Les jeunes font face à de nombreuses difficultés lorsqu’ils s’apprêtent à intégrer le monde professionnel. Pourtant, cette tranche de population est majoritaire à Madagascar. « L’administration doit œuvrer de façon à promouvoir l’emploi des jeunes et surtout à leur faciliter l’accès au monde professionnel », a déclaré le ministre de la Jeunesse et des Sports, Roberto Tinoka Raharoarilala, à l’occasion de la célébration de la journée internationale de la jeunesse, ce 12 août au Palais des Sports et de la Culture de Mahamasina.
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VANF ANTRANONKALA-ONLINE – À la hauteur d’Antananarivo
Merci au Conseil Municipal d’Antananarivo d’avoir rejeté un projet d’encombrer encore davantage «L’Avenue des arcades» à Analakely.
Le «bon vieux temps» ne s’applique jamais aussi bien qu’à Antananarivo : les photos anciennes nous montrent une Capitale ordonnée et propre. Nous sommes à des années-lumière de l’extrême promiscuité actuelle et de cette anarchie qui envahit doublement l’espace collectif et les mentalités individuelles.
Sur les premières cartes postales (cf. La collection de 775 cartes postales éditées par Jean-Pierre Pénette et Christine Lohau Pénette, «Tananarive»), on voit l’avenue Fallières, qui conduit à la gare de Soarano ou qui en part (selon que l’on soit arrivé en train), dégagée et tracée avant la construction des «Arcades» (en rez-de-chaussée, mais terrasses et pergolas deux étages plus haut). Sur d’autres images, autour de 1900, le Zoma d’Analakely est d’abord successivement une simple esplanade à ciel ouvert avant d’abriter un alignement discipliné de «pavillons» en roseaux et toit de chaume. Les archives ultérieures, 1930-1950, montrent les actuels pavillons avec leur architecture caractéristique à laquelle plusieurs générations ont fini par s’habituer et s’attacher depuis quatre-vingts ans.
Catherine Fournet-Guérin («Vivre à Tananarive. Géographie du changement dans la capitale malgache», Karthala, 2007, pp.51-52) situe l’histoire de cet ensemble urbain tananarivien : «L’aménagement architectural de l’avenue Fallières (années trente), par Collet du Cantelou, contribue à lancer définitivement cet espace, où des repères puissants et durables se mettent en place : la gare (construite dès 1910), l’hôtel de ville et les arcades, achevés en 1936. L’avenue monumentale, large de quatre-vingts mètres, longue de six cents mètres, est garnie de deux rangées d’arbres, de pelouses et de parterres, et bordée par un ensemble architectural parfaitement homogène. L’ensemble exerce un pouvoir d’attraction et de fascination jamais démenti depuis. Ainsi, durant la période coloniale se développe un nouveau quartier, Analakely. Les Tananariviens se sont approprié cet espace, pourtant si différent de leur mode d’organisation de l’espace urbain. La raison de cette si facile acceptation du nouveau centre est toutefois liée au déplacement et à l’organisation du marché du Zoma à Analakely : si les Tananariviens ont adhéré à cet aménagement colonial, c’est essentiellement parce que l’esprit même du marché a été conservé, c’est-à-dire sa fonction de sociabilité et d’agora».
Le 31 octobre 1938, afflua sur cette avenue monumentale d’Analakely jusqu’à la gare de Soarano, la foule immense venue accueillir les cendres de la Reine Ranavalona III, morte en exil à Alger en 1917. La monumentalité de cette avenue lui confère une première distinction que vient rehausser l’harmonie architecturale des édifices qui la bordent et l’accompagnent depuis la Gare. Sa perspective n’est jamais aussi bien mise en valeur que tant qu’aucune pièce rapportée saugrenue ne vienne dépareiller l’équilibre ainsi atteint.
