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  • ARTS ET CULTURE – Des œuvres d’art expliquées aux enfants

    ARTS ET CULTURE – Des œuvres d’art expliquées aux enfants

    Rapprocher l’art contemporain des enfants. Tel est l’objectif de l’exposition Jeux d’artifice qui se tiendra à la galerie de l’Institut français de Madagascar (IFM) du 8 juillet au 26 octobre. Pendant quatre mois, environ 10 000 enfants issus de différents établissements scolaires auront l’occasion de découvrir des œuvres d’art à travers différents jeux et plusieurs activités ludiques.

    Pour connaître les œuvres exposées, les jeunes visiteurs pourront les recadrer, transformer leurs couleurs, interagir avec les formes, observer leurs détails ou mettre des mots sur ce qu’ils voient. « L’éducation artistique et culturelle passe par la fréquentation des œuvres, la pratique interactive et une réflexion sur l’art », indique Didier Montagné, directeur délégué de l’IFM lors d’une conférence de presse le 3 juillet.

    Né à La Réunion en 2015, le projet vise à « rendre les œuvres d’art accessibles aux enfants afin que ceux-ci puissent interagir avec l’art », explique Sara Boyer, chargée de mission du Fonds régional d’art contemporain (FRAC). Les œuvres d’art, ajoute-t-elle, ont cette tendance à être inaccessible à cause de la difficulté de lecture. « Cela crée une distance entre les enfants et l’art contemporain », poursuit-elle encore.

    Les œuvres avec lesquelles les enfants pourront jouer et s’amuser seront évidemment des copies. Mais les originales ne sont jamais loin pour que les jeunes visiteurs puissent faire un aller-retour entre elles et leurs copies non conformes mais qui seront manipulées par le jeune public.

    Deux médiateurs culturels se chargeront d’accompagner le jeune public dans sa découverte. Ils sont préalablement formés par Tatiana Patchama, l’artiste commissaire de l’exposition, afin de pouvoir bien guider les visiteurs. Les œuvres, quant à elles, appartiennent à la collection de la fondation FRAC ou à la collection de la fondation H, Matchbox et madame Zo, notamment.

  • VANF ONLINE – Independence Day

    VANF ONLINE – Independence Day

    Le 4 juillet 1776, les treize États Unis d’Amérique déclaraient leur indépendance vis-à-vis de la Grande-Bretagne.

    «The Unanimous Declaration of the thirteen united STATES Of AMERICA : When in the Course of human events, it becomes necessary for one people to dissolve the political bands which have connected them with another (…) We hold these thruths to be self evident that all men are created equal, that tey were endowed by their Creator with certain unalienable Rights, among these are Life, Liberty and the pursuit of Happiness»…

    Lorsque dans le cours des événements humains, il devient nécessaire pour un peuple de dissoudre les liens politiques qui l’ont attaché à un autre (…) Nous tenons pour évidentes par elles-mêmes les vérités suivantes : tous les hommes sont créés égaux, ils sont doués par le Créateur de certains droits inaliénables ; parmi ces droits se trouvent la vie, la liberté et la recherche du bonheur (traduction française de Thomas Jefferson lui-même).

    Les trois pierres de la fondation américaine seront complétées avec l’adoption de la Constitution et la «Déclaration des Droits». Les premiers mots de la Constitution offrent l’exemple de texte à portée universelle qui, par sa portée générique, ne peut que faire l’unanimité autour d’aspirations de bon sens : Justice, Sécurité intérieure, Défense commune, Bien-être général, Liberté : «We The People of the United States, in order to form a more perfect Union, establish Justice, insure domestic Tranquility, provide for the common defence, promote the general Welfare, and secure the Blessing of Liberty to ourselves and our Posterity».

    Quant aux dix premiers amendements à la Constitution, réunis sous l’appellation Bill of Rights et ratifiés ensemble le 15 décembre 1791, ils ne comprendront pas à l’origine l’abolition de l’esclavage, introduit seulement par le treizième amendement ratifié le 6 décembre 1865, huit mois après la fin de la guerre de sécession : «Ni esclavage ni servitude involontaire n’existeront aux États-Unis». Thomas Jefferson (1743-1826) lui-même, troisième président américain en 1801, était l’héritier d’une plantation familiale de 1000 hectares et 200 esclaves. Pour la petite histoire, il eut plusieurs enfants avec une esclave Sally Hemings qu’il emmena avec lui à Paris en 1784-1789.

