Catégorie : À la une

  • TENSIONS POLITIQUES – Andry Rajoelina appelle les forces de sécurité à “ne pas baisser les bras” 

    TENSIONS POLITIQUES – Andry Rajoelina appelle les forces de sécurité à “ne pas baisser les bras” 

    Antananarivo, 27 Septembre, 9h15 – Le président de la République Andry Rajoelina dénonce ce qu’il qualifie de “mouvement de déstabilisation” et de “tentative de coup d’Etat délibérée”. Condamnant les “actes de pillage et de vandalisme perpétrés sur les entreprises et domiciles de particuliers”, il en appelle aux forces de sécurité à “ne pas baisser les bras”. Dans sa déclaration vidéo diffusée vendredi soir sur la chaîne de télévision publique, le chef de l’Etat salue alors “ceux qui ont accompli pleinement leur mission de rétablir l’ordre public mais aussi et surtout de protéger la vie et les biens citoyens, dont ceux qui sont impliqués dans les revendications”.

     

    Si le chef de l’Etat confie comprendre les revendications des jeunes, il n’en regrette pas moins que celles-ci aient été “récupérées par des hommes politiques”. “Le mouvement de revendications porté par les jeunes qui souhaitaient s’exprimer face aux souffrances partagées par la majorité a été récupéré par des acteurs politiques”, indique-t-il dans sa déclaration. “Ces politiciens n’attendaient que cela pour appeler à la confrontation” poursuit-il, évoquant “des plans de déstabilisation sur les réseaux sociaux prémédités au vu et au su de tous, et devenus impossibles à dissimuler après tous ces événements”.

  • NECROLOGIE – Le député Jean Jacques Rabenirina décède dans un accident de circulation 

    NECROLOGIE – Le député Jean Jacques Rabenirina décède dans un accident de circulation 

    Antananarivo, 27 Septembre, 7h30 – L’Assemblée nationale et l’opposition en deuil. Le député Jean Jacques Rabenirina, élu de Betioky Atsimo, est décédé ce vendredi des suites d’un accident. L’incident s’est produit la veille, jeudi 25 septembre, au niveau d’une barricade érigée par des manifestants anti-délestage sur le by-pass d’Andoharanofotsy.

     

    Le véhicule du parlementaire a été percuté par un camion, le blessant grièvement ainsi que plusieurs autres personnes. Il n’a pas survécu à ses blessures. La colère des témoins s’est tournée vers la semi-remorque qui a été interceptée puis incendiée par la population. Le conducteur, lui, a réussi à prendre la fuite.

     

    Âgé de 64 ans, Jean Jacques Rabenirina avait occupé des fonctions importantes à l’Assemblée nationale. où il avait occupé les fonctions de doyen des vice-présidents et avait déjà assuré à ce titre l’intérim de la présidence de cette institution lorsque Christine Razanamahasoa était évincée de Tsimbazaza.

     

    Membre élu de lla pateforme présidentielle ‘IRD en 2019, il s’est présenté aux législatives de 2024 sous les couleurs de la plateforme d’opposition Firaisankina. Sa carrière a été marquée par plusieurs mandats ministériels sous différents gouvernements, ayant déjà été ministre du Travail, de la fonction publique et des lois sociales, ministre de l’Education nationale et ministre du Tourisme. Cet ancien membre du parti AVI avait rejoint le mouvement conduit par le candidat à la présidentielle, Siteny Randrianasoloniaiko.

  • MANIFESTATIONS – Des magasins et enseignes pillés dans des principales villes de Madagascar

    MANIFESTATIONS – Des magasins et enseignes pillés dans des principales villes de Madagascar

    Antananarivo, 26 Septembre, 18h00 – Des heures difficiles pour les entrepreneurs des principales villes du pays. Après Antananarivo et Antsirabe jeudi, la situation se dégrade aussi à Mahajanga, Antsiranana et Toamasina. De nombreux commerces ont été pillés des ces villes depuis ce vendredi matin, selon des sources locales.

     

    À Mahajanga, “il n’y avait pas vraiment de manifestation”, rapporte Mokthar Salim Andriantomanga, gouverneur de la région de Boeny. Il raconte que des “malfaiteurs” ont commencé à saccager des magasins dans le centre-ville ce vendredi vers 11h. Le magasin Cosmos a été leur première cible. “Les forces de l’ordre ont eu du mal à maîtriser ces pilleurs”, poursuit le gouverneur. Malgré les mesures anti-pillage mises en place, ils réussissent à contourner les forces de l’ordre et tentent d’ouvrir d’autres magasins.

