FIFIDIANANA ANTANANARIVO : TSY ROTOTRA NY MPIFIDY
Na dia eo aza ny fifidianana ben’ny tanàna sy mpanolon-tsaina dia mbola manohy ny fanaony an-davan’andro ireo olona.
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FIFIDIANANA ANTANANARIVO : TSY ROTOTRA NY MPIFIDY
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FIFIDIANANA BEN’NY TANÀNA ETO ANTANANARIVO
Fifidianana ben’ny tanàna eto Antananarivo – Namita adidy ny kandidà eto Antananarivo Renivohitra.
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FIFIDIANANA BEN’NY TANÀNA
Fifidianana ben’ny tanàna – Tonga namita ny adidiny amin’ny maha olom-pirenena azy teny amin’ny birao fandatsaham-bato teny Ambatobe ny filohan’ny Repoblika Andry Rajoelina sy ny vadiny anio maraina. Nilaza izy tamin’izany fa zava-dehibe ary hamaritra ny hoavin’ny tanàna rehetra manerana ny nosy izany fifidianana izany.
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COMMUNE URBAINE D’ANTANANARIVO – Ce que gagnent les élus municipaux de la capitale
Travailler pour la gestion et le développement de la ville des Mille n’est pas une action gratuite. Le maire et son équipe ainsi que les conseillers municipaux touchent des indemnités durant leur mandat auprès de la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA).
Selon des sources concordantes, le maire toucherait entre un million et 1,5 million d’ariary d’indemnités mensuelles. Ce chiffre entre dans la fourchette établie par le décret fixant les avantages et les indemnités alloués aux responsables des communes.
Pour Antananarivo-Renivohitra, classée commune urbaine « hors catégorie », l’indemnité mensuelle de fonction du maire est comprise entre 1,1 million d’ariary à deux millions d’ariary selon le décret du ministère de l’Intérieur et la décentralisation. Selon le texte en vigueur, le maire de la CUA touche également une indemnité de représentation mensuelle. Celui-ci établit un montant entre 200 000 et 400 000 ariary.
Pour les adjoints au maire, le texte prévoit une indemnité mensuelle de fonction entre 400 000 et 900 000 ariary pour la commune urbaine classée « hors catégorie ». De son côté, le « premier responsable du cabinet du maire » est prévu recevoir une indemnité de fonction comprise entre 300 000 et 400 000 ariary.
Pour les déplacements à l’extérieur, la Mairie met également la main à la poche, partiellement ou entièrement, pour les hauts responsables de l’Exécutif municipal, au cas où l’organisateur du rendez-vous ne prend pas en charge la totalité des dépenses. C’était par exemple le cas lors du voyage du maire et de l’un de ses proches collaborateurs en Europe en mars 2017.
Avec un budget d’un peu moins de 50 milliards, du moins pour 2018 et 2019, la Commune avait trouvé les moyens de doter le maire d’un véhicule. La CUA avait fait l’acquisition d’un 4×4.
Les conseillers municipaux bénéficient également des indemnités et avantages prévus par les décrets du ministère de l’Intérieur. Le président du conseil municipal d’Antananarivo, lui, ne bénéficie pas d’indemnité de fonction. Par contre, le texte prévoit une indemnité annuelle de représentation entre 700 000 et 800 000 ariary. Une disposition suivie par la délibération du conseil municipal au mois de septembre.
Dans la pratique, la même délibération accorde une indemnité journalière de session de 40 000 ariary pour les conseillers, soit le montant plafond fixé par le décret. Et la Commune « prend en charge les frais de restauration des conseillers municipaux en session à raison de 25 000 ariary » alors que le décret évoque un montant « maximum de 50 000 ariary ».
Les conseillers jouissent aussi d’une disposition relative au régime indemnitaire « missions de service à l’intérieur qu’à l’extérieur du territoire national ». Selon la délibération du conseil municipal du mois de septembre, ils bénéficient d’un taux journalier forfaitaire imposable de 16 000 ariary, qui ne devrait pas dépasser 16 jours chaque un mois « au titre de mandats spéciaux ». Au total, les membres de l’organe délibérant de la CUA, y compris son président, touchent individuellement une indemnité mensuelle nette de près 510 000 ariary.
photo : depositphotos.com
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VANF ANTRANONKALA-ONLINE : Mahamasina résume Antananarivo
Mahamasina, mardi 26 novembre 2019, 17 heures. À quatorze heures de l’ouverture des bureaux de vote, pour l’élection du futur Maire, il n’y a clairement plus de pilote dans l’avion, plus de commandant de bord aux commandes du navire Antananarivo à la dérive.
Les automobilistes ont pris le pouvoir en court-circuitant massivement le sens interdit qui part de l’entrée du Stade municipal jusqu’à la hauteur de la Pharmacie de Mahamasina. Il faut dire que, débordés de partout, ce sont les agents de la circulation eux-mêmes qui ont instauré, et pour ainsi dire officialisé de facto, ce court-circuit.
Chaque jour ordinaire d’embouteillages, quatre agents n’arrivent pas canaliser le flot de l’heure de pointe. Les voitures roulent déjà au pas depuis Anosy ou Amparibe. Les marquages au sol deviennent inutiles. Sur un demi-mètre, on accélère d’énervement et on freine de courroux.
Au pied de l’École de Médecine, sous le regard impassible de la statue du Docteur Antoine-Maurice Fontoynont, il serait intéressant de mesurer le stress quotidien de milliers d’automobilistes et ses conséquences néfastes sur leur santé, leur moral, leur sociabilité. Personne au volant ne peut se permettre un bref répit et se détendre à songer à la carrière malgache de ce médecin vazaha : arrivé à Madagascar à l’époque du général Gallieni, qui lui confia la direction de l’École de Médecine (créée en décembre 1896) ainsi que la présidence de l’Académie malgache (fondée en janvier 1902), Fontoynont décède à Antananarivo en 1948, à l’âge de 79 ans et repose au cimetière d’Anjanahary.
Retour à la réalité : depuis le Fort-Voyron d’Ambohijanahary, les voitures descendent au ralenti et au forceps par une rue étroite encombrée par des voitures en stationnement. La circulation arrive presque miraculeusement au niveau de l’hôpital Befelatanana pour se retrouver définitivement coincée par quatre files de front qui se poussent dans un goulet d’étranglement à voie unique, le reste de la chaussée étant envahi par les fruits et légumes vendus à même le sol.
Sur une centaine de mètres, tout y est : inflation du parc automobile, insuffisance de la voirie, transhumance vers la banlieue-dortoir, indiscipline des automobilistes, sans-gêne des marchands de rue. Instantané d’une ville qui prend l’eau : écoper dans les mentalités, colmater la déperdition des investissements, fermer les écoutilles au flot de l’anarchie.




