Catégorie : À la une

  • VAOVAO – MINUTE FLASH 06 MAY 2020

    VAOVAO – MINUTE FLASH 06 MAY 2020

    – CORONAVIRUS : Nahitana trangan’aretina fito vaovao (1 ora tolakandro)

    – FAMPIANARANA : Nihemotra ny daty fara-fisoratana anarana amin’ireo fanadinam-panjakana

    – FITATERAM-BAHOAKA : Misy ireo taxi-be efa niverina niasa

  • AMERICAN SCHOOL D’ANTANANARIVO : Le campus se dote d’une centrale solaire

    AMERICAN SCHOOL D’ANTANANARIVO : Le campus se dote d’une centrale solaire

    L’American School of Antananarivo vient de s’équiper d’une centrale solaire permettant de subvenir à 42% de ses besoins énergétiques. Cette démarche est faite dans le but de contribuer à la préservation de l’environnement mais aussi pour montrer aux élèves de l’ASA le fonctionnement d’une énergie verte.

  • CORONAVIRUS : Déconfinement partiel jour 17

    CORONAVIRUS : Déconfinement partiel jour 17

    – Mahamasina : 8h30

    – Ambohijatovo : 09h30

    – Betongolo : 09h40

    – Ambatomainty : 09h45

    – Ivandry : 10h15

  • ANTENIMIERAM-PIRENENA : Hivory ara-potoana eny amin’ny CCI ivato

    ANTENIMIERAM-PIRENENA : Hivory ara-potoana eny amin’ny CCI ivato

    Ny Centre de conférence internationale Ivato no nofinidin’ny Antenimieram-pirenena hanatanterahina ny fivoriana ara-potoanany voalohany amin’ity taona 2020 ity. Izany dia mba hahafahana mitandro ireo fepetra ara-pahasalamana rehetra amin’izao fisian’ny valan’aretina coronavirus izao.

  • FIATOHAN’NY FIASAN’NY TAXIBE : Nisy ihany ireo mpamily nanohy ny asany

    FIATOHAN’NY FIASAN’NY TAXIBE : Nisy ihany ireo mpamily nanohy ny asany

    Misy ireo taxibe izay niasa ihany, na dia teo aza ny fanambarana nataon’ny vondron’ny mpitatira, ny ampihato ny fiasan’ny taxibe, nohon’ny fatiantoka.
  • VAOVAO – MINUTE FLASH 05 MAY 2020

    VAOVAO – MINUTE FLASH 05 MAY 2020

    – CORONAVIRUS : Olona roa indray no sitrana (01 ora tolakandro)

    – FIDIRAN’NY MPIANATRA ENY AMIN’NY AMBARATONGA AMBONY : Ny datin’ny datin’ny 8 jolay no tapaka, nefa mety hisy fiovana

    – FITOKONAN’NY TAXI-BE : Nisy ireo mpitatitra nanohy ny asany

  • CORONAVIRUS : Déconfinement partiel jour 16

    CORONAVIRUS : Déconfinement partiel jour 16

    – Ampasampito : 9h

    – Ampasampito : 9h15

    – Ambatomainty : 9h30

    – Amboditsiry : 9h35

    – Andranobevava : 9h40

    – Marais Masay : 10h

    – Ankorondrano : 10h15

    – Ivandry : 10h20

  • FIHATOAN’NY TAXIBE : Nitsimbadika ny fandaharam-potoan’ireo olom-pirenena

    FIHATOAN’NY TAXIBE : Nitsimbadika ny fandaharam-potoan’ireo olom-pirenena

    Nanahirana ny fandehanana miasa sy fakenesana any am-pianarana, ary ny fodiana any antrano androany, hoan’ireo mpianatra sy mpiasa. Izany dia vokatry ny havitsian’ny taxibe, taorian’ny fanambarana nataon’ny vondron’ny mpitatitra omaly, 4 mai.
  • FIAROVANA NY ALA : Mila miala tsikelikely amin’ny fampiasana saribao

    FIAROVANA NY ALA : Mila miala tsikelikely amin’ny fampiasana saribao

    Isan’ireo vina napetraky ny ministeran’ny Tontolo iainana sy ny fampandrosoana maharitra ny famerenana an’i Madagasikara ho nosy maitso. Isan’ny fomba hahatrarana izany ny fialana amin’ny fampiasana arina na saribao, izay miteraka fahapotehana ala aman’hektara maro isan-taona. Mbola vitsy nefa ny malagasy no afaka mampiasa sy mahatakatra ireo angovo hafa.

  • VANF ANTRANONKALA-ONLINE : À l’arbre Guy Suzon (1955-2020)

    VANF ANTRANONKALA-ONLINE : À l’arbre Guy Suzon (1955-2020)

    L’alarme environnementale, que tirent conjointement le MEDD (Ministère de l’Environnement et du Développement durable), Madagascar National Parks et Alliance Voahary Gasy, ne sera malheureusement pas à titre posthume pour Guy Suzon Ramangason pour lequel l’Environnement aura été l’engagement de toute une vie, depuis son doctorat en Écologie forestière et biologie végétale, son travail à l’IUCN ou au WWF, et son abnégation d’Enseignant-Chercheur.

    Un de ses ultimes engagements aura été au sein de INDRI (INitiative pour le Développement la Restauration écologique et l’Innovation) qui avait lancé, en janvier 2020, la lettre ouverte «Madagascar île verte ? C’est possible à huit conditions» : sensibiliser et engager les populations ; répondre à la pauvreté ; faire respecter la loi ; protéger les forêts existantes ; l’échelle: couvrir Madagascar de forêts ; la durabilité ; prendre en compte la crise climatique ; mobiliser l’intelligence collective.