     

    Dans la ville de Toamasina, des pilleurs ont également profité de la manifestation menée par des étudiants de l’université de Barikadimy, renforcée par des marchands d’Ankirihiry d’un côté et des membres de la génération Z de l’autre. Selon des sources sur place, le magasin Tecno à Bazarikely et le Bricodis Morarano ont subi d’importantes pertes. Les forces de l’ordre ont procédé à des arrestations et ont utilisé des bombes lacrymogènes pour disperser les foules. Une personne a été grièvement blessée, selon notre source.

     

    À Antsiranana, la tension reste également élevée. Des manifestants ont investi les rues de cette ville du Nord du pays depuis jeudi soir et ont poursuivi leurs actions ce vendredi matin. Une bijouterie aurait été pillée, selon une source locale. Idem pour Toliara où une manifestation a eu lieu ce vendredi matin. Jusqu’à 15h, les forces de l’ordre continuent encore de disperser les foules.

     

    Photo : TVM Mahajanga

  • RÉTABLISSEMENT DE L’ORDRE – L’état-major mixte opérationnel annonce des mesures encore plus drastiques que contre les manifestants face aux pilleurs

    RÉTABLISSEMENT DE L’ORDRE – L’état-major mixte opérationnel annonce des mesures encore plus drastiques que contre les manifestants face aux pilleurs

    Antananarivo, 26 Septembre, 16h35 – La répression des actes de pillage par les forces de l’ordre sera encore plus draconienne que la répression des manifestations de contestation ou de revendication. “Les individus qui s’adonnent à des actes de pillage ne seront pas traités comme les citoyens qui manifestent pour exprimer leurs opinions”, souligne le général Zafisambatra Ravoavy, directeur de la sécurité et des renseignements auprès de la gendarmerie nationale.

    A entendre le haut responsable de la gendarmerie, ces individus sont traités comme des ennemis de la nation qui perturbent le quotidien de la population, et doivent ainsi faire l’objet de “mesures spécifiques”. Il parle, entre autres, de déploiement d’éléments armés auprès des zones stratégiques les installations de production d’énergie, les centres de distribution de carburant, les magasins et centres commerciaux ainsi que d’autres points névralgiques du quotidien des citoyens.

    Face à des actes considérés comme des menaces directes contre la sécurité nationale et la stabilité de la vie publique, les éléments des forces de l’ordre peuvent être autorisés à faire usage des armes dont ils sont dotés. Ce mercredi, au moins un mort par balle est recensé suite à des pillages survenus à Tanjombato.

    Le dispositif mis en place s’inscrit dans le cadre d’un rétablissement de l’ordre public qui autorise des mesures exceptionnelles pour rétablir l’ordre dans des situations de crise. La décision de mettre en œuvre les mesures de ROP a été prise après que de nombreux magasins, infrastructures et entreprises ont été victimes de pillage et de vandalisme jeudi soir, en marge d’une manifestation contre le délestage et les coupures d’eau.

  • CONJONCTURE – Les évêques catholiques appellent les responsables politiques à écouter la voix des plus souffrants

    CONJONCTURE – Les évêques catholiques appellent les responsables politiques à écouter la voix des plus souffrants

    Antananarivo, 26 Septembre, 13h35 – La Conférence épiscopale malgache tire la sonnette d’alarme. Depuis la ville de Tolagnaro, les évêques catholiques ont fait une déclaration face aux récents événements survenus à Antananarivo et Antsirabe. Dans un message lu par son président, Mgr Fabien Raharilamboniaina, les évêques catholiques estiment que “notre nation est profondément malade” et rappellent que, depuis longtemps, ils ne cessent d’alerter sur les difficultés de la population.

    Les prélats exhortent ainsi les responsables politiques, tant du pouvoir que de l’opposition, à prêter une oreille attentive à la détresse de ceux qui souffrent le plus aujourd’hui. “Sachez écouter ceux qui vivent dans la douleur et œuvrez à sauver véritablement cette nation qui nous est commune”, insistent-ils dans cette déclaration.

    Depuis la ville de Tolagnaro qui célèbre actuellement les 70 ans de ce diocèse, les évêques expriment également leur solidarité envers les familles endeuillées et celles qui ont vu leurs biens détruits. Ils condamnent fermement les violences, les meurtres et les destructions, qu’ils jugent inacceptables en toutes circonstances. “Ni nous, ni vous, ni quiconque ne peut accepter les meurtres ni la destruction de biens”, déclare l’évêque de Morondava.

    Appelant à l’unité, les prélats rappellent que Madagascar, semblable à un navire au milieu de l’océan, ne peut survivre qu’à condition que ses enfants s’aiment et se soutiennent mutuellement. “Si nous nous divisons et nous combattons entre nous, notre pays sombrera”, avertissent-ils.