    De même, la proclamation de l’égalité des Hommes sembla ne pas concerner les Indiens qualifiés de «sauvages sans pitié, dont la manière bien connue de faire la guerre est de tout massacrer, sans distinction d’âge, de sexe ni de condition», dans la Déclaration même d’indépendance et qui, à l’époque encore du Quatorzième amendement, ratifié le 9 juillet 1868, demeuraient exclus du recensement.

    Au-delà du mythe forgé autour des «Pères Fondateurs», les États-Unis auront surtout eu la chance de pouvoir compter sur des patriotes conscients d’agir non seulement pour leur temps, mais pour les siècles à venir. Les «Pères Fondateurs» furent des personnes d’une éminente valeur personnelle : George Washington, en ayant l’humilité de refuser le titre de «roi», ancra le jeune État américain dans sa forme républicaine ; scientifique reconnu, Benjamin Franklin (1706-1790) fut l’inventeur du paratonnerre et des lunettes à double foyer ainsi que le fondateur de la première université municipale des États-Unis. En 1743, il sera également fondateur de la première société savante des colonies américaines, l’American Philosophical Society.

    Pour sa part, Thomas Jefferson, futur Président des États-Unis, fut le principal auteur de la Déclaration d’Indépendance tandis qu’Alexander Hamilton, James Madison et John Jay étaient les rédacteurs des 85 articles réunis sous le titre de «The Federalist Papers» et publiés pendant le débat autour de la ratification de la Constitution des États-Unis. Théoriciens, ils auront l’occasion de donner vie à un texte dont ils ont exposé les «motifs» : Alexander Hamilton (1757-1804) sera le premier Secrétaire au Trésor, James Madison (1751-1836) le quatrième président des États-Unis en1809 et John Jay (1745-1829) le tout premier Président de la Cour Suprême. Il est remarquable que les premiers gouvernants américains aient été ceux-là même qui «philosophèrent» la Déclaration d’indépendance et la Constitution des États-Unis : conjonction rare dans l’histoire que les penseurs aient l’occasion de donner eux-mêmes l’exemple par leurs actes, attitude et comportement.

    George Washington (1732-1799), premier président américain, fut le général en chef de l’armée révolutionnaire. Sous sa présidence, la rivalité idéologique entre le «ministre des Finances» Alexander Hamilton et le «ministre des Affaires étrangères» Thomas Jefferson aboutira au système des deux-partis toujours en vigueur deux siècles plus tard. Une autre «tradition» américaine, celle du deux-mandats, sera actée de facto quand George Washington refusera d’accomplir un troisième mandat présidentiel.

    On avait pu parler de «Dynastie de Virginie», quatre des cinq premiers présidents américains étant natifs de cet État, et même sept des douze premiers. La Virginie était alors l’État avec le plus fort contingent de population anglaise. Ce qui ne sera pas sans conséquence sur l’anglophonie des États-Unis bien que la plus large ethnie soit, depuis cette époque et jusqu’à nos jours, celle des Allemands. «Un Américain est un Allemand qui parle anglais», plaisante-t-on dans un pays dont 46 millions de citoyens se déclaraient d’origine allemande en 2016.

    Moins connue est l’appartenance maçonnique des principaux leaders américains de cette époque de la Fondation. George Washington demeura Vénérable de sa Loge «Alexandrie n°22» même après son élection à la présidence de la République en 1789. Benjamin Franklin sera d’abord Grand Maître Provincial de Pennsylvanie (juin 1734) avant de devenir Vénérable (mai 1779-mai 1781) de la Loge «Neuf Sœurs» pendant son séjour en France. James Monroe (cinquième président américain en 1817) et Andrew Jackson (septième président américain en 1829) étaient également des Francs-Maçons. C’est la sous la présidence d’un autre initié, Andrew Johnson (dix-septième président américain en 1865), que fut adopté le Treizième Amendement abolissant l’esclavage, dans les textes. Pour son abolition dans les mentalités, ce sera une autre histoire qui divisa longtemps encore la société américaine avec des séquelles bien contemporaines.

