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  • GOUVERNEMENT – Le général Deramasinjaka Rakotoarivelo, nouveau ministre des Forces armées, appelle à l’unité des forces armées

    GOUVERNEMENT – Le général Deramasinjaka Rakotoarivelo, nouveau ministre des Forces armées, appelle à l’unité des forces armées

    Antananarivo, 9 Octobre, 16h50 – Deramasinjaka Rakotoarivelo, nouveau ministre des Forces armées, commence son mandat par un appel au calme et à la solidarité des Forces armées. “Le ministre a lancé un appel aux militaires à rester calmes durant cette période difficile, et à ne pas se laisser diviser par des opinions divergentes”, rapporte le ministère dans sa publication de compte-rendu de la cérémonie de passation entre l’ancien et le nouveau ministres. “Les Forces armées sont unies et respectent scrupuleusement les lois en vigueur ainsi que la discipline qui régit leurs rangs”, souligne encore le communiqué, évoquant le discours de prise de fonction du nouveau ministre.

    Mais au-delà de l’unité des Forces armées, le ministre insiste également sur la solidarité de l’ensemble des Forces de défense et de sécurité. Pour lui, les Forces armées font partie des forces de l’ordre dont la mission est de “lutter contre l’insécurité dans le cadre d’une collaboration pleine et entière avec les Forces de défense et de sécurité, dans un esprit d’unité et de cohésion”. Les deux ministres en charge de la défense et de la sécurité, Mandimby Ny Aina Randriambelo de la Sécurité publique, et Andry Rakotondrazaka de la Gendarmerie, qui ont été nommés avec lui ont d’ailleurs assisté à la passation de fonction qui s’est tenu à Ampahibe ce jeudi.

    Outre l’unité des Forces armées, et celle des Forces de défense et de sécurité, Deramasinjaka Rakotoarivelo a aussi insisté sur le devoir de redevabilité des militaires. “Les forces armées sont issues du peuple et elles ont le devoir de protéger la population ainsi que ses biens face aux multiples menaces, tant dans la capitale qu’en milieu rural”, indique-t-il.

  • CRISE – Ron Weiss appelle les agents syndiqués de la Jirama à améliorer le service plutôt qu’à faire la grève

    CRISE – Ron Weiss appelle les agents syndiqués de la Jirama à améliorer le service plutôt qu’à faire la grève

    Antananarivo, 9 Octobre, 11h30 – Un appel à la responsabilité. Ron Weiss soutient dans une lettre qu’il a adressée à ses collaborateurs auprès de la Jirama que l’heure n’est pas à la grève avec la situation socio-politique qui est actuellement tendue. Le directeur général de la compagnie nationale estime que les efforts doivent plutôt être déployés dans l’amélioration du service, qui est déjà la cause principale de l’insatisfaction populaire.

    Ron Weiss indique avoir été déjà informé des menaces de grève que certains agents de la Jirama prévoient d’observer. Il juge le mouvement “inopportun” car il ne ferait qu’empirer une situation déjà critique pour les usagers. “La grève n’est pas une solution du moins pour l’instant car elle n’aura pour conséquence que de grever une situation qui est déjà catastrophique pour la population, et ne pourrait qu’engendrer le résultat inverse”, expose-t-il dans sa lettre.

    “Il n’y a d’ailleurs aucune logique de faire la grève”, note Ron Weiss. Et ce, par rapport aux inquiétudes des employés qui pourraient motiver ce mouvement. Le directeur général de la Jirama parle par exemple du nouveau statut de la compagnie qui, selon ses explications, “ne prévoit pas de cession de capital et de licenciement”. Il parle également d’un “accord” qui vise à renforcer la participation active des travailleurs à la reconstruction de la compagnie qui ne tardera pas à être publié.

    La Jirama appelle jusque-là ses employés à prioriser la reconstruction et l’amélioration du service, afin de répondre aux attentes de la population. “On attend de nous des réponses concrètes et rapides, un renforcement des efforts et une action commune pour relever ces défis”, souligne Ron Weiss, en s’adressant à ses collaborateurs.

    Le DG de la Jirama appelle alors les employés à “l’unité constructive”, face aux travaux que la compagnie nationale d’eau et d’électricité doit entreprendre. Tous les agents de cette société d’Etat auront donc à intensifier leurs efforts dans la construction de nombreuses nouvelles centrales électriques et des installations d’approvisionnement en eau. De même pour le remplacement et le renforcement des réseaux de distribution d’électricité et d’eau que la Jirama avait déjà commencés, lance-t-il.

