Catégorie : À la une

  • DIPLOMATIE – Madagascar choisit de ne pas se positionner sur une résolution de l’ONU concernant la Palestine et la solution à deux États

    DIPLOMATIE – Madagascar choisit de ne pas se positionner sur une résolution de l’ONU concernant la Palestine et la solution à deux États

    Antananarivo, 13 Septembre, 12h30 – Madagascar choisit de se tenir à l’écart d’un vote d’une résolution apportée par les Nations unies afin de régler d’un conflit entre deux nations. Sur le cas de la Palestine et d’Israel, la Grande île a décidé de ne pas se positionner sur la déclaration de New York relatif au règlement pacifique de la question de Palestine et à la mise en œuvre de la solution à deux États. Vendredi, elle n’a voté ni pour ni contre mais ne s’est pas non plus abstenue au moment de l’adoption de la déclaration.

     

    Vendredi, l’Assemblée générale des Nations unies était invitée à adopter la déclaration dans laquelle les Etats s’entendent “pour agir collectivement afin de mettre fin à la guerre à Gaza, de parvenir à un règlement juste, pacifique et durable du conflit israélo-palestinien, fondé sur la mise en œuvre effective de la solution à deux États, et de bâtir un avenir meilleur pour les Palestiniens, les Israéliens et tous les peuples de la région”. 142 pays ont voté pour, 10 pays dont l’Israel et les Etats-Unis contre. 12 pays ont choisi l’abstention. Madagascar et 27 autres pays comme la Centrafrique, le Malawi, Haïti n’ont pas participé au vote.

     

    Dans cette déclaration, il est également indiqué que “dans le contexte de l’achèvement de la guerre à Gaza, le Hamas doit cesser d’exercer son autorité sur la bande de Gaza et remettre ses armes à l’Autorité palestinienne, avec le soutien et la collaboration de la communauté internationale, conformément à l’objectif d’un État de Palestine souverain et indépendant”. Le bilan de l’ONU sur la situation à Gaza à la date du 1er septembre fait état de “plus de 62 000 morts recensés, dont plus de 18 000 enfants”, de 1,9 million de personnes déplacées et de 2,1 millions de personnes privées d’aides humanitaires. La famine a également été confirmée dans cette zone.

  • CRIME SEXUEL – Andry Rajoelina salue la “sévérité” d’une peine de castration prononcée en Louisiane

    CRIME SEXUEL – Andry Rajoelina salue la “sévérité” d’une peine de castration prononcée en Louisiane

    Antananarivo, 13 Septembre, 11h25 – Une déclaration publique de soutien. Le président de la République Andry Rajoelina n’a pas manqué de réagir à la décision de la justice de l’Etat américain de la Louisiane de condamner à 40 ans de prison mais aussi et surtout à une castration chimique et chirurgicale d’un homme de 37 ans surpris en train de violer une fillette de sept ans. Cette décision “prouve qu’il faut des sanctions sévères face à de telles atrocités”, indique-t-il dans une publication postée ce samedi sur sa page Facebook.

     

    Le chef de l’Etat rappelle alors, en référence, son engagement traduit en loi en 2024. “La castration est la mesure stricte et incontournable qui peut mettre un terme définitif à ces crimes horribles”, souligne-t-il, précisant qu’avec la loi qu’il a fait adopter, “nous avons choisi qu’à partir de maintenant, quiconque ose détruire l’avenir des enfants malgaches par la violence sexuelle sera confronté à des sanctions extrêmement sévères”.

     

    Dans son post, Andry Rajoelina met en avant sa “position personnelle” par rapport à l’agression sexuelle des enfants pour expliquer son engagement en faveur de la castration des violeurs d’enfants. “Pour moi personnellement, rien n’est plus précieux que la vie et la pureté de nos enfants”, martèle-t-il. Il ajoute que “l’agression sur des enfants innocents et sans défense constitue un danger pour l’ensemble de la société”. “Je ne cesserai de me battre pour nos enfants et ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour protéger les enfants malgaches”, poursuit-il encore.

     

    La question de la castration des individus condamnés pour viols d’enfants a été évoquée pour la première fois par Andry Rajoelina dans son discours de fin d’année en 2023. Quelques semaines plus tard, le Parlement adopte une loi qui modifie le Code pénal en introduisant la castration physique parmi les peines contre les violeurs, et dès février 2024, la Haute cour constitutionnelle la déclare conforme à la Constitution, même si elle conditionne son entrée en vigueur par le retrait de la castration chimique dans la panoplie des peines, et par l’adoption d’un décret d’application détaillant les procédures de la castration chirurgicale.

