FIFIDIANANA BEN’NY TANÀNA
NAINA ANDRIANTSITOHAINA TETSY MAHAMASINA NO NANOMBOHANY NY FAMPIELEZAN-KEVITRA
Catégorie : À la une
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FIFIDIANANA BEN’NY TANÀNA
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FIFIDIANANA BEN’NY TANÀNA
FIFIDIANANA BEN’NY TANÀNA SY MPANOLONTSAINA
SAMY NANANA NY FOMBA NANOMBOANY AZY IREO KANDIDÀ -

VANF ANTRANONKALA-ONLINE Soavimbahoaka, Ambatobe, Analamahitsy : maux ordinaires d’Antananarivo (3)
À l’entrée du lycée technique d’Ampasampito, prendre vers Soavimbahoaka. Depuis 2011, y existe un sanctuaire dédié à Raphaël-Louis Rafiringa (1856-1919), premier Frère des Écoles Chrétiennes en 1876 et béatifié par le Pape Benoît XVI en 2009, devenant le deuxième Bienheureux malgache après Victoire Rasoamanarivo. Mais, les automobilistes sont trop pressés, trop stressés, trop énervés, pour s’y intéresser et aucun panneau ne le signale à d’éventuels «touristes».
Les convois automobiles se faufilent ici, surtout pour échapper aux éternels embouteillages du rond-point d’Ampasampito, qui attend toujours son échangeur fly-over. Ce dispositif ne ferait plus se rentrer dedans les flux Nord-Sud (Nanisana-Avaradoha) et Est-Ouest (Ampandrianomby-Anjanahary). Pour la petite histoire, l’échangeur de la Porte de Bagnolet, à Paris, que connaissaient bien les équipages d’Air Madagascar logés au Novotel proche, fonctionne depuis 1969. Pour une approche plus visionnaire, refusant de sacrifier la marche humaine sur l’autel de la déesse bagnole, une promenade est proposée au coeur de cet échangeur : démarche de «reconquête des espaces publics».
Mais, ici, loin du périphérique parisien (qui peut être passerelle ou se faire frontière), il s’agit de la petite rue qui part du cimetière d’Anjanahary pour descendre vers la station agricole de Nanisana. Autrefois, elle pu aurait pu s’appeler la «route du vin» avec le cépage Jacquez du vignoble de Soavimbahoaka : «since 1933» s’il n’avait pas disparu entretemps.
La rue nous fait longer les ordures qui envahissent la chaussée. Sur ce monticule malodorant, au milieu d’une nuée de mouches, deux sans domicile entretiennent un brasero surréaliste par une chaleur caniculaire.
Moins de chance pour «Le Pic Vert» à Ambatobe : les invités de cet «espace» vont devoir mettre une roue dans le gros tas d’ordures en surplomb immédiat de la pépinière arboricole du SNGF (silo nationale des graines forestières). Les arbres de la reforestation s’exportent moins que ne voyagent les microbes embarqués sur la gomme des Michelin et autres Good Year. On ne sait, avec leur odorat exacerbé, si les mouches préfèrent le fumet des mets fins servis aux tables d’à côté ou si elles se contentent des exhalaisons pestilentielles des ordures non ramassées.
À Analamahitsy, juste à l’angle qui mène à ce qui fut la pépinière et jardin d’essais, jusqu’à ce que de mystérieuses affectations ne privatisent 80% des parcelles, le même topo d’une montagne d’ordures en bord de route. Soavimbahoaka, Ambatobe, Analamahitsy : topo de tout Antananarivo.
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SAR’NAO : LES FEMMES AU CŒUR DU TRAVAIL
SAR’NAO – Il n’y a plus actuellement de métier dédié spécifiquement aux femmes ou aux hommes. Les obligations ou les études mênent souvent les femmes à faire des tâches auparavant confiées exclusivement aux membres de la gent masculine.
Le photographe Sèrge Rakoto, à travers le Festival « Sar’nao », met en lumière les femmes qui exercent des métiers « d’homme ».
