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  • INSTITUTION – La présidence de la République dénonce ce qu’elle qualifie de tentative de prise de pouvoir illégale par la force

    INSTITUTION – La présidence de la République dénonce ce qu’elle qualifie de tentative de prise de pouvoir illégale par la force

    Antananarivo, 12 Octobre, 9h30 – Un appel à “l’ensemble des forces vives de la Nation”. Dans un communiqué publié ce dimanche, la présidence de la République rapporte une première réaction du président de la République Andry Rajoelina. Celui-ci invite les Malgaches à “faire bloc pour défendre l’ordre constitutionnel et la souveraineté nationale”. Selon le communiqué, il dit condamner “avec la plus grande fermeté” ce qu’il qualifie de “tentative de déstabilisation”.

    Pour la présidence de la République, ce qui s’est passé depuis samedi, est “une tentative de prise de pouvoir illégale par la force”. Une situation considérée comme “d’une extrême gravité” qui est “contraire à la Constitution et aux principes démocratiques”.

    Si l’on en croit le communiqué, la situation est encore “actuellement en cours”. D’où le rappel de ce qu’il indique être une volonté présidentielle de dialoguer, “la seule voie et issue dans la résolution de cette crise que traverse actuellement le pays”.

    Samedi, un groupe de militaires de l’Armée, réunis au Capsat à Soanierana, s’est rallié au mouvement mené par les jeunes de la GenZ et leur a ouvert la voie vers la Place du 13 Mai.

  • SITUATION SÉCURITAIRE – Report et annulation de vols pour des compagnies desservant Madagascar

    SITUATION SÉCURITAIRE – Report et annulation de vols pour des compagnies desservant Madagascar

    Antananarivo, 12 Octobre, 7h00 – Priorité à la sûreté. Des compagnies, dont Ethiopian Airlines et Air Austral avaient décidé de reporter les vols qu’elles avaient prévu d’effectuer à Madagascar dans la soirée de samedi. Une décision qu’elles ont prise “en raison de la situation trouble qui prévaut actuellement à Antananarivo”, communique Ravinala Airports, le gestionnaire de l’aéroport international d’Ivato.

     

    Air France, de son côté, a tout simplement préféré annuler ses liaisons avec la Capitale de Madagascar avec le même contexte. L’annulation concerne les vols que la compagnie française avait programmé le 12 et 13 octobre.

    Des nouvelles dispositions et des solutions alternatives seront néanmoins proposées aux passagers qui sont directement concernés par cette perturbation de programme de vols. Ils en seront informés par leurs compagnies respectives.

     

    Malgré la situation sécuritaire au pays, l’aéroport international d’Antananarivo demeure ouvert à la circulation aérienne, précise Ravinala Airports qui en est son gestionnaire. Celle-ci précise d’ailleurs que l’Aviation civile de Madagascar (ACM) est la seule autorité habilitée à prononcer une éventuelle fermeture de cette plateforme de transport stratégique du pays.

  • EXÉCUTIF – « Le président de la République est au pays et coordonne la gestion des affaires nationales avec le PM”, selon la présidence

    EXÉCUTIF – « Le président de la République est au pays et coordonne la gestion des affaires nationales avec le PM”, selon la présidence

    La présidence assure que le président de la République est bien au pays. Dans un communiqué publié ce samedi soir, la présidence affirme vouloir démentir les rumeurs qui circulent sur les réseaux sociaux après que la prise de la Place du 13 Mai par les manifestants aux côtés des militaires du Capsat. A en croire le communiqué, le chef de l’Etat prend en main la coordination des affaires nationales aux côtés du Premier ministre, chef du gouvernement. Celui-ci a d’ailleurs indiqué dans son allocution de ce samedi soir que “le pouvoir en place se tient debout et est pleinement prêt à écouter et à dialoguer avec toutes les factions, qu’il s’agisse des jeunes, des syndicats ou des militaires”.

  • Les manifestants réussissent à entrer sur la Place du 13 Mai

    Les manifestants réussissent à entrer sur la Place du 13 Mai

    Les manifestants réussissent à entrer sur la Place du 13 Mai, escortés par les militaires venus du Capsat. La foule ne cache pas sa joie d’avoir « pris » cette place emblématique où les cris de ralliement et les appels sont les mêmes : la démission d’Andry Rajoelina. Retour en images.

