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  • BUDGET – Le GEM demande l’intégration des conséquences socio-économiques de la crise dans la loi de finances 2026

    BUDGET – Le GEM demande l’intégration des conséquences socio-économiques de la crise dans la loi de finances 2026

    Antananarivo, 5 Octobre, 7h05 – Un exercice qui est loin d’être ordinaire. Le secteur privé estime qu’il est impératif d’intégrer la crise actuelle comme un paramètre fondamental dans la planification du budget national. C’est pourquoi les conséquences socio-économiques de cette crise devraient être intégrées dans l’élaboration de la loi des Finances 2026, suggère le président du Groupement des entreprises de Madagascar, Francis Rabarijohn. C’est l’une des propositions avancées par le secteur privé, lors de sa rencontre avec le Président de la République, Andry Rajoelina, à Iavoloha, ce samedi.

     

    “Nous ne pouvons pas faire fi des conséquences de ce qui s’est passé et qui est en train de se passer”, expose Francis Rabarijohn. Selon le rapport de la présidence de la République, les récents émeutes et pillages avaient non seulement engendré des pertes financières estimées à 200 milliards d’ariary mais aussi une perte d’environ 2 000 emplois. Aussi, intégrer les conséquences socio-économiques de la crise actuelle dans l’élaboration de la loi des Finances 2026 devra permettre de soutenir les entreprises ainsi que les ménages les plus touchés, a soutenu le président du GEM.

     

    L’approche habituelle de la loi des Finances ne peut ainsi plus tenir. “Nous ne pouvons pas raisonner de la même manière”, insiste Francis Rabarijohn. C’est pourquoi le secteur privé se dit disposé à discuter et à échanger avec les partenaires internationaux, en tenant compte des contraintes macroéconomiques et des exigences de ces bailleurs de fonds. “Nous nous permettons ainsi de nous proposer comme partie prenante sur cette loi des finances particulière par rapport à la crise que nous vivons actuellement”, poursuit-il.

     

    Plusieurs rencontres avaient déjà eu lieu entre les groupements du secteur privé et les entités gouvernementales impliquées dans l’élaboration de cette loi des Finances. Celles-ci avaient permis notamment au ministère de l’Économie et des finances de recueillir et d’analyser de manière progressive l’ensemble des mesures et propositions liées à l’environnement fiscal, dont les grandes orientations à prendre conjointement en matière d’incitations fiscales.

     

    La mobilisation des recettes fiscales domestiques demeure au cœur de la stratégie budgétaire des autorités nationales, dans les travaux engagés sur la loi des Finances 2026. C’est ce qu’avait indiqué le Fonds monétaire international (FMI) qui avait dernièrement envoyé une équipe pour discuter notamment des contours de ce budget national.

  • ENQUÊTE ÉCONOMIQUE – Le délestage comme frein principal aux activités au second trimestre de 2025, selon les entreprises

    ENQUÊTE ÉCONOMIQUE – Le délestage comme frein principal aux activités au second trimestre de 2025, selon les entreprises

    Antananarivo, 4 Octobre, 8h05 – Le délestage était, de loin, le principal frein à l’activité des entreprises au second trimestre de cette année. 75,4 % des entreprises interrogées par la Banky foiben’i Madagasikara (BFM), dans le cadre de l’Enquête sur la conjoncture économique (ECE), l’ont désigné comme l’entrave numéro un à leur fonctionnement. Les résultats de cette enquête viennent d’être publiés par la BFM.

    La problématique des coupures d’électricité éclipsait même à l’époque les craintes habituelles liées au climat des affaires au pays. Ce taux la place bien au-dessus de l’“incertitude économique” (69,8 %) et de la “pression fiscale” (63,3 %), qui sont autant de facteurs cités traditionnellement dans les doléances des entreprises rapportées par la BFM.

    L’enquête sur la conjoncture économique est réalisée quatre fois par an auprès des entreprises dans tout le pays. Les réponses pour ce second trimestre ont été recueillies auprès de 222 entreprises de tous les secteurs en juin et juillet 2025.