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TOURISME : LE POTENTIEL DE LA SAVA RESTE SOUS EXPLOITÉ
TOURISME – Étendue sur une superficie de 25 518 km2, la région SAVA (Sambava, Antalaha, Vohémar et Andapa) abrite sur son territoire, des sites touristiques parmi les plus enviés de Madagascar. Les parcs nationaux de Marojejy et de Masoala, la réserve d’Anjanaharibe Sud, l’aire protégée de Daraina en sont, entre autres, les principales attractions.
Le vice-président de l’Office régional du tourisme de la SAVA, Bruno Lee Sio Tsion évoque les forces et les faiblesses de cette région nord de Madagascar.
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EXPORTATION TEXTILE
ÉCONOMIE – Le secteur « textile et habillement » de Madagascar entend créer 200 000 emplois supplémentaires, d’ici 2025. Pour cela, les entreprises franches locales peuvent compter sur les soutiens de leurs partenaires internationaux. À l’image du gouvernement britannique qui, par le biais du projet United Kingdom Trade Partnership, accompagne les sociétés malgaches dans l’amélioration de leur compétitivité.
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VANF ANTRANONKALA-ONLINE : Pas de raccourci sur une île-continent
Une interview est forcément réductrice. De celle de la Française aux origines malgaches, Aurélie Champagne, sur Radio France internationale (30 octobre 2019), je n’aurai retenu que la naïveté d’une famille établie en France, donc un peu de la diaspora malgache, à croire pendant des années que le patronyme «Razafindrakoto» signifie «fils de prince».
La diaspora malgache peut être tout à fait sympathique, mais pas à entretenir ce genre de cliché. Rakoto, ce serait à la rigueur l’aîné. Il est vrai que Radama II, avant son accession au trône en 1861, était familièrement appelé Rakoto ou Rakotondradama pour entretenir la fiction de sa parenté avec le roi Radama (1810-1828) : ce qui était biologiquement impossible parce que ce dernier est mort plus de neuf mois avant la naissance de Rakoto dont seule sa mère, la reine Ranavalona (1828-1861), connaissait exactement le père.
Je n’ai pas encore lu le roman d’Aurélie Champagne, mais le teasing est un condensé éloquent des raccourcis du kit exotique : «ombiasy», «amulettes», «zébu». Heureusement, elle reconnaît dans une autre interview (Le Point, 5 août 2019) avoir «un rapport très distancié, voire fantasmatique, à l’île».
L’île en question, est une très grande île avec son archipel intérieur, à multiples facettes, à coutumes très diverses, à CSP (catégorie socio-professionnelle) tout aussi complexes que dans n’importe quelle autre société d’ici ou de là-bas : selon que l’on soit de la capitale ou de la province, de la ville ou de la campagne, député MDRM à l’Assemblée nationale française ou rebelle dans la forêt de l’Est, universitaire ou analphabète, plutôt bar à bières ou évangéliste dans la brousse…
Je suppose que pour un média international, il serait moins vendeur de parler de Madagascar sur le même mode, «pas d’amalgame, pas de cliché, pas de raccourci», dont on traiterait un sujet sur cette autre île qu’est l’Australie : là-bas, non plus, il n’y a pas que les Aborigènes et leur Uluru (ou Ayers Rock) désormais interdit aux touristes depuis le 26 octobre 2019 ; il n’y a pas non plus que l’équipe des Wallabies, double championne du monde de rugby ; il n’y a pas que les paysages du livre «Les oiseaux se cachent pour mourir» ou Nicole Kidman sur fond d’Outback dans le film «Australia». Entre le bush et Melbourne, c’est à peu près la même année-lumière qu’entre les maquis de Moramanga en mars 1947 et le Sommet 2016 de la Francophonie à Antananarivo.
J’aurai sans doute l’occasion de lire «Zébu Boy» (éditions Toussaint Louverture, août 2019). Et ce serait l’objet d’une autre chronique Antranonkala sur les «pleins pouvoirs littéraires» qu’Aurélie Champagne s’est accordée.
