Catégorie : À la une

  • PARTENARIAT – Madagascar en tournée pour rencontrer les bailleurs de fonds sur l’environnement en Europe

    PARTENARIAT – Madagascar en tournée pour rencontrer les bailleurs de fonds sur l’environnement en Europe

    Antananarivo, 16 Septembre, 7h45 – Mobiliser davantage de partenaires autour de la vision environnementale et climatique de Madagascar. C’est l’objectif de la tournée des bailleurs de fonds sur l’environnement effectuée par une délégation malgache en Europe. La mission a déjà démarré à Bruxelles, pour se poursuivre à Francfort avant de se clôturer à Berlin.

    Sur place, Madagascar présente les réformes qui sont engagées au pays, ses projets prioritaires ainsi que les opportunités d’investissement qu’il offre dans le domaine de l’environnement, du climat et de la biodiversité. Et c’est le ministre de l’Environnement et du développement durable, Max Fontaine qui s’en charge. Il est assisté notamment par des responsables de la Fondation pour les aires protégées et la biodiversité de Madagascar (FAPBM), de Madagascar national parks (MNP), ou encore des représentants de la coopération allemande GIZ à Madagascar.

    La réunion de travail avec le responsable pour l’Afrique de la Direction générale des partenariats internationaux de l’Union Européenne (UE) avait alors été une occasion pour cette délégation malgache de démontrer que le climat, biodiversité et développement économique peuvent être des vecteurs de développement pour la Grande île. “Et nous voyons dans l’Union Européenne un partenaire stratégique pour y parvenir”, lance le ministre Max Fontaine.

    Les échanges entre les deux parties ont d’ailleurs porté sur la mise en place d’obligations vertes, ainsi que sur des instruments émergents. Il y a entre autres les crédits carbones, les crédits biodiversité ou les Paiements pour services écosystémiques (PSE).

    ???? Pour ne manquer aucune actualité de Madagascar, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

  • INFRASTRUCTURES – Le montant total des indemnités d’expropriation sur les zones de construction du parc solaire du côté de Lac Iarivo approuvé par le Conseil des ministres

    INFRASTRUCTURES – Le montant total des indemnités d’expropriation sur les zones de construction du parc solaire du côté de Lac Iarivo approuvé par le Conseil des ministres

    Antananarivo, 15 Septembre, 18h15 – Les propriétaires des terrains sur lesquels sera construit le parc solaire de 100MW du projet Lac Iarivo devraient bientôt être indemnisés. Le Conseil des ministres de la semaine dernière indique avoir approuvé “la communication verbale relative à la demande de validation de l’état des sommes pour les zones 3 et 4 du Projet de Parc solaire 100 MW à Lac Iarivo”. Ces sommes, selon le compte-rendu de la réunion de l’Exécutif du 10 août, devraient “indemniser les personnes concernées par les travaux de construction de la centrale solaire”.

    Le communiqué du Conseil des ministres rappelle que le projet de parc solaire est “un projet initié par le président de la République visant à augmenter la production d’électricité dans la capitale”. Initialement, le chef de l’Etat avait annoncé la construction de la centrale sur le lac d’Ivato afin d’en faire “le plus grand parc solaire flottant d’Afrique”. Les autorités ont néanmoins revu le projet après avoir reçu une première offre. C’est ainsi que le projet de parc solaire a dû être transféré non loin du point kilométrique PK0 de l’autoroute Antananarivo-Toamasina.

    Le gouvernement avait annoncé depuis le début de l’année 2025 que les travaux de préparation des terrains destinés à accueillir la centrale solaire étaient déjà en cours. De nombreuses rizières sont actuellement en cours de remblayage autour du PK0.

  • ELECTIONS – Une caution de 60 millions d’ariary pour les candidats aux élections sénatoriales

    ELECTIONS – Une caution de 60 millions d’ariary pour les candidats aux élections sénatoriales

    Antananarivo, 15 Septembre, 15h45 – Multiplié par quatre. Le gouvernement décide de quadrupler la caution dont les candidats doivent s’acquitter pour les élections sénatoriales prévues le 11 décembre prochain. Selon Volamiranty Donna Mara, ministre de la Communication et de la culture, les partis politiques ou associations souhaitant participer à ce scrutin devront payer la somme de 60 millions d’ariary.

    La porte-parole du gouvernement précise, au cours d’une rencontre avec la presse ce lundi, qu’il s’agit d’une caution par liste de candidature. En 2020, ce montant avait été fixé à 15 millions d’ariary. Cette révision figure dans un deuxième décret adopté en Conseil du gouvernement le 9 septembre, a-t-elle ajouté.

