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  • FILIÈRE AVICOLE – Les provendiers industriels poussés à l’importation face à l’insuffisance de l’offre couplée avec la spéculation du maïs produits localement

    FILIÈRE AVICOLE – Les provendiers industriels poussés à l’importation face à l’insuffisance de l’offre couplée avec la spéculation du maïs produits localement

    Antananarivo, 18 Septembre, 19h15 – L’importation pour combler une rareté artificielle. Les provendiers industriels se voient contraints de s’approvisionner en maïs à l’extérieur du pays face à l’insuffisance de la production locale, intensifiée par la spéculation des produits qui devraient s’écouler sur le marché. L’Interprofession aviaire de Madagascar (IPA), regroupant les professionnels de la filière avicole, parle d’une disposition d’urgence pour contrer la flambée des prix du mais générée par cette situation.

    C’est toute la filière avicole qui est menacée par cette flambée du prix du maïs, note cette association professionnelle dans un communiqué publié ce jeudi. Cette céréale représente en effet près de 60% de la composition de la provende. Ainsi, son coût élevé va non seulement faire bondir le prix des produits avicoles comme le poulet et les œufs, mais c’est également la survie de nombreux petits éleveurs qui est en péril. Et c’est une situation qui aura comme impact des pertes d’emplois, une dégradation des conditions de vie et une aggravation de l’insécurité alimentaire pour la population.

    L’importation se présente ainsi comme la seule option viable à court terme face à la crise actuelle du maïs. Comme en 2023 et en 2024, l’approvisionnement en maïs importé s’avère plus simple et moins coûteux pour les industriels, que de se procurer ce produit sur le marché local, soumis donc aux aléas de la spéculation. La disposition devra entre autres permettre de réguler le marché, de stabiliser les prix et d’éviter l’effondrement du secteur avicole.

    Importer ne devra toutefois être qu’une réponse temporaire, souligne l’organisation. Les provendiers industriels restent persuadés que la vraie solution réside dans le développement durable de la filière maïs locale. Sur ce point, le ministère de l’Agriculture et de l’élevage (Minae) avait déjà élaboré une feuille de route ambitieuse, en collaboration avec des acteurs privés comme l’IPA et l’Association Agro-industrie de Madagascar (AIM).

    Cette feuille de route s’articule autour de trois éléments essentiels. Il s’agit de l’augmentation des superficies cultivées grâce à un meilleur accès au foncier agricole, l’amélioration de la productivité via l’utilisation de semences améliorées, de nouvelles techniques culturales et l’irrigation, ainsi que la mise en place d’une unité de coordination intersectorielle pour piloter efficacement la filière.

  • TRANSPORT AÉRIEN – Madagascar Airlines étend son accord de codeshare avec Corsair à la Réunion

    TRANSPORT AÉRIEN – Madagascar Airlines étend son accord de codeshare avec Corsair à la Réunion

    Antananarivo, 18 Septembre, 18h35 – Un partenariat commercial qui prend de plus en plus d’altitude. Madagascar Airlines commercialise depuis ce jeudi, sous le code MD, des vols opérés par Corsair à la Réunion. Une opération qu’elle pourra effectuer avec l’accord de codeshare que les deux compagnies viennent de signer.

    Cette liaison en partage de code entre Antananarivo et Saint-Denis vient s’ajouter à la ligne Antananarivo-Paris Orly déjà en service depuis le mois de janvier de l’année dernière. Pour Madagascar Airlines, cette coopération lui permet d’étendre son réseau international ainsi qu’à augmenter son offre vers la Réunion, tout en offrant à ses clients la simplicité unique pour voyager entre les deux villes, avec deux fréquences hebdomadaires.

    Mais Corsair peut également avoir accès au réseau domestique de Madagascar Airlines grâce à un accord interline SPA (Special prorate agreement) que les deux compagnies ont aussi signé. Cet accord permet à cette compagnie française d’élargir son réseau pour les vols en correspondance via le hub d’Antananarivo.

    Les voyageurs des deux compagnies pourront donc effectuer avec un seul billet l’ensemble de leur parcours, avec des correspondances facilitées et un voyage plus confortable, se réjouit Madagascar Airlines. « Ce partenariat renforcé avec Corsair nous permet d’offrir à nos clients davantage de choix et de flexibilité. Il rapproche encore davantage Madagascar de La Réunion et de la France », soutient son directeur général, Thierry de Bailleul.