  • VOKA-PIFIDIANANA SOLOMBAVAMBAHOAKA

    VOKA-PIFIDIANANA SOLOMBAVAMBAHOAKA

    Famoahana ofisialy ny voka-pifidianana solombavambahoaka natao teny Ambohidahy ny 02 jolay. Manoloana ireo fitarainana 664 voaray nandritra ny fifidianana solombavambahoaka ny 27 mey, dia nanambara ny mpiandraikitra ara-tekinan’ny Ivontoerana Safidy, Stella Razanamahefa, ny tokony amoahan’ny Fitsarana avo momban’ny lalàm-panorenana (HCC) ireo ny mangarahara mahakasika ireo fitoriana ireo. Voalazan’ny Filohan’ny HCC kosa fa mbola mandeha ila ny lalàna mikasika ny fifidianana ka izay no mahasarotra ny fanasaziana ireo tsy kandidà tsy manara-dalàna.

  • LES MAMIES SOLAIRES

    LES MAMIES SOLAIRES

    Des « mamies solaires » déterminées pour développer leur village, améliorer leur quotidien et former leurs compatriotes. Des femmes malagasy ont suivi une formation en Inde, de retour au pays, elles sont désormais formatrices au centre Barefoot college Madagascar. Le projet « Barefoot college » est devenu un programme national dans la Grande île. Des femmes analphabètes ou avec un faible niveau d’étude peuvent désormais suivre la formation en énergie solaire à Madagascar au lieu d’aller en Inde. Explications.

  • DÉVELOPPEMENT DURABLE – SALON DE LA RSE

    DÉVELOPPEMENT DURABLE – SALON DE LA RSE

    Le ministère de l’environnement et du développement durable (MEDD) envisage d’octroyer un label vert à toutes les entreprises qui respectent l’environnement et sont socialement engagées. Cette initiative permettra, selon DIMBINDRAIBE Ratafika, directeur de cabinet du MEDD, de faire en sorte que la Responsabilité sociétale des entreprises (RSE), puisse dépasser le stade de concept et soit réellement appliquée dans la Grande île.

  • CONSONANCE ÉTRANGÈRE

    CONSONANCE ÉTRANGÈRE

    Madagascar un pays officiellement ségrégationniste ? « Certificat de Nationalité Malagasy pour les noms à consonance étrangère » peut-on lire sur le site officiel de la Police Nationale pour les demandes de passeports. Comme l’actualité est à la CAN, prenons quelques cas de noms à « consonance étrangère », par rapport l’idée que l’on peut s’en faire à Madagascar, pour l’exemple : Melvin Adrien / Romain Métanire / William Gros / Jeremy Morel etc. Ces héros de l’équipe nationale MALAGASY seront donc mis à l’index, comme dans la période de l’apartheid en Afrique du Sud, lors d’une demande de passeport ? Bonne question…

    Mais la vraie question est de savoir sur 27 millions, combien de vazaha zanatany, karana, sinoa, ont la ô combien trop précieuse nationalité malagasy ? Finalement une larme dans un océan, car le code de la nationalité ne leur est pas favorable (absence de droit du sol), pourtant ils sont visés par ce texte. Pourquoi donc pousser le vice jusqu’à s’acharner sur un patronyme à défaut de le faire à la face du client ? Pour la définition de la ségrégation, on peut lire dans le Larousse : « Processus par lequel une distance sociale est imposée à un groupe du fait de sa race, de son sexe, de sa position sociale ou de sa religion, par rapport aux autres groupes d’une collectivité » ; la notion de « race » serait donc à retenir, car selon la demande administrative cela ne serait que sous-entendu… ils ne sont pas de la race malagasy.

    Prenons le cas d’un descendant de paysans malagasy. Sans papiers officiels sur plusieurs générations, quand lui aura réussi, et voudra demander un passeport, à aucun moment personne ne lui demandera de prouver sa nationalité malagasy par sa filiation, à aucun moment on ne mettra en doute qu’il est administrativement malagasy, même si pourtant il ferait défaut de le prouver. Donc oui Madagascar est un pays officiellement ségrégationniste.

    Comme l’heure est à la fête, terminons sur une note positive liée aux Barea de Madagascar. Puisse la richesse de vos noms à « consonance étrangère », apporter de la joie à tous les malagasy, sans distinction aucune, là où les politiques ont trébuché et où l’administration a bâti un mur entre les citoyens d’un même pays.

