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  • RAPPORT – Madagascar dans le top 10 des pays les plus touchés par la pauvreté et la dégradation des sols

    RAPPORT – Madagascar dans le top 10 des pays les plus touchés par la pauvreté et la dégradation des sols

    Antananarivo, 10 Septembre, 10h15 – Une situation délicate. Madagascar figurerait parmi les 10 pays où le pourcentage de la population vivant à la fois dans la pauvreté et exposée aux effets de la dégradation des sols est le plus élevé. 11 millions de personnes en seraient concernées, selon un rapport de la Banque mondiale publié en ce mois de septembre.

    Dans ce rapport intitulé « Reboot development : The economics of a Livable planet », la plupart des pays confrontés à la même situation que Madagascar se trouvent en Afrique. Dans la liste partagée par la Banque mondiale, on recense le Malawi, le Mozambique, le Burundi, la République démocratique du Congo, la Zambie, leYémen, le Niger, le Rwanda et la Tanzanie.

    Mais ce rapport fournit également la liste des 10 pays avec le pourcentage élevé de la population vivant à la fois dans la pauvreté et exposée à d’autres facteurs de stress environnementaux comme les risques liés à l’eau et la pollution atmosphérique dangereuse. Et l’extrême pauvreté qui est tenu en compte dans ce document était encore celui du moins de 2,15 dollars par jour, ajusté en fonction de la parité de pouvoir d’achat de 2017.

    Ce rapport « Reboot Development: The Economics of a Livable Planet » explore comment les ressources fondamentales que sont la terre, l’air et l’eau peuvent continuer à permettre la prospérité humaine. Ce, en favorisant la santé, l’alimentation, l’énergie et les opportunités économiques.

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  • SECTEUR EXTRACTIF – Plaidoyer pour une alliance stratégique vers l’émergence de minerais critiques « Made in SADC »

    SECTEUR EXTRACTIF – Plaidoyer pour une alliance stratégique vers l’émergence de minerais critiques « Made in SADC »

    Antananarivo, 10 Septembre, 8h45 – S’approvisionner en nickel à Madagascar. L’acheminer via le Mozambique ou la Tanzanie. Se procurer ensuite du manganèse au Gabon. Il y a suffisamment de matières pour la République démocratique du Congo, avec ses abondantes mines de cobalt, pour monter une usine de précurseurs. Ce pays pourrait produire cette usine trois fois moins cher que dans un pays où les métaux requis ne seraient pas disponibles localement ou dans des pays proches.

    La Conférence des Nations-Unies sur le commerce et le développement (Cnuced) a exposé les avantages d’une régionalisation de l’approvisionnement en minerais critiques. Pas moins de deux pays de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), dont Madagascar, tireraient profit de ce schéma.

    Dépendance vis-à-vis du marché extérieur

    La réalité est toutefois toute autre pour les pays membres de cette Communauté régionale qui, pour la plupart, exportent sous forme brute leurs minerais en dehors du Continent. Cette exportation de minéraux critiques sans valeur ajoutée, avait été soulevée lors de la huitième édition de la Semaine de l’industrialisation de la SADC 2025 à Antananarivo.

    Il y était exposé que bien que la SADC soit dotée de vastes gisements de minéraux critiques essentiels à la transition mondiale vers l’énergie verte, la plupart des pays d’Afrique australe continuent de les exporter sous forme brute. Ce qui constitue non seulement un manque de valeur ajoutée, de développement industriel et de création d’emplois locaux mais renforce également les déséquilibres commerciaux et la dépendance vis-à-vis des marchés extérieurs.

    Alors, comment l’Afrique qui dispose de 30% des minerais critiques nécessaires pour la nouvelle transition énergétique du monde pourrait-elle tirer pleinement profit de son potentiel ? Puisque la plupart de ces minerais se trouvent dans la SADC, comment cette communauté régionale qui en est donc le hub du Continent, parviendra-t-elle aussi à mettre en place des programmes qui contribueront à faire de ces minerais des éléments constitutifs d’un avenir durable et résilient ? Ce sont des questions soulevées notamment par Tapiwa Samanga, le Président directeur général de l’organisation sud africaine Technologies Association of South Africa (PtSA).