  • COMMERCE – Le report de deux ans au moins de la date butoir de l’Agoa dans le plaidoyer malgache à Washington

    COMMERCE – Le report de deux ans au moins de la date butoir de l’Agoa dans le plaidoyer malgache à Washington

    Antananarivo, 18 Septembre, 17h05 – Du temps pour engager des discussions bilatérales plus approfondies avec les Etats-Unis. C’est ce que souhaite obtenir la délégation malgache, qui s’est récemment déplacée à Washington pour plaider la prolongation de la Loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique (Agoa). Il s’agit pour ces émissaires malgaches de parvenir à obtenir au moins un report de deux ans au moins de la date butoir de cette loi qui est prévue pour la fin de ce mois de septembre.

    Cette prorogation, qui sera encadrée par des procédures précises, permettra à chaque pays bénéficiaire de l’Agoa, dont Madagascar, d’engager les discussions bilatérales. L’objectif est alors de présenter les opportunités concrètes que leur relation représente pour les Etats-Unis. Et c’est aux Américains de comprendre ainsi que d’évaluer les bénéfices qu’ils pourraient tirer de ces partenariats, expose le ministre de l’Industrialisation et du commerce, David Ralambofiringa.

    La prorogation de l’Agoa pour deux ans devrait par ailleurs permettre à Madagascar de s’aligner sur la politique américaine « America First ». Un point qui avait été soulevé en Conseil des ministres, mercredi. Les membres du Congrès et les parlementaires américains seraient déjà conscients des bénéfices de l’Agoa, tant pour les pays africains que pour les États-Unis eux-mêmes, indique le ministre David Ralambofiringa. Ils attendent toutefois “un signal” de la Maison Blanche. Ce qui n’est, pour le moment pas obtenu, selon ce qu’avait noté le ministre David Ralambofiringa.

    L’Etat insiste en tout cas sur l’importance capitale de la prolongation de l’Agoa pour Madagascar, en soulignant que celui-ci garantit des emplois pour des milliers de personnes et qui soutient également des secteurs stratégiques de l’économie malgache. Et ce sont des points qu’avait exposé la délégation malgache devant des représentants du Conseil national de sécurité de la Maison Blanche, des membres du Congrès américain, du Département d’État, ainsi que divers groupes professionnels comme l’Agoa Alliance ou encore le Conseil international du Coton.

    Des discussions avaient par ailleurs eu lieu sur le renforcement de la coopération entre Madagascar et les États-Unis. Et des négociations sont prévues entre les deux pays concernant le tarif réciproque ajusté, selon le compte rendu du dernier Conseil des ministres.

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  • GENDARMERIE – Le colonel Tahina Ravelomanana prend la direction de la lutte contre le terrorisme, les stupéfiants et la criminalité transnationale organisée

    GENDARMERIE – Le colonel Tahina Ravelomanana prend la direction de la lutte contre le terrorisme, les stupéfiants et la criminalité transnationale organisée

    Antananarivo, 18 Septembre, 10h35 – Un nouveau poste et une nouvelle fonction pour le colonel Tahina Ravelomanana. Directeur éphémère de la Police judiciaire de la gendarmerie, de mars à mai 2025, celui qui avait déjà été commandant de la section de recherches criminelles de la gendarmerie devient directeur chargé de la lutte contre le terrorisme, les stupéfiants et la criminalité transnationale organisée.
    Sa nomination a été entérinée en Conseil des ministres ce mercredi.

    Cet officier supérieur avait été relevé de ses fonctions à la Direction de la Police judiciaire (DPJ) de la Gendarmerie en mai à la suite de l’affaire d’évasion du médecin-colonel Patrick Rakotomamonjy. Le colonel Tahina Ravelomanana avait participé aux interrogatoires de l’officier supérieur qui avait été soupçonné d’avoir déposé un cocktail Molotov devant le Pôle anti-corruption à 67Ha, puis un autre devant la Villa Pradon à Antanimena.

    Sa nomination à la direction de la police judiciaire a été abrogée après que le président de la République avait enjoint les responsables de la gendarmerie à prendre “des mesures fermes et rapides contre ceux qui ont fait preuve de négligence”, ayant conduit à la fuite du suspect placé en garde à vue.