  • COMMERCE – Maminiaina Ravatomanga estime que la filière vanille peut encore être sauvée

    COMMERCE – Maminiaina Ravatomanga estime que la filière vanille peut encore être sauvée

    Antananarivo, 9 Octobre, 10h45 – Une filière à terre qu’il faut redresser. Et “nous pouvons encore sauver la filière vanille”, estime Maminiaina Ravatomanga, membre du Conseil national de la vanille (CNV). Lors de son émission télévisée diffusée sur trois chaînes audio-visuelles privées lundi, l’homme d’affaires a lancé un appel à l’action pour redresser ce secteur stratégique en pleine crise.

    Pour le président directeur général du Groupe Sodiat, les acteurs de cette filière « ont encore la capacité de bien la redresser aujourd’hui ». Mais encore faut-il que ceux-ci “ne se laissent pas distraire par les politiciens” et que le gouvernement et les décideurs du secteur “les laissent redresser la situation à leur manière”.

    Pour Maminiaina Ravatomanga, la libéralisation du secteur était l’une des causes principales de la décadence de la filière. « La libéralisation a été imposée sous pression politique en 2022-2023. Aujourd’hui, on en voit les conséquences », déplore-t-il.

    Le patron du groupe Sodiat, proche du pouvoir, affirme que le CNV avait pourtant élaboré une réforme structurelle pour relancer la filière. Mais à l’entendre, cette initiative aurait été stoppée net par des décisions d’ordre politique. Il reconnaît que “la réforme implique des défis”. Il insiste cependant sur “cette réforme pour obtenir des résultats durables”.

  • CRISE – Une douzaine de morts, pour la plupart des pilleurs, depuis le début des manifestations, selon Andry Rajoelina

    CRISE – Une douzaine de morts, pour la plupart des pilleurs, depuis le début des manifestations, selon Andry Rajoelina

    Antananarivo, 9 Octobre, 6h35 – Deux semaines après le début des manifestations, les autorités publient des chiffres officiels. 12 personnes auraient perdu la vie depuis le 25 septembre, selon le président de la République Andry Rajoelina. Les 22 morts annoncés par les Nations unies sont “des chiffres erronés” qui “ne sont pas justifiés”, indique-t-il dans une interview accordée à la chaîne Réunion 1ère, mercredi après le dialogue organisé à Iavoloha.

    Ces 12 morts, selon toujours le chef de l’Etat, sont par ailleurs “pour la plupart des pilleurs et des casseurs”. Andry Rajoelina avance même que le jeune homme tué à Antsiranana aurait été “pris en flagrant délit dans une bijouterie”. “C’est seulement après le décès que les forces de l’ordre ont appris que malheureusement c’était un étudiant”, poursuit-il. “Ce n’était pas du tout un étudiant qui manifestait mais qui faisait partie justement malheureusement des casseurs”, ajoute-t-il encore.

    C’est la première fois depuis le début de la crise que les autorités publient des chiffres sur le bilan humain des manifestations et des émeutes qui ont eu lieu en marge du mouvement. Lorsque le Haut commissariat des nations unies aux droits de l’homme a avancé le nombre de 22 morts, le gouvernement a démenti sans avancer d’informations officielles.

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  • Rajoelina promet qu’il ne sera plus candidat à sa propre succession

    Rajoelina promet qu’il ne sera plus candidat à sa propre succession

    Andry Rajoelina entend bien terminer son mandat actuel, et promet qu’il fera tout pour faire briller Madagascar jusqu’à ce terme. Devant les participants au dialogue qu’il a reçu ce mercredi après-midi à Iavoloha, il assure qu’après ce deuxième mandat, il ne sera plus candidat à sa propre succession. « Trouvez quelqu’un pour me remplacer car je ne me présenterai plus », martèle-t-il, soulignant que « si des gens seront ravis de cette décision, beaucoup d’autres en seraient malheureux ». Pour l’heure, le chef de l’Etat reste, même si parmi ces partisans, « beaucoup vont démissionner, voire l’abandonner ». Mais « si je suis là, c’est parce que Dieu m’a confié une mission », confie-t-il. « Dieu ne laissera pas Madagascar se perdre, Dieu ne permettra pas au mal de régner », poursuit-il. Selon la Constitution, le mandat du président de la République est de cinq ans, et est renouvelable une fois.