    Au-delà de cette enquête de la Banque centrale, des entreprises concernées par ce problème considèrent l’instabilité du réseau électrique comme un facteur de paralysie qui mine leur productivité, de par l’interruption de la production avec l’arrêt intempestif des machines ou des chaînes de montage. Il y a également l’augmentation des coûts d’exploitation, ne serait-ce qu’avec les investissements dans des groupes électrogènes qu’il faut acheter, entretenir et approvisionner en carburant.

    Le délestage contribue également, selon d’autres entrepreneurs, à la détérioration du climat social puisqu’il vient perturber l’organisation du travail. De même pour la perte de compétitivité pour celles qui ne peuvent garantir un service continu et qui perdent en fiabilité face à leurs concurrents.

  • TENSIONS SOCIALES – Andry Rajoelina met en garde sur l’impact d’un changement anticonstitutionnel du pouvoir sur les financements internationaux

    TENSIONS SOCIALES – Andry Rajoelina met en garde sur l’impact d’un changement anticonstitutionnel du pouvoir sur les financements internationaux

    Antananarivo, 4 Octobre, 7h45 – Des risques pèseraient sur les financements internationaux en cas de rupture de l’ordre constitutionnel. Le président de la République Andry Rajoelina avait exposé ce scénario dans son adresse à la nation sur la page Facebook de la présidence de la République, ce vendredi.

    Le Chef d’Etat a évoqué un entretien avec la Banque mondiale sur ce sujet, jeudi. Selon lui, cette institution de Bretton Woods aurait été claire et avait averti que “si un changement de régime intervient dans le pays en ne respectant pas la Constitution, tous les projets financés par les partenaires techniques et financiers (PTF) dans notre pays seraient suspendus et annulés”.

    La menace toucherait des projets d’infrastructures routières ou encore des programmes d’adduction d’eau. Et l’arrêt de ces projets entraînerait l’effondrement économique du pays, soutient le Chef de l’Etat. “Si Madagascar devait sombrer dans une nouvelle crise maintenant, notre développement reculerait de 15 ans. Personne d’entre nous ne souhaite un tel recul”, lance-t-il alors.

    Andry Rajoelina a néanmoins exprimé des regrets sur l’état de la gouvernance du pays. Et ce, tout en reconnaissant les lacunes dans sa gestion de la Nation, ainsi que les retards dans la mise en œuvre de certains projets annoncés.

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  • CRISE POLITIQUE – Le FFKM se dit prêt à assurer la médiation suite aux sollicitations qu’il dit avoir reçues

    CRISE POLITIQUE – Le FFKM se dit prêt à assurer la médiation suite aux sollicitations qu’il dit avoir reçues

    Antananarivo, 3 Septembre, 20h15 – Une possible nouvelle voie pour la sortie de crise. Le Conseil chrétien des Eglises (FFKM) affirme qu’il est “prêt à répondre [aux sollicitations] pour se positionner en tant que ‘Raiamandreny’ pour la médiation”, selon Mgr Jean De Dieu Raoelison, président du FFKM, dans une vidéo postée vendredi en fin de journée.

     

    A entendre l’archevêque d’Antananarivo, le FFKM est sollicité par des entités “aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays pour mener des discussions face aux événements qui se passent dans le pays”. Pour la confédération des Eglises, la décision fait suite aux “appels en direction des Eglises et selon la déclaration [du FFKM] du 26 septembre 2025 pour la tenue d’un rapprochement et de discussions entre tous”.

     

    Vendredi dernier, les chefs d’Eglise avaient lancé un appel pour qu’il y ait un “rapprochement, en vue de l’apaisement et du dialogue”, l’objectif étant de trouver “une solution rapide et pérenne”. Cette voie devrait mener “vers le fihavanana et le développement qui devrait permettre à la population de bénéficier de droits fondamentaux comme l’électricité, l’eau, l’apaisement, les moyens de subsistance, la sécurité”.

     

    Une voie parlementaire avait été explorée pour trouver une issue à la crise actuelle, selon Justin Tokely, président de l’Assemblée nationale. Mais les groupes parlementaires n’avaient pas trouvé une entente.