    Un bloc fort en valeur

    L’administration minière malgache avait par exemple déjà exposé la possibilité pour Madagascar de développer localement la filière batterie, avec la disponibilité sur place de divers minerais. La Grande île dispose notamment du graphite pour l’anode ainsi que du nickel, du manganèse et du cobalt pour la cathode. Le ministre de l’Industrialisation et du commerce, David Ralambofiringa, avait toutefois souligné les défis que Madagascar doit relever pour y parvenir, que ce soit en matière financière, logistique ou en compétences humaines. Ce qui devrait donner place à des alliances stratégiques.

    “En ayant les réserves pour couvrir l’ensemble des besoins en termes de minerais critiques, est-ce que nous ne pourrions pas nous mettre d’accord régionalement pour les valoriser ensemble”, lance-t-il. Ce membre du gouvernement malgache remet alors en question la réelle volonté des pays membres de la SADC à avancer dans ce sens ou à se donner le moyen d’y parvenir.

    Le Pr Abel Alfred Kinyondo, de l’Université de Dar es Salaam (UDSM) reste tout autant persuadé que chacun des pays de la SADC ne peut aller seul dans cette vision. Ce scientifique suggère alors aux membres de la Communauté d’avancer en bloc, tout en valorisant les compétences locales formées dans la sous-région.

    La secrétaire exécutive adjointe en charge de l’intégration régionale de la SADC, Angele Makombo N’Tumba, rassure que des projets conjoints commencent à se mettre en place pour promouvoir la régionalisation. Et ce qui ne pourra qu’être profitable pour les pays qui s’y engagent, ne serait-ce qu’en termes d’emplois ou de valeurs ajoutées.

    Terres de convoitise

    Alors que les pays Africains paraissent pour le moment peu enthousiastes à l’idée de collaborer entre eux, les grandes puissances économiques, elles, se sont déjà lancées dans des opérations de séduction. Les Etats-Unis, qui par l’importance de certains minerais stratégiques, avaient par exemple décidé de les exempter de droit de douane, dans ses nouvelles dispositions douanières en vigueur. La gestion durable des ressources, la transition énergétique et la coopération dans le secteur minier avait d’ailleurs été au cœur des discussions durant le premier Forum de dialogue entre hauts fonctionnaires de la SADC et des États-Unis à Antananarivo.

    Le Japon avait exprimé la même ambition. A l’issue de la neuvième Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (Ticad9), chefs d’État et de gouvernement et délégations du Japon et des États membres de l’Union africaine, préconisaient “un partenariat juste et équitable qui soutienne la transformation locale et la valorisation de ces ressources en Afrique”. Dans la Déclaration de Yokohama de la Ticad 9, il est souligné que ce partenariat devrait garantir que les bénéfices profitent aux économies africaines et contribuent à l’industrialisation, notamment par le transfert de technologies à des conditions mutuellement convenues et la création de coentreprises avec des entreprises japonaises.

    A Madagascar, le président français Emmanuel Macron avait aussi fait part du souhait de la France d’être un “partenaire” de le Grande île dans la valorisation de ses terres rares et de ses minerais stratégiques. Un souhait qu’il avait exprimé lors de l’entretien élargi qu’il avait eu avec le président Andry Rajoelina au mois d’avril de cette année. Emmanuel Macron avait souligné que la France pourrait avoir un partenariat en matière de terres rares, de minerais stratégiques avec Madagascar, en développant des filières pour les valoriser. Le patron de l’Elysée avait pris comme exemple la valorisation de ces ressources dans la filière photovoltaïque, dont toutes les composantes premières pour la développer est disponible à Madagascar.

    Un train à prendre

    La course aux minerais et métaux critiques, rares ou stratégiques s’accélère partout dans le monde. Et c’est une opportunité à saisir pour les pays d’Afrique australe, dont Madagascar. C’est « un train à prendre », d’après la Chambre des mines de la Grande île. Mais pour mettre Madagascar sur la carte du monde en tant que destination phare des investisseurs directs étrangers sur les minerais critiques, la disponibilité des ressources abondantes ne suffit pas, souligne cette association des industriels miniers du pays.

    “Madagascar aura à gagner en développant les infrastructures routières, portuaires et énergétiques desservant les zones hôtes des projets tout en améliorant en même temps le climat d’investissement en général. Le rétablissement de la confiance des investisseurs ne peut se faire que par une gouvernance basée sur la transparence, la prévisibilité et la cohérence des décisions publiques”, lance-t-elle.