    Pour le remplacer à la direction de la police judiciaire de la Gendarmerie, le Conseil des ministres de mercredi a nommé le général de brigade Rinah Harivelo Erick Ratsimbazafy.

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  • COOPERATION – 15 jeunes Malgaches s’apprêtent à rejoindre la France pour une mission de volontariat

    COOPERATION – 15 jeunes Malgaches s’apprêtent à rejoindre la France pour une mission de volontariat

    Antananarivo, 18 Septembre, 7h55 – Quinze jeunes Malgaches ont été sélectionnés par France Volontaires pour une nouvelle aventure de volontariat en France. Parmi eux, cinq sont des Volontaires de solidarité internationale (VSI) et dix participent au Service civique international de réciprocité (SCI-R). Leur mission, qui durera entre 10 et 12 mois, les mènera à travailler dans différents secteurs dont l’éducation, l’environnement, la culture, les loisirs, le développement durable, et le secteur social et communautaire.

    Une cérémonie de départ pour ces volontaires malgaches et d’accueil pour ceux qui sont de retour s’est tenue ce mercredi à Soarano. Dix-huit volontaires malgaches de retour de France ainsi que onze volontaires internationaux arrivés à Madagascar ont également été accueillis à cette occasion.

    Pour Judickael Rabotoson, l’un des volontaires, le volontariat est « un cercle vertueux d’échange et de solidarité ». « J’ai l’intime conviction que, avec mes amis et collègues volontaires, nous deviendrons des adultes responsables, conscients de notre impact sur la planète et de nos gestes éco-citoyens, afin de pouvoir, à notre tour, transmettre ce flambeau aux prochaines générations. C’est cela la beauté du volontariat », ajoute-t-il.

    Pour ces jeunes, cette mission est une nouvelle expérience de découverte de cultures et de pays. Sur le plan diplomatique, cette nouvelle génération de volontaires renforce la coopération entre Madagascar et France en matière de volontariat international d’échange et de solidarité (V.I.E.S). Arnaud Guillois, ambassadeur de France à Madagascar, souligne ainsi l’importance de cet engagement, qui selon lui, offre un double enrichissement, personnel pour les volontaires et collectif pour les communautés qui en bénéficient.

    “Le volontariat est un outil stratégique essentiel pour l’insertion des jeunes, la promotion de la citoyenneté et le développement durable de nos communautés”, renchérit Fetra Rakotondrasoava, secrétaire général du ministère de la Communication et de la culture. Yann Delaunay, directeur général de France Volontaires, souligne, de son côté, que la première notion essentielle pour un volontaire est l’engagement, complétée par d’autres qualités comme la motivation, la volonté et la soif d’interculturalité.

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  • COOPÉRATION – Madagascar abrite les troisièmes Assises de la coopération décentralisée malgacho-française

    COOPÉRATION – Madagascar abrite les troisièmes Assises de la coopération décentralisée malgacho-française

    Antananarivo, 18 Septembre, 8h45 – Les collectivités françaises et malgaches se réunissent à Antananarivo, ce jeudi et ce vendredi, à l’occasion des troisièmes Assises de la coopération décentralisée. La cérémonie d’ouverture officielle se tiendra à Ivandry, en présence du président Andry Rajoelina.

    La première édition de cette rencontre entre collectivités malgacho-françaises s’est tenue en 2006, suivie d’une deuxième en 2018. Plus de cinq cents participants, issus des Collectivités territoriales décentralisées (CTD) et de représentants du secteur privé des deux pays, sont attendus pour cette troisième édition.

    Comme l’a indiqué lundi la ministre des Affaires étrangères, Rafaravavitafika Rasata, ces Assises permettront d’évaluer les projets déjà signés et de mesurer l’évolution de la coopération en cours. Elles offriront également de nouvelles opportunités aux communes malgaches souhaitant établir des partenariats avec des collectivités françaises.

    Lors du Conseil des ministres de ce mercredi, le gouvernement a approuvé la mobilisation de crédits budgétaires ainsi que l’octroi d’autorisations de paiement exceptionnelles pour l’organisation de ces assises.