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VANF ANTRANONKALA-ONLINE Antaninarenina : maux ordinaires d’Antananarivo (2)
L’esplanade d’Antaninarenina devient infréquentable. Sur les photos d’antan, on voit un jardin bien entretenu, pas l’ombre d’un marchand ambulant, des voitures bien alignées. Carte postale, me diriez-vous. Mais si, justement.
Carte postale d’une époque où la discipline régnait encore. Une longue éducation, patiemment inculquée et rigoureusement appliquée, avait fait que les gens respectaient l’ordre et la propreté. Propre chez soi, propre sur soi, propre et ordonné dans l’espace public.
Carte postale d’une époque où la rigueur ne tolérait pas qu’un parking pour dix voitures en accueille le double en quinconce, de travers, mais surtout n’importe comment. Aujourd’hui, c’est un spectacle navrant quotidien depuis l’ancienne place de la Pergola jusque devant Le Buffet du Jardin et les anciens Grands Magasins de Madagascar. Les taxis squattent la moitié des places et ne sont pas les derniers à faire fi du Code de la route, coupant en sens interdit directement depuis l’ancien Comptoir National d’Escompte, dont le dôme répondait à son homologue de l’actuelle banque BMOI, avant qu’une faute de goût qui a trouvé mécène ne ponde ce bâtiment sans personnalité.
Carte postale d’un bon vieux temps qui n’a pas connu sur l’esplanade d’Antaninarenina des stands de friperies cohabiter avec des étals d’huîtres sans aucun dispositif de refroidissement par un temps caniculaire. En attendant que tout le monde prenne plat auprès du marchand de «vary sy laoka» : de vrais «fatapera» qui brûlent du vrai charbon arraché à la forêt de l’Est. Le siège de l’Office National de l’Environnement est juste de l’autre côté de la rue.
En fin d’après-midi, les pavés de la place portent les stigmates bientôt indélébiles de la graisse que personne n’a pensé nettoyer. Il faut attendre la nuit pour que la place retrouve une tranquillité douteuse. Alors, l’esplanade, pourtant située dans l’exact prolongement du palais d’Ambohitsorohitra, dont elle est en quelque sorte le parvis, est plongée dans le noir, faute d’éclairage public. Une obscurité inquiétante et menaçante qui rend aventureuse une simple pérégrination vers Analakely et ses commerces nocturnes.
Jusqu’en 1895, un marché aux esclaves se tenait encore à Antaninarenina, quelque part à l’emplacement de l’ancien cinéma Roxy. Carte postale d’odeurs trop humaines, de bruits de pièces qui passent d’acquéreur à maquignon, de pleurs de familles qu’on sépare. Peu reluisant. C’est pourtant la pensée terrible qui me vient devant Antaninarenina qui dégénère en cloaque ordinaire du tiers-monde.
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VANF ANTRANONKALA-ONLINE Soanierana : maux ordinaires d’Antananarivo
Lalàna Andriamanantena Georges : la carte Google faisant foi, cet ancien nom n’a donc pas complètement disparu même si l’usage lui a préféré les noms plus génériques de Fiadanana et de Soanierana. Il s’agit de la route pavée qui relie le carrefour Tsimbazaza-Ankadilalana à Soanierana, depuis les anciens bureaux du Fivondronana d’Antananarivo jusqu’aux deux camps militaires de «RTS» et «CAPSAT».
Rue Georges Andriamanantena, le seul à retenir parmi les inconnus dont l’administration municipale d’une époque «progressiste», sous prétexte de dé-franciser les noms de rue de la Capitale, a fantaisistement affublé les rues de ce quartier en particulier, et d’Antananarivo en général.
Fiadanana-Soanierana ou le parfait condensé de la réalité quotidienne d’une Ville abandonnée à elle-même.