    S’agissant des modalités d’organisation du scrutin, un troisième décret a été évoqué. Le dépôt des candidatures est prévu du 9 octobre à 9h jusqu’au 23 octobre. La campagne électorale se déroule du 19 novembre au 9 décembre. La Commission électorale nationale indépendante (CENI) publie la liste définitive des candidats vers le 12 novembre, poursuit la ministre. Le scrutin, comme déjà annoncé, est prévu le 11 décembre et le collège électoral sera uniquement composé des maires et des conseillers communaux et municipaux en exercice.

  • MONNAIE – Un nouveau fil de sécurité pour la nouvelle série de billets actualisés de 10 000 et 20 000 ariary

    MONNAIE – Un nouveau fil de sécurité pour la nouvelle série de billets actualisés de 10 000 et 20 000 ariary

    Antananarivo, 15 Septembre, 14h20 – Une nouvelle série de billets de 10 000 et 20 000 ariary bientôt mise en circulation sur le territoire national. La Banky foiben’i Madagasikara (BFM) fait part de l’émission d’une série “actualisée” de ces grosses coupures, bien qu’elles conservent le même design de la série précédente.

    Cette actualisation a amené la BFM à apporter des modifications d’impression et à intégrer un nouveau fil de sécurité pour cette nouvelle série. Il s’agit de dispositions consistant à renforcer la sécurité de ces billets contre les contrefaçons. Ils porteront par ailleurs la signature de l’actuel gouverneur de la Banque centrale, Aivo Andrianarivelo.

    Malgré l’arrivée de la nouvelle série de 2025, les billets 10 000 et 20 000 ariary arborant l’ancienne signature ont toujours cours légal et resteront utilisables, précise la BFM. La nouvelle série de ces grosses coupures n’est par ailleurs pas encore l’œuvre du nouveau concepteur en billets et monnaies de la BFM. Celui-ci est en effet dans l’opération depuis la conception des billets et monnaies locales.

  • INFRASTRUCTURES – L’extension du port de Toamasina achevée à 71%, rapporte la SPAT

    INFRASTRUCTURES – L’extension du port de Toamasina achevée à 71%, rapporte la SPAT

    Antananarivo, 15 Septembre, 11h35 – Des travaux terminés aux trois quarts environ. Le projet d’extension du port de Toamasina enregistre aujourd’hui 71% d’avancement global, indique la Société du port à gestion autonome de Toamasina (Spat) qui avait effectué une visite de chantier la semaine dernière, dans le cadre de la 33ème réunion du Comité de pilotage de ce projet.

    Plusieurs étapes importantes avaient déjà été franchies depuis le lancement de ce chantier en 2018. Sa première phase avait été achevée en 2021. Ce projet est actuellement à sa deuxième phase qui comprend des initiatives majeures telles que l’aménagement d’une aire de stockage de conteneurs de 10 ha au Récif Hastie, l’extension du brise-lames de 345 m, ou encore la construction du nouveau quai à conteneurs C4 de 470 m de longueur et de -16 m de profondeur.

    ???? Pour ne manquer aucune actualité de Madagascar, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

  • ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR – Des consignes présidentielles pour accélérer le traitement des dossiers de paiement des enseignants d’Université en attente

    ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR – Des consignes présidentielles pour accélérer le traitement des dossiers de paiement des enseignants d’Université en attente

    Antananarivo, 15 Septembre, 7h25 – La fin de plusieurs années d’attente pour les universitaires? Le Conseil des ministres de la semaine dernière rapporte des instructions présidentielles sur la nécessité d’“accélérer la validation de tous les dossiers encore en attente” en matière d’heures complémentaires et de vacations. Le chef de l’Etat a également “demandé aux responsables de mettre en place
    des solutions afin d’éviter tout retard dans le paiement des heures supplémentaires et des vacations pour les enseignants”, poursuit le compte-rendu de la réunion hebdomadaire de l’Exécutif.

    En attendant, les enseignants d’Université ne devraient pas tarder à percevoir leur dû au titre de l’année universitaire 2019-2020. La demande d’autorisation de transfert pour le paiement des heures complémentaires et de vacations sur le compte de cette année a été approuvée par le Conseil des ministres de mercredi.

    Depuis plus d’une décennie, la question des vacations et des heures complémentaires reste un point sensible dans l’enseignement supérieur. En 2018, des enseignants avaient dénoncé un retard de plus de deux ans pour le règlement des heures effectuées, entraînant plusieurs mouvements de grève dans les universités publiques. En 2022 encore, des associations de professeurs ont rapporté des arriérés atteignant plusieurs milliards d’ariary au niveau national, paralysant partiellement le calendrier académique.