  • SCRUTIN – Les grands électeurs convoqués aux urnes le 11 décembre pour les sénatoriales

    SCRUTIN – Les grands électeurs convoqués aux urnes le 11 décembre pour les sénatoriales

    Antananarivo, 9 Septembre, 22h10 – Une décision officielle. Le gouvernement adopte ce mardi les textes réglementaires relatifs à la tenue et à l’organisation des élections sénatoriales. Parmi ces textes figure le décret de convocation des grands électeurs qui confirme la date du 11 décembre.

    ⭕Comme prévu par la loi, les électeurs sont convoqués trois mois avant la date effective du scrutin. Il s’agit notamment des maires et des conseillers municipaux élus vers la fin de l’année universitaire 2024. En l’absence des autres élus territoriaux, provinciaux et régionaux, le collège électoral sera uniquement composé des maires et des conseillers communaux/municipaux. Une loi en ce sens a d’ailleurs été récemment adoptée par la majorité.

  • TRANSPORT AÉRIEN – Une hausse de 32% du trafic passager rapportée pour le mois de juillet avec la haute saison touristique

    TRANSPORT AÉRIEN – Une hausse de 32% du trafic passager rapportée pour le mois de juillet avec la haute saison touristique

    Antananarivo, 9 Septembre, 11h45 – L’aviation civile de Madagascar (ACM) rapporte plus de 149 000 passagers transportés par voie aérienne au mois de juillet. Ce qui constitue une hausse de 32% par rapport au trafic passager au mois de juin mais également une hausse de 16% par rapport au même mois en 2024, détaille l’ACM dans sa dernière revue mensuelle du trafic aérien.

    Le trafic passager durant cette période sous revue avait donc connu une hausse significative. Elle avait été portée par la forte demande en haute saison, d’après les explications apportées par l’Aviation civile de Madagascar.

    Avec plus de 149 000 passagers au mois de juillet, Madagascar a enregistré plus de 722 000 voyageurs transportés par voie aérienne durant les sept premiers mois de cette année. Ceux transportés via le réseau régional avaient été les plus nombreux, selon la proportion partagée par l’ACM.

  • FRANCE – L’Assemblée nationale française renverse le gouvernement Bayrou, démission attendue mardi

    FRANCE – L’Assemblée nationale française renverse le gouvernement Bayrou, démission attendue mardi

    Antananarivo, 9 Septembre, 6h45 – L’Assemblée nationale française a refusé lundi soir la confiance au Premier ministre François Bayrou, provoquant la chute de son gouvernement. Le chef de l’État, Emmanuel Macron, recevra mardi le Premier ministre afin d’accepter sa démission, indique l’Élysée.

     

    Au total, 364 députés ont voté contre la confiance, contre 194 pour. Ce revers met fin à moins de neuf mois de gouvernance pour François Bayrou, nommé en décembre après le départ de Michel Barnier. Il devient le premier chef de gouvernement de la Ve République à échouer sur un vote de confiance qu’il n’était pas tenu de solliciter.

     

    La crise politique s’aggrave pour Emmanuel Macron, confronté à l’absence de majorité claire à l’Assemblée nationale depuis la dissolution de juin 2024, qui avait fait émerger trois blocs : gauche, centre droit et extrême droite. Le président doit désormais désigner son troisième Premier ministre en moins d’un an, dans un climat d’instabilité chronique.

     

    La chute de François Bayrou est liée à son projet de budget 2026, prévoyant 44 milliards d’euros d’économies. Face à l’endettement public, le Premier ministre avait alerté les députés sur une “épreuve de vérité” et estimé que le “pronostic vital” de la France était engagé. Ses propos n’ont pas infléchi des oppositions déterminées, de l’extrême droite à l’extrême gauche, à voter contre.

     

    Emmanuel Macron écarte pour l’heure une nouvelle dissolution, réclamée par Marine Le Pen. La dirigeante du Rassemblement national juge toutefois que de nouvelles législatives sont “une obligation”, son parti étant donné en tête dans les sondages.

     

    À gauche, le Parti socialiste revendique la formation d’un gouvernement. “Nous sommes prêts, qu’il vienne nous chercher”, déclare Boris Vallaud, président du groupe socialiste. Mais les socialistes excluent toute alliance avec les macronistes.

    Photo : Capture d’écran vidéo Assemblée nationale

  • FOOTBALL – Madagascar bat le Tchad et se mêle à la course à la qualification à la Coupe du monde 2026

    FOOTBALL – Madagascar bat le Tchad et se mêle à la course à la qualification à la Coupe du monde 2026

    Antananarivo, 8 Septembre, 21h45 – Les Barea dominent les Sao du Tchad sur la pelouse de Larbi Zaouli de Casablanca au Maroc lors de la huitième journée des éliminatoires de la Coupe du monde 2026. La sélection malgache a battu la sélection tchadienne 3 à 1 et obtient trois précieux points pour cette qualification dans le groupe I.

