NATSANGANA NY IVON-TOERANA MANOKANA HO AN’IREO VEHIVAVY IHARAN’NY HERISETRA – Nisokatra tamin’ny fomba ofisialy ny Alatsinainy 25 novambra 2019 ny ivon-toerana manokana ahafahana mandray ireo vehivavy iharan’ny herisetra. Tsy nisy nateraka iharan’ny herisetra hoy ny filohan’ny fikambanana Fitia, Mialy Rajoelina.
Catégorie : À la une
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VANF ANTRANONKALA-ONLINE : Qui se ressemble, s’assemble
Les idées peuvent ne pas suffire. Faute d’une personnalité pour les porter, qui les incarne. Une figure dont la seule présence casse la routine et introduit ce déséquilibre infinitésimal qui fait bouger les lignes. Et remettre du mouvement.
Une figure charismatique qui, sans être un Messie, devient réellement providentielle. L’apathie d’un enjeu privé d’enjeu devient subitement fourmillement de questions. Ce qui semblait acquis est arraché à sa zone de confort parce que tout redevient possible. Ce je-ne-sais-rien d’incertitude nouvelle qui ranime l’encéphalo des plus blasés d’entre nous.
Ce sont les premiers paragraphes d’une Chronique de VANF (cf. « La sorcellerie Mourinho», L’Express de Madagascar, 23 novembre 2019) que j’ai ensuite orientée vers un entraîneur de football qui détient l’un des meilleurs palmarès internationaux.
Je vais appliquer les mêmes paragraphes à la candidature de Naina Andriantsitohaina à la Mairie d’Antananarivo. Mais, avec moult précautions. Car, en comparaison de la «Politique = gestion de la Cité», le football est une science exacte.
Les idées sont dans l’air depuis les mandats de Guy Razanamasy (1989-1991, 1995-1999) et les vingt-quatre mois de Marc Ravalomanana (2000-2001) : remettre de l’ordre à Antananarivo. Le choix de la démocratie, et surtout l’idée anarchique que l’on s’en fait Place du 13 mai (1972, 1991, 2002, 2009), n’est sans doute pas la meilleure option pour ramener un curseur qui a dérivé loin sur l’échelle du grand-n’importe-quoi. Disons, qu’il reste l’espoir de l’éducation civique, et de l’éducation tout court.
Si un Messi génial existe au football, je déteste évoquer ailleurs un quelconque Messie, simplement parce qu’il n’existe pas. Remettre de l’ordre dans les rues d’Antananarivo et dans la mentalité des Tananariviens ne se fera pas par magie. Il est impossible de rétablir en quatre ans ce qui a été consciencieusement détricoté en cinquante ans. Du travail, beaucoup de travail, un effort de tous les jours, une persévérance dans l’adversité. Bonne volonté doublée de bonne foi. Il n’y aura pas de miracle : il ne faut pas mentir, il ne faut pas se mentir, il ne faut pas lui mentir.
À son crédit, je mets déjà d’avoir cassé ma routine et introduit ce déséquilibre infinitésimal qui a fait bouger ma ligne : je suis un abstentionniste par scepticisme absolu depuis novembre 1999 (ni référendum, ni présidentielles, ni municipales, ni législatives) mais voilà que la proximité avec ce gars laisse entrevoir quelque chose. Il y a vingt ans, avec son père Charles Andriantsitohaina, ils étaient encore co-propriétaires de L’Express de Madagascar, et j’avais commis une Chronique où je conjuguais les quatre voyelles de base A, E, I, O de l’alphabet malgache avec les autres lettres F, R, Y : Naina Andriantsitohaina m’avait passé un coup de fil tout en rigolade là où Herizo Razafimahaleo, l’alors PDG, avait craint pour l’honorabilité de son titre.
Manifestement, je ne suis pas le seul dont le curseur a frémi : je devais rencontrer nombre d’amis à l’annonce de la candidature et à la réunion de lancement de la campagne. Ndriana Razanamasy de l’association «larivo Mandroso» résume sans doute le sentiment général : «Il NOUS ressemble». Et il est celui dans la meilleure posture pour nous rassembler.