    À Ankatso, un enseignant de la Faculté d’Economie, de gestion et de sociologie (EGS) évoque des vacataires qui ont dû assurer des cours sans rémunération depuis plus de six ans. Ce qui a conduit certains départements à supprimer des enseignements faute de disponibilité des intervenants. “La démotivation est réelle : préparations bâclées, retards, voire abandons de cours”, confie notre source, tout en soulignant que la situation touche particulièrement les vacataires et les jeunes assistants dont le taux horaire ne dépasse pas 6 000 ariary.

  • BASKETBALL – Le GNBC Dames bat le MB2All et remporte le titre de champion de Madagascar 

    BASKETBALL – Le GNBC Dames bat le MB2All et remporte le titre de champion de Madagascar 

    Antananarivo, 14 Septembre, 18h25 – Et de deux. L’équipe de la gendarmerie nationale basketball club (GNBC) Dames ne laisse pas filer la couronne de championne de Madagascar. Les gendarmettes ont battu, 76 à 53, en finale du championnat de Madagascar le MB2All, ce dimanche au Palais des sports et de la culture de Mahamasina.

     

    Le GNBC a été très forte pour le MB2All lors de cette finale. Dès le premier quart-temps, 21 à 8, les Emeranchine Raheriniaina et Sarobidy Randriatahiana ont montré plus d’envie et d’agressivité devant les Minaoharisoa Christiane Jaofera, Muriel Hajanirina.

     

    L’équipe championne s’assoit sur une avance de 23 points avant de rentrer aux vestiaires, 43 à 20. Durant le troisième quart-temps, le Gnbc n’avait qu’à gérer cette avance devant un MB2All en manque d’inspiration. Avant le dernier acte, le score est de 55 à 31.

     

    Le MB2All perd pour la deuxième fois en finale du championnat N1A devant le GNBC. C’est le deuxième titre consécutif pour Chine et ses coéquipières.

  • COMMERCE – Le déficit commercial de Madagascar prévu dépasser les 2 milliards de dollars en 2025

    COMMERCE – Le déficit commercial de Madagascar prévu dépasser les 2 milliards de dollars en 2025

    Antananarivo, 14 Septembre, 13h55 – Une dégradation continue. Le déficit commercial de Madagascar qui n’était que de 148 millions de dollars en 2000 pourrait dépasser les 2 milliards de dollars cette année. Ce déficit tournait déjà autour de 1,4 milliards de dollars, d’après ce qui avait été présenté durant l’atelier de validation finale de la Stratégie nationale d’exportation (SNE) de Madagascar, jeudi.

     

    Dans la note de conjoncture économique de la Banky foiben’i Madagasikara, le déficit commercial de la Grande île s’établissait à 1,278 milliards de dollars au premier semestre de 2025. Durant cette période, Madagascar a vu ses exportations baisser de 10,8% pour s’établir à 1 116,6 millions de dollars. Alors que de l’autre côté, ses importations ont poursuivi une tendance haussière à 11%, pour se situer à 2 394,7 millions de dollars.

    C’est une situation qui est à redresser.

     

    Cette stratégie pour l’exportation qui est fondée sur une dynamique d’action constitue un instrument essentiel pour répondre aux enjeux à court terme. Elle ambitionne également de réduire annuellement de 30% le déficit de la balance commerciale globale de Madagascar dans une perspective de moyen et long terme.

     

    Deux leviers pourraient être activés, selon les propositions soulevées durant la présentation de cette stratégie nationale. Il y a déjà l’augmentation des exportations ainsi que la réduction de la dépendance aux importations. Mais il y a également le changement des habitudes des consommateurs afin de développer la consommation des biens produits localement.

  • NÉGOCIATIONS – Devoir accompli pour le secteur privé malgache dans le plaidoyer pour le renouvellement de l’Agoa

    NÉGOCIATIONS – Devoir accompli pour le secteur privé malgache dans le plaidoyer pour le renouvellement de l’Agoa

    NÉGOCIATIONS – Devoir accompli pour le secteur privé malgache dans le plaidoyer pour le renouvellement de l’Agoa

     

    Antananarivo, 15 Septembre, 7h55 – Le secteur privé malgache estime avoir tout donné pour la défense des intérêts de Madagascar, dans son plaidoyer pour la prolongation de la Loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique (Agoa). Les représentants des groupements qui s’étaient récemment déplacés à Washington pour défendre cette cause, avec quelques membres de l’administration malgache, espèrent maintenant une issue positive du lobbying qu’ils ont mené auprès des autorités américaines.

     

    Les négociations avaient pourtant été complexes, rapporte Charles Giblain, du Groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP). Bien que la délégation malgache ait été bien accueillie par les autorités américaines, aucune assurance quant à la reconduction de l’Agoa qui expire à la fin de ce mois de septembre, n’a été obtenue, indique-t-il.