    La ville d’Antananarivo a été le théâtre d’affrontements entre les forces de défense et de sécurité et les manifestants contre le délestage et les coupures d’eau. Dans la soirée, plusieurs scènes de pillage se sont produites dans différents quartiers de la capitale, et ce malgré la décision du préfet d’instaurer un couvre-feu de 19 h à 5 h. De nombreux commerces et enseignes ont été dévalisés. Un scénario similaire s’est également déroulé dans la ville d’Antsirabe.

    Malgré ces drames, les évêques veulent maintenir vivante la flamme de l’espérance. Ils invitent les Malgaches à raviver leur foi et à bâtir ensemble une espérance fondée sur le Christ ressuscité.

  • TENSIONS SOCIALES – Andry Rajoelina dit “condamner la volonté de plonger le pays dans le chaos”

    TENSIONS SOCIALES – Andry Rajoelina dit “condamner la volonté de plonger le pays dans le chaos”

    Antananarivo, 26 septembre, 10h45 – “Les affrontements ne mènent qu’à la destruction, et personne n’en tire avantage, sauf ceux qui ne cherchent qu’à servir leurs intérêts personnels”. Le président de la République Andry Rajoelina s’exprime au lendemain de ce qu’il qualifie “d’événements récents ayant entraîné des pillages ainsi que la destruction de biens privés et d’entreprises”.

    De New York où il assiste à l’Assemblée générale des Nations unies, le chef de l’Etat dit “condamner fermement ces actes de violence et la volonté de plonger notre pays dans le chaos”. “La division et la haine ne sont pas des solutions”, écrit-il sur sa page Facebook ce vendredi matin. Il appelle alors les Malgaches à “rester calmes” et à “favoriser la reconstruction”.

    Jeudi après-midi, des émeutes et des pillages ont eu lieu sur plusieurs sites dans la capitale. Plusieurs entreprises, centres commerciaux et domiciles de particuliers se sont trouvés attaqués, vandalisés et attaqués. La matinée, des manifestations contestant les délestages et les coupures d’eau ont été réprimées par les forces de défense et de sécurité.

  • EMEUTES – Antananarivo sous le choc après une nuit de pillages où des milliards d’ariary ont été perdus

    EMEUTES – Antananarivo sous le choc après une nuit de pillages où des milliards d’ariary ont été perdus

    Antananarivo, 26 Septembre, 9h40 – La Capitale se réveille ce vendredi dans un décor de chaos et de stupeur. Ce vendredi matin, les propriétaires d’entreprises et leurs employés découvrent, les yeux embués et les mains tremblantes, l’ampleur des dégâts laissés par une nuit de violences et de pillages.

    La veille, jeudi soir, des groupes d’individus ont pris d’assaut plusieurs sites commerciaux. Bureaux éventrés, vitrines brisées, stocks emportés, équipements arrachés : rien n’a été épargné.

    “On a tout perdu”. Le constat revient en boucle chez les victimes de ces actes. “Tana Water Front est actuellement à genoux”, se désole le centre commercial. Ce vendredi matin à 7h encore, le site est envahi de “pilleurs”, en train de prendre ce qui peut encore être pillé, sous les regards impuissants de ceux qui tentent de remettre un peu d’ordre dans le chaos laissé par les pilleurs de la veille.

    Mais au-delà des pertes et des dégâts matériels, ce sont des milliers d’emplois qui sont menacés après les pillages. Derrière chaque local détruit, ce sont des familles entières qui voient leur avenir basculer.

    Aucune donnée officielle n’a encore été communiquée sur le nombre total de commerces visés, ni sur les pertes financières globales. Les autorités ont promis de rétablir l’ordre et de prendre des mesures drastiques contre ceux qui seraient tentés d’enfreindre la loi et de s’adonner à des pillages. Jeudi, après les manifestations réprimées de la matinée, des pillages ont été signalés dans plusieurs quartiers d’Antananarivo.

     

  • TENSION SOCIALE – Le secteur privé appelle les autorités compétentes à prendre toutes les mesures nécessaires à la protection des entreprises et des salariés

    TENSION SOCIALE – Le secteur privé appelle les autorités compétentes à prendre toutes les mesures nécessaires à la protection des entreprises et des salariés

    Antananarivo, 26 Septembre, 6h00 – La situation est critique. Le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM) lance un appel pressant aux autorités compétentes à prendre toutes les mesures nécessaires à la protection des entreprises ainsi que de leurs salariés. Un appel que cette organisation patronale vient de lancer à la suite des actes de pillage et de dégradation qui ont ciblé plusieurs entreprises jeudi soir.

    Le GEM souligne que ces mesures de protection immédiate sont plus qu’indispensables avec la situation actuelle pour deux raisons majeures. Elles permettront de garantir la continuité des activités économiques, mais surtout de sauvegarder les emplois qui dépendent de ces entreprises, souligne ce groupement.