     

    C’est le Tchad, par le biais de Yves Allarabaye sur une contre-attaque bien exécutée qui ouvre le score lors de cette confrontation à la 25ème minute. Une ouverture de score qui ne reflète pas le cour du match. Dès l’entame du match, les Barea imposent leur jeu et dominent la rencontre sans trouver la faille.

     

    De retour des vestiaires, le match part sur le même rythme que la première période avec une domination malgache. A la 52e minute, Warren Caddy égalise pour Madagascar par une frappe dans la lucarne de Jourdain Mbaynassem sur un rebond qu’il a récupéré à l’entrée de la surface adverse.

     

    Sans réaction, les Sao concèdent un deuxième but marqué par Rayan Raveloson. Sur un service de El’Hadari Raherinaina, le capitaine des Barea pousse le cuir avec sa tête dans le but tchadien.

     

    Hakim Abdallah scelle la victoire au temps additionnel, 90+2 alors qu’il vient d’entrer sur le terrain. Il pousse la balle au fond du filet pour sa première touche de balle sur une passe de Johan N’zi, lui aussi remplaçant pour ce match.

     

    Ces trois précieux points permettent à Madagascar de revenir provisoirement à la deuxième place du groupe I avec 16 points. Les deux dernières journées sont prévues pour le mois d’octobre face au Mali et aux Comores.

     

    Photo : FMF

  • EXPORTATION – Madagascar perce le marché du bio au Moyen Orient

    EXPORTATION – Madagascar perce le marché du bio au Moyen Orient

    Antananarivo, 8 Septembre, 16h55 – Madagascar diversifie ses marchés d’exportation de produits bio. Quelques membres du Syndicat malgache de l’agriculture biologique (Symabio) ont déjà commencé à expédier leurs produits vers le Moyen Orient, aux Emirats arabes unis plus précisément. La présidente de cette association professionnelle, Tahina Randriarilala, en a fait part la semaine dernière, durant la présentation du Forum international sur les filières d’excellence de Madagascar « Maeva 2025 ».

    La Grande île entend relever les défis de compétitivité et de diversification des débouchés de ses produits sur les marchés internationaux. Pour les filières bios en particulier, la majeure partie des produits malgaches sont exportés vers l’Europe et les Etats-Unis, indique Tahina Randriarilala du Symabio.

    Cette association regroupant tous les professionnels de l’agriculture biologique à Madagascar note par ailleurs un retour progressif au niveau d’exportation avant la pandémie du Covid-19. Une situation qui s’explique par les nouvelles demandes sur le marché, ainsi que la croissance des besoins sur lesquels la Grande île s’est déjà bien positionnée comme pour les huiles essentielles.

    La valeur des exportations du bio, en considérant toutes les filières, tourne annuellement autour de 200 millions de dollars par an. Et les membres du Symabio travaillent afin de l’augmenter. Cette association représente actuellement 80 entreprises environ, avec plus de 200.000 producteurs à travers le pays, indique sa présidente Tahina Randriarilala.

  • HYDROCARBURES – Khedija Ben Othman succède à Marieme Sav Sow à la tête de TotalEnergies Marketing Madagascar

    HYDROCARBURES – Khedija Ben Othman succède à Marieme Sav Sow à la tête de TotalEnergies Marketing Madagascar

     

    Antananarivo, 8 Septembre, 16h10 – La direction générale de TotalEnergies Marketing Madagascar change de mains, mais reste entre celles d’une femme. C’est la Tunisienne Khedija Ben Othman qui assure dorénavant cette fonction, succédant à la Sénégalaise Marieme Sav Sow.

    Khedija Ben Othman avait été vice-présidente adjointe pour la zone Méditerranée et Océan Indien de TotalEnergies avant cette désignation à Madagascar. Elle dispose d’une expérience internationale au sein de cette compagnie, notamment en Tunisie, en Algérie et en France. Ce qui, selon le Groupement pétroliers de Madagascar (GPM), constitue un atout décisif pour le développement du secteur et de l’avenir énergétique du pays.

    Marieme Sav Sow quitte pour sa part Madagascar. Elle assurera une nouvelle fonction qui est celle de la vice-présidente Engagement&Advocacy au sein de TotalEnergies EP Africa.