  • MANIFESTATIONS – Andry Rajoelina “ne se retirera pas”, indique son conseiller spécial Patrick Rajoelina sur TV5 Monde

    MANIFESTATIONS – Andry Rajoelina “ne se retirera pas”, indique son conseiller spécial Patrick Rajoelina sur TV5 Monde

    Antananarivo, 3 Octobre, 11h20 – “Il ne se retirera pas”. Patrick Rajoelina, conseiller spécial du président de la République paraphrase le Général de Gaulle pour dire que Andry Rajoelina ne démissionnera pas. Invité de TV5 Monde, il souligne que “si on doit le faire retirer, il y a un certain nombre de processus constitutionnels qui sont hors de propos”.

    Lundi, Andry Rajoelina avait déjà soulevé qu’il n’a “pas l’intention de ne pas respecter la Constitution”. “C’est l’amour de la patrie qui coule en moi”, avait-il déclaré dans son adresse à la nation. “Ce n’est ni l’amour du pouvoir ni l’amour de la gloire, mais la volonté de servir le peuple, de servir les Malgaches”, avait-il poursuivi.

    Le départ du président de la République fait partie des points réclamés par les manifestants depuis quelques jours. Outre la démission, la Constitution prévoit la déchéance et l’empêchement pour actionner le processus de départ d’un président de la République.

  • MANIFESTATIONS – Certaines zones bénéficient d’une protection renforcée, selon l’Emmo Nat

    MANIFESTATIONS – Certaines zones bénéficient d’une protection renforcée, selon l’Emmo Nat

    Antananarivo, 3 Octobre, 9h35 – Protection spéciale pour les zones stratégiques. Alors que les manifestants prévoient de revenir dans les rues d’Antananarivo ce vendredi après une pause de 24 heures, l’Etat-major mixte opérationnel national (Emmo-Nat) indique sur la chaîne de télévision publique que ces zones seront “spécialement protégées afin de prévenir les pillages et la destruction”.

    Il s’agit principalement des lieux d’activités économiques et d’approvisionnement en produits de première nécessité, des établissements scolaires, des centres de santé, souligne l’Emmo-nat. Sont également pris en compte les autres sites jugés sensibles.

    L’Emmo-Nat encourage également les concitoyens à poursuivre leurs activités quotidiennes. Il assure que “des mesures strictes seront prises contre toute infraction, y compris à l’encontre de ceux qui envisagent de porter des armes ». Les citoyens, enfin, sont encouragés à “ne pas commettre d’infractions ».

  • MOUVEMENT POPULAIRE – Les manifestants mettent en place un Comité conjoint pour coordonner les manifestations 

    MOUVEMENT POPULAIRE – Les manifestants mettent en place un Comité conjoint pour coordonner les manifestations 

    Antananarivo, 3 Octobre, 6h30 – Les manifestations reprennent ce vendredi à Antananarivo et ses environs. Et pour la reprise, les différents mouvements de contestation se sont ralliés pour adopter une stratégie commune. Ils se sont alors mis d’accord pour mettre en place un Comité conjoint de coordination “chargé d“élaborer toutes les stratégies pour mener les prochaines étapes et finaliser cette lutte”.

     

    A en croire Lily Rafaralahy, conseillère municipale d’Antananarivo et une des leaders du mouvement “Tsy manaiky lembenana” (qui ne se laisse pas faire), “à partir de maintenant, toutes les stratégies pour guider le mouvement émanent de ce comité”. Ce comité regroupe aussi bien les jeunes de la GenZ et les étudiants que les artistes, influenceurs, et syndicats ayant rejoint le mouvement.

     

    La coordination du mouvement a été officiellement créée jeudi, alors que les manifestants ont observé une journée de suspension stratégique. Avant que les conseillers municipaux n’annoncent la mise en place du comité, des étudiants de l’Université d’Antananarivo ont lancé un appel à tous les mouvements à renforcer leurs rangs. “La jeunesse a tenu bon et a ouvert la voie, mais la lutte ne peut plus être menée par les étudiants et les jeunes seuls”, ont-ils lu dans une déclaration télévisée.