    Le GEM exprimé par ailleurs sa vive préoccupation ainsi que sa ferme condamnation suite à ces actes de vandalisme et de pillage. Cette organisation patronale soutient que ces agissements “portent atteinte non seulement aux biens des opérateurs économiques, mais également à l’image et à l’attractivité de notre pays”. Elle ne manque pas de soulever ses craintes quant à la sécurité et la stabilité nécessaires aux activités économiques au pays.

    Le secteur privé qui est rappelé comme “acteur essentiel du développement et de l’emploi” insiste alors sur l’importance d’un environnement de confiance. Les entreprises ne pourront opérer que dans un “climat de sécurité, de stabilité et de confiance”, insiste le GEM. Le Groupement appelle alors l’ensemble des parties prenantes, à faire preuve de responsabilité et de dialogue. Il s’agit de facteurs indispensables au développement durable de Madagascar, note-t-il.

  • TENSION SOCIALE – L’OMC-Nat annonce “des mesures drastiques contre les illégalités et les pillages” pour rétablir l’ordre public

    TENSION SOCIALE – L’OMC-Nat annonce “des mesures drastiques contre les illégalités et les pillages” pour rétablir l’ordre public

    Antananarivo, 26 Septembre, 6h15 – “Rétablissement de l’ordre public”. L’organe mixte de conception national (OMC-Nat) décrète plusieurs décisions après la réunion de ses membres, jeudi soir à Mahazoarivo. Son communiqué lu sur la chaîne de télévision publique à 1h40 du matin confirme le couvre-feu déjà annoncé par le préfet d’Antananarivo, entre 19h et 5h du matin.

    Il annonce également “les mesures les plus drastiques contre ceux qui enfreindraient délibérément la loi et s’adonneraient à des pillages”. “Nous sommes dans la procédure de rétablissement de l’ordre public”, souligne le général Andry Rakotondrazaka, ministre délégué à la gendarmerie, lisant le communiqué officiel.

    Le communiqué de l’OMC-Nat indique également que “les cours sont suspendus ce 26 septembre dans les districts d’Antananarivo Renivohitra, d’Atsimondrano, d’Avaradrano, d’Ambohidratrimo, et d’Antsirabe I”. Il invite la population “à rester calme, à préserver l’ordre et à ne pas se laisser entraîner par la violence”.

    S’exprimant avant la lecture du communiqué officiel, le Premier ministre, Christian Ntsay, président de l’OMC-Nat, indique “condamner les pillages des biens et l’incendie des entreprises et des domiciles de particuliers, ainsi que toutes formes de violences”. “Nous nous tenons aux côtés du peuple malgache et l’encourageons à ne pas céder au découragement”, indique-t-il, exprimant sa “solidarité avec les victimes et nous nous tenons aux côtés”.

     

     

  • NATIONS-UNIES – Andry Rajoelina évoque une augmentation de plus de 66% de l’accès à l’électricité à Madagascar en six ans

    NATIONS-UNIES – Andry Rajoelina évoque une augmentation de plus de 66% de l’accès à l’électricité à Madagascar en six ans

    Antananarivo, 25 Septembre, 8h05 – “Des progrès notables ont été réalisés”, en matière d’accès à l’électricité à Madagascar, assure le président de la République Andry Rajoelina à la tribune des Nations unies. A l’entendre, “ce taux d’accès à l’électricité est passé de 24% à 40% en six ans”, soit une hausse de 66,67%.

    Dans son discours, le chef de l’Etat ne donne pas de détails sur ce qui a été fait pour atteindre cette hausse en six ans. Il indique juste que “à Madagascar, nous sommes en train d’accélérer la transition énergétique afin d’atteindre une production énergétique à 70% verte d’ici 2028”. Il ajoute, par ailleurs, que “dans de nombreux pays africains, comme à Madagascar, la production d’électricité repose principalement sur des centrales thermiques”.

    Avec un taux d’accès à l’électricité de 40%, Andry Rajoelina reconnaît que “beaucoup reste à faire”. Il parle d’efforts à intensifier “afin d’augmenter la production d’énergie propre”. L’objectif, selon son discours est surtout s’assurer que “les populations rurales isolées ne soient pas laissées pour compte”.

    Selon les données récentes affichées par les partenaires techniques et financiers, le taux d’accès à l’électricité est de 36% avec un accès au réseau de 23% en 2025. La fiche-pays de la Banque africaine de développement (BAD) confirme que “les zones rurales sont gravement mal desservies avec seulement 7% d’accès” alors que les “zones urbaines ont un taux d’accès de 57%”.

    La même fiche de la BAD parle néanmoins de 31% de pertes en raison de la vétusté du réseau. Un document de la Banque mondiale souligne, pour sa part, que “même pour ceux qui en bénéficient, le service reste souvent instable”. Il évoque notamment les “récents délestages massifs qui perturbent lourdement les ménages et les entreprises.

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