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  • TRAVAUX PUBLICS – La société Samcrete invitée à accélérer les travaux de réalisation de “l’autoroute Antananarivo-Toamasina”

    TRAVAUX PUBLICS – La société Samcrete invitée à accélérer les travaux de réalisation de “l’autoroute Antananarivo-Toamasina”

    Antananarivo, 17 Septembre, 16h10 – “Les responsables de la société Samcrete “convoqués” au bureau du ministre des Travaux publics, Richard Rafidison”. Selon un communiqué publié ce mercredi par le ministère, il s’agissait, pour le ministre, de les “remercier” pour la fin des travaux sur les huit premiers kilomètres de “l’autoroute Antananarivo – Toamasina”. Mais il était aussi question de leur réitérer la “nécessité d’accélérer la poursuite des travaux afin de respecter les délais prévus”, souligne le ministère.

    Pour que les travaux puissent aller encore plus vite, le ministère recommande que l’entreprise “rajoute des engins supplémentaires et se constitue de davantage de stocks en termes de matériaux, tels que les gravillons, le ciment, le fer et la bitume ». Il est aussi demandé à la société de tirer des leçons des stratégies et méthodes mises en oeuvre lors de la construction des huit premiers kilomètres déjà officiellement ouverts à la circulation.

    Il y a quelques semaines, l’entreprise égyptienne a déjà été invitée à augmenter les heures de travail de ses équipes afin d’accélérer la réalisation du tronçon Ambodifasina – Ambohimanga, en vue du sommet de la SADC à Antananarivo. Elle a également été autorisée à sous-traiter certaines tâches spécifiques à d’autres prestataires .

    Samcrete est en charge de la première partie du projet “d’autoroute Antananarivo – Toamasina”, soit les 80 premiers kilomètres. Les huit premiers kilomètres sont déjà bitumés, tandis que les travaux se poursuivent sur les 72 kilomètres restants, dont une grande partie est déjà terrassée. Selon le ministère, les opérations de bitumage ont déjà démarré à partir du PK8, à Ambohimanga.

  • TRAFIC AÉRIEN – Un taux de remplissage moyen de 95% pour les gros porteurs desservant Nosy-Be

    TRAFIC AÉRIEN – Un taux de remplissage moyen de 95% pour les gros porteurs desservant Nosy-Be

    Antananarivo, 17 Septembre, 7h45 – Les vols vers Nosy-Be sont bien remplis. Les gros porteurs qui desservent cette destination affichent en moyenne un taux d’occupation de 95%. Elisabetta Gravellino, qui préside l’Office régional du tourisme de l’île aux parfums, avait fait part de cette forte affluence durant la présentation du film promotionnel “We are Nosy-Be”, la semaine dernière.

     

    L’augmentation de la demande de transport aérien vers Nosy Be a contribué à stimuler la croissance du trafic aérien dans cette partie de Madagascar, explique-t-elle. Aussi, mis à part les compagnies qui opèrent déjà et qui ont augmenté leurs fréquences de vols vers cette destination, il y a également Madagascar Airlines qui y a augmenté ses opérations avec ses nouveaux vols en correspondance depuis Antananarivo, ajoute la présidente de l’ORT Nosy-Be.

     

    Ces dessertes ont contribué à l’amélioration de la fréquentation touristique de cette partie de l’île qui a enregistré plus de 160 000 voyageurs durant les huit premiers mois de cette année, composés de 110 000 passagers internationaux et 50 000 nationaux. “Et nous allons redoubler d’efforts pour améliorer cette performance”, lance la ministre du Tourisme et de l’artisanat, Viviane Dewa.

     

    Une stratégie est déjà en place. Elle est orientée vers des partenariats stratégiques avec plusieurs compagnies aériennes pour faciliter de nouvelles opportunités de vol et de connectivité. Elle suggère également l’expansion des lignes aériennes, visant à offrir plus d’options de voyage et plus de liaisons directes vers Nosy-Be.

     

    Plusieurs compagnies aériennes, à la fois internationales et nationales, desservent l’aéroport de Fascène. Il y a Madagascar Airlines qui dessert Nosy-Be depuis Antananarivo. Il y a également Air Austral qui propose des vols directs depuis la Réunion, Ewa Air depuis Mayotte, Ethiopian Airlines depuis Addis-Abeba, Airlink depuis Johannesburg et Neos depuis Milan et Rome. Arkia et Lot Polish Airlines y effectuent pour leur part des vols charters.