     

    Ils en appellent ainsi à “toutes les forces vives de la nation au sein de la République de Madagascar”, “les chefs d’églises sans exception, les autorités traditionnelles, les syndicats du secteur public et privé, la société civile, et les hommes politiques”. Ils invitent également “les forces armées, les paysans et le peuple malgache sans distinction” à les rejoindre.

  • TSIMBAZAZA – Pas de consensus sur la démarche de sortie de crise entre majorité et opposition à l’Assemblée nationale

    TSIMBAZAZA – Pas de consensus sur la démarche de sortie de crise entre majorité et opposition à l’Assemblée nationale

    Antananarivo, 2 Octobre, 17h00 – La majorité et l’opposition ne se sont pas entendues sur une décision de sortie de crise, après deux jours de réunion. Alors que les partisans du président de la République proposent la mise en place d’un gouvernement d’ouverture, les députés de l’opposition refusent de participer au processus si les revendications des manifestants ne sont pas prises en compte au préalable.

    “Compte tenu de la situation actuelle, la proposition du nom du Premier ministre a été étendue aux autres groupes parlementaires pour marquer notre ouverture”, indique un communiqué lu ce jeudi après-midi par le député Fanomezantsoa Andrianjanahary, élu à Manandriana et président du groupe parlementaire Union des parlementaires républicains (UPAR). A l’entendre, cette ouverture devrait “se poursuivre jusque dans la formation gouvernement”. Il en appelle donc “à toutes les forces vives du pays pour participer” à ce processus “afin de redresser le pays”.

    Les députés du groupe parlementaire Firaisankina, pour leur part, rejettent le communiqué que l’élu de Manandriana a lu au nom de “tous les membres de l’Assemblée nationale”, selon ses termes. “Le groupe parlementaire Firaisankina n’était pas présent et ne cautionne pas la lecture du communiqué”, martèle le député Fidèle Razara Pierre, élu à Ambatondrazaka à la presse. “Il est vrai qu’il y a eu des discussions pour trouver des solutions de sortie de crise, mais nous avons posé comme préalable indiscutable le respect du droit fondamental à la liberté d’expression”, poursuit-il.

    Mercredi, une première réunion a déjà eu lieu entre les représentants des groupes parlementaires de l’Assemblée nationale afin de trouver une solution de sortie de crise. Aucune décision consensuelle n’ayant été trouvée, une autre réunion a eu lieu ce jeudi.

    De leur côté, les dirigeants de l’Alliance Firaisankina ont déjà annoncé leur refus de participer à un éventuel gouvernement d’ouverture. Dans un communiqué conjoint, ils ont qualifié de “trahison envers la population malgache et la patrie, ainsi qu’un mépris des vies perdues lors des manifestations” toute participation au prochain gouvernement envisagé par le président de la République.

    Le président de la République Andry Rajoelina avait annoncé lundi la dissolution du gouvernement et la nomination d’un nouveau Premier ministre. Il s’était donné un délai de trois jours après son adresse à la nation pour recevoir la proposition venant des députés selon l’article 54 de la Constitution et nommer le chef du gouvernement dans la foulée.

  • SOLIDARITÉ – Des citoyens en blouse blanche au coeur des manifestations

    SOLIDARITÉ – Des citoyens en blouse blanche au coeur des manifestations

    Trousse de soin en main, une douzaine de médecins bénévoles se mettent au cœur de la manifestation dans la capitale. Leur mission c’est de soigner les blessés, et ceux qui sont asphyxiés par les bombes lacrymogènes.

     

     

    Il est 15h à Analakely ce mercredi 1er octobre. Les grenades lacrymogènes viennent de tonner. Cinq médecins en blouse blanche s’engouffrent dans le tunnel d’Ambohidahy, direction Anosy.
    Dans leurs mains, leurs trousses de soins, prêtes à intervenir. Leur mission : trouver les blessés éventuels après ce court affrontement entre manifestants et forces de l’ordre.
    Ces médecins bénévoles se glissent au cœur de la manifestation menée par la génération Z dans la Capitale.
    Depuis mardi, ils se répartissent en groupes de cinq à six et sillonnent les quartiers où les affrontements se font sentir. Une présence silencieuse mais essentielle.