  • Andry Rajoelina :  “Je jure devant Dieu que si le délestage persiste à Antananarivo dans un an, je démissionnerai”

    Andry Rajoelina : “Je jure devant Dieu que si le délestage persiste à Antananarivo dans un an, je démissionnerai”

    Le président de la République Andry Rajoelina promet aux jeunes qu’il a rencontrés ce mercredi après-midi qu’il n’y aura plus de délestage dans un an, du moins dans la Capitale. Après avoir exposé les solutions qui sont en cours de mise en oeuvre, il a juré “devant le ciel et la terre, et devant Dieu que si le délestage persiste à Antananarivo dans un an”, il démissionnera. “Je vous donne un an”, martèle-t-il. Parmi les solutions en cours, il a cité l’installation prochaine de la centrale thermique de 105 MW d’Ambohimanambola, des parcs solaires de 100MW mais aussi de l’arrivée prochaine d’un groupe électrogène de 60MW”.

  • ÉLECTIONS – La Ceni repousse la date d’ouverture du dépôt de candidature pour les sénatoriales

    ÉLECTIONS – La Ceni repousse la date d’ouverture du dépôt de candidature pour les sénatoriales

    Antananarivo, 8 Octobre, 16h15 – Du changement dans le chronogramme des élections sénatoriales. Arsène Dama, président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), annonce que “la date d’ouverture du dépôt des dossiers de candidature prévue ce jeudi est repoussée”. Il s’est exprimé mardi soir dans une émission spéciale diffusée sur la chaîne de télévision publique.

    Selon le président de la Ceni, cette décision a été prise « après une réunion du bureau permanent ». Il n’a cependant pas encore avancé de date pour ce report. A l’entendre, les candidats « ont dû mal à confectionner leur dossier de candidature ». Soava Andriamarotafika, rapporteur général de cette commission électorale, évoque la situation socio-politique actuelle pour expliquer cet ajournement.

    Le commissaire électoral ajoute, par ailleurs, qu’il n’est “pas encore question de repousser la date du 11 décembre”. La Commission électorale n’en indique pas moins que le budget pour les élections sénatoriales n’est pas encore disponible. Mais sur le plan technique, Arsène Dama assure que son organisation est déjà prête et qu’elle n’attend plus que ce budget pour avancer.

  • SITUATION SÉCURITAIRE – Des hôteliers et restaurateurs demandent l’allègement progressif du couvre feu

    SITUATION SÉCURITAIRE – Des hôteliers et restaurateurs demandent l’allègement progressif du couvre feu

    Antananarivo, 8 Octobre, 12h35 – Un appel pressant lancé. La Fédération des hôteliers et restaurateurs de Madagascar (Fhorm) demande un allègement du couvre-feu pour bénéficier de plus d’heures d’activité, essentielles à leur survie économique et au maintien de l’emploi. Cette disposition constitue une nécessité économique et sociale, indique le communiqué que cette association professionnelle a publié ce mercredi.

    La Fhorm réitère que “la sécurité des citoyens reste une priorité absolue”. Elle souligne toutefois que “il est tout aussi essentiel de préserver la sécurité économique et sociale de notre population”. Car “une économie qui s’effondre fragilise tout le pays, y compris sa stabilité”, expose cette association. L’allègement progressif du couvre feu est avancé comme une voie d’équilibre qui contribuera à maintenir un niveau de sécurité tout en offrant aux opérateurs la marge nécessaire à leur survie et à la relance de l’activité économique.

    La Fhorm propose alors l’élargissement de la plage horaire de liberté de circulation en réduisant le couvre-feu à la plage horaire de 23h à 4h du matin. Et ce, dans l’attente de la levée complète de cette mesure sécuritaire. Cet ajustement permettra de sauver des milliers d’emplois menacés directement liés aux heures d’activités restreintes, de contribuer à la relance des établissements et de l’économie locale mais également d’éviter le chômage technique et ses impacts sociaux.

    Dans son allocution à l’occasion de la nomination des trois ministres en charge de la défense et de la sécurité, le président de la République Andry Rajoelina a annoncé que lever le couvre-feu sera l’une des actions prioritaires auxquelles les trois nouveaux membres du gouvernement devraient s’atteler en collaboration avec le Premier ministre.