     

    C’est en juillet 2025 que la justice malgache prononce, pour la première fois, la peine de castration contre un “violeur d’enfant” sur un crime commis en mars 2024, après la promulgation de la loi, mais bien avant septembre 2024, date d’adoption du décret censé conditionner son entrée en vigueur. Bien que les réactions après cette première condamnation aient été mitigées, des organisations internationales avaient déjà dénoncé l’adoption de cette loi à Madagascar et le sujet a été soulevé lors du dernier examen périodique universel des droits de l’homme.

     

    En Louisiane, le projet de loi autorisant la castration physique des délinquants sexuels les plus dangereux a été approuvé en juin 2024 par le gouverneur républicain Jeff Landry. Cet ancien procureur général de cet Etat du Sud des Etats-Unis, connu pour ses positions ultraconservatrices, s’est surtout fait remarquer par une série de mesures jugées controversées, telles que la remise en cause de certains droits liés à l’avortement, le renforcement de la peine de mort, la limitation de l’accès à des ouvrages traitant de questions de genre dans les bibliothèques publiques ou encore l’affichage des Dix commandements dans les établissements publics.

  • CONJONCTURE ÉCONOMIQUE – Le FMI évoque une inflation en baisse mais qui demeure à un niveau élevé pour Madagascar

    CONJONCTURE ÉCONOMIQUE – Le FMI évoque une inflation en baisse mais qui demeure à un niveau élevé pour Madagascar

    Antananarivo, 12 Septembre, 14h45 – L’inflation demeure têtue. Malgré une tendance baissière, le niveau de l’inflation à Madagascar reste élevé, notent les services du Fonds monétaire international (FMI). Ceux-ci ont effectué une visite à Madagascar pour évaluer entre autres les développements économiques récents et les perspectives sur la Grande île.

    Comme indiqué par Constant Lonkeng, chef de mission du FMI pour Madagascar, l’inflation globale s’est établie à 7,9% en glissement annuel au mois de juillet. Elle s’est ralentie par rapport au 8,2% pour le mois de juin rapportée par la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) dans sa dernière note de conjoncture économique.

    C’est surtout la hausse du prix du riz sur le marché local qui avait alimenté l’inflation ces derniers temps, l’éloignant de l’objectif de 5% que s’est fixé la BFM à moyen terme. Néanmoins, l’inflation sous-jacente, excluant les produits à prix volatils du panier de consommation, avait poursuivi sa décélération, pour s’établir à 7,3 %. Ce qui, pour la BFM, reflète les effets cumulés des précédents resserrements monétaires.

    La Banky foiben’i Madagasikara table alors sur une décélération graduelle du rythme de l’inflation, qui devrait s’établir autour de 7,8 % à la fin de l’année 2025. Il devrait ensuite suivre une trajectoire alignée sur l’objectif de 5,0 % à moyen terme.

    ???? Pour ne manquer aucune actualité de Madagascar, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

  • NÉGOCIATIONS – Madagascar se propose en fournisseur de minerais critiques des Etats-Unis

    NÉGOCIATIONS – Madagascar se propose en fournisseur de minerais critiques des Etats-Unis

    Antananarivo, 12 Septembre, 10h05 – La Grande Île abat ses cartes : ses gisements de minerais critiques. C’est un “atout” qui avait été mis en avant par la délégation malgache de haut niveau, qui s’est récemment déplacée aux Etats-Unis pour une mission de plaidoyer sur la reconduction de la Loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique (Agoa). Et “Madagascar en a en abondance pour répondre aux besoins des Américains en ce minerais”, expose le ministre des Mines, Herindrainy Rakotomalala.

    “Nous pensons, dans le cadre des négociations sur l’Agoa, que les minerais critiques que possède Madagascar peuvent être notre atout dans ces discussions”, souligne ce membre du Gouvernement. Le ministre Herindrainy Rakotomalala souligne alors que la Grande île peut fournir ces ressources essentielles au progrès technologique et aux secteurs de la défense des Etats-Unis. Et ce, au bénéfice des deux pays, explique-t-il.