    « En tant que citoyens, nous nous sentons responsables, car nous avons vu de nombreuses personnes blessées, entre autres, dans les médias. C’est pour réduire ces blessures et les éventuels décès que nous avons lancé cette initiative, afin de pouvoir nous entraider entre compatriotes », explique Dr Domoina Rafanomezantsoa, médecin bénévole

    A l’initiative de ce groupe de médecins bénévoles se trouvent trois entités : l’association Voilà-Voilà, l’association Vato Nasondrotrin’ny Tany, qui les assiste, et le cabinet Domoina Soa Kanto d’Ambondrona. Ensemble, elles se donnent comme mission de veiller sur les manifestants.

    Mardi, jour où les manifestations ont été les plus intenses, les médecins du mouvement confient avoir pris en charge une cinquantaine de blessés pour les premiers soins. Une journée durant laquelle ils ont aussi appris comment intervenir dans des manifestations. « Hier (mardi), nous avons déjà tiré une petite leçon, car nous avons dû prendre en charge des patients au milieu des échauffourées. Certains de nos collègues ont même été affectés par les gaz lacrymogènes et n’ont pas pu travailler correctement. Aujourd’hui, nous avons mis en place le groupe de travail, en collaboration avec le cabinet Soa Kanto et d’autres. S’il y a des incidents, nous amènerons les patients là-bas et nous les prendrons en charge. Si possible, nous ferons également les soins sur place, dans les environs immédiats », conclut le Dr Domoina Rafanomezantsoa.

  • COMMERCE – Madagascar maintient ses dispositifs d’exportation en anticipation d’une extension rétroactive de l’AGOA

    COMMERCE – Madagascar maintient ses dispositifs d’exportation en anticipation d’une extension rétroactive de l’AGOA

    Antananarivo, 2 Octobre, 10h30 – “Business As Usual”. Les acteurs public et privé de la Grande île assurent le maintien des dispositifs d’exportation, pariant sur une reconduction à court terme de la Loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique (Agoa). Bien qu’aucune résolution n’ait été adoptée avant l’expiration de l’Agoa le 30 septembre, la partie malgache engagée dans ce dossier avance la possibilité d’une extension rétroactive de ce programme de préférences commerciales avec les Etats-Unis. Une situation qu’ils ont exposée dans un communiqué conjoint publié mercredi.

    Madagascar se dit rassuré du soutien de l’Exécutif ainsi que des législateurs américains en faveur de cette reconduction à court terme de l’Agoa. Une résolution qui n’a pas pu être adoptée en raison de l’interruption partielle du fonctionnement du gouvernement fédéral américain causée par l’absence d’accord budgétaire au Congrès ou le “shutdown”. La possibilité d’une extension rétroactive de cet accord commercial demeure ouverte une fois le blocage budgétaire levé, avance la partie malgache engagée dans ce dossier.

    Les importations en provenance des pays bénéficiaires de l’AGOA sont déjà soumises aux tarifs douaniers normaux prévus par le Code des douanes des États-Unis (NPF) depuis le début de ce mois d’octobre. Mais le renouvellement de l’AGOA de manière rétroactive signifie que ces NPF payés durant la période de suspension pourraient être remboursés. Ce remboursement n’inclut toutefois pas le droit additionnel de 15% fixé pour Madagascar.

    Les exportateurs vers les Etats-Unis sont donc appelés à la patience et à la prudence. Il est important pour eux que les certificats d’origine et les visas Agoa continuent d’être délivrés pour les cargaisons arrivant après le 30 septembre. Et ce, afin qu’ils puissent bénéficier d’un remboursement des droits si l’Agoa est renouvelée rétroactivement. Toutes les procédures nationales liées aux exportations Agoa, qu’il s’agit de certificats d’origine ou encore de certification de factures demeurent pleinement assurées par les administrations compétentes, dans la perspective d’une éventuelle reconduction.

    Cette approche, loin d’être un déni de la situation, se veut une stratégie proactive pour garantir que la fenêtre de suspension tarifaire n’entraîne pas de pertes définitives. D’ailleurs, les parties prenantes clés, tant publiques que privées, restent pleinement mobilisées en vue de la poursuite des négociations sur ce sujet.
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