  • GOUVERNEMENT – Mandimby Ny Aina Randriambelo devient la première femme ministre de la Sécurité publique

    GOUVERNEMENT – Mandimby Ny Aina Randriambelo devient la première femme ministre de la Sécurité publique

    Antananarivo, 8 Octobre, 8h15 – Pour la première fois, le premier flic de Madagascar est une femme. La contrôleur général Mandimby Ny Aina Randriambelo vient d’être nommée ministre de la Sécurité publique par le président de la République Andry Rajoelina, sur proposition du Premier ministre Fortunat Ruphin Zafisambo, mardi soir. Aux côtés de ses pairs masculins de la défense et de la sécurité, le général Deramasinjaka Rakotoarivelo aux Forces armées, et le général Andry Rakotondrazaka à la Gendarmerie, elle aura la mission de “rétablir l’ordre dans les meilleurs délais pour permettre à tous les citoyens de travailler dans les règles”.

    Appartenant au corps de la police depuis le début des années 2000, Mandimby Ny Aina Randriambelo connaît bien les rouages de la police. Sa longue carrière l’a d’ailleurs conduit au poste de secrétaire général du ministère de la Sécurité publique en mai 2024. Elle a également été, pendant cinq ans, directrice de cabinet au même ministère et a dirigé pendant trois ans, de 2020 à 2023, l’Ecole nationale supérieure de police (ENSP) à Antananarivo.

    Mais la nouvelle ministre s’est surtout fait connaître pour ses faits d’armes dans le domaine des droits de l’homme. Cette ancienne journaliste, sortante de la Faculté de droit de l’Université d’Antananarivo, est notamment coach de la brigade féminine de proximité, l’unité de la police spécialisée dans la prévention des violences ainsi que l’accompagnement des victimes.

    Point focal genre et lutte contre les violences basées sur le genre au ministère de la Sécurité publique, elle a fait partie du comité de rédaction et de suivi des rapports initiaux et périodiques des droits de l’homme et de la commission chargé de la conception des modules de formation destinés aux forces de défense et de sécurité en matière de droits de l’homme.

    Ses compétences en matière de gestion de stress, de leadership et de commandement policier sont également reconnues. Elle enseigne d’ailleurs cette matière au sein de l’ENSP dont elle est sortie commissaire de police en 2003.

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  • BANQUE CENTRALE – 5 966 milliards d’ariary par semestre déployés en 228 opérations logistiques à travers tout Madagascar

    BANQUE CENTRALE – 5 966 milliards d’ariary par semestre déployés en 228 opérations logistiques à travers tout Madagascar

    Antananarivo, 8 Octobre, 6h15 – Chaque semestre, la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) orchestre une vaste opération logistique pour injecter 5 966 milliards d’ariary dans le circuit économique national. Cette somme colossale est déployée dans tout le pays via 228 mouvements de fonds, pour approvisionner 524 agences bancaires commerciales et 135 postes comptables du Trésor public répartis sur l’ensemble du territoire, comme l’indique le gouverneur de la BFM Aivo Andrianarivelo.

    Parmi ces 228 transferts, 133 sont effectués par voie terrestre à l’aide de véhicules sécurisés, tandis que 95 sont réalisés par voie aérienne, en collaboration principalement avec Madagascar Airlines. Toutefois, lorsque la capacité de la compagnie nationale est insuffisante, la BFM fait appel à des opérateurs aériens privés, sélectionnés sur appel d’offres en fonction de la disponibilité de leurs appareils et des créneaux de vol qu’ils peuvent assurer, selon le gouverneur. “Le choix de ces prestataires se fait en fonction de la disponibilité de leurs appareils, ainsi que des heures de décollage et d’atterrissage qu’ils peuvent garantir”, explique le gouverneur.

    Le gouverneur de la Banque centrale, Aivo Andrianarivelo, précise que ces mouvements visent à garantir un approvisionnement continu des guichets bancaires et des postes comptables, même dans les zones les plus reculées. D’ailleurs, pour les localités du Trésor public qui ne sont accessibles ni par la route ni par avion, des solutions alternatives comme la location d’hélicoptères auprès de l’État sont mises en œuvre, en attendant une éventuelle mutualisation plus systématique des moyens aériens publics. “Étant donné que l’État dispose également d’une flotte d’aéronefs, nous étudions actuellement la possibilité pour la Banque Centrale (BFM) d’utiliser ces moyens pour le transport de ses fonds”, souligne Aivo Andrianarivelo.

    En parallèle, les versements au guichet de la BFM, c’est-à-dire les dépôts des banques commerciales et du Trésor, atteignent 6 075 milliards d’ariary sur la même période. Ces flux représentent notamment les recettes de l’État et les excédents de liquidités que les établissements financiers ne peuvent conserver dans leurs propres coffres.

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