Sentiment aussi vieux que le monde. Qui irait choisir un inconnu contre une figure familière. Dès lors, l’appartenance à une «couleur» devient subsidiaire : orange, vert, jaune, bleu, rouge, arc-en-ciel. Les photos les plus éternelles, intemporelles, ne sont-elles pas en Noir et Blanc.
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VANF ANTRANONKALA-ONLINE – EQPT introuvable sur FB
Facebook est accessible pour trois fois rien. L’EQPT, éducation de qualité pour tous, l’est beaucoup moins. Ce qui explique sans aucun doute certaines choses fréquemment rencontrées sur ce réseau de communication sans administrateur intellectuel, ni prescripteur culturel. Le défoulement du plus grand nombre y gagne ce que perd «une certaine idée» : volonté de recul, posture de distance, souci de la mesure, attitude de prudence, scrupule de véracité.
En début de semaine, s’était tenue au palais d’Andafiavaratra la consultation franco-malgache sur «la question des îles malgaches Glorieuses, Juan de Nova, Europa et Bassas da India», selon la terminaison précise de son inscription à l’ordre du jour de la 34ème session de l’Assemblée Générale, le 12 novembre 1979.
Sujet sérieux, complexe et ardu. Si les «y-a-qu’à» et les «faut-qu’on» avaient été efficaces, la question ne serait pas en suspens depuis quarante ans exactement, et l’adoption par l’Assemblée générale des Nations Unies de la Résolution A/RES/34/91 du 12 décembre 1979. Comme si cette difficulté intrinsèque n’était pas suffisante, il semble que certains veuillent encore compléxifier davantage la situation en introduisant des paramètres hors sujet.
Oui, le professeur Raymond Ranjeva ne figurait pas sur la photo de groupe à l’issue de l’Andafiavaratra Round. La raison était bêtement logistique : il avait un avion à prendre dans l’accomplissement de ses autres missions. Le Président de l’Académie malgache qu’il est également, en avait au préalable informé le Président de la République qui avait donné les instructions nécessaires pour que le juriste en chef de la délégation malgache puisse, sitôt que possible, rallier rapidement Ivato.
Certaines personnes savent mettre de côté d’éventuels différends quand il s’agit d’une affaire dont on a fait une cause nationale. C’est la ligne directrice du Président de la République Andry Rajoelina depuis sa rencontre avec son homologue français, en mai 2019. De son côté, le professeur Raymond Ranjeva, devenu entre-temps vice-président de la Cour internationale de Justice, était déjà de la partie en 1979 et ses compétences sur la question des «îles malgaches» sont incontestables. À ce titre, il était simplement naturel que le Conseil des Ministres l’intègre à la délégation malgache.
Parmi les concepts à s’approprier absolument dans le cadre d’une éducation civique d’EQPT, doit figurer le «Ho an’ny Tanindrazana» dont l’Académie militaire, école des officiers, a fait sa devise. Ho an’ny Tanindrazana : Pour la Patrie, Pour la Matrie, Pour Madagascar. Cela devrait permettre de transcender les vétilles et élever le débat. Même sur Facebook.
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VANF ANTRANONKALA-ONLINE – Londres : le prétexte Mourinho
Le football, décidément, mène à tout. Révision d’histo-géo voire introduction géopolitique (cf. Antranonkala, «Dessine-moi l’Europe-UEFA», 21 novembre 2019, www.2424.mg). Exutoire à tant de passions. Dérivatif salutaire à la violence querelleuse. Exaltation d’exploits par procuration. Le retour de José Mourinho en Premier League, à la tête de Tottenham, crée un délicieux drame qui fait le foot tellement à notre image : appétence de revanche, petites jalousies, grosse hypocrisie, fausse modestie, formidable ego. Le spectacle permanent de la comédie humaine. Mourinho, ce sera Tottenham-West Ham de ce samedi. Et un championnat qui ronronnait dans le mano a mano Klopp-Guardiola, sort de sa léthargie. Les bookmakers s’activent : le miracle «Special One» aura-t-il lieu ?