  • JAPON – Le Premier ministre Shigeru Ishiba démissionne après de lourdes défaites électorales

    JAPON – Le Premier ministre Shigeru Ishiba démissionne après de lourdes défaites électorales

    Antananarivo, 8 Septembre, 13h45 – Le Premier ministre japonais jette l’éponge. Shigeru Ishiba a annoncé sa démission dimanche, une semaine après de lourdes défaites électorales. Après avoir résisté dans un premier temps, il a fini par céder aux pressions internes de son propre parti, le Parti libéral-démocrate (PLD). Il a expliqué avoir choisi ce moment pour se retirer en raison de la conclusion d’un accord sur les tarifs douaniers avec les États-Unis, évitant ainsi une crise politique en pleine négociation.

    Shigeru Ishiba avait pris la tête d’un PLD affaibli et divisé en octobre 2024, terni par une série de scandales, notamment des liens révélés avec l’Église de l’Unification et des affaires de financements occultes. La perte de la majorité absolue à la Chambre basse, une première depuis quinze ans, suivie d’un revers à la Chambre haute en juillet, a scellé son sort.

    Malgré ses promesses de réforme, il n’est pas parvenu à restaurer la confiance. Son impopularité a été aggravée par une inflation galopante, avec le prix du riz qui a doublé, ainsi que par des polémiques sur ses nominations ministérielles.

    Cette démission ravive la crainte d’un retour à l’époque des Premiers ministres éphémères, avant la période de stabilité incarnée par Shinzo Abe. Le successeur d’Ishiba devra non seulement ressouder le parti, mais aussi regagner la confiance d’un électorat désabusé. L’attention se tourne désormais vers l’élection interne du PLD, prévue début octobre, qui désignera le nouveau chef du parti et, par conséquent, le prochain Premier ministre.

  • TRAFIC MARITIME – Les potentiels des ports d’Antsiranana et de Tolagnaro sous-exploités, selon un diagnostic initié par la Douane malgache

    TRAFIC MARITIME – Les potentiels des ports d’Antsiranana et de Tolagnaro sous-exploités, selon un diagnostic initié par la Douane malgache

    Antananarivo, 8 Septembre, 11h35 – Les ports d’Antsiranana et de Tolagnaro disposent de nombreux atouts. Il s’avère pourtant que ces potentiels soient sous-exploités, d’après ce qui est ressorti du diagnostic de normalisation des ports de Madagascar initié par la direction générale des Douanes. L’administration douanière en avait sorti un rapport vendredi.

    Le port d’Antsiranana, avec un rôle stratégique de port militaire et commercial, dispose d’un bassin profond ainsi que des infrastructures sous-utilisées. Malgré son potentiel stratégique de par sa proximité avec l’Océan Indien, il reste peu exploité. Ce port fait d’ailleurs face à des contraintes majeures, tels que le faible volume commercial ou ses équipements vieillissants.

    Le Port Ehoala à Taolagnaro est pour sa part un port moderne construit pour les exportations minières, disposant d’infrastructures modernes et suivant les standards internationaux. Mais au-delà des exportations de produits miniers, la diversification du trafic est limitée, note le rapport. Aussi, bien que ce port soit exemplaire sur le plan technique, il reste sous-utilisé pour le commerce général, selon ce qui y est exposé.

    Le diagnostic de normalisation des ports de Madagascar met ainsi en lumière le contraste que présente ces plateformes du pays, tant en termes d’infrastructures que de trafic et d’organisation. Pour la Grande île, c’est le port de Toamasina qui concentre près de 80% du trafic national.

    Cette position dominante du Grand Port “crée un goulot d’étranglement majeur et une dépendance excessive de l’économie”, note le rapport. Ce document souligne alors l’importance du projet de normalisation des ports qui vise à réduire cette dépendance. Et ce, en modernisant les ports secondaires, en améliorant la fluidité des flux, et en rendant la chaîne logistique plus résiliente et équilibrée à l’échelle du pays.

    Comme rappelé par l’Agence portuaire, maritime et fluviale (APMF), Madagascar dispose depuis 2023 d’un schéma directeur national de développement portuaire à l’horizon 2040. Celui-ci est en cours de mise en œuvre, à travers les phases d’études qui sont déjà entamées au niveau de chaque port qui fera l’objet d’extension et de réhabilitation, indique cette agence nationale du domaine maritime.

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