     

  • SÉCURITÉ ALIMENTAIRE – Madagascar classé 120ème sur 123 sur l’Indice mondial de la faim 2025

    SÉCURITÉ ALIMENTAIRE – Madagascar classé 120ème sur 123 sur l’Indice mondial de la faim 2025

    Antananarivo, 11 Octobre, 9h45 – Des progrès au point mort. Malgré une légère amélioration de son score dans l’Indice mondial de la faim (GHI) 2025, Madagascar reste parmi les pays où la faim est considérée comme “alarmante”. Sur le classement publié cette semaine, la Grande île se trouve à la 120ème place sur les 123 pays qui disposaient de suffisamment de données pour être classés dans le GHI 2025.

    C’est un statut dont Madagascar ne parvient pas à se défaire, notamment pour les trois dernières éditions de ce rapport, sorti annuellement par l’organisation Welthungerhilfe (WHH). Le GHI classe et hiérarchise les pays sur une échelle de 100 points. Et les valeurs de 35 à 49,9 indiquent un niveau de faim “alarmant”. Madagascar, avec un score GHI de 35,8 est dans cette catégorie pour ce dernier classement, aux côtés du Burundi, de la République démocratique du Congo, d’Haïti, de la Somalie, du Soudan du Sud et du Yémen.

    Les scores sont calculés sur la base des données de 2020 à 2024. Et l’organisation Welthungerhilfe indique s’être appuyée sur des données publiées par les Nations unies (l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture – FAO, l’Organisation mondiale de la Santé – OMS, l’Unicef et le Groupe inter-organisations des Nations unies pour l’estimation de la mortalité infantile), de la Banque mondiale et du programme d’Enquêtes démographiques et de santé (Demographic and Health Surveys Program).

    Ces scores GHI sont calculés sur la base d’une formule combinant quatre indicateurs qui, ensemble, capturent la nature multidimensionnelle de la faim. Il s’agit de la sous-alimentation qui évalue la part de la population qui est sous-alimentée, reflétant un apport calorique insuffisant. Le retard de croissance chez l’enfant y est également pris en compte, mettant en avant la part des enfants de moins de cinq ans qui souffrent d’un retard de croissance qui reflète une sous-nutrition chronique. L’émancipation chez l’enfant y est également évaluée pour sortir la part des enfants de moins de cinq ans qui souffrent d’émaciation, reflétant une sous-nutrition aiguë. Et enfin la mortalité infantile, qui indique le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans.

  • ÉNERGIE – Le convoi des équipements pour la centrale d’Ambohimanambola attendu ce samedi à Antananarivo 

    ÉNERGIE – Le convoi des équipements pour la centrale d’Ambohimanambola attendu ce samedi à Antananarivo 

    Antananarivo, 11 Octobre, 6h15 – Plus que quelques heures et la première vague des équipements destinés à la nouvelle centrale thermique de 105 MW à Ambohimanambola devrait arriver à Antananarivo. Le convoi était à Moramanga vendredi soir, après avoir quitté Toamasina jeudi. Le Premier ministre, le général Fortunat Ruphin Zafisambo s’est rendu sur place pour suivre de près les opérations de transport.

     

    Une fois passée la grosse montée de Mandraka et ses épingles, ainsi que les rues étroites de Manjakandriana, le convoi devrait emprunter le ByPass puis traverser les 3,5 km menant vers le site d’implantation de la centrale à Ambohimanambola. Si l’on en croit le ministère des Travaux publics, il passera plutôt par Behintsy où il n’y a plus aucun pont à traverser pour rejoindre sa vraie destination finale.

     

    Le convoi exceptionnel comprend huit camions lourds, dont sept semi-remorques et un porte-chars, transportant 14 colis industriels. Parmi eux figurent des carters d’huile moteur, des rails de fixation et un bloc moteur de près de 74 tonnes. Ces composants représentent une partie essentielle de la future installation, qui doit accueillir sept moteurs de 15 MW chacun, fonctionnant au fuel lourd.

     

    Après ce premier convoi, huit autres sont encore prévus avant que l’ensemble des équipements nécessaires à la construction de la centrale de 105 MW soit au complet. En plus des sept blocs moteurs de plus de 70 tonnes chacun, sept alternateurs de 64 tonnes, et trois transformateurs de 50 tonnes chacun doivent également être transportés jusqu’à Ambohimanambola.

