à faire preuve de calme et de retenue”, mais aussi “de responsabilité et de patriotisme pour préserver l’unité, la stabilité et la paix dans le pays”. Il évoque également la disponibilité de l’organisation continentale “à soutenir les efforts nationaux et régionaux visant un retour rapide à la normalité institutionnelle et à la consolidation de la paix”.