SALETÉ. Devant le portail de Capsat, s’amoncellent des ordures dont les strates vieilles de plusieurs jours de non-ramassage ressemblent à quelque cloaque archéologique. Une odeur pestilentielle est propagée par une rigole qui envahit la chaussée. Sur le trottoir opposé, un commerce de charcuterie et glaces, plusieurs épiceries de marchandises générales, une échoppe de petite quincaillerie, un «trano manga» de mofo gasy et ramanonaka… Habitude ou résignation, fatalisme : personne ne semble incommodé du spectacle et de la puanteur des ordures. D’autres ordures, en face de la Brigade des recherches ou à portée de vue des bureaux municipaux d’Ankadilalana attendent d’être ramassées. En attendant, un vent sec et poussiéreux en éparpille alentour débris et microbes.
SALETÉ TOUJOURS. Des riverains, particuliers logés à l’ancienne ou professionnels dans des locaux patentés sans les commodités réglementaires minimales, jettent directement aux égoûts des seaux d’un liquide des plus douteux. En face, on devine l’improbable cours d’éducation civique dans les classes du Collège catholique Maria Manampy : comment expliquer aux enfants que cette odeur-là, justement, est celle de l’incivisme qu’aucun sous-développement ne saurait excuser ? D’ailleurs, la ruelle attenante, entre les deux Collèges, Sainte-Chantal et Maria Manampy, empeste la pisse et d’autres déjections très humaines. Le cours d’éducation civique devient réquisitoire contre la dégueulasserie de bien de congénères, malheureusement compatriotes, auxquels on accorde encore le droit de vote.
INCIVISME. Parlons-en. Il y a encore quarante ans, subsistaient derrière les murs du CEG (Collège d’Enseignement Général) de Tsimbazaza, et au pied de l’Église catholique de Soanierana, les gradins d’un ancien amphithéâtre comme celui d’Antsahamanitra. Quels permis de squatter le domaine public et autorisation de construire après occupation de mauvaise foi ont fait qu’aujourd’hui s’y entassent plusieurs maisons particulières ?
INCIVISME TOUJOURS. Devant le portail du camp militaire, avait autrefois été établi le terminus de la ligne 13 des taxibe. De nos jours, aux côtés de boxes provisoirement précaires dont on devine qu’un rien de fait accompli leur donnera un ancrage définitif, s’improvise un parking de jour, le camp militaire ouvrant sa forteresse au parking de nuit. Les militaires ne sont pas des policiers, mais peut-être les premiers seraient avisés de signaler aux seconds, dans quelque EM-Mixte-O, ces automobilistes qui prennent en sens interdit les deux axes Soanierana-Ankadimbahoaka et Ankaditoho-Antampon’i Soanierana.
INFRASTRUCTURES. Je parle décidément d’un temps que les moins de quarante ans ne peuvent pas connaître : devant ce qui fut un «Magasin M», la chaussée en pavés s’effondre sur elle-même comme peuvent en témoigner les nombreux automobilistes venant de Iavoloha ou Tanjombato qui, le matin, contournent les embouteillages d’Andrefan’Ambohijanahary pour se retrouver nez-à-nez, calandre-à-calandre, pare-choc contre pare-choc, avec le flux qui arrive de Mahamasina. Difficile de croire qu’il y a quarante ans, cette rue était librement à double-sens : aucun véhicule n’en encombrait en permanence la moitié de la chaussée, transformée en parking.
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UNE DÉLÉGATION DE MAYOTTE RENCONTRE LES DIRIGEANTS DU PROJET BOVIMA
ÉCONOMIE – Le projet BOVIMA, en étroite collaboration avec Mayotte
Une délégation mahoraise a effectué une visite dans la Grande Île, le 30 octobre dernier, dans le cadre d’un projet de coopération économique, gagnant-gagnant entre Madagascar et Mayotte. Cette démarche visera à reduire les charges liées à la consommation de viande à Mayotte, mais représentera aussi, à terme, une réelle opportunité pour Madagascar, de développer l’exportation au travers du projet de BOVIMA et d’élargir son champ d’activité dans notre île voisine.