     

    Si l’on en croit le président de la République, trois groupes de 15 MW chacun, soit un total de 45 W devraient être fonctionnels en février. En attendant, ce sont des groupes électrogènes “plus petits” qui sont envoyés à la rescousse au niveau des universités.

  • Le commandement de la gendarmerie reconnaît des “excès commis par certains gendarmes” et promet des mesures

    Le commandement de la gendarmerie reconnaît des “excès commis par certains gendarmes” et promet des mesures

    Antananarivo, 11 Octobre, 7h15 – “Singam-bolo mandavo ny vositra”. Le commandement de la gendarmerie nationale pointe du doigt certains de ses éléments dont les actions ternissent l’image de l’institution. Évoquant les “nombreuses critiques qui circulent sur les réseaux sociaux à propos des excès commis par les gendarmes”, le commandant de la gendarmerie nationale, le général Jean Herbert Rakotomalala parle de quelques brebis galeuses contre lesquelles des mesures seront prises.

     

    A en croire le commandant de la gendarmerie nationale, “des enquêtes ont déjà été ouvertes” sur ces comportements “afin de prendre des mesures contre les gendarmes fautifs”. “La gendarmerie nationale ne pratique pas le corporatisme”, poursuit-il dans une vidéo diffusée sur des chaînes de télévision privée vendredi soir. “Tous ceux qui ont commis des fautes feront l’objet de mesures particulières”, assure-t-il encore.

     

    Dans la journée, le Haut commissariat des Nations unies aux droits de l’homme a indiqué avoir “reçu des informations préoccupantes faisant état de violences continues commises par la gendarmerie contre les manifestants, en particulier à Antananarivo”. Dans un communiqué, le Haut commissaire Volker Türk, a renouvelé son “appel aux forces de sécurité à s’abstenir de tout recours inutile à la force”.

     

    A la mi-journée le Premier ministre, le général Fortunat Ruphin Zafisambo, qui s’est déplacé sur le Parvis de l’Hôtel de ville pour assister à un rassemblement des éléments déployés sur le terrain a déjà “condamné les excès et l’usage excessif de la force par les forces de sécurité”. Il dit s’être rendu sur place pour parler avec les éléments sur le terrain pour rétablir l’ordre. A l’entendre, ce type de descente vise à “rappeler aux forces de l’ordre leurs responsabilités et ce qu’elles doivent faire”, mais aussi à “remonter le moral des troupes” qui peuvent ressentir “de l’usure, de la fatigue et de la nervosité”.

     

    Jeudi, parlant au nom de l’Etat-major mixte opérationnel (Emmo/Nat), le général Jean Herbert Rakotomalala a parlé de “mesures strictes” prises contre “les menaces multiformes et difficiles à identifier” pour expliquer la forte répression des manifestations de cette journée là. Il a notamment évoqué “des velléités de terroriser la population, des intimidations visant à semer des troubles, à provoquer des pillages, à inciter à un mouvement du type “aujourd’hui ou jamais” pour reproduire les événements du 25 septembre 2025”.

  • MANIFESTATIONS – La version présidentielle sur le décès d’un étudiant à Antsiranana contestée

    MANIFESTATIONS – La version présidentielle sur le décès d’un étudiant à Antsiranana contestée

    Antananarivo, 10 Octobre, 12h55 – “Président, cette information est fausse. On vous a adressé un rapport erroné. Ce n’est pas de votre faute. C’est celle de ceux qui vous envoient le rapport”. Le vice-président de l’Assemblée nationale Norbert Mamangy, député élu à Sambava, a tenu à faire le point le décès de l’étudiant de l’Université d’Antsiranana qui aurait été, selon une interview accordée par le président de la République Andry Rajoelina à la chaîne de télévision Réunion 1ère, “tué alors qu’il avait été pris en flagrant délit dans une bijouterie”. “Président, il est faux de dire qu’il a été impliqué dans le pillage d’un magasin”, insiste le parlementaire. “Cela nous attriste, nous qui sommes à Sambava”, poursuit-il.

    La déclaration du député Norbert Mamangy rejoint celle qu’a déjà faite le député élu à Antsiranana I, Charles Issa Ibrahi, ou encore le directeur régional de la communication et de la culture démissionnaire de la région de Diana, Fabio Tinogny alias Momo Jaomanonga. Selon ces deux responsables, “Rivaldo (l’étudiant qui a perdu la vie) est décédé le 26 septembre vers 11h alors que la bijouterie évoquée par le chef de l’Etat a été pillée dans la nuit du jeudi 25 au vendredi 26 septembre”. Sur les réseaux sociaux, de nombreux témoignages confortent les mêmes déclarations.