Stands de bric et de broc ou kiosques de bric-à-brac sont autant de «pièce rapportée» qui ne doivent pas pervertir l’architecture de cette avenue (Fallières, de La Libération, de L’Indépendance). La forêt des parasols blancs du Zoma a déjà malencontreusement laissé la place à un parking automobile laid à souhait. En haut du marché d’Analakely, la Mairie a encore eu l’idée tout à fait inopportune de livrer l’espace à des stands qui perturbent la perspective «carte postale» sur les pavillons patentés. Gérer Antananarivo ne doit pas se faire au ras des pâquerettes, mais exige de prendre de la hauteur. Vue, perspective, paysage.
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POLITIQUE D’AUSTÉRITÉ – Les 31 commissions à l’Assemblée nationale maintenues
Les présidents des commissions à l’Assemblée nationale peuvent souffler. Il n’y aura pas de réduction du nombre des commissions à la Chambre basse, et ce, malgré le discours d’austérité prôné par l’Exécutif.
« Cela ne sera pas discutée lors de la révision du règlement intérieur. La réduction du nombre des commissions provoquera un problème. C’est pourquoi elle ne sera pas étudiée », a indiqué Jean Brunelle Razafintsiandraofa, vice-président de l’Assemblée nationale. L’ordre du jour de la session extraordinaire, qui débute ce lundi 12 août, ne comprendra pas ainsi de débat sur le nombre pléthorique des commissions, à savoir 31, aux côtés des six vices-présidents et des trois questeurs. Selon le vice-président de la Chambre basse, la proposition de loi relative au règlement intérieur concerne seulement la constitution des groupes parlementaires.
Le choix de la majorité présidentielle constitue un pain béni pour l’opposition, l’attaquant sur l’un de ses chevaux de bataille, à savoir la politique d’austérité. « Le nombre des commissions devrait être à peu près égal à celui des ministères », fustige Gerry Randriambolaina, député élu dans le district d’Avaradrano, sous les couleurs du Tiako i Madagasikara (TIM). Il « espérait » un débat sur le sujet après avoir fait référence à une différence flagrante entre les 23 membres du gouvernement, y compris le Premier ministre, face aux 31 commissions mises en place au sein d’une institution censée contrôlée les activités de l’Exécutif.
Andry Rajoelina, président de la République, fait de la politique d’austérité l’un de ses principes de gouvernance. Il avait justifié son intention de supprimer le Sénat, avant d’opter pour la réduction drastique du nombre des membres de la Chambre haute à 18, au lieu de 63, en raison de son caractère « budgétivore ». Il avait promis d’affecter une partie du budget du Sénat à d’autres initiatives « en faveur des jeunes ». Déjà, le nombre des députés, fixé à 151, n’avait pas été retouché, quoique certains techniciens parlent d’une « réduction de fait», compte tenu de l’augmentation du nombre de la population que les élus représentent.
Le nombre actuel des commissions à l’Assemblée nationale a été hérité du temps de la transition et de son principe de co-gestion. La précédente législature avait cru bon de ne pas toucher le règlement intérieur de la Chambre basse pour maintenir le statu quo. Les députés fraîchement élus imitent leurs prédécesseurs. Or, un nombre élevé des présidents de commission aura pour conséquence l’augmentation des dépenses liées aux divers avantages accordés à ces derniers. Dans une certaine mesure, le maintien du nombre élevé des commissions permet de calmer les députés. Il n’y avait « que » deux parlementaires à intégrer le gouvernement, reconduit presque en bloc lors de la formation de l’équipe du Premier ministre Christian Ntsay au mois de Juillet.
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VANF ANTRANONKALA-ONLINE – L’avènement de la Démographie
Nous serions 25.680.242 Malgaches. Annonce provisoire du RGPH-3. La Démographie deviendra la discipline la plus importante de la prochaine décennie. La Démographie, née dans le sillage de la statistique. La Démographie qui, avec l’économie, est la plus quantitative des sciences sociales. Perspectives intellectuelles stimulantes quand on sait que les démographes ont souvent une double formation (+économie, +sociologie, +anthropologie, +philosophie, +urbanisme, par exemple).