    Madagascar possède d’importants gisements de minerais critiques tels que les terres rares, le graphite, le cobalt, le nickel et le manganèse. Il s’agit de ressources indispensables à la production de technologies modernes, des batteries pour véhicules électriques aux composants électroniques ou encore aux équipements de défense.

    Il serait ainsi question pour les autorités malgaches de proposer une coopération mutuellement bénéfique. Et ce, tout en espérant par exemple le renouvellement de l’Agoa pour le secteur du textile et d’autres exportations, en échange d’un accès privilégié aux minerais critiques dont les États-Unis pourraient avoir besoin.

    Cette mission avait mobilisé des représentants du secteur public et du secteur privé malgaches. Elle consistait à renforcer les efforts déjà déployés contribuant à garantir que l’Agoa continue de profiter au commerce entre les Etats-Unis et Madagascar.

    ???? Pour ne manquer aucune actualité de Madagascar, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

  • EXÉCUTION BUDGÉTAIRE – Plus de dépenses que de recettes pour l’État au premier semestre, rapporte le FMI

    EXÉCUTION BUDGÉTAIRE – Plus de dépenses que de recettes pour l’État au premier semestre, rapporte le FMI

    Antananarivo, 12 Septembre, 6h55 – L’État malgache a dépensé plus d’argent qu’il n’en a collecté durant les six premiers mois de 2025. Constant Lonkeng fait part de ce déficit budgétaire, à l’issue de la visite effectuée par les services du Fonds monétaire international (FMI), qu’il a dirigée à Madagascar jusqu’à mercredi.

    Faire le point sur l’exécution du Budget 2025 était l’une des missions menées par cette équipe du FMI qui s’est rendue au pays. Constant Lonkeng avait alors rapporté que “les dépenses publiques exécutées sur base engagement de Madagascar ont excédé la collecte des recettes fiscales au cours du premier semestre de l’année”.

    Le ministère de l’Economie et des finances (MEF) ne livre pas de détails sur cette situation pour le moment. Le fichier du compte-rendu de l’exécution budgétaire, partagé par la direction générale du Budget et des finances sur son site web depuis la fin du mois de juillet est d’ailleurs corrompu et ne peut être téléchargé jusqu’à l’heure où nous mettons sous presse cet article.

    Les autorités auraient néanmoins activé des plans de contingence, indique le Chef de mission du FMI pour Madagascar, Constant Lonkeng. Et, ce pour leur permettre de rester en ligne avec le budget dans les mois à venir, explique-t-il.

    A part le point qu’ils ont fait sur l’exécution du budget 2025, les services du FMI avait également effectué leur visite à Madagascar pour évaluer les développements économiques récents et les perspectives, discuter des contours de la loi de finance de 2026 et de faire aussi le point sur les progrès réalisés dans le cadre des engagements au titre des programmes du pays appuyés par le FMI.

    Sur ce dernier sujet, Constant Lonkeng avait avancé qu’une évaluation formelle de la performance et des perspectives de Madagascar aura lieu dans le cadre des prochaines troisièmes revues de la Facilité élargie de crédit (FEC) et de la Facilité sur la résilience et la durabilité (FRD). Il avait alors annoncé que son équipe sera de retour à Antananarivo plus tard cette année dans ce contexte. La Présidence de la République avait, de son côté, déjà indiqué que cette troisième revue de ces deux programmes devra se tenir vers la fin du mois d’octobre.

  • DIPLOMATIE – Irchad Ramiandrasoa Razaaly devient le nouvel ambassadeur de l’Union européenne en Côte d’Ivoire 

    DIPLOMATIE – Irchad Ramiandrasoa Razaaly devient le nouvel ambassadeur de l’Union européenne en Côte d’Ivoire 

    Antananarivo, 11 Septembre, 15h55 – Une nouvelle affectation pour Irchad Ramiandrasoa Razaaly. Le diplomate français d’origine malgache est nommé ambassadeur de l’Union européenne en Côte d’Ivoire après avoir occupé le même poste au Ghana. Il a remis les copies figurées de ses Lettres de créance au ministre ivoirien des Affaires étrangères Léon Kacou Adom le 2 septembre dernier.

     

    Né à Madagascar, Irchad Ramiandrasoa Razaaly a commencé son parcours académique par une maîtrise en droit à l’Université d’Antananarivo. Il a ensuite poursuivi ses études en France où il a obtenu un diplôme d’études supérieures spécialisées de l’Université de Paris XIII puis un DEA de l’Université Panthéon-Sorbonne. Une brève incursion dans le journalisme a précédé une carrière entièrement dédiée à la diplomatie.