Un match de football dure 90 minutes. Mais, plus si affinités. 96ème minute, d’un match de la onzième journée : Watford rate une égalisation miraculeuse, à domicile. Et Chelsea sauve les trois points de la victoire. Sans les multiples sauvetages de son goal Ben Foster, Watford aurait déjà trois buts de retard et le «Money Time» n’aurait été qu’anecdotique. Mais, voilà qu’au bout du bout du temps additionnel, sur le coup-franc de la dernière chance, le dernier rempart devient avant-centre dans la surface adverse. Et l’inimaginable faillit se produire : Ben Foster dévie de la tête, mais son homologue Kepa Arrizabalaga sauve sur sa ligne. Coup de sifflet final. Les deux gardiens de buts qui tombent dans les bras l’un de l’autre restera une image forte de cette fin de match subitement épique.
Chelsea et Watford sont deux clubs de la même ville, Londres. La capitale anglaise ne compte pas moins d’une dizaine de clubs professionnels, une densité footballistique unique au monde avec des derbys à chaque coin de rue : Chelsea vs. Fulham, Fulham vs. Queens Park Rangers, Tottenham vs. Arsenal, Millwall vs. West Ham, Charlton vs. Crystal Palace.
Pourtant, si Londres est une ville de football, elle l’est moins de trophées footballistiques. Certes, depuis les années 2000, le «Big Six» est à moitié londonien (avec Chelsea, Arsenal et Tottenham), mais les stades anglais furent longtemps le théâtre de la revanche des villes ouvrières du Nord : près de quarante titres nationaux entre Manchester United (20) et Liverpool (18), voire Nottingham Forest (1), qui avaient déjà gagné dix fois la Ligue des Champions de l’UEFA avant qu’un club londonien, Chelsea, n’y parvienne en 2012.
Si les supporters de Chelsea, d’Arsenal ou de Tottenham, peuvent parfois se permettre de rêver, ceux de Watford, de tous les Watford, ces clubs qui vivotent dans l’anonymat du ventre mou du championnat ou jouent l’ascenseur entre l’élite et la division inférieure, se désillusionnent chaque week-end de match. Ce qui ne les empêche pas d’être fidèles au rendez-vous et de renouveler leur abonnement au club. De père en fils, ils portent fièrement des couleurs et les armes d’un blason d’eux seuls connu. Miracle footballistique d’un fort communautarisme : appartenance de classe et identification géographique, grégarisme et chauvinisme.
Crystal Palace doit son nom aux ouvriers qui construisirent le Crystal Palace, un palais d’expositions de la fin du XIXème siècle ; Millwall reste le club historique des dockers londoniens et dans les années 1960s, le coup d’envoi était différé pour leur permettre de rallier le stade après le travail ; West Ham arbore sur son blason deux marteaux croisés, outils des ouvriers qui battaient l’acier à l’époque industrielle ; le surnom «Gunners» d’Arsenal est l’héritage de sa création par les ouvriers des manufactures d’armes et de munitions de Woolwich…
Quand ces Gunners d’Arsenal, poussés par leurs fans irlandais catholiques, affrontent les Spurs de Tottenham, dont les fans se recrutent dans la communauté juive, c’est le «derby du Nord de Londres». Le «derby d’Angleterre», c’est THE match qui oppose Manchester United (20 titres de champion) à Liverpool (18 titres). Ce derby, entre deux villes du Nord-Ouest de l’Angleterre, distantes de 50 km, est suivi dans 211 pays dans le monde : davantage que le classico Real Madrid-FC Barcelone. Révision d’histoire : à un moment de l’histoire, la Reine d’Angleterre régnait sur un empire sur lequel le soleil ne se couchait jamais.
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AMBIANCE CAMPAGNE ÉLECTORALE 23 NOVEMBRE À ANTANANARIVO
AMBIANCE CAMPAGNE ÉLECTORALE 23 NOVEMBRE À ANTANANARIVO