  • BAREA DE MADAGASCAR

    BAREA DE MADAGASCAR

    ?CAN 2019 / BAREA DE MADAGASCAR – Un petit coucou de l’Égypte à www.2424.mg Quelle fierté ! Merci ! ????

  • AUGMENTER LA PRODUCTION ÉNERGÉTIQUE À MADAGASCAR

    AUGMENTER LA PRODUCTION ÉNERGÉTIQUE À MADAGASCAR

    Pour les 5 ans à venir, Madagascar ambitionne de doubler ou tripler sa production énergétique, en misant sur l’énergie renouvelable, tout en baissant de façon conséquente les coûts de l’électricité. Tel est le projet ambitieux du gouvernement malagasy. Cet objectif sera aussi réalisable grâce au soutien du Fonds Africain de développement (FAD). Le président de la République Andry Rajoelina a réaffirmé sa vision ce 2 juillet lors de la deuxième réunion du FAD-15.

  • MIJORO HO MPANOHITRA NY ANTOKO TIM

    MIJORO HO MPANOHITRA NY ANTOKO TIM

    Nametraka amin’ny fomba ofisialy ny maha antoko mpanohitra azy teny amin’ny ministeran’ny Atitany ny antoko Tiako i Madigasikara. Nanambara ny sekretera jeneralin’ny TIM, Olga Ramalason, ny 02 jolay teny Anosy, « Fa izao no natao mba ho fanarahana ny lalàna velona misy eto Madagasikara ». Nomarihiny koa fa ny fijoroana ho mpanohitra dia mba hahafahana manatanteraka ireo vinam-piarahamonina sy ireo programan’asa ary koa mba fampanjakana ny demokrasia.

  • VANF ONLINE – Madagascar et le reste du monde

    VANF ONLINE – Madagascar et le reste du monde

    Au football, la décence veut qu’on ne soit jamais meilleur que le Brésil. Pendant longtemps, jouer et gagner contre le Brésil en Coupe du Monde constituait le Graal de tout footballeur. Même si, avec ses joueurs formatés dans les clubs européens, le Brésil fait désormais moins rêver, le titre de France Football vaut adoubement : « Madagascar, c’est le Brésil ! ».

    Madagascar, c’est surtout une île dont les insulaires sont ataviquement réticents à l’Autre tout en se regardant anxieusement dans les yeux d’autrui. Après la victoire de l’équipe nationale contre le Nigéria, ce fut une fiévreuse revue de presse des meilleurs titres internationaux qui parleraient de Madagascar :

    « Madagascar poursuit son conte de fées » (Le Monde), « Rookies Madagascar are under no illusion » (New York Times), « Icreible pero cierto : Madagascar gana a Nigeria y pasa a octavos como lider » (Marca), « Miracolo Madagascar » (Gazzetta dello sport)…

    Et ce cri « Le monde entier parle de Madagascar » : revanche ou soulagement ? Côté radieux, Madagascar, c’est baobabs, orchidées, ou lémuriens ; et côté sombre, les clichés et caricatures d’une misère crasse, sur un sous-sol de richesses mirifiques…

    Sur BBC, en décembre 2018, le capitaine de l’équipe malgache avait confié : « We’re more than a movie ». C’est pourtant vrai que le reste du monde avait encore pu confondre Madagascar avec un dessin animé d’animaux qui n’existent même pas sur l’île.

    Notre île a toujours été trop aux larges des grands circuits maritimes, peu fréquentée par les géographes de l’Antiquité ce qui, longtemps, lui vaudra un contour fantaisiste, un emplacement approximatif, et un nom par hasard, à l’insu de ceux qui l’habitaient depuis un millénaire. Entre « Le Devisement du monde » de Marco Polo (1298) et le dessin animé de DreamWorks, (2005), il se sera écoulé sept cents ans d’autres malentendus.

    La soudaine notoriété de Madagascar, grâce à son équipe de football, révèle par l’absurde ce que nous avons oublié toutes ces années : le soft power. La « Diplomatie économique » était devenue un leitmotiv, dont on attend encore une réelle valeur ajoutée depuis sa proclamation dans les années 2002-2006. Parce qu’elle n’aura même pas permis de mettre un nom sur une si Grande île, ni même d’associer un nom connu à une île perdue dans les profondeurs des classements justement économiques.