     

    Après avoir œuvré au sein du ministère français de l’Europe et des affaires étrangères jusqu’en 2011, il a rejoint la Commission européenne, où il a notamment occupé le poste de chef de la division Afrique de l’Ouest au service européen pour l’action extérieure à partir de 2017. En 2021, il est nommé ambassadeur et chef de la délégation de l’Union européenne au Ghana. Et c’est “fort de son expérience dans la région” durant cette mission de quatre ans qu’il est nommé en Côte d’Ivoire où il est “prêt à renforcer davantage les liens déjà très solides et la coopération entre l’UE et la Côte d’Ivoire”, souligne l’Union européenne en Côte d’Ivoire sur sa page Facebook.

     

     

    Photo : Union européenne en Côte d’Ivoire

  • TRANSPORT AÉRIEN – Le directeur général de l’ACM, parmi les suspects dans l’affaire d’immatriculation de cinq avions, démis de ses fonctions 

    TRANSPORT AÉRIEN – Le directeur général de l’ACM, parmi les suspects dans l’affaire d’immatriculation de cinq avions, démis de ses fonctions 

    Antananarivo, 11 Septembre, 10h25 – Le Colonel Gervais Damasy n’est plus directeur général de l’Aviation civile de Madagascar. Son décret de nomination a été abrogé par le Conseil des ministres mercredi. Ce responsable est en détention préventive depuis quelques semaines maintenant suite à l’affaire d’immatriculation provisoire de cinq Boeing 777 qui ont ensuite été livrés à l’Iran.

     

    Outre le directeur général, plusieurs cadres de l’ACM ont fait l’objet de mandat de dépôt dans le cadre de cette affaire. Sur les 33 personnes soupçonnées d’implication dans l’affaire, 22 individus ont été placés en détention préventive le 22 août. Ceux-ci sont notamment accusés d’abus de fonction, de corruption, de faux en écriture publique, d’association et de recel de malfaiteurs, d’usurpation de titre et d’atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat.

  • ENERGIE – Les blocs-moteurs et les alternateurs pour la centrale de 105MW d’Ambohimanambola à convoyer depuis Toamasina dans deux semaines

    ENERGIE – Les blocs-moteurs et les alternateurs pour la centrale de 105MW d’Ambohimanambola à convoyer depuis Toamasina dans deux semaines

    Antananarivo, 11 Septembre, 8h05 – Un nouveau compte à rebours. Le Conseil des ministres annonce le début du transfert des sept blocs moteurs, ainsi que des sept alternateurs et des trois transformateurs à destination de la centrale thermique de 105MW d’Ambohimanambola, dans deux semaines. A en croire le compte-rendu de la réunion hebdomadaire de l’Exécutif, les travaux de renforcement des ponts de la route nationale RN2 qui vont supporter les lourdes charges de ces “équipements gigantesques et sensibles” sont en cours de finalisation.

     

    Il reste encore des procédures administratives à régler, mais “le président de la République a demandé l’engagement particulier des ministres concernés à alléger les questions de paperasse qui retardent la réalisation du projet”, souligne le communiqué du Conseil des ministres. Le document ne donne pas de détails sur ces procédures administratives mais les consignes données sont d’accélérer le transport des équipements de façon à commencer au plus tôt l’implantation de la centrale.

     

    Le chef de l’Etat a également insisté sur la nécessité d’une information publique relative au transport des équipements. “La circulation sera perturbée au passage du convoi des équipements”, précise encore le communiqué du Conseil des ministres. Il s’agira de transférer de Toamasina à Ambohimanambola sept blocs moteurs de 70 tonnes chacun, de sept alternateurs de 64 tonnes chacun et de trois blocs-moteurs de 50 tonnes chacun. Les blocs moteurs étaient arrivés au port de Toamasina depuis début 2024 tandis que les alternateurs et les transformateurs y ont débarqué en juin dernier.