    Pour rendre hommage à la mémoire de l’ancien Directeur général de Madagascar National Parks (de 2003 à 2019), et «cheville ouvrière de l’inscription des Tsingy de Bemaraha comme premier site malgache sur la liste du Patrimoine mondial» comme témoigne l’UNESCO, j’ai retrouvé un texte du botaniste Henri Perrier de la Bâthie (1877-1958) qui a vécu trente-cinq ans dans la Grande île, de 1896 à 1933, à consacrer sa vie à la flore et à la faune malgaches. Ses écrits sur la Nature de Madagascar s’étalent de 1910 à 1955.

    Dans cet article, «Les réserves naturelles de Madagascar» (La terre et la vie, n°7, août 1931, pp.427-442), Henri Perrier de la Bâthie détaille la raison et le choix des Réserves Naturelles que nous connaissons encore aujourd’hui : «soustraire à cette destruction générale quelques témoins encore intacts de la flore et de la faune primitives». C’est dès 1912 qu’il avait émis le souhait de leur création, mais dix d’entre elles ne verront le jour qu’après le décret du 31 décembre 1927 (JORF 5 janvier 1928). Mais, déjà, il était trop tard pour la flore et la faune authentiques et son regret principal porte sur l’insuffisance, voire l’absence, d’un témoin intact de la (vraie) forêt orientale parmi ces Réserves Naturelles : pour la bonne et simple raison que la forêt orientale n’existait déjà presque plus en 1927.

    (Début de citation) «Lorsqu’on aborde à Madagascar, durant les mois de septembre, d’octobre ou de novembre, on est surpris de trouver l’île toute enveloppée de fumées. Si l’on monte la nuit sur une des nombreuses cîmes, l’on aperçoit de toutes parts poindre sur l’horizon des feux et des flammes. Ces feux, ces flammes ou ces fumées, dont certains voyageurs ont célébré le charme, c’est l’agonie d’une des flores les plus belles et les plus spéciales du globe, sous nos yeux réduite en cendres.

    Sur les 7/10 de sa superficie (Madagascar), la flore et la faune ont été RADICALEMENT DÉTRUITES. Toute cette vaste surface n’est plus recouverte que d’une prairie à herbes dures, d’aspect steppique (…) À la place d’une faune et d’une flore merveilleuses, uniques au monde, ne se voit plus maintenant qu’une mer immense de graminées banales et ubiquistes, une terre déserte, monotone et nue, laide à en mourir.

    En face de cette situation sans issue, une seule chose restait à faire : essayer de soustraire à cette destruction générale quelques témoins encore intacts de la flore et de la faune primitives. Sur l’initiative de quelques personnalités agissantes, parmi lesquelles il faut citer MM. Louvel, directeur des Services forestiers, E. François, ingénieur agricole, Docteur G. Petit, du Museum de Paris, Docteur H. Humbert, de l’Université d’Alger, un premier projet de réserves naturelles fut élaboré en 1927. Ce projet n’aurait pas abouti sans l’aide puissante de M. Lecomte, du Museum de Paris, et de M. Olivier, Gouverneur Général de Madagascar, qui obtinrent enfin, le 17 mars 1928, un décret fixant dix réserves naturelles. À la demande de M. Humbert, il en fut ajouté une onzième à la fin de 1929.

    Ces réserves ont pour but essentiel de conserver intacts dans leur état naturel des témoins de tous les types de la flore et de la faune primitives. Elles ont été placées sur les points où la protection des forêts avait un intérêt climatologique de premier ordre, sur les massifs montagneux ou dans le bassin de réception d’un réseau hydrographique important (…) Deux de nos réserves sont placées sous le climat oriental, quatre sous celui du Centre, une sous celui de Sambirano, trois sous celui de l’Ouest, une sous le climat subdésertique du Sud-Ouest.

    Avant la destruction de la végétation primitive, tout le versant oriental était couvert d’une vaste forêt. Cette forêt pouvait être divisée en trois types principaux : 1) la forêt littorale, étroite bande longeant l’Océan Indien, très riche en palmiers et en arbres spéciaux, mais à faune pauvre ; 2) la forêt orientale proprement dite, qui s’étendait entre 200 et 300 mètres d’altitude, la plus riche de l’île en types spéciaux, la plus belle forêt de l’île ; 3) la forêt montagneuse, entre 600 et 900 mètres d’altitude, moins haute et moins riche en lémuriens, mais plus dense et tout aussi riche en types spéciaux. Le projet initial comportait une réserve pour chacune de ces formations différentes, mais lorsqu’il fallut rechercher un témoin intact de quelque étendue de ces trois sortes de forêts, nous avons dû constater : 1) qu’AUCUN TÉMOIN INTACT de la forêt littorale n’existait plus ; 2) que la forêt orientale proprement dite n’était plus représentée, en dehors du massif du Masoala, que par de rares lambeaux de peu d’étendue ; 3) que la zone montagneuse elle-même ne subsistait plus avec quelque ampleur qu’à l’altitude de 800-900 mètres (fin de citation).

    Le vœu ultime de Henri Perrier de la Bâthie, qu’aurait pu faire sien Guy Suzon Ramangason, n’a pas de date de péremption : «Protéger dans cette zone tropicale, où l’homme inconsciemment prépare de si vastes déserts, quelques forêts dans leur état de nature ; conserver les derniers témoins d’une flore et d’une faune prodigieusement intéressantes ; empêcher enfin que quelque chose de beau ne disparaisse à jamais de cette Terre, tels sont nos buts et ces buts sont trop hauts, leur importance trop grande, pour que notre appel ne soit pas entendu».