    Dans un communiqué publié sur sa page Facebook, le vice-président de l’Assemblée nationale, chef de l’opposition parlementaire Siteny Randrianasoloniaiko dénonce ce qu’il qualifie d’atteinte à l’honneur d’un mort. Il demande alors au président de la République de s’excuser auprès de la famille du défunt, mais aussi de mettre en oeuvre les rites coutumiers pour réparer ses torts afin de rendre sa dignité au défunt et rétablir les honneurs bafoués de ses proches.

    Interrogé sur le nombre des morts depuis le début des manifestations le 25 septembre dernier, le président de la République a démenti le chiffre de 22 morts avancés par le Haut commissariat des Nations unies aux droits de l’homme. Il a alors fait part de 12 morts, pour la plupart ou même tous, des pilleurs. Et à l’entendre, l’étudiant qui avait perdu la vie avait été pris en flagrant dans une bijouterie.

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  • MANIFESTATIONS – Les forces de sécurité évoquent des menaces “multiformes et difficiles à identifier” pour expliquer les “mesures strictes” prises jeudi

    MANIFESTATIONS – Les forces de sécurité évoquent des menaces “multiformes et difficiles à identifier” pour expliquer les “mesures strictes” prises jeudi

    Antananarivo, 10 Octobre, 7h00 – Les forces de sécurité reconnaissent une répression particulièrement stricte des manifestations organisées à Antananarivo, jeudi. Le général Jean Herbert Rakotomalala, commandant de la Gendarmerie nationale parle de “mesures strictes” justifiées par la présence de menaces “multiformes et difficiles à identifier, mêlant revendications sociales, troubles à l’ordre public, pillages et même violences meurtrières”.

    ⭕A en croire le haut responsable de la Gendarmerie nationale, il y a eu, dans la Capitale “des velléités de terroriser la population, des intimidations visant à semer des troubles, à provoquer des pillages, à inciter à un mouvement du type “aujourd’hui ou jamais” pour reproduire les événements du 25 septembre 2025”. C’est pour faire “face à tout cela” que “les forces de l’ordre, à travers l’Emmo Nat (Etat-major mixte national), sont restées mobilisées pour rétablir l’ordre”. “Des sources particulières font état de provocations et d’incitations à la violence sur les réseaux sociaux”, rapporte-t-il dans une déclaration vidéo postée par la chaîne de télévision publique.

    ⭕Il affirme également que les forces de sécurité auraient reçu des “renseignements selon lesquels un ou plusieurs manifestants devaient être sacrifiés afin de faire accuser les forces de l’ordre”. Et à l’entendre, c’est l’une des raisons pour lesquelles les forces de l’ordre auraient procédé à “l’extraction” de Mikolo, un jeune manifestant assidu très connu des réseaux sociaux, parmi les manifestants. “Pour préserver sa vie, nous avons décidé de le retirer des manifestants”, explique-t-il.

    Photo Capture video: TVM

  • TRAITE DE PERSONNES- 21 ressortissants Malgaches sauvés d’un réseau criminel au Cambodge

    TRAITE DE PERSONNES- 21 ressortissants Malgaches sauvés d’un réseau criminel au Cambodge

    Antananarivo, 9 Octobre, 19h – L’ambassade de Madagascar en Chine négocie actuellement le rapatriement de 21 ressortissants malgaches, victimes d’un réseau de traite des personnes suite à une fausse promesse d’emploi. Ils sont actuellement retenus par la police cambodgienne à Siem Reap d’après un communiqué de l’ambassade transmis par le ministère des Affaires étrangères.

    L’ambassade de Madagascar à Pékin signale que les victimes avaient préalablement été forcées par des organisations criminelles à commettre des escroqueries en ligne. Elle indique suivre la situation de près et collaborer avec les autorités cambodgiennes afin de garantir la protection des droits et la dignité des ressortissants concernés. Elle considère leur prise en charge par la police comme une « avancée importante » pour leur sécurisation et leur futur rapatriement, qui sera organisé dès que leur situation sera régularisée.

    Face à ce cas, l’ambassade renouvelle un appel à la plus grande vigilance concernant les offres d’emploi à l’étranger et rappelle la nécessité de suivre les procédures officielles, détaillées dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères datant du 23 mai 2022.