  • MOUVEMENT DE MARCHANDISES – Une nouvelle zone de dédouanement pour remplacer celle d’Antanimena en projet

    MOUVEMENT DE MARCHANDISES – Une nouvelle zone de dédouanement pour remplacer celle d’Antanimena en projet

    Antananarivo, 10 Septembre, 18h30 – Un chantier en perspective. La direction générale des douanes (DGD) annonce la création d’une nouvelle zone de dédouanement à Antananarivo. Celle-ci servira à remplacer celle d’Antanimena qui n’assure plus convenablement ses fonctions en plein centre-ville, à cause de son accessibilité pour les camions, comme expliqué par le directeur général des douanes, Ernest Zafivanona Lainkana, la semaine dernière.

    La DGD avait fait part de ce projet, classé prioritaire, durant la présentation de son Plan de normalisation des ports et zones non occupées. Ce plan prévoit la création d’une zone de dédouanement et d’un dépôt sécurisé sur la RN2, avec scanners, parkings, magasins, aires de visites et stockage. Cette nouvelle zone de dédouanement sera installée sur une zone de plus de 3ha et sera construite en tenant compte des infrastructures nécessaires, soutient le responsable de ce projet.

    Il s’agit, selon ses explications, d’un dispositif de relais capable d’absorber le volume des conteneurs acheminés à Antananarivo d’une part. Mais cette infrastructure servira également à seconder le port de Toamasina, de l’autre, afin que les conteneurs puissent être évacués rapidement pour la suite des dédouanements dans une zone dotée d’infrastructures permettant un contrôle efficace des opérations, ajoute-t-il.

    Comme expliqué par l’administration douanière, lorsque les marchandises, dès leur arrivée au bureau des douanes, ne font pas l’objet d’une déclaration en détail réglementaire, elles peuvent être déchargées dans des endroits désignés à cet effet. Et ce pour y séjourner sous contrôle douanier en attendant le dépôt de la déclaration en question.

    ???? Pour ne manquer aucune actualité de Madagascar, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

  • ADMINISTRATION – Une vaste campagne de recensement des retraités de la caisse publique lancée

    ADMINISTRATION – Une vaste campagne de recensement des retraités de la caisse publique lancée

    Antananarivo, 10 Septembre, 17h15 – Les pensions passent au crible. Le ministère de l’Économie et des finances mène une vaste campagne de recensement des retraités de la fonction publique à travers la direction générale du budget et des finances. Cette opération vise à actualiser la base de données nationale des pensionnés, afin de confirmer l’existence des bénéficiaires et d’assurer une meilleure transparence dans la gestion des finances publiques.

    Ce recensement s’inscrit dans une démarche amorcée depuis 2021, qui consiste à digitaliser progressivement les procédures, conformément à la politique générale de l’État. L’objectif est de renforcer la bonne gouvernance en améliorant la fiabilité des données et en luttant efficacement contre la corruption.

    D’après les chiffres communiqués, Madagascar compte actuellement 144 125 retraités bénéficiant d’une pension auprès de la caisse publique. Le processus de recensement s’est déroulé par étapes, selon les différents modes de paiement.

    Entre mai et juin derniers, ce sont les retraités percevant leur pension via les banques et la “Paositra Money” qui ont été recensés. Les mois de juillet et août ont ensuite été consacrés aux pensionnés vivant à l’étranger. Désormais, l’opération se concentre sur les bénéficiaires utilisant les bons de caisse, une catégorie qui regroupe encore 128 595 retraités, selon la direction du solde et des pensions.ù

    Durant les mois de septembre et octobre, les agents de recensement se déploient ainsi dans le district d’Antananarivo et ses environs, ainsi qu’au niveau des chefs-lieux des 22 régions. Les retraités percevant leur pension par bon de caisse, ainsi que les bénéficiaires de pensions de veuvage, sont invités à se rendre sur leurs lieux habituels de retrait.

    La présence de la personne concernée est exigée afin de garantir l’authenticité des informations. Cette étape permet également de mettre à jour les coordonnées et documents nécessaires pour faciliter les futurs paiements et éviter toute anomalie dans le processus.

    Le Directeur de la solde et des pensions, Jafetra Andrianarivo , précise toutefois que des mesures particulières sont prévues pour les pensionnés dans l’incapacité de se déplacer. Dans ces cas, une procuration peut être présentée, accompagnée des informations de contact et de domicile. Les agents effectueront alors une descente pour vérifier la situation.

    Munis de leur carte d’identité et de leur carte de pension, les retraités n’auront besoin que de quelques minutes pour compléter la procédure. Pour les autorités, cette campagne se veut avant tout un gage de fiabilité et d’équité, tout en assurant une meilleure gestion des fonds publics.