     

    Et c’est compte tenu justement des incertitudes sur la reconduction à long terme de l’Agoa que le secteur privé malgache, bénéficiaire de ce régime préférentiel, s’assure que son renouvellement puisse au moins être accordé à court terme. “Le temps que nous puissions voir plus clair sur un long terme”, expose Kersley Ramdos, de la société Mazava.

     

    La délégation malgache espère que ses démarches seront considérées par le Congrès américain. Madagascar avait d’ailleurs démontré son leadership en associant d’autres pays à la campagne, à savoir Maurice, Lesotho, Tanzanie et le Kenya pour se convenir sur un message unifié adressé aux décideurs politiques américains. “Nous avons quand même fait entendre la voix de l’Afrique, et nous espérons que ça va aller dans le bon sens”, poursuit Kersley Ramdos.

     

    Cette mission avait également été l’occasion pour Madagascar que des filières comme la vanille soient des secteurs clés pour l’économie américaine. “L’Agoa n’est d’ailleurs pas uniquement au bénéfice des pays africains mais également pour les Etats-Unis”, souligne le président du Groupement des exportateurs de vanille de Madagascar (GEVM), Georges Geeraerts.

     

    La balle est désormais dans le camp des américains. La décision finale sur le renouvellement de l’Agoa repose sur un processus législatif aux États-Unis, impliquant le Congrès et l’administration américaine.

     

    Photo : Capture d’écran vidéo Ministère de l’industrialisation et du commerce

  • AGRICULTURE – Madagascar accuse un retard significatif sur l’utilisation d’engrais minéraux

    AGRICULTURE – Madagascar accuse un retard significatif sur l’utilisation d’engrais minéraux

    Antananarivo, 13 Septembre, 14h15 – Madagascar reste l’un des pays d’Afrique où l’utilisation d’engrais minéraux est la plus faible. Selon les chiffres compilés par le Centre international de développement des engrais (IFDC) et la plateforme AfricaFertilizer, les importations de fertilisants ont atteint environ 28,9 millions de dollars en 2023, soit quelque 31 870 tonnes.

     

    Rapporté à la surface agricole, ce volume représente à peine 6,9 kg d’engrais par hectare en 2022, un niveau largement en dessous de la moyenne africaine et mondiale. À titre d’exemple, le programme Sustain Africa, une initiative visant à renforcer la sécurité alimentaire et la résilience des agriculteurs en Afrique subsaharienne, a distribué 17 274 tonnes à plus de 438 000 petits exploitants entre 2022 et 2023, ce qui souligne l’importance des interventions ponctuelles pour pallier le déficit structurel.

     

    En comparaison, plusieurs pays africains affichent des volumes d’importations et des intensités d’utilisation beaucoup plus élevés. L’Éthiopie, par exemple, a importé pour 1,2 milliard de dollars d’engrais en 2023, avec une utilisation moyenne de 37,8 kg/ha. Le Kenya se situe à 451 millions de dollars d’importations et 35,1 kg/ha, tandis que la Côte d’Ivoire dépasse 360 millions de dollars avec environ 50 kg/ha.

     

    L’Afrique du Sud, pour sa part, combine une valeur d’importations avoisinant 912 millions de dollars en 2024 avec une intensité d’utilisation dépassant 90 kg/ha, un des niveaux les plus élevés du continent. Même le Ghana, avec environ 254 millions de dollars d’engrais importés en 2023, affiche une consommation de près de 37 kg/ha, soit cinq fois plus que Madagascar. Ces écarts traduisent un retard significatif du pays par rapport aux standards régionaux.

     

    Cette faible consommation d’engrais minéraux à Madagascar a des conséquences contrastées. Du point de vue de la production agricole, elle se traduit par des rendements limités. Le riz, culture de base, affiche en moyenne 2,5 tonnes/ha, alors que les pays d’Asie atteignent souvent plus de 4 à 5 tonnes grâce à un apport régulier d’intrants. La productivité insuffisante accentue la dépendance du pays aux importations alimentaires et fragilise sa sécurité alimentaire.

     

    En revanche, une utilisation réduite d’engrais présente aussi des aspects positifs car moins de dépendance directe aux chocs de prix internationaux et une pression environnementale moindre sur les sols et les cours d’eau. Elle ouvre aussi la voie à des alternatives comme l’agroécologie et l’utilisation de fertilisants organiques, stratégies déjà expérimentées dans certaines régions. Le défi pour Madagascar reste donc de trouver un équilibre. Augmenter l’usage des engrais minéraux de manière raisonnée pourrait améliorer les rendements et réduire la vulnérabilité alimentaire, tout en intégrant des solutions durables adaptées aux réalités locales.