  • PROJET MINIER – Energy Fuels indique négocier un « accord d’investissement » avec le Gouvernement malgache pour son projet à Toliara

    PROJET MINIER – Energy Fuels indique négocier un « accord d’investissement » avec le Gouvernement malgache pour son projet à Toliara

    Antananarivo, 17 Septembre, 6h35 – Energy Fuels aspire-t-elle à un accord juridique qui sera réservé à son projet à Toliara ? Cette entreprise américaine indique avoir négocié avec le Gouvernement malgache les termes d’un “investment agreement” ou d’un accord d’investissement lequel serait soumis au parlement malgache pour approbation en tant que loi. Energy Fuels fait part de cette négociation dans ses résultats financiers qu’elle avait présentés au mois d’août.

     

    Energy Fuels explique dans ce document que l’accord d’investissement en question vise à fournir les piliers essentiels pour un projet bancable à grande échelle. Il devrait tenir compte de la stabilité juridique et fiscale, certains avantages fiscaux et douaniers, les ajustements nécessaires aux règles de change, la protection contre l’expropriation et l’accès à l’arbitrage international pour le règlement des litiges.

     

    L’accord d’investissement en discussion permettrait également de clarifier les procédures existantes pour l’ajout de monazite au permis minier de son projet à Toliara. Ce permis qui n’autorise actuellement que la production d’ilménite, de rutile et de zircon.

     

    Energy Fuels indique alors qu’elle pourrait prendre une décision finale d’investissement sur son projet à Toliara dès 2026. C’est toutefois sous réserve de la finalisation de l’accord d’investissement ou d’autres arrangements de stabilité appropriés avec le gouvernement malgache, pour lesquels il n’y a aucune garantie de succès, note-t-elle.

     

    Base Resources, le promoteur de ce projet minier à Toliara acquis par Energy Fuels, avait déjà fait part de son intention de soumettre une demande de certification d’éligibilité en vertu de la Loi sur les grands investissements miniers (LGIM) au mois de juillet de l’année dernière. La LGIM avait pourtant fait l’objet de révision.

     

    Dans le cadre de la deuxième revue du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC) avec le Fonds monétaire international, les autorités malgaches se disent déterminées à mettre en œuvre les dispositions du code minier de 2023 pour l’ensemble des projets miniers à Madagascar. Et ce, afin de maximiser les futures recettes de l’État. Elles ont indiqué que le projet de Loi sur les grands projets miniers (LGPEM), qui remplace l’ancienne LGIM, était en cours de finalisation. Il visait à renforcer la cohérence avec le Code minier, à actualiser les régimes de stabilité et à maximiser l’impact sur l’économie. L’adoption par le Parlement de cette LGPEM était déjà prévue pour mai 2025.

  • CATASTROPHE – Un violent incendie fait deux morts et détruit des centaines d’habitations à Mananjary

    CATASTROPHE – Un violent incendie fait deux morts et détruit des centaines d’habitations à Mananjary

    Antananarivo, 16 Septembre, 11h35 – Scène de désolation à Mananjary, chef-lieu de la région de Vatovavy. Le feu a ravagé trois quartiers de cette localité du Sud-Est du pays. Et dans l’incendie qui a duré plusieurs heures, deux personnes ont perdu la vie. “Les deux victimes sont un couple résidant à Masindrano”, indique une source locale jointe au téléphone. “Ils ne sont pas sortis de leur maison. On ignore si c’est parce qu’ils n’ont pas pu s’échapper ou s’il y a d’autres raisons”, poursuit une autre source.

    Le nombre total des sinistrés est encore en cours d’évaluation. Les autorités font état de centaines d’habitations réduites en cendres dans les trois quartiers touchés par les flammes. Selon la gendarmerie locale, le feu s’est déclaré vers 16h30 à Anosinakoho avant de se propager à Ankadirano et Masindrano. Il a fallu près de six heures pour maîtriser les feux.

    Trois camions de pompiers, dont deux appartiennent à la Commune de Mananjary et un autre à une entreprise privée, appuyés par les éléments des forces de l’ordre et des habitants, ont combattu les flammes. Leur tâche a été compliquée par les rafales de vent et la nature des matériaux de construction. “La plupart des maisons détruites étaient en falafa (feuilles et tiges de ravinala). Certaines constructions en parpaing ont également été touchées”, rapporte notre interlocuteur qui assure que les enquêtes sont en cours pour déterminer l’origine de l’incendie.