Démographie et migrations intérieures. Démographie et croissance économique. Démographie et espace vital. Démographie et équipements. Démographie et services publics. Fécondité et Degré de développement de l’État. Fécondité et milieu d’appartenance. Fécondité et niveau d’études des femmes.
«Populaire et populeux» : on a toujours l’impression que les quartiers les plus pauvres sont encore les plus peuplés. Double peine. Sauf pour ceux qui continuent de raisonner en «fito lahy, fito vavy» : la bénédiction improbable d’avoir sept garçons et sept filles. Dans une Capitale Antananarivo avec 210 habitants au km2, cette surpopulation domestique déborde sur l’espace public et devient gêne, encombrement, surcharge.
Pendant 25 ans, le RGPH-2 remontant à 1993, l’État malgache s’était privé d’un outil fondamental de décision. L’INSTAT (Institut National de la Statistique) existe, il nous faut désormais un INED ou un Office for Population Research : qu’importe la filiation tant qu’on s’occupe sérieusement de la Démographie. Il n’est que temps : entre 1974 et 1981, le reste du monde s’était déjà soucié d’une «Enquête mondiale sur la fécondité».
Depuis que le Ministre de l’Économie a partagé la volonté gouvernementale de limiter les naissances, il a fallu lire rapidement en diagonale la littérature savante sur la Démographie qui y gagne sa majuscule. Pourquoi ? Comment ? Qui ?
«Pendant longtemps, la réflexion sur le devenir d’une société humaine ne pouvait pas s’appuyer sur des données statistiques fiables : elle relevait plutôt de la philosophie, de la morale, de la science politique et, bien entendu, de la religion. En fait, il allait souvent de soi que l’objectif était d’assurer les conditions du plus grand nombre de naissances possible, compte tenu des faibles probabilités de survie des enfants jusqu’à l’âge adulte, ou de la volonté d’augmenter la taille de la population pour s’imposer face aux autres populations».
Dans la chronique «Ho atao inona izy, sa inona no atao ho azy ?» (Antranonkala 14 juin 2019), j’opposais les «Telo sy Efatra ihany» aux «Mpanao tera-bitro» accusés d’un exploit improbable «miteraka indroa isan-taona». Si la population malgache a triplé depuis 1975 et doublé depuis 1993, tout le monde n’a pas la même responsabilité dans cette explosion démographique. Limitation des naissances, mais lesquelles ?
En 1977, Harvey Leibenstein avait cherché à expliquer pourquoi les plus riches choisissent d’avoir assez peu d’enfants. Parce que, disait-il, les dépenses à consacrer aux enfants sont plus élevées chez les riches que chez les pauvres et qu’en situation de concurrence dans le budget familial, les dépenses de statut, destinées à maintenir le rang social des plus riches, réduisent les sommes à consacrer aux enfants.
Dès 1890, Arsène Dumont, dans «Dépopulation et civilisation» expliquait comment le contexte économique et social créé par l’entrée dans l’industrialisation et le développement économique a ouvert des perspectives de promotion sociale que les sociétés traditionnelles n’offraient pas. Et que ceci pousse les couples à limiter le nombre de leurs enfants : soit pour faciliter leur propre promotion en réduisant leurs dépenses et leurs contraintes familiales, soit pour concentrer leurs efforts sur un nombre restreint d’enfants afin d’assurer à ceux-ci une chance de promotion sociale.
Robert Malthus et son «grand banquet de la nature» (XVIIIe-XIXème siècle), Francis Galton et l’invention de l’eugénisme (1883), Richard Easterlin et son «hypothèse» (1974) : l’opinion publique malgache de l’ère Internet voudra certainement en disserter. Aux démographes, et leur double formation d’ouverture, à nous formuler un avertissement de base : Sujet vaste et complexe.
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LA FILIÈRE MIEL PROMETTEUSE À L’EXPORT
La filière miel malgache est prometteuse. La qualité des produits du pays est reconnue au niveau des différents marchés en Europe, en Asie et aussi dans les pays arabes. Les apiculteurs se plaignent cependant d’une baisse de la production du fait des problèmes environnementaux.





